Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
Download on the App Store

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1967-1983 : “Red Red Wine”, de Neil Diamond à l’hymne reggae planétaire
    Nous sommes le 25 août 1967. Le 2e album de Neil Diamond, "Just for you", vient de sortir. Happy Day pour le chanteur new yorkais. Il vient de fêter ses 25 ans. Cela fait 9 ans qu'il a reçu sa première guitare, instrument grâce auquel il peut s'exprimer, ce qu'il fait aussi dans la poésie.

    Au début de sa carrière, l'écriture de chansons s'impose à lui. En 1966, il écrit un titre pour lui-même, "Solitary Man". Ce sera son premier succès d'estime en tant qu'artiste solo.

    L'album "Just for you" va marquer un tournant. Plusieurs titres en seront extraits, qui vont littéralement conquérir le public : "You Got to Me", mais auss "Girl, You'll Be a Woman Soon" et une chanson dont il ne soupçonne pas encore l'écho futur, "Red Red Wine".

    Elle exprime la douleur d’une rupture et l’idée que seul le vin rouge permet d’oublier ses soucis. La chanson s’inscrit dans la vague folk/pop du chanteur et reflète le style mélancolique, qui lui colle alors à la peau...

    Neil Diamond compose “Red Red Wine” alors qu’il collabore avec deux producteurs influents, Jeff Barry et Ellie Greenwich. L'accueil du public est raisonnable. Pas de ventes massives, mais une 62e place au top 100. Score honorable.

    Diamond le sent bien, c'est une occasion manquée. Alors, d'autres artistes vont s'en emparer dès la fin des années 60. Peter Tetteroo (du groupe Tee-Set) en fait un joli petit succès aux Pays-Bas en 1968. Ensuite, place à Tony Tribe, chanteur jamaïcain. Il sort en 1969 une version reggae qui devient le premier tube de son label au Royaume-Uni. Autre lieu, autre style : Vic Dana et Johnny Duncan l’ajoutent à leur répertoire, mais dans un univers, celui de la musique country.

    Finalement, il faudra attendre 1983 pour que la chanson révèle tout son potentiel. Le groupe UB40 adapte “Red Red Wine” dans une version reggae pour son album “Labour of Love”.

    Naïvement, les Britanniques pensent reprendre un titre d’un artiste jamaïcain. Ils apprendront plus tard, au moment du partage, qu'il s’agit bien d’une œuvre de Neil Diamond de 1967. La reprise du groupe UB40 deviendra instantanément un succès international. Elle atteindra, 26 ans plus tard, la première place des ventes, à peu près partout dans le monde...
    4 min
  • 1979 : Francis Lalanne dévoile “Rentre chez toi”, son premier cri du cœur
    Nous sommes à l'automne 1979. Happy day pour un artiste français, pour lequel le succès tarde à venir. Il s'appelle Francis Lalanne et il va sortir "Rentre chez toi", un album enregistré et mixé durant l'été 1979. C'est son premier album, il est produit sous le label "Les 3 oranges bleues" et, comble du bonheur, un passage sur France Inter va lui ouvrir les portes... de la maison du bonheur...

    Après une enfance partagée entre la France et l'Uruguay, Francis Lalanne est attiré par la musique. Il joue d'abord de la guitare, puis du piano.

    Avant la sortie de son premier album, Francis Lalanne a entamé sa carrière en prenant des cours d'art dramatique au Conservatoire de Marseille.

    Il a d'abord formé un groupe avec ses frères. Il a ensuite joué dans des universités et des lycées autour de Marseille.

    D'accord, il est un peu marginal. Il chante dans des lieux atypiques comme des asiles et des prisons, tout en poursuivant des études en lettres modernes à la Sorbonne à Paris.

    Un jour, il se décide à réaliser une maquette, mais elle n'est pas été acceptée par les maisons de disques. Motif : trop baba cool, pas assez commercial. Grâce au soutien du comédien et metteur en scène Jean-Luc Moreau, il peut ENFIN enregistrer son premier album durant l'été 1979.

    “Rentre chez toi” est prêt. France Inter lui offre une caisse de résonance. Et puis, le débat s'installe dans le public. Certains l'adorent. D'autres, comme Pierre Desproges, sont plus... méfiants...

    Le public, lui, adhère massivement au style post baba cool. Quelques mois après la sortie de l'album, Francis Lalanne reçoit le Grand prix des disquaires de France et devient disque d’or, puis disque de diamant, notamment grâce au soutien indéfectible de l’animateur Jean-Louis Foulquier.

    Poésie, écologie, révol
    3 min
  • 1962-1963 : quand la frontière linguistique redessine la Belgique
    Nous sommes le 8 novembre 1962. Happy Day pour la Chambre des représentants. Après plusieurs années de débats, de querelles et autres noms d'oiseaux, la Belgique va officiellement inaugurer la frontière linguistique et, espérons-le, la paix des braves.

    On doit cette pirouette et cette loi au Centre Harmel, créé en mai 1948 pour chercher une solution nationale aux problèmes sociaux, politiques et juridiques en régions wallonne et flamande.

    14 ans plus tard, on y est. Le centre a trouvé une méthode pour tracer la frontière linguistique. Le dossier traîne depuis 1951, mais deux lois vont ENFIN pouvoir être adoptées. La première a établi l'unilinguisme en Flandre et en Wallonie. La seconde établit un bilinguisme dans l'agglomération bruxelloise, rebaptisée Bruxelles-Capitale pour l'occasion.

    Première loi : 8 novembre 1962. Seconde, le 2 août 1963.

    Bon, c'est un petit événement, on en parle même au journal télé de Paris.. notamment parce que le mouvement flamand manifeste contre l'omniprésence du français à la côte...

    Mais, bon sang, comment on est-on arrivé là ? Les tensions linguistiques en Belgique, ce n'est rien de nouveau. Elles trouvent leurs racines dans plusieurs décennies de conflits culturels, sociaux et politiques autour de la langue. Après l’indépendance en 1830, la Belgique a d’abord connu une francisation progressive, notamment dans l’administration, l’enseignement et la haute société, alors que la majorité flamande parlait le néerlandais. Dans la première moitié du 20e siècle, la montée d’un mouvement flamand revendiquant la reconnaissance et la défense du néerlandais s’accompagne de conflits ouverts. Les francophones sont perçus comme dominants dans la vie politique, économique et culturelle... comme quoi, l'histoire est bien souvent terre de contrastes...

    En août 1963, le mur de la langue est officiel, qui sera moqué, trente ans plus tard, par les Snuls....

    Bien sûr, c'est une fiction, mais drôlement bien faite.

    Pour en revenir au mur, 2 lois ne suffiront pas. Le compromis final, trouvé à la fin de l'été 63, accorde aux communes bruxelloises et à quelques communes en périphérie un statut particulier avec des facilités linguistiques, afin de tenter d’apaiser les tensions. Démarre alors, un LONG processus vers le fédéralisme belge, qui attendra encore 30 ans....

    Ah, la Belgique des années 60 et 70... et ses ouvriers du Nord venus trouver refuge à la FN et dans la sidérurgie, en république familiale wallonne...
    4 min
  • 1975 : un Noël schtroumpfement magique au cinéma belge
    Nous sommes le 24 décembre 1975. Happy Day pour un dessinateur belge. Un film d'animation inspiré d'une bande dessinée de 1958, Johan et Pirlouit, sort aujourd'hui sur les écrans. Il a été tourné aux Studios Belvision, la maison de production du groupe Dupuis à Bruxelles.

    J'ai bien dit "nous sommes le 24 décembre". C'est Noël ! Peyo ne peut (évidemment) pas manquer ça : sortie aujourd’hui de "La Flûte à six schtroumpfs".

    Ah ben ça alors, le grand schtroumpf !!!

    "La Flûte à six schtroumpfs" raconte l'histoire de Pirlouit, qui découvre une flûte magique à six trous capable de faire danser jusqu'à l'épuisement quiconque entend sa mélodie. Cette flûte est volée par un méchant. Johan avec Pirlouit doivent demander l'aide de l'enchanteur Homnibus et des Schtroumpfs, qui connaissent le secret de l'instrument, pour la récupérer.

    Peyo est visiblement très content. Le film d'animation se distingue par sa très forte fidélité à la bande dessinée originale, malgré quelques adaptations. Et pour cause, Peyo a réalisé lui-même plus de 1 200 croquis, supervisant étroitement l'animation pour garantir une qualité fidèle à l'œuvre d'origine.

    Peu à peu, le vocabulaire des petits hommes bleus se dévoile...

    Le film sort en Belgique et en Suisse fin 1975, avant d'être distribué en France et aux Pays-Bas en 1976. Il connaît, pour l'occasion, un joli succès commercial.

    "La Flûte à six schtroumpfs" a aussi contribué à renforcer la popularité des petits hommes bleus, avant qu'ils ne deviennent mondialement célèbres grâce au dessin animé produit par Hanna-Barbera dans les années 1980.

    Ah oui, le groupe Dupuis n'a pas lésiné sur le casting pour sa production. Pour le disque de la bande sonore, par exemple, Peyo a pu compter sur l'infinie créativité de.... Michel Legrand.
    3 min
  • 1970 : Les Carpenters — “Close to You”, la douceur à l’état pur
    Nous sommes le 15 mai 1970. Les Carpenters doivent publier leur 2e 33 tours en août prochain. Il faut un titre pour lancer les hostilités à quelques semaines de l'été. Le duo américain, composé de Karen Carpenter et son frère Richard, jettent son dévolu sur une chanson qui date de 1963. Happy Day, ce sera leur plus grand succès.

    "(They Long to Be) Close to You" est enregistrée pour la première fois par Richard Chamberlain pour la bande originale d'un film, Le Motel du crime. Une version de 1963 qui fait très, très années 50/60...

    Avant que les Carpenters s'en emparent, d'autres s'y essaient également : Dionne Warwick (en 1963), Dusty Springfield (1964), Johnny Mathis (1970), Andy Williams (1970), mais les Carpenters, en 1970 toujours, ont un petit truc en plus. Un arrangement doux, des harmonies très soignées, le tout sublimé par la voix de Karen Carpenter et par des orchestrations magistrales de son frère. Résultat : on oublie tout ce qui a précédé. Et on écoute nos charpentiers...

    L'air de rien, cette chanson va faire bien plus que porter l'album qui va suivre. Elle va ouvrir aux Carpenters les portes du succès en dehors des États-Unis. La chanson est numéro 1 aux États-Unis et au Canada en 1970, et a été certifiée disque d’or en quelques jours. En Belgique, elle arrive quelques semaines plus tard. Et elle rencontre chez nous un très grand succès. "Close to You" va carrément remporter en 1971 un Grammy Award pour la meilleure performance contemporaine par un duo.

    Il existe à ce jour, de Sacha Distel à Lady Gaga et Sheila... plus d'une 50aine de versions officielles de "Close to you".
    3 min
  • 1966 : “The Bomb”, le faux documentaire qui a glacé le monde
    Nous sommes le 13 avril 1966. Un documentaire sort au cinéma qui va marquer son époque. Happy Day pour le réalisateur Peter Watkins. Son faux documentaire tourné en 1965 pour la BBC n'a jamais été diffusé à la télévision (jugé trop effrayant), mais va connaître un beau petit succès en salle. Son titre : The Bomb (la bombe).

    Watkins imagine l’explosion d’une bombe atomique soviétique sur l’Angleterre. Il décrit avec un réalisme glaçant les suites immédiates, c'est à dire des destructions massives, des pénuries, le chaos social et le traumatisme des survivants. Ce documentaire est créé de toutes pièces à partir de données recueillies à Hiroshima et à Nagasaki.

    Tout commence par une fausse interview en pleine rue...

    Le journaliste demande à une passante si elle connaît les effets du carbone 14... Réponse : elle n'a jamais entendu parler de ce sujet.

    La BBC n'en veut pas : sujet politiquement sensible, effrayant en pleine guerre froide. Ce qui n’empêche pas le documentaire de sortir en salle au Royaume-Uni, en France et en Belgique.

    Watkins mêle des témoignages simulés, des images d’archives, des interventions de “spécialistes” et des scènes reconstituées avec des acteurs non professionnels, ce qui brouille complètement la séparation entre documentaire et fiction.

    Le film dure 48 minutes, en noir et blanc, et il frappe très fort.

    Notamment pour décrire la grogne sociale...

    Le film obtient de nombreux prix : Prix spécial à la Mostra de Venise (1966), Oscar du meilleur documentaire (1967) et BAFTA du meilleur court métrage. Sa sortie va marquer profondément l’imaginaire collectif.

    Peter Watkins, après cet épisode, quittera la BBC et poursuivra une carrière internationale. Il vivra ses dernières années dans la Creuse, en France. Mais il connaîtra, en 1985, une petite revanche, avec la première diffusion TV britannique de son documentaire, le 31 juillet 1985, soit 20 ans après le tournage…
    3 min
  • 1978 : Roland CR-78, la boîte à rythmes qui a changé la pop
    Nous sommes en 1978. Happy Day pour Ikutaro Kakehashi, un ingénieur et homme d’affaires japonais. S'il est un peu connu dans le milieu de la musique, c'est parce qu'il est fondateur de la célèbre marque d’instruments de musique électroniques Roland, en 1972. Cette année, il vient de dévoiler le CR-78. CR pour CompuRhythm. Happy Day discret, car l'invention va mettre du temps à révéler son potentiel.

    Pourtant, l'air de rien, c'est la première machine de la marque permettant de créer et de mémoriser ses propres motifs, au-delà des effets de valse ou de bossa pensés, à l’origine, pour accompagner les orgues domestiques.

    Le CR-78, comme son année de naissance, inaugure l’ère de la programmation “grand public”.

    C'est bien beau tout ça, mais ça donne quoi ? Réponse avec un Roland CR-78 d'époque :

    Le problème, c'est que cette invention est un peu trop en avance sur son temps. D'ailleurs, personne n’a vraiment prêté attention au CR-78 lors de sa sortie. À première vue, la machine ne semblait pas plus intéressante que beaucoup d’autres boîtes à rythmes de l’époque. Mais mais mais, on a rapidement découvert que le CR-78 dissimulait quelques petits tours de magie. Notamment la possibilité de concevoir, de sauvegarder et de rejouer ses propres motifs.

    N'empêche, pendant trois ans, le CR-78 est resté quasi inconnu, jusqu’à ce qu’en 1981, un musicien britannique sorte une chanson qui exploite ces petits tours de magie. Cet artiste, c'est Phil Collins...

    Écoutez le début…

    Phil Collins va populariser la couleur CR‑78 avec le début de la chanson "In The Air Tonight", bâtie sur un motif programmé sur le CR‑78 avant l’entrée de la batterie acoustique...

    Et à partir de là, Monsieur Kakehashi est content. Très content même. Car Phil Collins va lui permettre de vendre beaucoup de CR‑78, qu'on entendra désormais sur d’autres titres new wave et pop du début des années 80...
    3 min
  • 1973 : Christian Vidal et “Angélique”, l’amour en 45 tours
    Nous sommes le 14 avril 1973. Un prénom féminin va offrir à Christian Vidal son plus grand succès.

    Le chanteur bruxellois a démarré dans un petit groupe local, les Snakes. Et il s'est repérer par la maison de disques Vogue en 1972. Une année charnière durant laquelle il va préparer son offensive. Va pour "Angélique".

    Mais attention, il ne faut pas confondre “Angélique” de Christian Vidal avec une autre chanson à succès, celle de Michel Orso (en 1966). Pourquoi je dis ça ? Parce que tout le monde a fait l'erreur à l'époque...

    Bon, il se peut (je dis bien il se peut) que cette chanson ait tout de même été un peu l'inspiration de notre Angélique de 1973.

    Pour Christian Vidal, qui vient de fêter ses 23 ans, cette ballade romantique est non seulement un très grand succès, mais va rapidement devenir un incontournable de la variété francophone du début des années 70.

    Allez, Christian, c'est à toi...

    Christian Vidal a beaucoup raconté qu'il vendait plus de disques, à l'époque, que Michel Sardou. Or, il y a débat. Si on regarde les meilleures ventes en 1973, Michel Sardou vend plus d'un million d'exemplaires de "Je vais t'aimer". Et Christian Vidal est second, avec 900 mille exemplaires. Ce qui est vrai, c'est qu'il a occupé la tête des hit parades durant plusieurs semaines et qu'avec le temps, Angélique va se vendre à plus de 1,6 millions d'exemplaires.

    Bon, après ce succès, Vidal enchaînera d’autres chansons à prénoms féminins comme “Marie”, “Julia”, “Gabrielle”, “Nathalie”, mais sans jamais réitérer l’ampleur du phénomène “Angélique” de 1973....
    3 min
  • 1975 : la naissance de TF1, Antenne 2 et FR3 — la fin de l’ORTF
    Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les téléspectateurs de France et de Belgique. Trois chaînes changent de nom et de visage aujourd'hui. Trois d'un coup ! L’ORTF existe depuis dix ans, depuis 1964, mais l'Office de Radiodiffusion Télévision Française va être dissous ce 31 décembre 1974 à minuit.

    Alors, forcément, on en parle au journal télévisé...

    Cette réorganisation est le fruit de la loi de décembre 1974 qui met fin à l’ORTF et impose une structure décentralisée.

    Ainsi, ce 1er janvier 1975, trois sociétés distinctes et autonomes sont créées pour prendre la relève :

    1. TF1 : la première chaîne de l’ORTF devient autonome. TF1 reste la chaîne généraliste la plus regardée, avec un rayonnement national.
    2. Antenne 2 : la deuxième chaîne, lancée en 1964, devient aussi une société indépendante.
    3. FR3 (France Régions 3) : la troisième chaîne, créée pour valoriser la télévision régionale et locale avec un programme plus centré sur les régions et la culture.
    Ce démantèlement (avec les inévitables menaces de grève) marque la fin du monopole public centralisé. Elle ouvre la voie à une nouvelle organisation pour l'audiovisuel.

    1er janvier 1975, c'est l'événement. Le générique dévoile le logo de TF1 et c'est parti pour la grande aventure !

    Sur la 2e chaîne, même tempo. L'annonce est sombre. Le générique est signé Jean-Michel Folon. Et la musique n'est autre que Michel Colombier, "Emmanuel".

    Les trois sociétés de programme jouissent désormais d’une autonomie financière, éditoriale et de gestion. Elles participeront d'ailleurs, ensemble, quelques années plus tard à la création de la chaîne internationale francophone TV5 en 1984. Il faudra attendre 1987 pour la privatisation de TF1. Quelques années plus tard, le 7 septembre 1992, Antenne 2 deviendra France 2, FR3 deviendra France 3.
    4 min
  • 1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"
    1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"Nous sommes le 19 mai 1958. Happy Day pour la tout jeune et jolie Peggy Lee. La chanteuse de jazz américaine va s'emparer d'une chanson qui a déjà connu son petit succès. Et elle va tellement bien réussir son coup, que cette chanson fiévreuse va devenir sa signature, effaçant au passage l'édition originale de Little Willie John, sortie deux ans plus tôt.

    En 56, "Fever" est composée par Otis Blackwell (sous le pseudonyme John Davenport) et Eddie Cooley. Une version jazz, et sage qui dit...

    Bon, en 1956, Little Willie John (qui a alors 19 ans ) va en vendre plus d’un million d’exemplaires et se classer numéro un. N'empêche, deux ans plus tard, Peggy Lee reprend “Fever” avec un arrangement minimaliste, mais nettement plus sensuel : contrebasse, claquements de doigts, batterie très présente et une voix suave.

    Tant qu'on y est, Peggy Lee réinvente également les paroles, ajoutant une touche d’érotisme. Résultat : un autre petit million d'exemplaires plus tard, son interprétation fait école et lui vaut une nomination aux tout premiers Grammy Awards en 1959.

    Il faut dire que, bah... y pas photo...

    “Fever” n'est pas qu'une chanson, c'est un jalon pour l’expression de la sexualité féminine dans la musique populaire américaine, symbolisant à elle seule une certaine libération des mœurs au cœur des années 50.

    Ensuite ? Fever a été reprise par une multitude d’artistes venus de tous les styles. Allez, on y va : Elvis Presley (1960), Madonna (1993), Beyoncé, Michael Bublé, les Beatles, Trini Lopez, Boney M., Sylvester, Eva Cassidy, sans oublier tellement d'autres artistes transformistes partout dans le monde.... aujourd'hui encore !
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

From the publisher's feed

Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…