Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"
    1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"Nous sommes le 19 mai 1958. Happy Day pour la tout jeune et jolie Peggy Lee. La chanteuse de jazz américaine va s'emparer d'une chanson qui a déjà connu son petit succès. Et elle va tellement bien réussir son coup, que cette chanson fiévreuse va devenir sa signature, effaçant au passage l'édition originale de Little Willie John, sortie deux ans plus tôt.

    En 56, "Fever" est composée par Otis Blackwell (sous le pseudonyme John Davenport) et Eddie Cooley. Une version jazz, et sage qui dit...

    Bon, en 1956, Little Willie John (qui a alors 19 ans ) va en vendre plus d’un million d’exemplaires et se classer numéro un. N'empêche, deux ans plus tard, Peggy Lee reprend “Fever” avec un arrangement minimaliste, mais nettement plus sensuel : contrebasse, claquements de doigts, batterie très présente et une voix suave.

    Tant qu'on y est, Peggy Lee réinvente également les paroles, ajoutant une touche d’érotisme. Résultat : un autre petit million d'exemplaires plus tard, son interprétation fait école et lui vaut une nomination aux tout premiers Grammy Awards en 1959.

    Il faut dire que, bah... y pas photo...

    “Fever” n'est pas qu'une chanson, c'est un jalon pour l’expression de la sexualité féminine dans la musique populaire américaine, symbolisant à elle seule une certaine libération des mœurs au cœur des années 50.

    Ensuite ? Fever a été reprise par une multitude d’artistes venus de tous les styles. Allez, on y va : Elvis Presley (1960), Madonna (1993), Beyoncé, Michael Bublé, les Beatles, Trini Lopez, Boney M., Sylvester, Eva Cassidy, sans oublier tellement d'autres artistes transformistes partout dans le monde.... aujourd'hui encore !
    3 min
  • 1968 : Hendrickx et la pédale wah-wah
    1968 : Hendrickx et la pédale wah-wahNous sommes en février 1967. Happy Day pour une société américaine, Thomas Organ Company. Elle commercialise une invention qui va bouleverser le monde de la musique en cette fin de décennie. Il s'agit d'une pédale qui porte un nom étrange "Clyde McCoy Wah". Ce nom fait référence au trompettiste qui popularise l’effet wah-wah à la trompette dans les années 1920. C'est un effet qu'on connaît bien, notamment dans les dessins animés.

    L'invention de la "Clyde McCoy Wah" remonte à 1966. Un ingénieur chez Thomas Organ et Vox invente l'effet par accident en modifiant le circuit d’un ampli pour réduire les coûts. Ce qu'il comprend alors, c'est qu’avec un potentiomètre actionné au pied, il peut faire varier une fréquence amplifiée. Et reproduire l’effet vocal “wah” sur (non plus une trompette, mais) une guitare.

    Techniquement, ce qui va devenir la pédale wah-wah agit comme un filtre dont la fréquence centrale se module avec le pied, ce qui donne ce son vocal très expressif...

    Un effet qui va rapidement devenir indissociable du rock psychédélique des années 60 et de l’image d'un certain Jimi Hendrix. Il découvre l’effet wah-wah grâce à Frank Zappa, qui est l'un des premiers utilisateurs. Hendrix popularise la pédale dès 1967 sur scène, mais c’est son solo d’introduction sur le titre “Voodoo Child (Slight Return)” (enregistré en mai 1968)... qui en fait une icône...

    La pédale wah-wah va devenir la signature sonore de Jimi Hendrix à Woodstock en 1969, où il l’utilisera aussi dans une version absolument démentielle de l'hymne américain. "Voodoo Child" restera toutefois le happy day d'une invention créée sur un malentendu... trois ans plus tôt... et qui fait désormais école auprès des fans des rock psychédélique...
    3 min
  • 1975 : Marianne Rosenberg, “Ich bin wie du” — l’hymne d’une génération libre
    1975 : Marianne Rosenberg, icône gay avec "Ich bin wie du"Nous sommes le 10 mars 1975. Happy Day pour une chanteuse allemande née à Berlin-Ouest. Elle fête aujourd'hui ses 20 ans et elle va connaître son plus grand succès avec une chanson entraînante qui, malgré la langue allemande, va traverser l'E40 d'Aix-la-Chapelle à Eupen pour débarquer dans les boîtes de nuit de Wallonie.

    Marianne Rosenberg a grandi dans une famille d'artistes. Elle veut et elle VA chanter. "Mr. Paul McCartney" est son premier succès en 1970, mais une chanson va bousculer sa vie. Dès les premières notes, on comprend qu'on est face à un tube planétaire...

    En fait, objectivement, il n'y a pas grand-chose à dire sur cette chanson. Sinon que “Ich bin wie du” devient l’un des plus grands succès de la chanteuse et du mouvement “Schlager” allemand de l’époque. Vous l'aurez compris, c'est un morceau dansant et positif, qui a sans doute, quelque part, aidé à introduire les influences disco sur la scène musicale allemande. Avec des paroles soignées :

    Ich bin wie du, wir sind wie Sand und Meer, und darum brauch ich dich so sehr.

    Traduction : je suis comme toi, nous sommes comme le sel et la mer. Raison pour laquelle j'ai tant besoin de toi. Avouez qu'on touche la perfection.

    La même année, Rosenberg participe pour la première fois à la pré-élection allemande du Grand Prix Eurovision de la chanson, mais elle n'est pas retenue. Elle est classée à la 10e place avec une autre chanson, “Er gehört zu mir” (il m’appartient), qui va devenir, elle aussi, un énorme succès, notamment dans les boîtes gay allemandes... Là aussi, c'est disco fever

    On l'a peut-être oublié, mais comme Mylène Farmer, comme Madonna, comme Donna Summer, Marianne Rosenberg reste ancrée dans la culture gay comme l'une des icônes intouchables des années 70. D'ailleurs, il n'est pas rare de ré-étendre, au hasard d'un thé dansant, aujourd'hui encore, dans quelques bars vintage d'hommes qui aiment les hommes, quelques effluves de... "Ich bin wie du".
    4 min
  • 1970 : “Le Boucher”, le chef-d’œuvre noir de Claude Chabrol
    1970 : Chabrol et "Le Boucher"Nous sommes le 27 février 1970. Happy Day pour Claude Chabrol. Son nouveau film se situe à la charnière entre les années 60 et 70. Son titre : "Le boucher". C’est un drame intimiste, plongé dans une France rurale encore fortement marquée par le poids du passé. L'histoire se déroule dans le petit village de Trémolat (dans le Périgord), une institutrice, Hélène (jouée par Stéphane Audran), rencontre, lors d’un mariage, Paul Thomas. C’est LUI, le boucher.

    Vous aurez reconnu la voix de Jean Yanne, dont le personnage est un homme marqué par la guerre d’Indochine et d’Algérie. En quelque sorte, il chercherà échapper à un passé familial violent. C'est ici qu'une amitié intime se noue, tissée de solitude et de blessures anciennes, avec l'institutrice. Le tout sur fond d’une série de meurtres de jeunes femmes qui secoue le village.

    Des histoires ? Pas vraiment. Hélène découvre, lors d’une sortie scolaire, le corps de la dernière victime. Sur les lieux du crime, elle trouve un briquet qui ressemble à celui qu’elle a offert au fameux boucher. Problème : Paul Thomas est encore en possession du briquet – du moins jusqu’à ce que d’autres indices pointent vers lui, révélant, petit à petit, sa véritable identité.

    Chabrol ondule entre suspense, chronique rurale et peinture des âmes sombres. Le film adopte une mise en scène sèche et précise. Le ton est dépouillé. Chabrol dissèque la noirceur humaine sans JAMAIS rejeter ses personnages.

    Le final est magistral, lui aussi. Chabrol raconte qu'il aurait écrit les 20 dernières minutes du film en deux jours lors d’une période de créativité intense. Pas d'effets spéciaux. Angoisse palpable. En 1970, Le Boucher va devenir l'emblème du style Chabrol. Projeté à New York en septembre, la presse s'emballe et parle d'un « chef-d'œuvre, une construction élégante d'ambiance, de ton et d'atmosphère d'une efficacité désarmante et extrêmement inquiétante. ». Chabrol devient alors le Hitchock français, sur une musique de… Pierre Jansen**.**
    4 min
  • 1978 : Roxanne lance Police
    Le quartier de Pigalle, c’est un peu le repaire de la prostitution. Sting a une idée, en observant ces femmes. Il imagine tomber amoureux de l'une d'entre elles. Pour le prénom, il va fouiller dans Cyrano de Bergerac. Elle s'appellera donc Roxanne.

    Nous sommes à présent le 7 avril 1978. Happy Day pour Police, la chanson est prête.

    Roxanne est une déclaration d’amour, mais aussi le portrait compatissant d’une prostituée, la fameuse lumière rouge (« red light ») évoquant les lanternes allumées dans les bordels à l'époque.

    Sting avait initialement imaginé la chanson en bossa nova, mais Stewart Copeland, le batteur, donne au morceau son rythme marqué et saccadé, proche du tango et du reggae rock. Si vous ne voyez pas où je veux en venir, nous allons ré-écouter le début.

    L’enregistrement se fait aux Surrey Sound Studios en avril 1978 et le titre sort presque dans la foulée. Avec un détail resté célèbre et qui en donne toute sa saveur : Sting est distrait, il s’assied accidentellement sur le clavier du studio, déclenchant un accord de piano suivi d’un éclat de rire. Cet éclat de rire sera gardé dans l’intro finale de la chanson.

    Bon, d'abord, le single passe un peu inaperçu. Il fallait s'y attendre : il se heurte parfois à la censure en raison de son sujet, la prostitution. Ce n’est qu’à sa réédition et grâce au bouche-à-oreille que « Roxanne » va se hisser dans les classements britanniques et américains. Conséquence : c'est l’explosion de Police. Une explosion marquée, en fin d'année 1978 par la sortie du 33 tours, «Outlandos d’Amour », album porté par…..

    Après une période de galères et de concerts dans de petits clubs, d'hôtels de seconde catégorie, « Roxanne » change leur destinée, marquant le véritable acte de naissance public du groupe Police… sur la scène internationale...
    3 min
  • 1976 : Michel Sardou déclare son amour absolu avec “Je vais t’aimer”
    Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour Michel Sardou. Son nouvel album doit bientôt sortir, mais l'équipe prend son temps, avec un deuxième 45 tours taillé pour les slows de l'été à venir. Jacques Revaux et Michel Sardou en signent la musique. Gilles Thibaut soigne la syntaxe. L’idée de génie, c’est l'introduction, inspirée par le célèbre Concerto d'Aranjuez, composé pour guitare classique.

    Gilles Thibaut n'y va pas de mains mortes sur les paroles :

    À faire pâlir tous les Marquis de Sade À faire rougir les putains de la rade À faire crier grâce à tous les échos À faire trembler les murs de Jéricho "Je vais t'aimer"

    C'est un texte profond, fort et passionné, mêlant amour physique et émotionnel avec une intensité qui colle parfaitement aux premiers bourgeons de 1976. Et pour cause, c'est déclaration d’amour absolue et passionnelle. Sardou incarne un homme prêt à aimer sa partenaire sans réserve, et sans tabou. Allant jusqu'à oser un champ lexical religieux associé à la passion...

    Loin des polémiques. Loin de la politique. Sardou y parle d'amour total, presque divin. Et c'est un incroyable succès. 600 mille exemplaires en quelques semaines. "Je vais t'aimer" reste en tête des classements durant 5 semaines en France et en Belgique. De quoi laisser un peu de répit à Sardou, embourbé dans des polémiques. Et pour cela, rien de tel que l'amour inconditionnel.

    Et dire qu'il y a quelques mois, en janvier 1976, Michel a perdu son père, Fernand Sardou, d'une crise cardiaque survenue dans les coulisses du théâtre... À faire crier grâce à tous les échos. À faire trembler les murs de Jéricho. Il va AIMER !
    3 min
  • 1964 : Moog, la machine qui a changé la musique pour toujours
    Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un ingénieur américain passionné par les instruments électroniques. Robert Moog a fondé sa société il y a 11 ans près de New York. Sa nouvelle invention est le fruit d'un long travail d'expérimentation avec des musiciens.

    Robert lance aujourd'hui le premier synthétiseur modulaire commercial à la convention de l’Audio Engineering Society de New York. Comme il y croit beaucoup, il va carrément lui donner son nom, Moog. C'est la toute première machine électronique capable de générer et de modeler des sons synthétisés de manière contrôlée. L'air de rien, avec cette invention qui porte son nom, Robert marque le début de la musique électronique moderne et transforme radicalement la création sonore.

    Le synthétiseur Moog ONE entre en production en 1965. La véritable percée grand public du Moog survient avec Wendy Carlos, musicienne et ingénieure en acoustique. Curieusement, c'est la musique électronique qui vient déranger la musique classique. Ainsi, l'album "Switched-On Bach", sorti en octobre 1968, propose des réinterprétations de Bach entièrement réalisées sur un Moog.

    Allez, on s’habille, un peu de GRANDE musique !

    Le disque devient un phénomène culturel. No. 10 du Billboard et premier album classique à dépasser un million d’exemplaires vendus. Glenn Gould le qualifie d'album de la décennie, rien que ça. Ce succès fait du synthétiseur un véritable instrument de musique reconnu, et un symbole d’avenir. D'ailleurs, très vite, des artistes comme The Doors, The Rolling Stones, Les Beatles (Abbey Road, 1969) ou The Grateful Dead intègrent le Moog dans leurs enregistrements.

    Le compositeur Mort Garson entrera, lui, dans la légende. Il compose ce que vous entendez là, c’est à dire la bande sonore de la retransmission de la mission Apollo 11 en 1969, ancrant à jamais le Moog dans l’imaginaire spatial et l'inconscient collectif...
    4 min
  • 1977 : Alain Chamfort, “Joujou à la casse” et la mue d’un chanteur
    Nous sommes au début du mois de novembre 1977. Happy day pour un jeune chanteur à qui colle une étiquette un peu trop romantique. Serge Gainsbourg va probablement sauver sa carrière.

    Jusqu'en 1976, Alain Chamfort est produit par Claude François sur le label Flèche. Un titre s'est plutôt bien défendu, mais toujours à l'ombre de Cloclo. En 1975, il signe tout de même un petit succès.... Le temps qui court !

    Deux ans plus tard, la rupture est officielle avec Claude François. À la fin des années 1970, Chamfort cherche à rompre avec son image de jeune chanteur romantique. Il veut une écriture plus adulte. Gainsbourg l'inspire, lui qui a déjà transformé France Gall et Jane Birkin. Serge accepte de lui écrire un texte. Et même un album, Rock'n rose.

    Le résultat est un premier 45 tours, baptisé « Joujou à la casse ». Un titre qui combine la finesse mélodique de Chamfort et l’écriture métaphorique de Gainsbourg. Pas de lente introduction au piano, cette fois, mais une énergie débordante dès la première note...

    Dans « Joujou à la casse »., le narrateur est un ancien amant. Il parle d’une femme devenue un « joujou cassé ». Le titre joue sur la double idée de la fragilité du jouet et de la femme-objet. Bref, c'est du Gainsbourg pur malt. Mélange de cordes et de claviers, le titre est enregistré en juillet et publié au début du mois de novembre.

    Bon, ne nous emballons pas. Car, à sa sortie en novembre 1977, Joujou à la casse n'est pas un immense tube commercial, mais une forme de pact, de rupture. Et c'est le début d'une collaboration entre Chamfort et Gainbsourg. C'est presque la naissance d’un nouvel Alain Chamfort, plus élégant, cérébral et finalement sensuel.

    D'ailleurs, après "Rock'n rose", le duo travaillera sur un album qui, lui, trouvera écho auprès du grand public. Ce sera Poses (en 1979), un 33 tours où Gainsbourg écrira de nouveau pour Chamfort, notamment
    3 min
  • 1963 : la cassette audio, petite révolution née en Belgique
    Nous sommes le 28 août 1963. Happy Day pour Lou Ottens. Cet ingénieur travaille depuis deux ans à Hasselt sur une invention révolutionnaire. Son entreprise, Philips, crée alors des platines disques, des lecteurs-enregistreurs à bandes ou encore des enceintes.

    Ottens voulait créer un support d’enregistrement petit, pratique et à usage personnel. Objectif : il doit tenir dans la poche. Il va donc tailler un morceau de bois de poche comme gabarit pour définir les dimensions finales de ce qui deviendra la cassette audio compacte. E

    lle est présentée officiellement au Salon de la radio de Berlin le 28 août 1963, accompagnée du magnétophone Philips EL 3300, vendu alors 299 francs belges.

    Allez hop, on met la cassette dans le magnéto !

    La production en série de cassettes vierges démarre en 1964 à Hanovre. L'arrivée sur le marché américain se fait en novembre 1964. Les premières cassettes audio pré-enregistrées (les fameuses musicassettes) sont lancées par Philips Records en 1965, marquant le passage de l’usage professionnel à la culture populaire. La cassette devient un complément au 33 tours.

    Philips décide rapidement d’en libérer la licence, notamment à Sony, afin d’en faire une norme internationale, ce qui provoque la disparition des formats concurrents et impose la cassette audio comme LE SUPPORT le plus pratique et le plus compact.

    La cassette audio connaît une ascension fulgurante : en 1966, plus de 250 000 magnétophones à cassette sont déjà vendus. Deux ans plus tard, 85 fabricants proposent leurs propres versions.

    Les publicités Philips du milieu des années 60 mettent en avant la modernité compacte de la cassette et de ses appareils. Même pas besoin d'électricité, une pile suffit !

    À partir de ce moment, la cassette devient incontournable dans les autoradios, les chaînes Hi-Fi, et plus tard dans nos poches, avec l’arrivée du Walkman de Sony en 1979. L'invention, dont je vous rappelle qu'elle est née chez nous, en Belgique à Hasselt, devient selon les Américains une “tiny music revolution” (traduction : une “petite révolution musicale”). La production à grande échelle cessera à la fin des années 90, avec l'avènement du numérique….
    4 min
  • 1980 : Benny Hill, le roi de l’humour britannique conquiert la France
    Nous sommes le 14 septembre 1980. Un nouveau rendez-vous fait son apparition sur FR3 aujourd’hui. Happy Day pour Benny Hill, son émission déjà incontournable de l'autre côté de la Manche, va devenir LE bastion des dimanches soir pendant, accrochez-vous : 20 ans !

    Benny Hill n'est pas un perdreau de l’année en France. Son émission version BBC a été diffusée dès 1965 par l'ORTF. La version produite par Thames Television pour ITV restait encore inédite sous nos latitudes. En 1980, Benny Hill a 56 ans. Il commence sa carrière dans le divertissement britannique dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, d’abord à la radio, avant de devenir une figure très, très populaire de la télévision à partir des années 1950.

    Son talent pour la parodie et le burlesque le conduit à créer "The Benny Hill Show", dont la première diffusion a lieu en 1955 sur la BBC. Son humour potache s’inspire directement du cinéma muet de Chaplin ou Keaton. En 1969, "The Benny Hill Show" est repris par la chaîne ITV, où il connaît sa vraie consécration internationale. L’émission restera à l’antenne jusqu’en 1989.

    En France et en Belgique, l'exportation de l'humour passe par la case traduction. Et doublage ! La voix de Benny Hill, c'est un certain Roger Carel... ils se rencontrent en 1991, à Londres, dans une vidéo hilarante... Benny Hill pose une question à Roger Carel, visiblement très ému et impressionné…

    Son humour visuel et absurde, souvent jugé grivois, a dominé la télévision humoristique européenne des années 1970 et 1980. Et quel succès. Benny Hill est entouré de comédiens, de musiciens et de mannequins dont certains vont devenir totalement cultes, comme Jackie Wright qui jouera le rôle du petit vieux martyrisé.

    Mais durant la fin des années 90, l'émission passe un peu de mode. Autant dire qu'aujourd'hui, en termes d'humour grivois (justement), c'est à prendre avec quelques avertissements... Allez, peu importe, on se replonge dans ces années en mode accéléré, avec la fameuse course-poursuite à chaque fin d'émission...
    4 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…