Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1968 : « Je n’aurai pas le temps » séduit le monde en version anglaise
    Nous sommes le 17 février 1968. John Rowles, un chanteur néo-zélandais, va connaître son happy day grâce à un emprunt. On vient en effet de lui proposer d'incarner la voix anglophone d'un titre qui a marqué la France, un an plus tôt. Le titre : "Je n’aurai pas le temps"…

    "Je n’aurai pas le temps", c'est une chanson mélancolique. Elle évoque la course effrénée du temps et le regret de ne pas pouvoir profiter pleinement de la vie. Michel Fugain en a composé la musique, tandis que Pierre Delanoë a écrit les paroles originales en français.

    L'année suivante, John Rowles enregistre la version anglaise sous un titre assez littéral, "If I Only Had Time".

    Si le chanteur est d'origine néo-zélandaise, c'est en Grande-Bretagne que la transaction est signée. Peter Gormley, producteur chez MCA à Londres, s'occupe de tout.

    Mike Leander est choisi pour produire et arranger la chanson. Il a notamment travaillé avec les Beatles, Brian Jones ou encore les Rolling Stones. De nouvelles paroles en anglais sont écrites et le disque est fin prêt au Royaume-Uni le 17 février 1968. Il démarre exactement comme la version française...

    Le clip est tourné en couleur, sur le pont d'un bateau. Le chanteur n'a pas vraiment une tête de jeune premier, mais il a une voix absolument incroyable et elle va parfaitement atteindre l'objectif.

    Le titre se retrouve rapidement en tête des classements au Royaume-Uni (numéro 3) et, sur sa terre natale, en Nouvelle-Zélande, où il occupera la 2e place des ventes pendant plusieurs semaines. Tout comme chez nous d'ailleurs, en Belgique et.. aux Pays-Bas. En France, c'est une autre histoire, la version anglaise ne parvient pas éclipser l'édition originale de Michel Fugain.

    N'empêche, en 1974, Rowles recevra le Benny Award, la plus haute distinction pour un artiste de variétés néo-zélandais. Il sera également nommé officier de l'Ordre de l'Empire britannique lors des honneurs du Nouvel An de 1979. Il est, depuis lors, retourné dans son magnifique pays, nous laissant l'amour et le temps en héritage...
    3 min
  • 1980 : Le vaccin Hevac B contre l’hépatite, fruit d’une recherche belgo-française
    Nous sommes au début du mois d'avril 1980. Happy Day pour le professeur Pierre Desmyter de l'UCL. Cela fait des années qu'il attend ça. Le premier vaccin plasmatique contre l'hépatite est commercialisé non loin de chez nous, en France. Il est baptisé Hevac B. Et il est porté par l'équipe du professeur Philippe Maupas à Tours.

    C'est l'un des premiers vaccins plasmatique au monde contre l’hépatite B. C’est surtout un jalon historique en Europe, mais notre Belgique a joué un rôle clé dans ces recherches. Allez, ça mérite un petit air de brabançonne...

    Si Hevac B peut voir le jour, c'est grâce aux travaux universitaires de notre fameux professeur Pierre Desmyter à Louvain. Dès 1971-1972, il commence à démontrer la présence d’anticorps chez les personnes guéries d’une infection, ce qui peut ouvrir la voie à la mise au point du vaccin. L'air de rien, ces recherches et cette réussite ont propulsé la Belgique dans le peloton de tête des pays européens engagés dans la lutte contre les maladies infectieuses.

    Autre motif de réjouissance, les premiers essais cliniques avec Hevac B. Ils ont EUX AUSSI été réalisés dans plusieurs centres européens, dont la France évidemment, mais aussi des établissements belges spécialisés, car la Belgique disposait déjà d’une expertise reconnue en virologie médicale et en transfusion sanguine.

    Bon, le moment est revenu de passer à la Marseillaise...

    L’année 1980 est l’année de la consécration pour Philippe Maupas à Tours et son équipe : le vaccin est mis en vente par l’Institut Pasteur. Le professeur organise (en avril 1980) un grand colloque médical à Dakar. Dès lors, le vaccin contre l’hépatite B va pouvoir être largement distribué aux soignants, puis aux malades.

    Malheureusement, Philippe Maupas se tue à la suite d’un accident de voiture le 6 février 1981, à 41 ans. Il recevra à titre posthume le prix Galien en 1981 pour l’ensemble de ses travaux... des travaux qui n’auraient sans doute pas pu être menés sans les recherches de l’UCL.
    3 min
  • 1970 : Annie Cordy révèle son talent dramatique dans « Le Passager de la Pluie »
    Nous sommes le 21 janvier 1970. Happy Day pour René Clément. Le réalisateur a décidé de confier un rôle à Annie Cordy dans son nouveau film, Le Passager de la pluie. Particularité, c'est un drame, un film policier. Pas vraiment l'exercice dans lequel on attend l'exubérante bruxelloise. Car, en 1970, Annie Cordy sur scène, ça donne ceci...

    La transition vers le film est compliquée. Il raconte l’histoire de Mélancolie Mau (surnommée Mellie et incarnée par Marlène Jobert). La jeune femme est mariée à Tony, un navigateur d’Air France souvent absent. Un soir, elle est agressée violemment chez elle par un inconnu qu’elle tue ensuite. Le lendemain, un mystérieux Américain, le colonel Harry Dobbs (campé par un certain Charles Bronson), la traque pour lui faire avouer ce meurtre. Bande annonce :

    Annie Cordy crève l'écran de vérité. Elle joue le rôle de Juliette, la mère de Mellie. Le contraste avec son image habituelle est saisissant : elle incarne une mère désabusée, dure à cuire mais touchante. Son rôle, bien que secondaire, est totalement essentiel dans l’équilibre dramatique du récit. Elle apporte charme, réconfort, émotion et un certain mystère...

    Le film dure environ 120 minutes et est un mélange de thriller, de drame et de film policier, avec quelques accents anglo-saxons. La tension psychologique et les jeux d’acteurs font mouche : Marlène Jobert remporte le prix David du meilleur rôle féminin. L'année suivante, 1971 : Le Passager de la pluie s'offre un Golden Globe du meilleur film étranger. Annie Cordy peut remercier René Clément : son talent dramatique sera confirmé, l'année suivante, dans un autre film, Le Chat, aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret...

    Ah oui, dernier détail, la musique du Passager de la Pluie, signée Francis Lai
    4 min
  • 1961 : Dick Rivers et les Chats Sauvages enflamment l’Ancienne Belgique
    Nous sommes le 11 novembre 1961. Happy Day pour les fans des Chats Sauvages. Leur concert à Bruxelles, c'est ce soir 19h30. Le groupe, emmené par Dick Rivers, vient de sortir un album chez Pathé-Marconi, qui comprend neuf titres, dont.... Est-ce que tu le sais...

    Sur son site, belge Jean Jième raconte qu'il apprend la venue du groupe via les journaux. Dick Rivers et les Chats vont se produire ce soir à l'Ancienne Belgique. Cet album n'est, à vrai dire, pas très original, puisque la plupart des titres sont des traductions, parfois assez brutes de décoffrage, de chansons anglaises et américaines. Mais voilà, ainsi va l'air du temps au début des années 60... On n'est pas vraiment sérieux... et on l'assume !

    En 1961, à peu près tout le monde marche dans la combine, sous le charme d'un chanteur méridional qui, comble du bonheur, est monté jusqu'à Bruxelles avec ses copains musiciens.

    Pour Jean Jième, qui était dans la salle ce soir-là, les Chats Sauvages sont des pionniers, des exemples à suivre. "Ils incarnent (dit-il) le modernisme et ouvrent une brèche à la jeunesse toute entière". Pour certains, Dick est un peu l'anti-Johnny, un peu trop loubard aux yeux de certains.

    Le concert démarre ce 11 novembre (oui oui, un 11 novembre !) et, non loin de là, les gendarmes veillent, en casque blanc, y compris dans la salle, histoire d'éviter toute forme de débordement.

    Ah oui, le clou du spectacle ce soir-là, c'est la première partie des Chats, on voit des trapézistes, des clowns, une chanteuse de charme et la Bertini troupe, pour des acrobaties sur cycles et à la bascule. Une heure de remplissage pour un concert qui démarrera finalement à 20h30 et grisera tout Bruxelles, sans le moindre débordement... enfin, presque... On n’est pas sérieux quand on a 18 ans…
    3 min
  • 1974 : Jacques Hustin, l’outsider belge face à Abba
    Nous sommes le 6 avril 1974. Le Concours Eurovision de la chanson, dix-neuvième édition (on ne voit pas le temps passer) se déroule ce samedi à Brighton, au Royaume-Uni, dans la salle "The Dome".

    La présentation est assurée par Katie Boyle. L’émission est diffusée par la BBC, Abba va remporter la timbale, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse aujourd'hui. Allez, générique !

    Cette année, 17 pays participent. On l'a dit, la Suède va s'offrir la première place, l’Italie va terminer deuxième avec “Sì”, de Cinquetti. Et nos voisins des Pays-Bas vont arriver troisièmes avec “I See a Star” de Mouth & MacNeal, groupe au look hippie et à la prestation colorée. Allez, on se rapproche de la Belgique, mais on fait une petite pause ce duo néerlandais, qui font un peu penser à Yoko Ono et John Lennon, mais en bord d'Escaut...

    Et nous dans tout ça ? En 1974, la RTB organise une sélection nationale pour choisir la chanson, mais l'interprète était déjà retenu en interne. Il s'appelle Jacques Hustin. La chanson est donc sélectionnée lors d'une finale nationale belge où toutes les chansons sont interprétées par Hustin lui-même. Difficile de faire le tri, mais c'est le morceau "Fleur de liberté" qui sera choisi par le public. Le chef d'orchestre pour la Belgique ce 6 avril 1974 est Pierre Chiffre, avec un petit look d'acteur de film érotique des années 70, moustache comprise. Allez, Jacques Hustin, c'est à vous !

    La participation belge à l'Eurovision 1974 à Londres ne va pas éclipser Abba, mais ce bon vieux Jacques Hustin va permettre au Royaume de se positionner dans la première moitié du classement final au neuvième rang.

    Démarre alors, pour le chanteur liégeois, en 1975, une carrière à la télévision belge, avec une série d’émissions, La guimbarde, où il accueillera ses amis musiciens et chanteurs. En 1988, fatigué de courir les routes, il va mettre un terme à sa carrière dans la chanson pour revenir à son premier amour, la peinture, fleur de liberté...
    6 min
  • 1964 : Adamo émeut avec son tango rétro et courtois
    Nous sommes le 15 juillet 1964. Happy day (sous pavillon Pathé) pour une jeune star montante de la scène musicale francophone. Il est belge et s'appelle Salvatore. Il a 21 ans et poursuit des études de journalisme. Il y a 4 ans, il a remporté un concours de chant organisé par Radio Luxembourg avec cette chanson…

    Les débuts ne sont pas simples. On lui reproche une voix bizarre. Certains vont jusqu'à utiliser l'adjectif désagréable. C'est grâce à Annie Cordy qu'il fait sa première télé. Le public, lui, n'a pas les mêmes appréhensions que les producteurs et les programmateurs radio.

    Les succès vont pouvoir s'enchaîner, notamment La Nuit, ou encore Tombe la neige et puis... une chanson en particulier. Une chanson écrite et composée entièrement par Adamo lui-même. C'est l’histoire d’un jeune garçon qui, lors d’une “boum” demande la permission au père d’inviter sa fille à danser, ce qui illustre (à merveille) les moeurs traditionnelles et un brin rétro de l'époque, teintées de timidité et de politesse.

    Les paroles sont un mélange d'élégance et de kitsch, ce qui est, en vérité, le reflet du style Adamo : doux et romantique, voire un brin conventionnel. Et bien justement, la musique est en cela originale, qu'elle est un tango, un rythme sensuel peu courant dans la chanson française de l'époque... sans doute que ses racines italiennes y sont pour quelque chose.... En pleine explosion yeye, la chanson restera perçue comme une illustration charmante de la jeunesse sage des années 60.

    Sorti en plein été 1964, le 45 tours connaît un succès à la fois inattendu et rapide. « Vous Permettez, Monsieur ? » atteint les premières places des classements en Belgique, évidemment, mais surtout en France. Il sera certifié disque d’or...

    Le disque original, pressé par Pathé Marconi, continue d'ailleurs d'être très très recherché par les collectionneurs...
    3 min
  • 1961 : l’explosion du transistor change notre rapport à la radio
    Nous sommes en 1961. Happy day pour quelques grandes marques, dont Regency et Clarville : près de 2 millions de postes à transistors sont fabriqués en série en ce début d’année, soit 90% de la production totale des radios dans les foyers. Radios qui, jusqu'il y a peu, utilisaient encore des lampes...

    En 1961, l’invention du transistor n'est pas une nouveauté en soi. Elle est née en 1947 dans les laboratoires de Bell aux États-Unis. Le premier modèle commercial de radio portable à transistor est le Regency TR-1, lancé fin 1954 par Texas Instruments. Ce poste portable peut capter les ondes moyennes...

    Les ondes moyennes, AM pour les intimes, c'est vraiment ce qui révolutionne la manière d’écouter la radio et, surtout, la rend accessible hors du domicile, même si son prix est encore élevé.

    Dans les années 1960, la technologie s’améliore rapidement, les postes deviennent plus petits, plus légers, plus abordables. Elles sont alimentées par des piles (qui sont moins coûteuses), ce qui permet une adoption massive en Amérique, mais aussi chez nous.

    Fin des années 50-début 60, les radios à lampes disparaissent au profit quasi-total des fameux postes à transistor. Avec une nouvelle capacité, elles peuvent capter les ondes en modulation de fréquence. Ce sont les débuts de la FM ! Avec... une autre nouveauté de taille, la stéréo !

    Ce jingle est celui de la KRLA, une radio dont le slogan est tout trouvé : "The Beatles sound better on KRLA". Traduction, "la musique des Beatles est plus agréable à écouter sur cette radio".

    L'air de rien, de la lampe au transistor, il y a un monde. Cette invention change profondément les habitudes d’écoute, avec notamment la liberté de déplacement, ce qui va favoriser l’écoute en extérieur ou lors des déplacements.

    Le transistor symbolise aussi la modernité et la miniaturisation, grâce notamment à une baisse rapide des prix et à la multiplication des fabricants et des modèles.... qui permettront même d'adapter le transistor aux radios dans les voitures.

    C'est parti pour ère nouvelle, fait de rock, de pop et bien entendu, chez nous, de yéyés... qui se font une place notamment sur Europe numéro 1...
    3 min
  • 1973 : Brel devient François Pignon dans « L’Emmerdeur »
    Nous sommes le 20 septembre 1973. Happy day dans les cinémas de Belgique. Le Grand Jacques est à l'affiche d'un nouveau film. C'est la cohue dans les salles, pour une bonne raison : Brel partage l'affiche avec Lino Ventura dans une comédie franco-italienne inspirée par une pièce de théâtre de Francis Veber. L'affiche ne fait pas dans la dentelle, le titre du film, c'est l'Emmerdeur. Générique signé Jacques Brel et François Rauber...

    C'est l'histoire de Ralph Milan (incarné par Lino Ventura). Il doit assassiner un témoin dans un hôtel à Montpellier. Son voisin de chambre, François Pignon (incarné par Jacques Brel), tente de se suicider à cause d’une dépression amoureuse. Il provoque alors des incidents divers (dont une inondation).

    Tout cela empêche Milan de mener à bien son contrat. La cohabitation forcée des deux hommes et leurs interactions transforment le scénario de vaudeville en comédie à la fois noire et burlesque, avec un huis clos centré sur leurs oppositions et des mésaventures en cascade.

    C'est aussi un film tendre, parfois glaçant...

    Le film signe la première apparition cinématographique du personnage de François Pignon, personnage qui restera clé des œuvres de Francis Veber. Le public est conquis, la performance de Brel est tellement convaincante qu'elle fait oublier son image de chanteur.

    Son personnage est à la fois pathétique et drôle, utilisant son expressivité physique et son jeu de corps pour rendre François Pignon attachant et grotesque à la fois. Il y a du Pierre Richard dans l'air.

    Le film a rencontré un succès important, avec plus de 3,5 millions d’entrées en France et en Belgique. "L'emmerdeur" sera rapidement considéré comme un classique de la comédie française des années 70. Mais, surtout, et personne ne le sait alors, ce sera le dernier grand rôle de Brel au cinéma avant sa mort en 1978.
    3 min
  • 1968 : Herbert Léonard révèle sa voix avec son 1er tube
    Nous sommes le 18 avril 1968. Happy Day pour un tout jeune chanteur de 23 ans venu de Strasbourg conquérir Paris. Sur le plateau d'une émission de variété, il s'approprie, pour le plaisir, avec un grand orchestre, une chanson américaine de Gene Pitney qui est dans toutes les oreilles depuis sa sortie en septembre 1967.

    Ce tube, c'est “Something’s Gotten Hold of My Heart”. Traduction : quelque chose a pris le contrôle de mon cœur...

    Numéro 1 au Royaume-Uni, le titre est prêt pour l'exportation et la traduction. Ce qui est intéressant, c'est que cette chanson va débarquer en Europe avec une première étape, l'Italie. Là-bas, elle a pour titre "Uomo non sai". Traduction (un brin plus éloignée de la version originale) : « Toi, homme, tu ne sais pas ».

    Ce que vous allez entendre, c'est bien la voix de Gene Pitney, mais en italien..

    Bon, après Londres, après San Remo, direction Paris. C'est le printemps et la version française est prête. Ce sera “Quelque chose tient mon cœur”. Et le chanteur qui hérite de cette adaptation s'appelle Herbert Léonard, avec des paroles locales écrites par Ralph Bernet.

    Elle sort en mars 1968 et devient sa première grande réussite, avec (je le disais), un passage télé TRES remarqué. Herbert profite d'une orchestration signée Raymond Lefèvre. Guy Lux présente le jeune Strasbourgeois. Certes, il est un peu nerveux, mais globalement, c'est déjà très convaincant...

    La télévision fait son travail. Ce n’est pas encore lpuissance et gloire, mais Herbert Léonard est désormais CONNU du grand public, grâce à cette chanson déjà très populaire. D'ailleurs, Herbert va faire des émules, puisque le titre sera repris par Vicky Leandros et Richard Anthony.

    Il n'en faut pas moins pour créer un premier album, de 12 titres, là encore sous la bannière magique "Quelque chose tient mon cœur". Il participera, l'année suivante, à la tournée de Sylvie Vartan avant un grave accident de voiture, qui mettra sa carrière en suspens durant plusieurs années....
    4 min
  • 1970 : Claude François conquiert les USA avec « My Boy »
    1970 : "My boy", le 2e succès international de Claude François

    Nous sommes en décembre 1970. Un titre de Claude François va réussir un pari a priori impossible. Devenir sa 2e chanson à embrasser une carrière internationale. Elle figure sur l'album "Si douce à mon souvenir". Son titre : "Parce que je t'aime mon enfant".

    La question qui enflamme le public à l'époque est la suivante : cette histoire est-elle inspirée par la naissance de son premier fils, Claude François Junior, deux ans plus tôt, le 8 juillet 1968 ?

    Réponse : pas vraiment. Notamment parce cette naissance a été très discrète, gardée secrète pendant plusieurs mois pour protéger la famille et (surtout) l’image du chanteur.

    En réalité, la vérité est plus simple. La chanson a été coécrite avec Yves Desca. Et si elle aborde la thématique universelle de l’amour paternel, il ne faut y voir aucun lien biographique explicite...

    Quelques mois plus tard, la chanson vient aux oreilles des Américains. L'histoire est moins spectaculaire que pour "My Way", mais c'est tout de même une belle aventure.

    On reprochait à Cloclo d'avoir eu un coup de chance, mais avec "Parce que je t'aime mon enfant", il va prouver le contraire.

    Le titre français est adapté en anglais par Bill Martin et Phil Coulter. C'est l'acteur irlandais Richard Harris qui s’en empare en 1971.... quelques mois après le succès du film "A Man Called Horse (Un homme nommé cheval)"....

    On s'arrête là ? Non, évidemment. Avec un peu de patience, début 1973, le happy day fait coup triple : Claude François va séduire, pour la seconde fois, un certain Elvis Presley.

    Curieusement, ce titre sera plus populaire au Royaume-Uni qu'en Amérique du Nord. Il va toutefois revenir en Europe par la grande porte... Elvis va carrément s'approprier la chanson de Cloclo, faisant oublier Richard Harris aux oreilles des anglo-saxons. Il sera même ré-enregistré pour son album "Good Times" et deviendra l'une de ses chansons favorites en concert...
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…