Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1970 : Pulsar, la première montre digitale voit le jour
    Nous sommes le 6 mai 1970. Happy Day pour un horloger américain fondé en Pennsylvanie en 1892. Tous les projecteurs sont braqués sur l'annonce d'une petite révolution dans le domaine. Hamilton s'apprête à dévoiler une invention absolument géniale. C'est la toute première montre à affichage numérique. Son nom, Pulsar.

    La publicité télé (vous l’avez entendu) ne lésine pas sur les nouveautés apportées par cette montre. On peut changer d'heure si on voyage. On peut plonger avec elle. On peut faire du sport. On peut même connaître le jour et le mois. Elle résiste aux chocs. Pas besoin de la nettoyer. De la faire réviser. Non, tout est magique. Tout est là.

    La Pulsar amorce l’ère des montres électroniques. Elle propose une vision radicalement futuriste du temps qui passe. Et le succès est au rendez-vous. Plus de 10 000 montres vendues par mois à son lancement.

    Son prix n'est pourtant pas à la portée du premier venu. Elle vaut 1500 dollars américains. Ce qui représenterait aujourd'hui plus de 10 mille euros. C'est un objet de luxe réservé à l’élite high-tech. La Pulsar est portée par des stars comme Elvis Presley, Elton John, Keith Richards, Jack Nicholson. Elle sera même immortalisée par James Bond dans le film Dr. No...

    Au fil des années, la montre Pulsar va évoluer. En 1972, la marque lance le modèle Pulsar P1, en or 18 carats. Son prix est l’équivalent d’une voiture familiale. En 1973, place au modèle Pulsar P2 en acier, au design plus arrondi et plus accessible. C'est LUI qui va rencontrer un succès mondial et placer la marque Hamilton au poignet des Belges. Le tarif : 450 $, c'est-à-dire 17 mille francs belges en 1973.

    La montre P3 sera, elle aussi, portée par un autre James Bond, Roger Moore dans "Live and Let Die".
    3 min
  • 1971 : Catherine Deneuve rayonne dans « Peau d’Âne » en Belgique
    Nous sommes le 18 février 1971. Happy day dans les salles obscures de la capitale : un film sorti fin décembre à Paris est diffusé pour la première fois devant le public belge. C'est un film féerique signé Jacques Demy, un film dramatique et léger à la fois, qui unit dans son lit Jean Marais et Catherine Deneuve... Bande-annonce, en musique.

    Peau d'âne, c'est le titre choisi par Jacques Demy pour ne pas trop s’écarter de son inspiration. L'histoire est celle d'une princesse (Catherine Deneuve) qui, pour échapper au projet incestueux de son père (Jean Marais), se réfugie sous une peau d’âne magique, suivant les conseils de sa marraine, la Fée des Lilas (incarnée par Delphine Seyrig). Dans ce film, il y a aussi un Prince, Jacques Perrin. Et une Reine Rouge, Micheline Presle.

    Ce conte immoral, sous des aspects de fable colorée, aborde avec subtilité les tabous et la difficulté de l’émancipation, tout en s’appuyant sur une esthétique de féerie psychédélique et des décors spectaculaires. Mais aussi, on l'a compris, EN chanson.

    En 1971, "Peau d’Âne" coche toutes les cases. Il est considéré comme le film le plus féerique de Jacques Demy, applaudi pour son esthétique pop art, ses costumes plutôt extravagants et sa poésie.

    Mais il devient SURTOUT une référence pour les adaptations de contes, tant pour enfants que pour adultes. Et puis, il y a la musique. Elle est confiée à Michel Legrand, qui va LUI AUSSI grandement participer à la magie noire du film. Une chanson, notamment, AMOUR AMOUR...

    La musique de Michel Legrand combine, elle aussi, lyrisme, second degré et légèreté, renforçant l’univers poétique de ce film inspiré d'un conte populaire attribué à Charles Perrault. L'histoire d'une princesse forcée d'épouser son père, fuyant son royaume en se dissimulant sous une peau d'âne, mais avec des codes de 1970.

    Le film va traverser les époques. Il sera restauré en 2003 sous la supervision d'Agnès Varda, compagne du réalisateur. Peau d’âne sera également adapté sur scène, au théâtre, beaucoup plus tard, en 2018.
    3 min
  • 1966 : Juliette Gréco touche avec « Un petit poisson, un petit oiseau »
    Nous sommes début juin 1966. Un disque enregistré un mois plus tôt va accrocher toutes les oreilles, tout l'été. Cette chanson, on la doit à Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois. Un duo très recherché au milieu des années 60, à qui on doit notamment un titre qui colle désormais à la peau de Brigitte Bardot... La Madrague.

    Rivière et Bourgeois proposent la chanson à Juliette Greco. Elle est simple. 1 minute 50 où est décrit, avec poésie, l'impossible amour entre un oiseau et un poisson. Mais, ne pas s'y méprendre. Le ton est faussement gai ; derrière ce texte léger et presque enfantin, on peut lire une réflexion sur la différence et l’impossible rencontre. Ce qui a parfois amené à l’interpréter comme une allégorie de l’amour impossible, voire une métaphore de l’amour homosexuel. Au fond, le secret n'a jamais été dévoilé.

    À bien y réfléchir, quand lit les paroles, on peut en effet se poser plein de questions...

    Tiens, on n'a pas parlé de l'accueil de Juliette Gréco. Lorsqu'elle reçoit la chanson, elle est séduite. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que ce fameux texte n'était pas vraiment la priorité des compositeurs.

    À vrai dire, ils n'y croient pas beaucoup. C'est après l'enregistrement en mai 66 que le charme opère. Le disque est un succès public et critique ; il est aussi perçu comme une chanson douce ou une forme de "concession" à la fantaisie pop ambiante.

    "Un petit poisson, un petit oiseau" fait l’objet d’analyses littéraires et sociologiques autour du thème des amours contrariés. Bref, Greco réussit à faire le grand écart entre la pop sans prétention et la philosophie.

    Quinze années après avoir usé d'une autre métaphore animalière, "La Fourmi", sur un poème de Robert Desnos, cette histoire terre et mer de 110 secondes va devenir, en quelques années, l'un de ses plus grands succès....
    3 min
  • 1971 : John Denver devient mondial avec « Take Me Home, Country Roads »
    Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour John Denver. Ce chanteur country s’approprie une chanson destinée, au départ, à Johnny Cash.

    Elle est écrite fin 1970 par Bill Danoff, Taffy Nivert (qui formaient alors le duo Fat City) et John Denver lui-même.

    La chanson est jouée pour la première fois en public le 30 décembre 1970 à Georgetown, Washington, où John Denver chante en s’aidant de paroles collées au pupitre. Une nuit, ils en parlent à trois et décident finalement de ne pas jouer la carte Johnny Cash. Ce sera Denver lui-même qui va l'enregistrer en studio. Avril 1971 arrive, avec l’album de Denver "Poems, Prayers & Promises" chez RCA. Le single qui va porter cet album, c'est "Country Roads". Quelques accords de guitare suffisent, la bombe est lancée...

    En fait, cette chanson a deux titres. Un court (Country Roads), qui fera école. Mais au départ, c'est "Take me home, country roads". Traduction : "Ramenez-moi à la maison, routes de campagne".

    Le morceau véhicule une forte nostalgie et un idéal du retour aux sources, porté par un refrain sans ambiguïté. Plus étonnant, par contre, aucun des auteurs n’a jamais mis les pieds en Virginie e avant la sortie du titre. L’inspiration réelle provient d’une route sinueuse du Maryland, mais « West Virginia » sonnait mieux à l’oreille pour le refrain.

    Partout où il passe, notamment sur les plateaux télé, c'est un TRIOMPHE... quelques semaines après sa sortie, les paroles de la chanson sont déjà reprises par le public...

    C'est un incroyable succès mondial. Numéro 2 aux Etats-Unis et disque d'or partout dans le monde. C'est LE TITRE qui va lancer la carrière internationale de John Denver. Il deviendra l'hymne non officiel de la Virginie Occidentale en 2014.

    C'est aussi l’un des titres les plus repris de tous les temps, dans plus de 19 langues, interprété par plus de 150 artistes. Ca fait, l’air de rien, beaucoup de droits d’auteur.

    Tout cela n'aurait POURTANT pas été possible avec les paroles originales qui évoquaient des femmes nues, « un chien Poncho qui mangeait de la glace » ou « des hommes qui ressemblaient au Christ ». Paroles qui furent écartées lors de la finalisation du texte pour la version radio... avec le succès qu'on sait…
    4 min
  • 1973 : Sheila et Ringo cartonnent avec « Les Gondoles à Venise »
    Nous sommes le 16 février 1973. En ce happy day, deux vedettes font cause commune pour un 45 tours. La chanson est née d’une commande du producteur Claude Carrère, qui souhaitait capitaliser sur l’idylle entre Sheila et Ringo pour créer un événement médiatique.

    Une chose est sûre, Claude a eu du flair ! Son ambition... faire de ce couple une machine à succès, à l'image de Stone et Charden qui, cette année-là, envoient une carte postale de Normandie...

    L'ambition de Carrère va bien au-delà du 45 tours, il vise déjà un 33 tours "Spécial Sheila-Ringo". 33 tours auquel il faut un lancement fort. Pour cela, le producteur se penche sur une chanson écrite par Paul et Lana Sebastian sous un autre titre.

    En deux temps trois mouvements, on adapte les paroles et on obtient « Les Gondoles à Venise », une référence glamour aux voyages de noces à Venise, qui sont alors à la mode. L’enregistrement a lieu très rapidement, seulement quelques jours avant leur mariage. La production musicale est signée Jean-Claude Petit, sous la supervision du producteur Claude Carrère.

    Allez hop, les gondoliers nous attendent…

    Deux amoureux, une chanson simple, une belle robe et une chemise ouverte. Il n'en faut pas moins pour créer l'événement et, presque instantanément, un énorme succès populaire. Les gondoles vont rester numéro 1 des ventes de disques en France pendant environ trois semaines en 1973. Chez nous, pareil, mais à la 2e place. 600 mille exemplaires vendus selon les uns, 860 mille selon les organisateurs.

    Bon, il y aura tout de même une petite polémique. Les Gondoles à Venise fait beaucoup penser à une version années 70 du duo Johnny Hallyday/Sylvie Vartan, misant sur le même impact du couple star sur la sphère médiatique. Peu importe, la polémique, ça fait vendre du papier et des disques.

    Le titre fera aussi l’objet de nombreuses parodies et détournements. Ce qui est sûr, c'est que cette chanson de février 1973 va accompagner durablement l’image publique de Sheila. Elle restera une référence incontournable de son répertoire, malgré l’échec ultérieur du mariage avec Ringo et leur séparation six ans après la sortie du disque, laissant, pour de vrai, les gondoles au placard...
    3 min
  • 1974 : Happy Days ressuscite les années 50 à la télé américaine
    Nous sommes le 15 janvier 1974. Happy day pour Happy Days. Il fallait bien qu'on en parle un jour, évidemment. Une nouvelle série américaine de 24 minutes va redonner vie aux années 50 en pleine période disco et punk.

    Cette série est la création de Garry Marshall. C'est la 3e qu'il produit pour ABC, et la chaîne est emballée. Bon, avant d'en parler, une petite pièce dans le juke-box, et ça démarre...

    Le point de départ de la série, c'est le personnage de Richie Cunningham, un adolescent modèle, qui est un peu l’anti-héros auquel s’oppose et se lie Fonzie, le « cool » du quartier, le chef de la bande, un motard et rebelle au grand cœur.

    La série mélange humour, tendresse, amitié, banlieue américaine, rock’n’roll, juke-box et fast-food (notamment dans le mythique restaurant Arnold’s). Au début, Fonzie est un personnage secondaire, mais il voit sa popularité exploser au fil des épisodes, au point que la série a failli être rebaptisée « Fonzie’s Happy Days ». Il n'en sera rien.

    Dans "Happy Days", on rit, on s'amuse, on aime les filles... Et on fait de la musique...

    Le succès de la série en Amérique vient aux oreilles des Européens. En France, une sélection de 26 épisodes issus des trois premières saisons sera diffusée à partir du 22 août 1976 sur TF1 sous le titre « Les Jours heureux ». Qui est une traduction littérale.

    Il faudra encore attendre 2 ans pour que les chaînes belges l'adoptent....

    Fonzie (enfin, l'acteur, Henry Winkler) remportera deux Golden Globes du meilleur acteur de série comique en 1977 et 1978, et la série décrochera un Emmy Award en 1978. « Happy Days » sera un symbole de la pop culture, aussi fédérateur dans les années 70 qu’en rediffusion en France et Belgique dans les années 80, grâce à ses personnages attachants et à ses rires préenregistrés. Et peut-être aussi, grâce à la célébration nostalgique de l'après-guerre et des.. 50’s.
    4 min
  • 1966 : France Gall piégée par Gainsbourg avec "Les Sucettes"
    Nous sommes début 1966. Happy Day pour Denis Bourgeois. Le producteur a convaincu France Gall d'accepter un 45 tours dont elle ne mesure pas vraiment (à l'époque) la portée sémantique et érotique. Ce titre est signé Serge Gainsbourg. Déjà, dans la voix de Gainsbourg, on y perçoit un double sens...

    Premier niveau de lecture : une scène totalement innocente, celle d'une petite fille qui s'appelle Annie et qui aime les friandises, particulièrement les sucettes, qu'elle achète au drugstore.

    Second niveau de lecture : je ne dois évidemment pas vous faire un dessin ou un schéma, à plus forte raison à la lecture de ce passage : "Lorsque le sucre d'orge, parfumé à l'anis, coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis".

    Cette chanson aurait pu être censurée, mais il n'en sera rien. France Gall accepte la chanson (elle a 18 ans). Et, même sur le plateau de l'émission Bouton Rouge en 1966, elle maintient le premier niveau de lecture. Elle maintiendra (d’ailleurs) cette version très longtemps...

    Petite anecdote pour bien comprendre…. Avant chaque disque, Gainsbourg demandait à France de lui raconter sa vie...

    France Gall exprimera (plus tard) ses regrets d’avoir été prise au piège. Michel Berger ne sera pas étranger à cette prise de conscience. Elle raconte qu'en mars 1966, elle est partie au Japon pendant que le disque sortait à Paris. Les programmateurs de radio estiment alors qu'elle est complètement folle, qu'elle va se ridiculiser. À son retour, elle dira : "je n’osais plus sortir de chez moi".

    En attendant, en février, le single ne rencontre pas un très grand succès, il se vend à 50 mille exemplaires. Mais en mars 1966, pendant que France est au Japon, Gainsbourg revendique, sur le plateau de Denise Glaser, le double sens et le piège se referme à double tour.

    Gainsbourg reprendra d'ailleurs cette chanson un peu plus tard, avec une autre jeune fille, un peu moins naïve, du nom de Jane Birkin, reprenant à son compte la passion ingénue de France pour les sucettes à l'anis... et ce moment où le sucre d'orge, parfumé à l'anis, coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis, paradis blanc, il s’entend…
    3 min
  • 1973 : Art Sullivan émeut la Belgique avec « Adieu sois heureuse »
    Nous sommes au début de l'année 1973. L'hiver est rude, mais un disque va devenir le happy d'un chanteur belge né à Bruxelles, 23 ans plus tôt. Il s'appelle Marc Liénart van Lidth de Jeude. Ce garçon issu de la noblesse belge et apparenté à la famille royale, fera un choix de vie, la chanson.

    Il est repéré à 21 ans par le producteur Jacques Verdonck, qui lui trouve un nom, un peu plus populaire. Marc devient Art Sullivan.

    Chevelure généreuse, yeux bleus, allures de bon garçon... et cette voix douce, qui est comme une caresse...

    Cette chanson, qui sort fin 1972, commence à attirer les regards et les oreilles au début de l'année 73. C'est une histoire d'amour un peu triste, qui a pour titre : « Adieu, sois heureuse ». C'est surtout l'un des titres phares d’Art Sullivan : une chanson sentimentale qui va marquer les années 1970 et toucher un large public, pas seulement en Belgique, non. On le repère en France... mais aussi au Portugal, qui lui restera toujours fidèle.

    Mais, revenons à cette chanson. Elle raconte l'histoire d'un jeune garçon de son âge, trompé par une femme. Il dit : "Adieu, sois heureuse / Adieu et bonne chance / Avec celui que ton cœur a choisi". Ce que le public comprend, c'est que du haut de ses 23 ans, il parvient admirablement à exprimer le respect et la maturité face à la rupture.

    C'est une ballade sentimentale typique des « chanteurs de charme » ou « chanteur à minettes » des années 70. Un peu de concurrence à Frédéric François ou encore François Valéry. Pour Art Sullivan, c'est surtout un déclencheur. Entre 1972 et 1978, il vend (accrochez-vous) près de 10 millions de disques en Belgique, en France, au Portugal, en Allemagne et en Amérique latine.

    Il remplit des stades, comme à Madère où plus de 100 000 personnes assistent à son concert. C'est le début de la gloire, pavée d’autres titres marquants comme : « Petite fille aux yeux bleus », « Ensemble », « Mourir ou vivre », « Donne donne-moi », « Une larme d’amour ».

    En 2017, il fêtera ses 45 ans de carrière, deux ans avant de disparaître, publiant une autobiographie qui, forcément, commence par « Adieu sois heureuse »...
    3 min
  • 1974 : Gigi l’Amoroso devient "Friet met Mayonaise" en Belgique
    Nous sommes en 1974, mais les oracles ont bien du mal à trouver la date exacte de ce Happy Day où un chanteur néerlandais va offrir à Dalida une version transformée de l'un de ses plus grands succès. Une version grasse, folklorique. Une version qui sent bon la mayonnaise. Quelques mois plus tôt, Dalida remonte sur la scène de l'Olympia et présente une nouvelle chanson mi-chantée mi-parlée.

    Cette histoire, c'est celle de Gigi l'amoroso. Un titre qui, en quelques semaines, se vend à plus de 300 000 exemplaires en France et atteint la 5e place des ventes. Chez nous, pareil.

    Mais, dans l'ombre, un peu plus au nord de l'Escaut, un homme a bien envie de reprendre à son compte cette chanson dans un esprit de friterie... Il s'appelle Mike Vincent. Vous le connaissez peut-être mieux sous son véritable nom, Cees Vermeulen Windsant.

    En 1969, il a chanté au sein du groupe The Flying Rockers. Mais c'est sa carrière solo qui nous intéresse. Parce que, grâce à lui, en Flandre et aux Pays-Bas, Gigi va devenir "Friet met mayonnaise".

    Au début, en apparence, c'est la même rengaine et puis...

    Le texte oppose le luxe des restaurants et des plats compliqués à la délicieuse simplicité d’un cornet de frites avec de la mayonnaise, chanté dans un esprit convivial et rassembleur. Le refrain est typique : « Wij willen friet met mayonaise / Niet met saté, niet met hachee, maar mayonaise… » (« Nous voulons des frites avec de la mayonnaise, pas avec du saté, ni du hachis, mais de la mayonnaise… »).

    L'air de rien, peu après sa sortie, la chanson entre dans le Top 40 néerlandais, atteignant la 14e position. Elle y reste classée pendant 6 semaines, devenant un hymne humoristique aux fritkots néerlandais, mais aussi belges, évidemment... Le morceau sera réédité, remixé dans la plus pure tradition de la « piratenmuziek » dans le Benelux. Avec ce refrain inoubliable...

    Entre Gigi et « Friet Met Mayonaise », le cœur des Belges balance. N'en déplaise à Dalida, cette chanson continue de distiller, depuis ce happy day de 1974, l’art de vivre et la gourmandise typiquement belge et néerlandaise. Sans saté. Sans haché, mais avec un brin de mayonnaise...
    4 min
  • Roy Orbison : “Only the Lonely” fait de lui une légende en 1960
    Nous sommes le 25 juillet 1960. Happy Day pour chanteur texan. Pour la première fois de sa carrière, il va atteindre la 2e place des ventes aux États-Unis, et même la première place au Royaume-Uni, avec une chanson magnifique, "Only the Lonely". Ce titre propulse Roy Orbison au rang de superstar internationale. Et tout cela, 4 ans après le début de sa carrière avec cette chanson, Ooby Dooby.

    Ce qui fascine, avec lui, c'est sa voix de ténor capable de couvrir trois octaves, une performance pour l'époque, déjà perceptible dans ses premiers enregistrements rockabilly. À l’origine, Roy Orbinson est davantage influencé par la musique country (celle de Bob Wills ou Hank Williams). Mais ce n'est pas juste un musicien, il adore la radio ! D’ailleurs, il anime à treize ans sa propre émission sur une chaîne du Texas.

    En 1960, Orbison a 24 ans. Il rejoint Monument Records à Nashville. Il s’oriente alors vers un style plus sophistiqué. Avec un titre qui va tout changer : "Only the lonely".

    Dès les premières notes, on le ressent : c'est une chanson taillée pour le succès...

    "Only the lonely" a été publiée et enregistrée en mai 1960. Écrite par Roy Orbison lui-même,c'est une ballade pop qui va carrément marquer le début de ce que l'on appellera le "Nashville sound" (le son de Nashville), avec des arrangements plus sophistiqués (on le disait) et des chœurs.

    La radio américaine fait son travail. Quelques semaines plus tard, on le disait, 25 juillet 1960, c'est la consécration des 2 côtés de l'Atlantique. Le titre sera "Disque d'argent" en Grande-Bretagne. Et il fera danser tout l'été en Belgique.... "Only the lonely" sera même inscrite au Grammy Hall of Fame en 1999, 11 ans après la disparition du chanteur texan...
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…