Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • The Byrds : “Mr. Tambourine Man”, la naissance du folk-rock
    Nous sommes le 21 juin 1965. Un groupe californien (formé un an plus tôt) diffuse son tout premier album. Happy Day pour un trio de Los Angeles, qui se compose de Jim McGuinn, Gene Clark et David Crosby. Tous trois ont fait leurs armes dans des cafés folk. Ensemble, ils vont entrer dans la légende avec "Mr. Tambourine Man". C'est à la fois le titre de l'album et le premier 45 tours dont il est issu. Particularité, c'est une reprise osée de Bob Dylan...

    Le trio a un nom, The Byrds, avec un Y. Et cela, pour une bonne raison. Enfin 3.

    Le groupe cherchait un nom qui évoque l’idée de l’envol. Bird, ça veut dire oiseau, mais avec I. Alors, l’orthographe modifiée avec un « Y » , c'est une forme de clin d’œil aux Beatles, qui avaient eux aussi volontairement changé l’orthographe du mot « beetles » (scarabées).

    Enfin, c'était aussi l'occasion pour le groupe de se distinguer d’un autre groupe qui s'appelait déjà « The Birds ».

    Le single “Mr. Tambourine Man” est enregistré, en partie, avec des musiciens de studio. Pourquoi ? Parce que le producteur Terry Melcher estimait que le groupe n’était pas encore prêt pour une performance totalement autonome.

    L'inspiration de Bob Dylan ne se limite pas à Mr. Tambourine Man, puisqu'on retrouve également “All I Really Want to Do”. Bon, sur ce 33 tours, je vous rassure, il y a tout de même plusieurs compositions originales, dont "I'll Feel A Whole Lot Better" qui, pour la petite anecdote, fait tout de même très Beatles...

    Cet album est une révélation. Le single et l’album atteignent la première place des classements aux États-Unis en deux temps trois mouvements. Quant à la musique des Byrds, elle est reconnue comme un véritable défi aux groupes britanniques phares, y compris les Rolling Stones.

    Ce sera le plus grand succès du groupe. Mais surtout un marqueur : "Mr. Tambourine Man" est considéré comme une pierre angulaire du folk-rock, un genre qui survivra, LUI, au groupe californien…
    3 min
  • Jacques Navadic : l’homme qui a modernisé Télé Luxembourg
    Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour un journaliste lillois. Cela fait 20 ans qu'il est arrivé à Télé Luxembourg et il va aujourd'hui prendre la direction de la chaîne familiale. Jacques Navadic a 55 ans. Un sacré tempérament, en costume cravate d’époque.

    Objectif : asseoir la notoriété de la chaîne auprès des familles, au Grand Duché, mais aussi dans le Nord Est de la France et en Belgique. En 1975, cela fait bientôt 6 ans que la chaîne luxembourgeoise est diffusée dans le Royaume via... le câble. Jacques Navadic le reconnaît, c'est un détonateur.

    Lorsqu'il succède à Claude Robert à la direction des programmes en 1975, Jacques Navadic affirme la diffusion quotidienne de films, de séries américaines et de jeux -, mais il va aussi faire monter en télévision toute une série de voix connues de la RTL. Il demande aux animateurs d'adapter leurs émissions radiophoniques à la télé. Deux exemples : André Torrent avec le Hit-Parade et le fameux "Stop ou encore".... confié à Georges Lang. Les jeux de fidélisation arrivent également à l'époque, notamment Le Coffre-fort. Il sera présenté chaque soir par Michèle Etzel...

    Sur Télé Luxembourg, on mise sur la fidélité, la personnalité des animateurs et sur le direct, coûte que coûte. Sous la direction de Jacques Navadic, une mode s'installe : la chaîne cherche à diffuser avant première toute une série de concepts et de séries télé. Elle sera ainsi la première chaîne en Europe à diffuser Dallas.

    Quatre ans après son arrivée à la tête de Télé Luxembourg, Navadic a une idée de génie, un concours pour engager une nouvelle présentatrice. L'émission s'appelle "Dix en lice" et la soirée de clôture est un véritable événement. Le jury de personnalités est costaud (Michel Drucker, Jean Lefebvre, Frédéric François), mais le public a lui aussi l'occasion de voter. Marylène Bergmann sortira numéro 1 de cette incroyable soirée. Elle deviendra l'une des figures emblématiques de la Villa Louvigny. Navadic poursuivra son œuvre jusqu'en 1982. Malheureusement, le célèbre générique d'ouverture et de fermeture des programmes ne survivra pas à son règne...
    4 min
  • Dutronc : “Il est 5 heures, Paris s’éveille”, l’hymne inattendu de 68
    Nous sommes le 1er mars 1968. Cela fait une bonne dizaine d'années que Jacques Dutronc fréquente le milieu du rock. Et 8 ans qu'il chante. Il y a deux ans, avec "Et moi, et moi, et moi", il est parvenu à créer le tube de l'été 1966.

    Mais, retour en mars 1968, aujourd'hui est un happy day. Il va faire encore plus fort qu'un tube de l'été. Il va créer l'événement avec une chanson écrite en pleine nuit, avec Jacques Lanzmann et Anne Ségalen, tout ça à la demande du label Vogue.

    C'est une commande. Le producteur souhaite un morceau sur le thème « Paris le matin » après un dîner. Le trio se creuse les méninges et trouve des paroles très lointaines, dans une chanson de 1802, « Tableau de Paris à cinq heures du matin » de Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers. Un titre qui devait ressembler à... ceci :

    Voilà pour le tableau de départ. Dutronc et Ségalen vont puiser dans les souvenirs de Lanzmann lors d’un retour à l’aube dans Paris après un voyage. Le ton est donné, nom du projet "Il est 5 heures, Paris s'éveille".

    Pour l’enregistrement, Jacques Dutronc fait appel à Roger Bourdin, un flûtiste classique, dont le solo improvisé donnera son relief unique à l'atmosphère de la chanson. Mais comme toujours, il faut batailler pour l'imposer. Initialement jugée fade par ses créateurs, l'intervention de Bourdin va TOTALEMENT transformer la chanson.

    Dutronc est invité en avril 1968 à la télévision, la première apparition est DEJA un succès...

    Publiée juste avant les événements de mai 68, "Il est 5 heures, Paris s'éveille" résonne avec l’époque et devient, à sa sortie, un « hymne de la jeunesse française en révolte ». Résultat : on en vend plus de 100 mille exemplaires. La chanson sera même, en 1991, élue « meilleur single francophone de tous les temps ».
    4 min
  • Rintintin : le chien héros qui a marqué des générations
    Nous sommes le 21 janvier 1960. Happy day à la RTF. La télévision française diffuse ce soir le premier épisode d'une série américaine qui vient de rencontrer un infernal succès outre-Atlantique depuis 1954.

    Son titre : "The adventures of Rin Tin Tin". Pour le public francophone, l'adaptation a pour titre "Rin tin tin".

    Au générique, un acteur d'un genre nouveau, c'est un chien, un berger allemand.

    L’action se situe à la fin du 19e siècle, pendant la conquête de l’Ouest. Rusty est un jeune orphelin d’une dizaine d’années. Rintintin, son berger allemand, et lui sont les seuls survivants d’un convoi de pionniers attaqué par des Indiens.

    Rusty et Rintintin sont recueillis par le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache, dont Rusty devient le caporal honoraire, tandis que Rintintin, lui, est promu mascotte du régiment. Et pour le plus grand bonheur des familles, Rintintin est carrément de toutes les actions sur le terrain.

    Ensemble, Rintintin et son petit maître vont vivre des aventures très télégéniques. Ils vont affronter des hors-la-loi, des tribus amérindiennes, le tout dans un décor de far west qui va, l'air de rien, totalement captiver le monde entier.

    En tout, la série compte 164 épisodes. Chacun dure environ 25 minutes, tous tournés en noir et blanc, même s'ils seront colorisés plus tard. Sur la RTF, la première chaîne française, le rendez-vous est, au départ, hebdomadaire, mais rapidement, il est tellement attendu par les enfants qu'il va devenir quotidien.

    Car oui, tout est toujours bien qui finit bien avec Rintintin, qui, pour la petite histoire, n'a rien d'un chien fictif. Le « vrai » Rintintin est un berger allemand né en France, retrouvé en 1918 dans les ruines d’un camp allemand par un caporal américain. Autant dire que la série, dans le contexte de l'après-guerre, c’est un excellent remontant..

    Le succès sera tel que la série sera rediffusée un nombre incalculable de fois, touchant l'air de rien, 2 ou 3 générations....
    4 min
  • Barbara : “L’Aigle Noir”, un rêve devenu chanson culte
    Nous sommes le 28 mai 1970. Happy day pour Barbara. Elle ne le sait pas encore, mais « L'Aigle Noir » (qui sort aujourd’hui) va un jour devenir son plus grand succès.

    Barbara a 40 ans. Elle vient de traverser une période difficile dans sa carrière, après un succès à l’Olympia en 1968 et une tentative un peu vaine de renouvellement qui l'éloigne de la musique, on ne sait pas très bien pourquoi.

    Cette chanson, qui donnera le titre à son album, est écrite plus rapidement que les autres. Quinze jours environ.

    C'est comme une urgence : il faut un dernier titre pour terminer l'album. C'est alors qu'elle retrouve, au fond d'un tiroir, un texte écrit bien plus tôt, inspiré par un rêve. Dans ce rêve, elle voit un aigle descendre vers elle...

    Pourquoi ?

    C'est tout ce qu'elle en dira, à l'époque, même quand on lui pose la question avec insistance...

    Beaucoup pourtant, dont des psychanalystes, vont ce pencher sur ce texte. Certains y voient une référence à la barbarie nazie et à sa vie de petite fille juive traquée sous l’Occupation. D'autres vont découvrir une métaphore. L’aigle noir, c'est peut-être aussi le père de Barbara et la violence dont elle aurait été victime dans son enfance. Une phrase nous met sur cette piste, celle-ci :

    La musique est composée en partie au piano, influencée par une sonate de Beethoven. L’enregistrement mobilise 36 musiciens et huit choristes, dirigés par Michel Colombier, au studio Gaité à Paris.

    Le succès est immédiat. Il remet Barbara en scène, mais la pudeur l'oblige à se montrer économe d'apparitions télé pour défendre cette chanson. À vrai dire, Barbara n’a chanté « L’Aigle noir » à la télévision française que deux fois, dont une le 8 octobre 1970 dans l'émission « La Tête de l’art ».

    Depuis le 28 mai 1970, ce texte puissant continue d’éveiller des analyses, des curiosités, des interprétations, sans jamais enfermer définitivement son sens. Comme l'a visiblement souhaité... Barbara jusqu’à la publication de ses mémoires...
    3 min
  • La Madrague: Brigitte Bardot signe le tube de l'été 1963
    Elle s’appelle La Madrague, comme sa maison du Lavandou. Et sans le savoir, elle vient de signer le tube de la fin de l’été 1963.

    À cette époque, Bardot est l’icône absolue. Actrice, sex-symbol, muse de Saint-Tropez… Mais c’est aussi une voix, fragile, à la limite du murmure. L’auteur Jean-Max Rivière et le compositeur Gérard Bourgeois lui écrivent ce morceau sur-mesure, à la fois intime et totalement approprié. Il évoque la fin de l’été, les amis partis, les serviettes oubliées sur la plage, les souvenirs d’une saison déjà terminée. Un peu de mélancolie… mais dans un écrin de lumière.

    Et très vite, La Madrague devient un incontournable. Ce n’est pas un tube au sens classique du terme : il n’est pas n°1 dans les hit-parades. Mais tout le monde va le fredonner... jusqu'à la fin de l'hiver !

    D'ailleurs, 1er janvier 1968, lors de la première diffusion télévisée du Show Bardot, sur la deuxième chaîne de l'ORTF, Bardot diffusera pour la première fois le clip de la chanson, tourné à La Madrague. Dans cette vidéo réalisée par François Reichenbach, l'actrice et chanteuse, pieds nus, en chemise et en pantalon, déambule entre la plage et sa maison. Autant dire que l'hiver est chaud !

    À l’image de Bardot, La Madrague échappe au temps. Elle est rééditée, remixée. Elle sera reprise par Camélia Jordana, Carla Bruni ou encore Vanessa Paradis. Mais c’est bien l’été 1963 qu’elle incarne, celui d'une certaine idée de la liberté.
    3 min
  • France Gall : “Il jouait du piano debout”, l’hymne libre de l’été 80
    Nous sommes le 20 juin 1980. Happy Day pour celle qui, désormais, est officiellement Madame Berger. France Gall sort, ce jour-là, un 45 tours qui va bouleverser sa carrière et signer l’un des tubes de l’été. Sur la pochette : une silhouette, une attitude. Et une chanson qui claque comme un manifeste. Son titre : Il jouait du piano debout.

    Avec ce morceau, Michel Berger rend hommage à un géant du rock’n’roll, Jerry Lee Lewis. Le « Killer », qui a été rendu célèbre parce qu’on le voyait jouer du piano… debout, justement. Une manière de réinventer les codes, de revendiquer sa différence. Et c’est exactement ce que raconte la chanson : le courage d’être soi, le refus des normes, la liberté par la musique. Bref, c’est du GRAND Michel Berger.

    La mélodie est immédiate. Dès sa sortie, la chanson tourne sur toutes les radios belges et françaises. Elle est le premier extrait de l’album Paris, France, que France Gall présentera en grande pompe à la presse… lors d’un petit-déjeuner à la Tour Eiffel.

    Il jouait du piano debout se vend à plus de 800 000 exemplaires. C’est un carton. En Belgique, elle devient l’un des morceaux les plus diffusés de l’été 80. Un tube intergénérationnel, qui dépasse le simple hommage pour devenir un hymne. Car chacun s’y reconnaît : dans cette énergie, ce refus du compromis, ce besoin de danser, coûte que coûte. Et personne ne se doute vraiment qu’on y parle de Jerry Lee Lewis, mais peu importe.

    Le succès est tel qu’Elton John, touché par la chanson et par La groupie du pianiste, propose à France Gall un duo. Le rendez-vous est pris à Los Angeles, en août 1980. De cette rencontre naîtra Donner pour donner.

    À sa manière, à la fois populaire et universelle, France Gall impose cet été-là l’un de ses plus grands titres, avec la complicité de Michel Berger…
    3 min
  • Polnareff : “Âme câline”, un slow suspendu pour l’été 67
    Nous sommes le 10 mai 1967. Happy Day pour Michel Polnareff, qui publie ce jour-là un nouveau 45 tours inspiré par un voyage. En face A, une chanson aux airs de caresse et au titre évocateur : Âme câline. Rien à voir avec ses provocations passées ou à venir. Ici, il livre une ballade douce et épurée.

    Les contrastes, ça le connaît !

    Tout commence quelques mois plus tôt, à la toute fin de 1966. Michel Polnareff séjourne à Marrakech, à l’hôtel La Mamounia, un palace de légende. Un soir, dans sa chambre, il entend un oiseau siffler sur le balcon. Inspiré par ce chant, il prend sa guitare et compose aussitôt une mélodie.

    Cette musique-là, dit-il, il ne l’a pas inventée : il l’a volée à un oiseau. Dans un livre, il ironisera : « C’est la seule fois que j’ai piqué la musique à quelqu’un et qu’on ne m’a pas attaqué. »

    La chanson paraît en mai 1967 et se hisse rapidement dans les classements. En juillet, elle atteint la 2e place du hit-parade de Salut les Copains, diffusé sur Europe 1 — une référence dans tout le monde francophone, y compris en Belgique, où Âme câline est le potentiel tube de l’été que tous les slows attendent.

    Pas de refrains tape-à-l’œil ni de batteries fracassantes. Juste une guitare, une voix claire, et cette sensation d’un moment fragile qui ne reviendra plus. Tout l’été 1967, Âme câline résonne comme un murmure dans les transistors des vacances.

    Ce titre figure ensuite sur Le Bal des Laze, le deuxième album de Polnareff, qui sortira en 1968. Mais à l’été 1967, c’est cette petite chanson écrite sur un balcon marocain qui flotte dans l’air… Polnareff a tout juste 23 ans…
    3 min
  • The Box Tops : “The Letter”, le tube express de l’été 67
    Nous sommes le 26 août 1967. Happy Day pour un groupe inconnu de Memphis, fraîchement rebaptisé The Box Tops. Ce jour-là, ils enregistrent une chanson en urgence, sans trop de répétitions, dans un petit studio du Tennessee. Elle ne dure que 1 minute 58. Elle va pourtant devenir l’un des plus gros tubes de l’année… y compris en Belgique.

    Particularité ? Alex Chilton, le chanteur du groupe, n'av que 16 ans lors de l'enregistrement du morceau.

    Le titre ? The Letter. L’histoire est celle d'un homme prêt à tout pour rejoindre celle qu’il aime.

    Le producteur Dan Penn, peu impressionné par les moyens du groupe, leur impose un mot d’ordre : pas de fioritures. L’enregistrement se fait en une journée. Alex Chilton pose sa voix d’un trait. Le résultat est brut et tendu. A ce stade, personne ne sait si cela va marcher. Cela dit, vous et moi connaissons la suite de l'histoire.

    En quelques semaines, The Letter grimpe en tête des classements aux États-Unis. En Belgique, le disque débarque dès septembre 1967, porté par les disquaires. Le titre commence à tourner à fond sur les transistors, dans les juke-boxes, et même dans certaines boîtes de nuit qui veulent jouer à l’américaine.

    Le succès est foudroyant. En moins de deux mois, le single se vend à plus de 4 millions d’exemplaires dans le monde. Il restera numéro 1 pendant 4 semaines aux États-Unis. Chez nous, en Belgique, il s’impose dans le top 5 dès octobre, prolongeant l’été dans une ambiance soul-rock électrique.

    The Letter sera reprise par nombre d'artistes, notamment Joe Cocker dont la version sortie en single en 1970 Et dire que tout est parti d’une démo transmise par Wayne Carson, auteur du titre, à un certain Chips Moman, le boss du studio American Sound. La phrase magique ? « Give me a ticket for an aeroplane »
    3 min
  • Nana Mouskouri : “Soleil”, la chanson lumineuse de l’été 71
    Nous sommes le 15 avril 1971. Ce n'est pas encore l'été, mais il ne saurait tarder. En tout cas, c'est un happy day pour Nana Mouskouri. Ce jour-là sort un nouveau 45 tours au titre simple, limpide : Soleil. Une chanson douce et lumineuse qui s'élève timidement et prend son temps.

    Quelques semaines plus tard, le morceau est sur toutes les lèvres… et sur toutes les ondes.

    La chanson, écrite par Hubert Giraud et Pierre Delanoë, ne cherche pas la complexité. Elle parle de ce qui intéresse les gens à quelques semaines de leurs congés : du soleil, de la lumière, de la chaleur. Pas de détour, pas de tristesse.

    Avec une voix limpide et reconnaissable, Nana Mouskouri impose une ambiance très populaire, mais aussi très délicate, du haut de ses 31 ans. Ce n’est ni du yéyé, ni du rock. C’est un style plus intemporel. Et ça plaît.

    En Belgique, onl’entend partout : dans les transistors sur les plages, au fond des cafés, et même sur les marchés. Il devient le rayon de soleil musical de l’été 1971.

    À l’automne, le disque se sera écoulé à plus de 500 000 exemplaires, en France et en Belgique. Il restera l’un des plus grands succès francophones de Nana Mouskouri, et un classique des étés passés.

    Un titre qui va permettre à Nana Mouskouri de briller partout où elle passe désormais. La chanteuse vend au moins 200 000 albums annuels en France entre 1971 et 1974. On lui confie même sa propre émission à la BBC.
    2 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…