Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Lio et Banana Split : scandale pop sucré de 1979
    Nous sommes au début du mois de novembre en 1979. Happy Day pour une Bruxelloise d'origine portugaise. Jay Alanski, Jacques Duvall et Marc Moulin offrent à la petite Wanda un texte pop sucré qui, en apparence, fait l'apologie d'un dessert. En apparence, évidemment...

    Wanda a 17 ans, elle a rencontré Jacques Duvall dans un bar punk de Bruxelles et il lui trouve un jolie voix...

    Pour Wanda, qui deviendra Lio, Duvall s'intéresse à un titre des choristes d'Ike et Tina Turner, les Ikettes. Cette chanson, c'est "Peaches and Cream", avec des métaphores pâtissières vaguement érotiques...

    Duvall veut adapter la Pêche Melba, mais ce n'est pas évident. Nous allons y revenir. Jay Alanski, par contre, n'est pas du tout emballé par l'idée. Il travaille depuis des mois sur une chanson originale et n'a pas très envie de se payer une reprise.

    Touché dans son orgeuil, il prend le texte de Jacques Duval et compose une mélodie en 5 minutes... Les pêches deviennent une banane. L'arrangeur Marc Moulin y ajoute une rythmique disco et... c'est parti pour ce dessert que sert l'abominable homme des neiges...

    La ringardise ambiante des émissions de variété est transcendée. Lio a trouvé LE titre qui va la sortir de l'anonymat en Belgique. Quelques mois plus tard, en 1980, la petite brunette de 17 ans est invitée dans le "Collaro Show".

    La vente de ce disque dépassera le million d'exemplaires en France en quelques semaines... Deux ans après "Ca plane pour moi", la Belgique prouve qu'elle peut bousculer tous les repères...

    Lio, elle, n'assumera pas toujours cette chanson, estimant que les paroles ont aidé à banaliser l'érotisation des jeunes filles. D'autres, qui ont vécu cette époque, estiment qu'elle savait très bien ce qu’elle chantait et qu'elle en jouait. "Banana Split" reste un immense tube pop belge de 1979 et 1980, totalement transgressif, dont les paroles seront, quelques générations plus tard, discutées à la lumière de l’évolution des mentalités....
    3 min
  • 1967 : Pink Floyd, Beatles… la stéréo change la musique
    Nous sommes en août 1967. La sortie de "The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd est un happy day. Mais pas uniquement musical. C'est plus subtil encore. Ce jalon du rock psychédélique est enregistré d'une manière totalement nouvelle. Écoutez...

    Vous entendez une partie du son à droite, puis à gauche, puis de tous les côtés. Et pour cause, l'album est enregistré en stéréo, avec une utilisation imaginative de la stéréophonie. Objectif : créer des univers sonores inédits.

    Mais, de quoi on parle exactement ? De la reproduction sonore via deux canaux (gauche et droite) pour donner l’impression de relief et de profondeur à l’écoute, comme si la musique venait de plusieurs directions.

    Jusqu'à la fin des années 50, on ne prenait pas la peine d'utiliser deux microsillons distincts. C'est véritablement dans les années 60 que la technologie va se démocratiser. Les premiers vinyles stéréo commerciaux apparaissent en 1958, mais leur adoption massive, notamment pour le rock, s’opère dans la décennie suivante.

    D'ailleurs, cette période voit la montée en puissance des chaînes hi-fi modulaires : tourne-disque stéréo, amplificateur avec balance gauche/droite, et deux enceintes séparées. C'est l’âge d’or de la hi-fi domestique et d'une marque qui devient très populaire, Pioneer...

    À la même époque, la radio FM stéréo devient la norme technique dans de nombreux pays, d'abord aux États-Unis, puis chez nous, même si, en Belgique, il faudra attendre les années 90 pour les radios commerciales et privées puissent en bénéficier.

    Dans la fin des années 60, les studios s’adaptent progressivement à la stéréo, expérimentant de nouveaux effets de panoramique et de spatialisation.

    "The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd en est UN exemple. Un autre sera "Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band" des Beatles. Là aussi, la créativité en stéréo va complètement changer la donne... Un titre incarne à merveille l'âge d'or de la stéréo, c'est "Morning Morning"...
    3 min
  • Flic Story : polar culte de 1975 avec Alain Delon et Trintignant
    Nous sommes le 1er octobre 1975. Happy day pour Jacques Deray. Il porte à l'écran un roman autobiographique de Roger Borniche sous le titre "Flic Story".

    Borniche est un policier français qui a participé à la répression du grand banditisme, avec un sacré butin : 567 arrestations.

    C'est aussi écrivain : il a signé, durant sa carrière, vingt-huit livres.

    Pour le casting, Jacques Deray n'y va pas de mains mortes. Alain Delon dans le rôle de l’inspecteur Borniche, et Jean-Louis Trintignant dans celui du truand Emile Buisson. Ambiance...

    L’intrigue est basée, on l'a compris, sur des faits réels, dans l’après-guerre : elle raconte la traque, sur plusieurs années, d’Émile Buisson, redoutable criminel évadé, par Roger Borniche. Au programme : meurtres, prises d’otages et cavales. Le duel psychologique entre les deux hommes constitue le cœur du film. Un film... cousu main, qui procède à une reconstitution minutieuse de l’époque. Il marque d'ailleurs toute une génération par la justesse de son ambiance policière, mais aussi pour le face-à-face subtil entre Delon et Trintignant.

    Flic Story est un immense succès en salle, particulièrement en Belgique, où Delon est l'apogée de sa carrière noire. Le film reste d'ailleurs un repère du polar français...

    Curieusement, il n'a remporté aucun prix majeurs. Ce qui ne l’a pas empêché de connaître un vrai succès public avec 2 millions d’entrées, rien qu'en France...

    Il va traverser les époques, avec une incroyable modernité dans les dialogues. Il sera d'ailleurs restauré dans une version colorisée, sans toucher à la moindre ligne d'un scénario, lui aussi cousu main...

    Flic Story, ce sont 112 minutes très intenses avec, pour toile de fond, la musique infernale de Claude Bolling...
    4 min
  • 1968 : Sylvie Vartan bouleverse la France avec "La Maritza"
    Nous sommes en 1968. Happy Day pour Sylvie Vartan. La chanson la plus personnelle de sa carrière va connaître un tel succès qu'elle va dépasser toutes les attentes de ses 2 créateurs, le parolier Pierre Delanoë et le compositeur Jean Renard.

    C'est l'histoire d'un fleuve qui prend sa source en Bulgarie — le pays natal de la chanteuse... Benoit Cachin, le biographe de Sylvie Vartan, raconte.

    Ce fleuve, La Maritza, coule vers la mer Égée. Sylvie Vartan est née en Bulgarie. Elle vécu là-bas jusqu’à l’âge de 8 ans avant de s’installer en France avec sa famille dans des circonstances déchirantes.

    La chanson exprime la nostalgie d'une enfance bulgare. C'est une forme d'un hommage, fort, et très personnel, à ses racines par le biais du symbole de l'eau. Le texte évoque l’exil familial, la perte, la mémoire de l’enfance, mais surtout l’attachement au père.

    Dans cette chanson, Pierre Delanoë exprime tout ce que Sylvie Vartan a laissé derrière elle en Bulgarie lors de son départ pour la France,.

    Ces paroles, touchantes : « il ne me reste plus rien, pas même la plus pauvre poupée, plus rien qu’un petit refrain d’autrefois ».

    Et sur son adoption par la France, une autre phrase : "La Maritza, c’est ma rivière, comme la Seine est la tienne".

    En ce happy day de 1968, Sylvie Vartan, du haut de son 8e album, va connaître l'un moments les plus forts de sa carrière. La chanson se classe numéro un des ventes en France, elle y sera certifiée disque d’or, mais le succès dépassera très largement les frontières : Belgique, Suisse, Canada et... qui l'eût cru... quelques années plus tard... la Bulgarie...
    3 min
  • Hergé à Apostrophes en 1979 : Tintin fête ses 50 ans à la télé
    Nous sommes le 5 janvier 1979. Un Belge sort du silence. Happy Day pour le monde de la bande dessinée. Hergé est invité principal de l'émission Apostrophes sur Antenne 2 pour un événement : cela fait 50 ans que le personnage de Tintin a été inventé dans un journal illustré pour les enfants.

    Georges Remi a 62 ans, presque 63. Première question : Hergé a-t-il eu conscience du succès qu'il allait connaître avec le petit blondinet à la houpette ?

    Tintin est un personnage indissociable des autres, à commencer le capitaine Haddock. D'ailleurs, durant l'entrevue, l'auteur reconnaît être à la fois Tintin, Haddock et les Dupond... Mais Tintin est surtout indissociable de son chien, Milou.

    Hergé dévoile, l'air de rien, plusieurs cartes de son jeu, qui faisaient l'objet, jusqu'alors, de spéculations des tintinophiles. Il confirme d'ailleurs le portrait de Tintin, qui n'a aucun défaut, contrairement à Milou et à Haddock. Ce dernier boit, à la bouteille. Ce qui ne semble choquer personne chez nous.. Par contre, Bernard Pivot a raison, quid des autres pays ?

    Si Hergé est invité ce 5 janvier 1979, c'est notamment pour parler d'un livre, "Tintin et moi - Entretiens avec Hergé", un livre sorti en 1975, réédité pour l'occasion. Le livre servira de base à "Tintin et moi", un film documentaire danois qui sortira lui, bien plus tard, en 2003.
    3 min
  • 1967 : “Le Téléfon” de Nino Ferrer fait sonner les foyers
    Nous sommes début 1967. Happy Day pour un appareil qui a désormais trouvé sa place dans tous les foyers et commerces de Belgique et de France. Un appareil à cadran qui rapproche les êtres humains. Qui fascine et qui va dès aujourd'hui illustrer une chanson française. Cet appareil, c'est le téléphone. Et plus précisément, la sonnerie du téléphone...

    Tout cela pour en venir à un 45 tours qui sort le 6 février, "Le Téléfon", chanson écrite, composée et interprétée par Nino Ferrer. L'histoire raconte qu'elle a été composée à Megève en Haute-Savoie, durant ses vacances. Nino Ferrer aurait trouvé l’inspiration pour ce titre dans un restaurant, où une femme, Solema, appelait « Gaston », qui se trouvait à la cave, pour répondre au téléphone, d’où le fameux refrain...

    "Gaston,..."

    En quelques semaines, le disque atteint la 7e place des ventes. Il s'écoule à plus de 100 000 exemplaires. La chanson raconte de manière joyeuse et ludique des conversations imaginaires au téléphone, avec un refrain qui va diviser : soit on l'adopte, soit il agace. Mais quand il agace, c'est solidement ! Nino Ferrer, lui, assume complètement. Le style de la chanson est la marque de fabrique que l'artiste aimait apporter à ses compositions : du léger, du rigolo, avec des paroles simples et une mélodie entraînante. Certains estiment d'ailleurs que ces paroles ne veulent rien dire... Exemple :

    Il n'empêche, cette chanson est devenue une référence incontournable de la culture française, un peu comme les cornichons, à tel point que la Saint Gaston, fêtée le 6 février, sera ensuite choisie comme "Journée mondiale sans téléphone portable". Une consécration que ne pourra pas vivre le chanteur d'origine italienne. Car en 1998, il met fin à ses jours en raison d'un drame familial... Raccrochant ansi son légendaire téléfon...
    3 min
  • 1970 : le jouet Tac Tac fait vibrer les récrés (et les nerfs des parents)
    Nous sommes au printemps 1970. Happy Day pour les enfants, pas vraiment pour les parents. Un bruit insupportable va s'imposer à la maison, dans les plaines de jeux et dans les cours de récréation. Un bruit mécanique, qui envahit la Belgique en quelques semaines, d'Arlon à La Panne... Le voici...

    Techniquement, ce nouveau jouet est constitué de deux boules en plastique dur, colorées (souvent jaune, rose, orange ou vert), d’environ 3,5 cm de diamètre. Ces deux boules sont reliées par une cordelette blanche d’environ 42 cm de long, au milieu de laquelle un anneau est fixé. Le but du jeu : imprimer des mouvements à cet anneau pour faire rebondir les boules l’une contre l’autre, produisant ce bruit infernal qui lui donnera son nom : « tac-tac ».

    L'ORTF rencontre un fabricant de Tac Tac, Marc Vidal. Qui répond aux critiques sur le bruit...

    Soyons honnêtes, personne ne sait si Marc Vidal a créé le Tac-Tac. Tout le monde pense que c'est un accident de l'histoire et un produit industriel... plus qu’une invention attribuée à une personne précise comme un brevet ou une découverte. Cela dit, c'est un truc aux œufs d'or, puisqu'il est visible dans plusieurs films des années 70, témoignant de sa popularité à l’époque, notamment dans des films comiques.

    Pour revenir à son bruit, le plus énervant dans cette histoire, c'est la question suivant : qui sera le plus endurant au tac tac ? Car, plus le joueur parvient à maintenir le mouvement des boules longtemps, plus il est admiré pour son habileté. Sans oublier cette forme de cerises, vaguement phallique, va passionner les psychanalystes... Marc Vidal est lucide, il faut profiter de ce happy day pour un vendre un maximum...

    Et pas juste aux enfants, non, on peut même jouer au tac tac en famille...
    3 min
  • “Love To Love You Baby” : Donna Summer fait vibrer le disco en 1975
    Nous sommes le 27 août 1975. Donna Summer crée l'événement. Un 45 tours et son album portent un titre qui invite déjà la sensualité, c'est "Love to love you baby". L'album a été enregistré entre mai et juin 1965 dans les studios Musicland à Munich. Jusqu'ici, Donna Summer n'est pas encore un grande vedette. Elle est, en vérité, choriste dans la comédie musicale allemande HAARE (qui deviendra HAIR). Choriste certes, mais on n'entend qu'elle...

    Un an plus tôt, en 1974, Donna Summer rencontre Giorgio Moroder et Pete Bellotte, qui sont à l'avant-garde absolue du son eurodisco. De cette rencontre naît un premier album, "Lady Of The Night" sous le nom de Donna Summer, mais c'est un coupu d'épée dans l'eau. Ce n'est pas un raté, mais pas un succès non plus. Elle est tout de même invitée sur tous les plateaux, notamment en Allemagne...

    Le trio sent que le succès est à portée de partition. Il ne s’arrête pas là et publie « Love To Love You Baby » l’année suivante. Cette fois c’est la bonne. Pour ce nouveau 45 tours, Moroder a choisi de glisser un peu beaucoup de provocation dans la machine pour faire parler de Donna. « Love To Love You Baby » est une exploration audacieuse du disco, avec ses 16 à 17 minutes d’une sensualité très contagieuse, exprimée par les gémissements et soupirs de Donna Summer, des sons qui étaient très novateurs pour l'époque... Le début de la chanson donne le ton...

    En Belgique, la chanson a d’abord connu un succès modéré, mais croissant dans les discothèques, avant de véritablement exploser dans la seconde moitié de 1975. « Love To Love You Baby » deviendra même rapidement un hymne du disco. « Love to Love You Baby » est considéré comme l’une des premières chansons disco à adopter pleinement le format long pensé pour les pistes de danse, un modèle qui influencera profondément les futures productions du genre... et la musique de Moroder en général. Grâce à Giorgio, Donna Summer entre dans la légende comme pionnière mondiale du disco... et va connaître un immense succès dans son pays d'origine... les États-Unis.
    3 min
  • 1972 : Orange Mécanique, le film qui a choqué l’Europe
    Nous sommes le 1er janvier 1972. Date symbolique et happy day pour un réalisateur américain du nom de Stanley Kubrick. Son film intrigue, interroge, choque. Il a déjà fait beaucoup parler de lui en Amérique du Nord, sous le titre "A Clockwork Orange'. En français, ça donne "Orange Mécanique". Bande annonce !

    Bande annonce purement musicale. Défilé d'images, mais aucun dialogue... D'ailleurs, de quoi ça parle ? Le film s’appuie sur le roman d’Anthony Burgess (1962) et transpose dans l’Angleterre future du psychédélique et du punk naissant une satire sociale féroce, mais aussi une interrogation sur la manipulation politique et psychologique.

    Chez nous, Orange Mécanique suscite une onde de choc et à la fois la fascination et l’indignation, notamment pour sa représentation crue de la violence, de la sexualité et ses questionnements sur la liberté et la répression des États... Traduction : c'est peu osé et c'est surtout très dérangeant... On pourrait même dire bizarre...

    À sa sortie, la presse et le public européens sont divisés, vous l'aurez compris : d’un côté, acclamé pour sa force visuelle, sa musique électronique signée Wendy Carlos, son audace narrative et la performance de Malcolm McDowell. De l’autre, décrié pour l’effet supposé « incitatif » à la violence et le malaise provoqué par ses scènes-choc. Partout en Europe, et particulièrement dans notre petite Belgique, le film cristallise la polémique. Il faudra quelques années pour digérer tout ça et pour que le long métrage soit perçu comme un film culte emblématique de la contre-culture des années 1970.

    Quand je vous disais bizarre, ce n'était pas un adjectif choisi au hasard en ce happy day cinéma polémique du 1er janvier 1972. Orange Mécanique devient rapidement une référence du cinéma « moderne » européen. Les codes vestimentaires et le Nadsat (l'argot imaginaire du film) sont repris, alors que Stanley Kubrick, lui, restera un cinéaste énigmatique, reclus dans son château du Hertfordshire....
    4 min
  • Gene Vincent en 1963 : le rock’n’roll américain enflamme Bruxelles
    Nous sommes le 10 octobre 1963. C'est l'événement à Bruxelles : un happy day sur scène, façon Los Angeles. L'Ancienne Belgique accueille un chanteur américain considéré comme le RIVA NUMERO 1 de Johnny. En tout cas, c'est ce que prétend l'affiche. Bon, en 1963, les plus grands succès de Gene Vincent sont derrière lui. Je veux évidemment, notamment, parler de ce titre de 1956... Be pop a Lula.

    Même s'il capitalise sur ses succès passés, Gene Vincent reste une figure emblématique sur la scène européenne, multipliant les concerts notamment en France et en Belgique. Son influence sur la jeunesse et les groupes rock européens, elle, est majeure : il inspire OUVERTEMENT la scène yéyé française, des groupes comme Les Chaussettes Noires ou Les Chats Sauvages. D'ailleurs, aujourd'hui, ils partagent l'affiche avec Gene Vincent. Et pour cause, ce concert a pour nom "Tournée âge tendre", sous la direction de Jean-Claude Camus. Sur scène, il y a aussi l'irrésistible comique Tony Ripoll. Et Frank Adams, considéré comme la révélation de 1963... Je pense que lui, on l'a un peu oublié depuis...

    Le concert est un énorme succès. C'est un mini festival au cœur de Bruxelles. Des milliers de fans se réunissent pour un grand show rock à l'américaine, avec Gene Vincent en vedette. Mais, s'il se fait si présent sur la scène européenne, alors qu'on ne le voit plus beaucoup en Amérique du Nord, c'est pour une bonne raison. Son refus des compromissions en fait un des rockers les plus mal vus dans son Amérique natale. Ce n'est plus qu'en Europe qu'il est encore considéré comme l'égal des grands.... c'est en tout cas l'avis de notre expert national Jean Jième Valmont...

    N'empêche, personne ne boude son plaisir, en ce happy day du 10 octobre 1963 : Gene Vincent est la grande vedette du jour. L'accueil est un peu plus froid pour les Chats Sauvages. Et pour cause, ils ont changé de chanteur. Alors, Gene Vincent a comme un boulevard devant lui... Allez hop, il monte sur scène...
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…