Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Get Down : la pépite pop bondissante de l’été 73
    Nous sommes le 9 mars 1973. C'est le printemps, certes, mais certains tubes mettent un peu de temps en phase d'incubation...

    Happy Day pour Gilbert O’Sullivan, un chanteur irlandais à la coupe au bol inimitable. Ce jour-là sort son nouveau single : Get Down.

    Une chanson légère, enjouée, très très guitare, qui va clairement devenir le tube de l’été 73 dans toute l’Europe. Mais pour en arriver là, il faut convaincre au-delà des frontières...

    Littéralement, Get Down signifie Descends.

    Au premier abord, Get Down ressemble à un ordre lancé à un chien. Mais derrière cette image, O’Sullivan nous parle d’une fille trop collante (ce sont ses propres mots!). Une jeune femme un peu trop enthousiaste, qu’il compare, sur le ton de l’humour, à un chien qui sauterait sur ses genoux sans prévenir.

    Le ton est léger, la mélodie bondissante fait le reste.

    Dès le printemps 1973, la chanson grimpe dans les classements britanniques et les radios s'en emparent. Au Royaume-Uni, elle devient numéro 1 pendant deux semaines en avril... et elle revient en mai ! Puis elle conquiert rapidement le reste de l’Europe. En Belgique, "Get Down" arrive dans les transistors en mai et va devenir l’un des morceaux les plus joués de l’été.

    Pour Gilbert O’Sullivan, c’est un virage. Lui qu’on connaissait surtout pour ses ballades mélancoliques (Alone Again, Claire), propose ici un titre d’une efficacité redoutable.

    Et, au cas où votre oreille est musicale, si vous vous posiez la question... Oui, selon Rick Finch de KC and the Sunshine Band, "Get Down" a bien inspiré le tube disco de 1975 « Get Down Tonight ». Autre tube de l'été...
    2 min
  • Johnny Hallyday chante ses premiers souvenirs d’été en 1960
    Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole des jeunes.

    Mais contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas une chanson écrite pour lui au départ, mais une adaptation...

    Petit retour en arrière. Souvenirs, c’est d’abord une chanson américaine. Une rumba discrète, interprétée en 1959 par Barbara Evans.

    La version originale ne rencontre qu’un succès d’estime, mais elle traverse vite l’Atlantique.

    Dès l’été 1959, c’est un chanteur allemand, Bill Ramsey, qui transforme le morceau en succès commercial : il atteint la première place des ventes en Allemagne avec sa reprise.

    C’est CE carton allemand qui attire l’attention du label français Vogue, le label de Johnny.

    Et comme personne ne la connait chez nous, Johnny peut très bien se l’apprioprier. Johnny la chante avec sa voix encore fragile. Le refrain est simple et parfaitement yeye.

    La légende raconte que Vogue présente la chanson comme “créée pour Johnny”. Mais en réalité, on l’a compris, le morceau avait déjà connu plusieurs vies avant lui. Reste que c’est bien sa version qui deviendra un classique.

    En Belgique, dès juillet 1960, la chanson s’impose dans les hit-parades.

    Souvenirs, souvenirs reste comme le tout premier vrai succès francophone de Johnny... et, ce qui ne gâche rien, son premier vrai tube de l'été…
    2 min
  • Il était une fois… le slow de l’été 75 signé Joëlle et Richard
    Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".

    Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle".

    Particularité de cette chanson de 3 minutes 39 secondes : elle est toute simple, lyrique et sans refrain.

    Personne ne s’attend alors à ce que cette ballade devienne LE slow de l’été 75.

    L’histoire du groupe, elle, commence deux ans plus tôt, autour de Joëlle, une chanteuse au sourire désarmant. Dans le chanson, la Franco-américaine donne la réplique à un certain Richard.

    "J’ai encore rêvé d’elle" est écrit par le guitariste du groupe, qui raconte un amour perdu, une nuit sans sommeil, et l’espoir (un peu vain) de revoir celle qui s’est éloignée. Bref, ça ressemble beaucoup à une amourette de vacances, mais en version dramatique...

    La mélodie est dépouillée, presque fragile, portée par un piano. Problème : la maison de disques hésite à mettre en avant ce titre, notamment pour cette phrase : « Je l'ai rêvée si fort que les draps s'en souviennent », mais la responsable de la programmation musicale de RTL, Monique Le Marcis, va convaincre la production que c'est un énorme TUBE en puissance. Et elle aura raison, la Monique !

    Le 45 tours sort en avril, grimpe doucement dans les classements… puis explose à l’arrivée des beaux jours. En Belgique, le titre devient numéro 1 dès la mi-juin.

    Tout l'été, c’est un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires vendus, des passages télé à la chaîne, la chanson accompagne les amours de vacances, les départs en train, et les premiers chagrins.

    Il existe aujourd'hui soixante-cinq versions de la chanson, par vingt-neuf artistes, dont évidemment une parodie gestuelle des frères Taloche, datant de... 1993.
    3 min
  • Simon & Garfunkel : quand le condor des Andes survole l’été 70
    Nous sommes le 10 avril 1970. Happy Day pour deux New-Yorkais à la barbe soignée et aux harmonies parfaites, absolument perfect.

    Simon & Garfunkel sortent ce jour-là un 45 tours original sur le fond et sur la forme.

    "El condor pasa (If I Could)", c’est une mélodie ancestrale péruvienne, réarrangée en folk moderne.

    Soyons honnêtes… Personne n'a l'air d'y croire. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette chanson deviendra l’un des slows de l’été 1970 en Europe.

    L’histoire est étonnante. La mélodie originale a été composée en 1913 par un musicien péruvien. Presque 60 ans plus tard, Paul Simon découvre cet air grâce à un groupe folklorique péruvien installé à New York.

    Séduit par cette mélodie, il décide de l’adapter. Il y ajoute des paroles, pleines de regrets et de rêves impossibles : “I’d rather be a sparrow than a snail…” Traduction ? « Je préfère être un moineau qu'un escargot... »

    La chanson traditionnelle devient alors une ballade mélancolique sur les choix de vie et sur la liberté, telle qu'on la conçoit (évidemment) en 1970.

    Dès le mois de mai, le titre entre dans les hit-parades européens. Et en Belgique, il devient l’un des morceaux les plus diffusés durant tout l’été. Dans les bals, il trouve sa place entre les tubes pop et disco, à une époque où le slow ne compte pas pour des prunes.

    El condor pasa touchera un public bien plus large que prévu. Il est l’un des tout premiers succès mondiaux à populariser la musique des Andes en dehors de l’Amérique du Sud.

    Et tout l’été 70, cette flûte de pan imaginaire, cette guitare douce, et cette voix mélancolique vont permettre au duo de promouvoir leur plus grand album à ce jour "Bridge over troubled water"…
    3 min
  • Sapore di sale : le goût d’été venu d’Italie par Gino Paoli
    Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”.

    Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues.

    La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy.

    Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu.

    En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo.

    C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération.

    Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60.

    igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo.

    Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…
    3 min
  • Claude François fait danser l’été 77 avec Je vais à Rio
    Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil.

    Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien.

    La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77.

    Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots.

    Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo.

    Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour.

    Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...
    3 min
  • Oh Happy Day : quand le gospel devient tube de l’été 69
    Nous sommes le 7 avril 1969. Happy Day, vraiment, pour un chœur californien dirigé par un jeune musicien de 25 ans. Il s'appelle Edwin Hawkins. Ce jour-là, une version métamorphosée de "Oh Happy Day" débarque officiellement en radio. Elle va enflammer l'Amérique, évidemment, mais aussi l’Europe tout l’été… et devenir l’un des plus grands tubes gospel de tous les temps.

    Tout commence en 1967. Hawkins dirige une chorale à Oakland, en Californie, et décide de réarranger un vieux cantique anglais datant de 1755 : Oh Happy Day, When Jesus Washed My Sins Away.

    Mais ici, le gospel ose se confronter à son époque. Hawkins modernise l'hymne avec un piano jazzy inspiré de Sérgio Mendes, des harmonies flamboyantes, et surtout la voix improvisée d'une certaine Dorothy Morrison, influencée par James Brown.

    Le résultat ? Une chanson parfaitement spirituelle, mais totalement ancrée et assumée dans l’air du temps.

    À l’origine, ce n’est qu’un enregistrement assez sommaire, réalisé avec peu de moyens. Mais le bouche-à-oreille est fulgurant. À la surprise générale, le titre est repéré par un DJ de San Francisco, puis diffusé sur les radios américaines, et bientôt sur les ondes européennes.

    En Belgique, "Oh Happy Day" explose dès le mois de mai. Le public, croyant ou non d'ailleurs, est séduit par cette ferveur communicative. La chanson devient numéro 1 dans plusieurs pays européens pendant l’été 1969. Elle s’écoulera à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait la deuxième chanson gospel la plus vendue de tous les temps.

    L'année suivante, les Edwin Hawkins Singers remportenront le Grammy Award du Meilleur enregistrement gospel soul, et entreront définitivement, pas encore au paradis, mais déjà dans l’histoire des tubes de l’été désacralisés…
    3 min
  • Butterfly : le succès planétaire inattendu de Danyel Gérard
    Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour un artiste français qu’on croyait déjà has-been. Ce jour-là sort (pour la 3e fois dans son histoire) un single au refrain à la guitare folk. Le titre : Butterfly. Le chanteur : Danyel Gérard.

    Dans les années 60, il a tenté de percer avec des chansons rock’n’roll à la Elvis. Sans vraiment dépasser les frontières de la France. Mais cette fois, il tient quelque chose d’universel : une ballade pop simple, chantée en anglais, sur un amour perdu, symbole d’un papillon qui s’envole.

    La version originale de “Butterfly” est en réalité sortie pour la première fois en 68 sous un autre titre, Hélas trois fois hélas, sur des paroles de Vline Buggy. De nouvelles paroles sont créées en 1970, la chanson devient Butterfly, mais sans rencontrer immédiatement le succès.

    En 1971, boum, sortie d'une version internationale au printemps. Le disque est un OVNI. Un Français qui se lance l’international avec une chanson en anglais, c'est assez osé. Aux États-Unis, c’est bingo ! Quelques années plus tard, elle fera même partie du folklore, comme si c'était une chanson folk traditionnelle.

    Pour en revenir en 1971. Dès le mois de juin, le titre s’installe dans tous les juke-box. En Belgique, Butterfly devient numéro 1 dès le début de l’été.

    À la télé, Danyel Gérard apparaît avec son look de baroudeur : barbe fournie, chemise à fleurs, chapeau à large bord. Un style original, notamment face à la variété française de l’époque, beaucoup plus glamour.

    Le succès est tel qu’on enregistre une version française, puis une version japonaise, et même une version en allemand. Résultat : 7 millions d’exemplaires dans le monde, un record pour un chanteur francophone à l’époque.

    Jamais deux sans trois. Butterfly plane au-dessus des vacances belges... et devient le tube de l'été 1971. Deux ans plus tard, après avoir fait le tour du monde avec son succès, Danyel Gérard reviendra en France, où il fondera sa propre maison de disques, Gypsy
    3 min
  • Santa Esmeralda fait danser l’été 77 avec son flamen-disco brûlant
    Nous sommes le 2 mai 1977. Happy Day pour un duo encore méconnu dans le plat pays : Santa Esmeralda. Ce jour-là, leur tout premier album sort chez Philips. En ouverture, une reprise survoltée d’un classique des sixties : Don’t Let Me Be Misunderstood.

    À l’origine, la chanson est enregistrée en 1964 par Nina Simone. Puis reprise en 1965 dans une version rock par The Animals.

    Mais ici, changement total d’ambiance : guitare flamenco, castagnettes, cuivres, rythmique disco, et même un peu de funk.

    Le tempo s’accélère, les voix s’exaltent. C’est un cocktail explosif, taillé pour les vacances.

    Mais c'est surtout une chanson à message. Pour beaucoup "Don't Let Me Be Misunderstood" traite du Mouvement afro-américain des droits civiques, raison pour laquelle elle avait été adoptée par Nina Simone au départ. MAIS,il y a débat sur la portée. Pour d'autres, c'est une chanson plus personnelle sur le carrière de la chanteuse elle-même. Personne n'a tranché depuis...

    Pour en revenir à Santa Esmeralda. Le chanteur, Leroy Gómez, est américain, mais le projet est franco-espagnol. En pleine période Travolta, le groupe fait une piqûre de flamenco à cette mélodie pour l'ancrer dans l'air du temps. Résultat : on découvre le flamen-disco, contraction de flamenco et de disco.

    En France et en Belgique, Don’t Let Me Be Misunderstood explose à partir du mois de juin. Sur les radios, dans les boîtes de nuit de la côte, dans les bals de village, on n’entend plus qu’elle. La chanson devient numéro 1 en Belgique, et s’installe tout l’été dans les classements européens.

    L'été 78 est d'ailleurs faste en disco : Baccara, Cerrone, La Bionda… Mais Santa Esmeralda impose son propre style.

    Vendu à plus de 15 millions d'exemplaires, ce hit a permis au groupe de squatter les sommets estivaux. Plus tard, le titre sera utilisé par Tarantino dans son film « Kill Bill ». Et redeviendra... un tube de l'été…
    3 min
  • Rain and Tears : le slow baroque-pop de l’été 68 signé Aphrodite’s Child
    Nous sommes le 27 mai 1968. Happy Day pour un groupe exilé à Paris, en pleine révolution de la jeunesse. Alors que la France est en grève générale, un étrange slow mélancolique surgit à la radio. Son titre : Rain and Tears. Le nom du groupe : Aphrodite’s Child. Ces jeunes gens sont alors totalement inconnus au bataillon. La formation d'origine grècque s'est formée autour d’un chanteur, Demis Roussos, et d’un jeune claviériste qui s'appelle Vangelis.

    La chanson est inspirée d’un air du 17e : le Canon de Pachelbel. Cela dit, les gaillards ont du flair. Ce n'est pas un ensemble baroque, mais de la musique pop qui donne déjà un avant-goût de ce que seront les années 70.

    On a ici un orgue Hammond, une batterie discrète, et cette voix incroyable, inattendue, celle de Demis Roussos.

    Sorti quelques jours après les événements de mai 68, Rain and Tears devient un vrai phénomène.

    Ce qu'on ne sait pas, c'est que Paris était, au départ, une simple escale. Le groupe devait en effet enregistrer à Londres, mais a été retenu en France en raison des manifestations. D'ailleurs, sans mai 68, il n'est pas certain que leur succès en France ait été aussi rapide !

    En Belgique, la chanson grimpe directement en tête des hit-parades dès le début du mois de juin. On fredonne partout des paroles de Boris Bergman rédigées dans une chambre d'hôtel sous la pression de l'éditeur...

    Tout l’été 68, Rain and Tears traverse l’Europe. Il sera numéro 1 dans sept pays, et vendu à plus d’un million d’exemplaires.

    Un tube de l’été inattendu, 24 semaines en tête des classements en Belgique, c'est tout de même un joli record…
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…