Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Warum nur, warum : le slow venu d’Autriche qui a marqué l’été 64
    Nous sommes le 21 mars 1964. Ce n’est pas encore l’été, mais, rassurez-vous, on y sera bientôt.

    Happy Day pour l’Autriche, qui présente un certain Udo Jürgens au Concours Eurovision de la chanson, cette année-là organisé à Copenhague.

    Il monte sur scène avec une ballade dramatique, en allemand.

    Le titre ? Warum nur, warum. (Attention, à ne pas confondre avec Sag Warum de 1959).

    Traduction ? Littéralement : Pourquoi donc, pourquoi.

    La chanson ne gagne pas le concours — elle termine 6e — mais elle marque les esprits.

    Et surtout, elle ne va pas s’arrêter là.

    Le texte parle d’un amour qui s’en va, sans explication.

    C’est triste, mais c’est beau. Surtout avec un chef d’orchestre comme Johannes Fehring à l’Eurovision.

    Et surtout, c’est chanté avec cette voix pleine, ce phrasé tendu, et cette montée finale qui vous saisit à la gorge. Même si n’aimez pas la musique dans les langues germaniques.

    En fait, Warum nur, warum c’est un modèle de slow orchestral, fait pour l’éclairage tamisé, pour savourer un Riesling de la forêt noire avec une Bratwurst, la fameuse saucisse allemande, connue comme la plus grande d’Europe.

    Dès le mois d’avril, la chanson commence à circuler en Belgique. Et au début de l’été, Warum nur, warum devient un slow incontournable. Normal : il faut se trouver un amour de vacances.

    Les paroles sont en allemand, mais tout le monde comprend le message.

    À l’automne, Matt Monro adaptera le morceau en anglais sous le titre Walk Away, qui connaîtra un succès mondial.

    Mais en Belgique, c’est bien la version originale de Udo Jürgens qui restera dans les mémoires.

    Et tout l’été 64, à Nivelles et à Tournai, ,dans les transistors et les juke-boxes, un refrain revient… et s’impose comme le tube de l’été…

    Warum nur, warum… muss es gescheh’n…?
    3 min
  • Viens, viens : Marie Laforêt signe un tube doux-amer en 72
    Nous sommes le 15 juin 1972. Marie Laforêt vit aujourd'hui un joli happy day. Elle ne le sait pas encore, mais une chanson va lui offrir son premier grand succès populaire.

    Ce jour-là, sa nouvelle chanson commence à tourner sur les radios francophones et débarque chez les disquaires. Son titre : Viens, viens.

    Un morceau doux et vaguement obsédant... qui va rapidement devenir le tube de l’été 72.

    Chanson originale ? Non, pas cette fois. "Viens, viens" est l’adaptation française d’un morceau allemand : Rain, Rain, Rain de Simon Butterfly. Dommage pour moi, j'aurais bien aimé vous le dire en allemand.

    Mais dans sa version francophone, Marie Laforêt ne parle ni de pluie ni de mauvais temps. Elle évoque l’attente, le désir de retrouvailles, les souvenirs d’un amour parti trop loin. Bref, c'est une reprise, avec un texte tout neuf, taillé pour elle.

    Ce texte français est (justement) signé Eddy Marnay. La musique est simplifiée, presque minimaliste : quelques accords de guitare, un petit orgue, une rythmique discrète. Elle aurait pu être franchement ennnuyeuse. Mais c’est la voix de Marie qui fait de la magie.

    Une voix claire, presque nonchalante, entre détachement et émotion retenue. Vous allez me dire : pas le genre d'argument qui fait une chanson de l'été. Et bien si, en 1972, c'est le cas.

    Dès fin juin, la chanson grimpe dans les classements. En Belgique, elle atteint le top 3 dès le mois de juillet.

    Happy Day pour Marie. Enfin, pas vraiment. Ce n'était pas le genre de chanson qu'elle aurait aimé signer, mais voilà, il faut faire quelques concessions pour passer sur Europe 1 et RTL.

    Début 72, la chanteuse signe chez Polydor. Après un dernier album très personnel en 1972 elle renonce à ses goûts musicaux pour se laisser guider par ses producteurs.

    "Viens, viens" est donc son premier tube et un sacré tube de l'été.

    Et tout l’été 1972, de la mer du Nord à Saint-Raphaël, Viens, viens s’installe dans les cœurs. Rassurez-vous, la chanteuse suisse finira par y trouver son compte et... vendre beaucoup, beaucoup de 45 tours.
    3 min
  • Pretty Woman : Roy Orbison enflamme la fin de l’été 64
    Nous sommes le 20 août 1964. Oui, c'est tard dans l'été, mais c'est toujours l'été.

    Happy Day pour un chanteur texan caché derrière ses lunettes noires. Un certain Roy Orbison que personne ne connaît. Ni ma mamy, qui vient de fêter ses 44 ans, ni la voisine qui ne jure que par Elvis.

    Bref, ce jour-là, notre Roy sort un nouveau single dont il n'imagine même pas le déferlement... C'est "Oh, Pretty Woman".

    D'ailleurs, bien dissimulé derrière ses lunettes noires, il ne sait pas encore, mais il vient de signer le plus grand succès de sa carrière… et l’un des derniers tubes de l’été 64.

    La chanson est écrite en quelques heures à peine. Roy Orbison est chez lui, avec son complice Bill Dees, quand sa femme Claudette (oui elle s'appelait vraiment Claudette) lui annonce qu’elle sort faire des courses. Il lève les yeux, la regarde s’éloigner, et lâche : “Pretty woman, walking down the street…” En moins d’une journée, le morceau est bouclé. Enregistré aussitôt. Et expédié aux radios dans la foulée.

    Dès sa sortie fin août aux États-Unis, le succès est immédiat. Et en quelques jours, la chanson traverse l’Atlantique. Je pense qu'elle a pu prendre la Malle à Ostende, mais ce n'est pas documenté ! En Belgique, elle grimpe dans les classements dès la première semaine de septembre. Ce sera donc, parce que je vous vois venir, un tube de la fin de l'été et un disque de rentrée. Boum, les 2 à la fois.

    Ce qui marque, c’est le riff d’intro. Trois accords de guitare, simples et efficaces, qui deviendront un classique du rock. Et tout ça bouclé en quelques heures.

    Ma grand-mère Henriette découvre la voix de Roy Orbison, capable de monter haut sans jamais forcer.

    Oh, Pretty Woman devient numéro 1 dans plus de dix pays. Il se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Et même s’il date d’août, c’est le refrain qu’on retient de l’été 64, celui qui ne souffre aucune griffe dans les juke-boxes, les bals et les cafés au bord du Geer, de la Vesdre, de la Semois et peut-être aussi de la Dyle.

    "Pretty Woman" reviendra par la grande porte, mais beaucoup plus tard, en 1990, dans un film... 2 ans après la mort du grand Roy Orbison !
    3 min
  • Pop Muzik, l’ovni électro qui devient tube de l’été 79
    Nous sommes le 17 mai 1979.

    Happy Day pour un producteur britannique au look étrange et au nom encore plus mystérieux : M. Derrière cette lettre, cette initiale, il n’y pas encore l’ombre d’un Chedid, mais un certain Robin Scott, qui vient de sortir un morceau un peu ovni, mais diablement efficace.

    Un titre qui ne ressemble à rien d’autre… et qui va pourtant devenir le tube de l’été 79.

    Son nom : Pop Muzik. Avec un Z, comme si c’était de l’allemand.

    Dès les premières secondes, le décor est posé.

    Un rythme assez mécanique. Des voix passées dans des filtres. Des sons électroniques futuristes. Enfin, pour 1979, c’est carrément de la science fiction en musique.

    C’est pop. C’est new wave. C’est disco. Et pourtant, ce n’est rien de tout ça à la fois.

    Pourquoi ? Parce que Robin Scott a écrit Pop Muzik comme un manifeste.

    Un morceau sur la pop elle-même, sur son absurdité, sa légèreté, son omniprésence. Un titre qui se moque de la musique... en musique.

    Et ça marche. Mais pas pour les raisons espérées par l’artiste. Et au fond, on s’en fiche un peu.

    Le refrain est fait pour s’installer dans les oreilles sans passer par la case neurone.

    Pop pop pop muzik…

    C’est peut-être un manifeste, mais c’est surtout parfaitement calibré pour les radios de l’époque. Que Robin Scott le veuille ou non.

    En Belgique, la chanson explose dès le mois de juin. Elle devient numéro 1 en juillet.

    C’est l’un des premiers grands succès de la musique électronique en Europe, juste avant l’arrivée des années 80.

    Moins de guitare. Plus de synthés. Moins de flower power. Plus de boîtes à rythmes. Robin Scott ne refera jamais un aussi gros tube. Et son message sera oublié, parce qu’il en aura finalement aussi bien profité, de la “pop musique”.
    2 min
  • "Chez Laurette" : Michel Delpech signe la nostalgie douce de 1965
    Nous sommes le 1er mai 1965. Happy Day pour un jeune chanteur au regard timide. Il s’appelle Michel Delpech, et ce jour-là, il sort un 45 tours, mais sa discrétion naturelle va en prendre en coup.

    La chanson qu'il va porter cet été est tirée d’une comédie musicale qui ne fera pas grand bruit. Le disque s’appelle "Chez Laurette". Et même si « Copains Clopant » va faire un bide, contre toute attente, ce titre va traverser l’été comme un petit miracle.

    Cela dit, il faut tout de même un peu revenir sur le spectacle Copains-Clopants. Un projet de comédie musicale “yéyé” qui sort en salle au printemps, avec Delpech dans son propre rôle. Dans une scène, il pousse la chansonnette, guitare à la main… et chante "Chez Laurette". Le public ne retient pas vraiment le film, mais il retient la chanson. Finalement, c'est tout ce qui compte.

    La composition est signée Roland Vincent. Alors qu'il se rend à une réunion de travail chez ce dernier, à Saint-Cloud, Delpech repense à ses années de lycéen et au café où lui et ses camarades se retrouvaient après les cours.

    "Chez Laurette", c'est de la nostalgie pure.

    Delpech a 19 ans en 1965. Sa voix est claire, encore un peu fragile. Mais c’est justement cette retenue qui touche. Il ne surjoue rien. Il raconte. Et ça suffit.

    Un décor simple : un bistrot, une patronne, une bande de copains, quelques souvenirs suspendus. Pas de romance, pas de rebondissement. Juste une ambiance. Une photo en noir et blanc qu’on aurait envie d’encadrer.

    Au fil des semaines, surtout début juin, la chanson s’installe doucement à la radio. Et en juillet, "Chez Laurette" devient l’un des morceaux les plus diffusés sur la radio publique belge et sur Europe 1.

    Et tout l’été 1965, dans les transistors, entre deux slows ou un rock endiablé, on entend cette bulle de douceur.

    AH oui, fallait-il le préciser, cette chanson va offrir à Michel Delpech son premier grand succès...
    3 min
  • "Le Cœur grenadine" : Voulzy fait souffler un vent chaud sur l’été 79
    Nous sommes le 1er juin 1979. C'est un moment-clé pour un chanteur rêveur, discret, élégant... et désormais célèbre depuis Rockcollection, qui a été l'un des tubes de l'été 1977. Et si Laurent Voulzy remettait ça cette année ?

    Le 1er juin, c'est happy day. Le Cœur grenadine est son premier véritable album. Il sort chez RCA.

    Un disque aux parfums tropicaux, aux guitares claires, aux chœurs suaves… et au milieu de tout ça, un titre va émerger. Il porte le nom de l’album. Et il va devenir le tube de l’été 79.

    Le Cœur grenadine, c’est une chanson qui ne ressemble à rien d’autre. Pas vraiment une ballade. Pas tout à fait une chanson d’amour. Mais un voyage. Une carte postale musicale. On y entend des ukulélés, des percussions, des chœurs… et la voix légère de Voulzy, entre mélancolie douce et, déjà, une forme de farniente qui fera sa patte.

    Une fois de plus, Alain Souchon est à la manœuvre. Son texte fait référence aux îles tropicales, Saint Vincent et Grenadine, une île des Caraïbes. Les paroles évoquent, au travers d'une amourette de vacances, la douleur d'être séparé de l'île où il aurait vécu si sa mère n'avait pas quitté son ile pour vivre dans le gris...

    À peine sorti, le titre va s’imposer sur les ondes. L'album, lui, va se décliner au gré des saisons et des 45 tours : Karin Redinger, Grimaud, Lucienne est américaine, Cocktail chez Mademoiselle et même une reprise de Serge Gainsbourg, "Qui est in qui est out".

    Mais en ce mois de juin 1979, "Le Cœur grenadine" tourne déjà en boucle, des terrasses aux plages. Même pas besoin de danser. Il suffit d’écouter. Et de se laisser porter par un souffle chaud qui atteindra le sommet des hit-parades, en Belgique comme en France, jusqu'à la fin de l'été…
    3 min
  • In the Summertime : l’été 70 en roue libre avec Mungo Jerry
    Nous sommes le 22 mai 1970.

    Happy Day pour un groupe anglais à l’allure assez improbable (certains vont jusqu'à dire ridicule) : rouflaquettes XXL, chapeaux mous, pieds nus sur scène. Leur nom, c'est Mungo Jerry. Ce jour-là, ils sortent une chanson insouciante et irrésistible, qui est aussi leur tout premier 45 tours officiel. Son titre : In the Summertime.

    Enregistré en une seule prise, le morceau est porté par une instrumentation assez brute. Pas de production léchée. Juste une ambiance. Et une voix un peu éraillée qui chante la liberté retrouvée, une fois les beaux jours revenus.

    Pas de message politique. Pas de grand texte. Juste l’essentiel : le soleil, la route, les copains, les filles. “In the summertime, when the weather is high…” Et tout est dit.

    La chanson sort fin mai. Et dès le mois de juin, elle résonne partout. Pas uniquement en Grande-Bretagne. Dans les campings, les stations-service, les voitures (sans climatisation à l'époque...), Mungo Jerry réussit son pari haut la main. Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique, elle grimpe au sommet en juin et explose en juillet. Dans les bals, c’est la bande-son idéale pour porter des tongs en plastique.

    Le leader du groupe s'appelle Ray Dorset. Il a 34 ans au moment où le tube de l'été fait son happy day. Ce musicien était, au départ, coiffeur pour dames.

    Durant l'été 70, le groupe est invité sur tous les plateaux télé. Mais c’est surtout dans les transistors que In the Summertime s’installe. Sur les radios, le refrain tourne en boucle. Notamment cette phrase, “Have a drink, have a drive, go out and see what you can find…”

    Un verre, une balade en auto, une sortie et on voit ce qu'on peut trouver...

    Une chanson pour sourire. Pour danser. Décidément, il en faut peu pour faire un tube de l'été…
    3 min
  • "Capri c’est fini" : l’amour d’un été qui fait chavirer la France en 1965
    Nous sommes le 15 juin 1965. Happy Day pour un jeune inconnu qui s’apprête à faire chavirer les cœurs tout l'été avec sa toute première GRANDE et VRAIE chanson. Il s’appelle Hervé Vilard, il a 18 ans. Presque 19. Et ce jour-là sort un 45 tours qui va porter le reste de sa carrière. Son titre : Capri, c’est fini.

    L’histoire est simple. Un amour de vacances, une île italienne, et une fin annoncée. Les paroles évoquent en effet une rupture amoureuse. Le lieu du crime : l'île italienne de Capri.

    La chanson commence comme une carte postale estivale… et se termine en chagrin noyé dans des paroles de Marcel Hurten.

    Ce qui est assez amusant, c'est que pour l'élaboration de ce disque, Hervé s'est inspiré d'une chanson de Charles Aznavour, C'est fini, sortie également en 1965, et dans laquelle celui-ci répétait plusieurs fois « c'est fini… ».

    Cela dit, pour un tube de l'été, ce n'est pas une promenade de santé. Sa maison de disques est peu enthousiaste. La chanson est même refusée par le jury du concours la Rose d'or d'Antibes. Mais c'est, une nouvelle fois, la radio qui va tout changer. Le titre est diffusé sur Europe numéro 1. La suite ?

    Le titre devient numéro 1 en Belgique dès juillet, et s’impose en France comme la chanson d’amour de l’été 65. Un succès fulgurant : plus de 3 millions d’exemplaires vendus. Hervé Vilard passe en quelques semaines du quasi-anonymat à la une de tous les magazines. Et son image romantique va marquer toute une génération.

    Une chanson sur la fin… qui lance une carrière. Une chanson triste… qui fait danser. Et tout l’été 1965, de Capri à Feluy, de Remini à Ougrée, ce refrain résonne dans tous les cœurs. Y compris celui de Marguerite Duras. Dans ses mémoires, Hervé Vilard raconte : « Elle m'a écrit plusieurs lettres et me disait que Capri était pour elle la plus belle chanson d'amour de TOUS les temps... »
    3 min
  • You’re the One That I Want : l’été 78 enfiévré par Travolta et Olivia Newton-John
    Nous sommes le 9 mai 1978. Happy Day pour un duo hollywoodien qui s’apprête à faire chavirer les transistors tout l'été. La chanson sort en mars en Amérique du Nord. Chez nous, elle inaugure le joli mois de mai.

    C'est en effet le 9 mai que sort un single extrait d’un film pas encore en salles… Le titre ? You’re the One That I Want. Les voix ? John Travolta et Olivia Newton-John.

    Enregistrée en dernière minute pour la bande originale de Grease, la chanson est un petit miracle pop.

    Ce qui est assez amusant, c'est que le film sort en juin aux États-Unis, mais en octobre chez nous. Et que, pour une fois, c'est une chanson qui va porter le film et non le contraire.

    2 minutes 47 d’énergie pure, chorégraphie imaginée dans un garage. John est en cuir noir, Olivia en pantalon moulant. Une chose est sûre, l'été 78 est une année érotique.

    À peine sorti, le titre grimpe dans tous les classements. Numéro 1 aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne… partout.

    Ce petit miracle, on le doit au producteur John Farrar. En fait, ce n'est pas le générique du film, mais le second titre dans l'ordre d'accession au trône sur l'album.

    En parlant de trône justement, "You’re the One That I Want" reste l'un des 45 tours les plus vendus dans le monde : 15 millions de disques rien qu'en Grande-Bretagne et aux États-Unis...

    Cet été-là, le rock’n’roll revient par la grande porte en passant par Hollywood. Mais c’est un rock propre, chorégraphié, joyeux. Un rock qui met tout le monde d’accord. Un air de comédie musicale dans un monde encore en plein disco…
    2 min
  • Da Dou Ron Ron : l’été 63 sous le signe de Johnny Hallyday et des refrains yéyé
    Nous sommes le 29 juin 1963. Happy Day pour l'idole des jeunes, encore lui ! Aujourd'hui, Johnny Hallyday sort son nouveau 45 tours. Et sur la face A : une reprise qui va faire danser tout l’été en mode yéyé.

    "Da Dou Ron Ron", c'est le titre, est l'adaptation française d’un tube américain tout juste débarqué : Da Doo Ron Ron des Crystals, produit par Phil Spector.

    Au départ, Georges Aber destinait l'adaptation de Da Doo Ron Ron à Frank Alamo, mais face à l'insistance de Johhny, les deux grands garçons vont en partager la sortie dans un grand combat de coq.

    Au final, d'ailleurs, il n'en restera qu'une en 1963. Celle de Johnny. La messe est dite.

    Mais pourquoi une telle insistance ? Johnny veut montrer qu’il reste aux faits de de tout ce qui bouge aux États-Unis. Et justement, Da Doo Ron Ron est l’un des grands cartons du printemps 1963 outre-Atlantique. Alors, c'est décidé, ce sera le tube de l'été.

    Georges Aber ne traduit pas la chanson américaine, il la réinvente : un coup de foudre, une fille, un prénom, et ce Da Dou Ron Ron sorti de nulle part... qui reste… parce qu’il sonne bien.

    Chœurs omniprésents, refrain en onomatopées : c'est un format yéyé assumé, parfait pour les radios et les juke-boxes.

    Le disque sort le 29 juin. Et dès le début de juillet, il cartonne en Belgique comme en France. Da Dou Ron Ron devient l’un des titres les plus joués de l’été 63. C’est aussi la période où Sylvie Vartan, sa compagne, commence elle aussi à enregistrer des adaptations du rock américain. L’année suivante, en 1964, elle sortira sa propre version de Da Dou Ron Ron, dans un style plus doux, plus pop.

    Mais en cet été 63, c’est bien Johnny qui ouvre le bal. Sa chanson atteindra la 5e place des ventes en France et en Belgique... Elle provoquera même l'hystérie début 64 à l'Olympia…
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…