En 1815, toutes les oeuvres volées ne connaissent pas le même destin. Si certaines retrouvent rapidement leur ville natale -dans de grandes effusions de joie populaire- d’autres, au contraire, ne rentrent jamais au pays.
Les chevaux de Saint Marc, les Noces de Cana, les collections Borghese : trois histoires, trois trajectoires particulières, qui nous informent autant sur le vide que ces oeuvres laissent derrière elles que sur l'évolution des rapports de pouvoir, bien après la chute de Napoléon.
Trois cas emblématiques qui posent autant la question de la légalité que celle de la moralité de ces « prélèvements » et qui nous aident à penser des histoires similaires, actuelles, au-delà des frontières européennes.
Et pour évoquer ces restitutions qui bégaient, nous recevons Bénédicte Savoy, professeure d'histoire de l’art à l'université technique de Berlin, qui publie 1815, Le temps du retour, paru à La Découverte.