Les prisons se remplissent pendant que les ventres se vident.
Le peuple tunisien réclame du pain, de la liberté… et peut-être simplement le droit d’espérer encore.
Entre crise économique, colère sociale et solitude politique de Kaïs Saïed, cette vidéo tente de comprendre ce qui se joue aujourd’hui à Tunis derrière les slogans, les drapeaux et les silences.
« Donne-moi ma liberté… libère mes mains »
« Les prisons sont pleines et les ventres sont vides ».
C’est avec ce slogan que la rue tunisienne s’en prend à son guide.
A quoi sert la morale quand on n’a plus le moral ?
Sinon à se faire de plus en plus mal.
Le devoir de rachat vaut moins que le pouvoir d’achat.
L’homme de la rue se croit lucide : Ventre vide n’a pas d’oreille, plus rien ne l’émerveille.
Plus d’affaires, plus rien à faire.
Le Tunisien préfère que tout le monde vole tout le monde comme hier.
Plutôt que personne ne vole personne comme aujourd’hui.
Mais le Président n’est pas de cet avis.
Il a une toute autre idée de l’enfer et du paradis qui ne semble hélas pas combler son pays, qui crie de midi jusqu’à minuit : Rends-moi ma liberté parce qu’il ne me reste plus que les yeux pour pleurer…
Le président répond : tu n’as pas besoin de tes yeux pour concevoir quelque chose d’aussi grand que Dieu.
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