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Précarité, biodiversité, égalité des chances, handicap, les défis de société sont nombreux et les associations ont besoin de ressources pour y faire face. Dans le même temps, les entreprises disposent de compétences qui peuvent leur être utiles. Komeet fait le lien entre les deux, en proposant aux salariés des missions à réaliser sur leur temps de travail, comme refaire un site web, élaborer un plan financier ou encore accompagner une association dans sa communication. « Ce ne sont pas que les ressources financières des entreprises qui sont utiles, c'est aussi le temps et les compétences de leurs salariés », explique Malcolm Ouzeri.
Née en janvier 2025 de la fusion de Vendredi et de Wenabi, la structure accompagne près de 500 entreprises. En 2026, celles-ci ont soutenu plus de 1 000 associations grâce à la plateforme. Mais pour que l’engagement fonctionne, il ne suffit pas de donner quelques jours aux salariés. « Il s'agit d'animer la démarche, que les salariés se sentent soutenus par leur direction », souligne Malcolm Ouzeri. Komeet accompagne ainsi les entreprises pour lever les freins et donner envie aux collaborateurs de s’impliquer.
« Et ça a un intérêt pour les salariés, et c'est aussi très fort aujourd'hui, qui parfois sont en perte de sens et qui se mettent à en retrouver en s'engageant dans une démarche soutenue par leur employeur, en faveur d'associations qu'ils ont choisies, » conclut Malcolm Ouzeri.
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En France, près d’un tiers des étudiants seraient en situation de précarité alimentaire. « Lorsque vous ne savez pas comment vous allez pouvoir vous nourrir dans la journée, c’est difficile de poursuivre ses études », souligne Julien Meimon. Pour leur venir en aide, Linkee organise des distributions de colis alimentaires issus des excédents de producteurs, de commerçants et de professionnels de l’alimentation.
L’association s’appuie sur un réseau de 15 000 bénévoles et des circuits logistiques qui permettent de récupérer, transporter et redistribuer les denrées. L’an dernier, elle a distribué plus de 5 millions de repas.
Mais les besoins dépassent encore les capacités de l’association. « Il y a plus d’étudiants qui ont besoin d’une aide alimentaire que ceux qu’on arrive à nourrir chaque jour. » Linkee cherche donc de nouveaux partenaires pour sauver plus de nourriture de la destruction et soutenir davantage d’étudiants. Un engagement à la fois écologique et solidaire, pour que les invendus deviennent une ressource plutôt qu’un déchet.
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« L’agriculture, c’est à la fois la principale cause et la principale victime du franchissement des limites planétaires. Mais ironiquement, c’est aussi la principale solution », souligne Marion Enzer. Stockage du carbone, protection des sols, retour de la biodiversité : l’agroécologie permet de repenser les pratiques agricoles pour régénérer le vivant.
Fermes d’Avenir forme les maraîchers de demain, accompagne les agriculteurs et soutient des projets de régénération des écosystèmes. Mais le coût du changement est phénoménal. « Ils n’ont pas les moyens de financer tout seuls la transition agroécologique », insiste Marion Enzer, pour qui cette transformation doit donc être collective. « Il y a un vrai enjeu de partage sociétal du coût de la transition de notre agriculture. »
Un défi d’autant plus urgent qu’un agriculteur sur deux devrait partir à la retraite d’ici à 2030. Une occasion, aussi, de renouveler les modèles agricoles.
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L’isolement ne concerne pas uniquement les personnes sans domicile. Il touche aussi des étudiants, des familles hébergées en urgence ou des personnes qui vivent seules, parfois sans que personne ne s’en aperçoive. « Quand on demande à une personne en précarité, une personne sans domicile fixe de quoi tu as besoin en premier, 52 % d'entre elles vont répondre qu'elles ont besoin de discuter, de parler. » Pour répondre à ce besoin, Entourage propose notamment une application de rencontres et d’échanges, ainsi qu’un programme pour recréer un réseau professionnel.
L’association accompagne aussi les entreprises qui souhaitent mobiliser leurs salariés. Ateliers cuisine, sport, maraudes ou rencontres sont autant de prétextes pour faire se rencontrer des personnes qui se côtoient parfois sans jamais se parler. Car si les entreprises veulent s’engager, le passage à l’action reste difficile. « Tout le monde veut s'engager, mais très peu passent à l'acte », constate Claire de La Roncière. Depuis ses débuts, Entourage a sensibilisé et permis à plus de 19 000 personnes d’agir.
L’enjeu est aussi de faire évoluer les comportements dans la durée, au travail comme dans la vie quotidienne. Et cela peut commencer par un geste simple : « Demain matin, la personne que vous croisez tous les jours devant votre bureau, devant votre boulangerie, en allant au travail, souriez-lui si vous ne le faisiez pas, voire, demandez-lui son prénom, c'est un petit moyen, mais ça change vraiment le monde, » conclue Claire de La Roncière.
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Plus de 120 000 lycéens et étudiants se sont retrouvés sans solution après la première vague de Parcoursup. Pour les accompagner, Chance propose un parcours en deux temps : identifier leurs talents, leurs aspirations et ce qui les motive, puis confronter ces envies à la réalité du marché du travail. Les jeunes peuvent également s'appuyer sur un collectif de plus de 20 000 personnes pour bénéficier de conseils et accéder à des opportunités de stages, d’alternances ou d’emplois.
Car au-delà des difficultés d’accès aux formations, c’est tout le monde du travail qui se transforme. Selon une étude de HEC et de la Banque de France, les recrutements sur les postes juniors auraient diminué de 28 % en moyenne avec le développement de l’IA. Dans ce contexte, l’orientation ne peut plus simplement consister à choisir un métier pour toute une vie. « Aujourd'hui, c'est plus de leur apprendre une manière de penser qui leur permette de naviguer », explique Marine Ravinet.
Pour Chance, l’enjeu est donc d’aider les jeunes à mieux se connaître, mais aussi à identifier les compétences qui leur permettront de s’adapter, notamment celles que l’IA remplace difficilement : le travail en équipe, l’expression orale ou encore le lien humain. « Ce n'est plus tellement l'orientation comme destination finale, c'est plutôt l'orientation comme capacité et compétence à naviguer dans un monde du travail qui va sans arrêt changer, » conclut Marine Ravinet.
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Après 15 ans de journalisme, notamment à la télévision, Julie Van Ossel a pris conscience des conséquences de notre système alimentaire sur la santé, l’environnement et la société. Mais ses reportages lui ont également permis de découvrir des acteurs qui expérimentent d’autres façons de produire et de manger. « J'ai découvert plein d'initiatives qui m'ont profondément marquée parce qu'elles démontrent qu'il est possible de faire autrement, de produire autrement, de manger autrement. Et on en parle pas assez, » explique-t-elle.
Alors depuis 3 ans, son podcast donne la parole à des chefs, des producteurs, des artisans et des associations. La Recette propose aussi des ateliers de cuisine, des balades gustatives et des immersions chez des producteurs, pour découvrir concrètement les solutions. « Notre fourchette nous donne un super pouvoir, celui de changer le monde en mangeant », résume Julie Van Ossel.
Au-delà de la sensibilisation, ces expériences cherchent à recréer du lien et à transmettre des savoir-faire. L’alimentation devient alors un moyen d’agir, mais aussi de se rencontrer et de partager. Une transition qui passe autant par la découverte que par le plaisir.
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C’est en installant lui-même des panneaux solaires sur sa maison, dans le sud de la France, que Thomas Cautier a le déclic. En 2022, il décide de créer Sunethic avec l'ambition de permettre au plus grand nombre de produire sa propre électricité. Car si le solaire suscite de l’intérêt, plusieurs obstacles freinent encore, comme le manque de confiance envers certains acteurs du secteur, des prix élevés et des solutions peu adaptées aux locataires.
Pour lever ces freins, Sunethic propose des kits à installer soi-même ou à faire poser par des équipements. L’installation autonome permet de diviser le coût d’investissement par deux, voire par trois. L’entreprise propose également des kits solaires mobiles, que les locataires peuvent emporter lors d’un déménagement. Elle mise sur la transparence en privilégiant des équipements de qualité, notamment des panneaux fabriqués en France, et en présentant les conditions de fabrication de ses produits. Son fonctionnement largement digitalisé permet par ailleurs de limiter les coûts et de proposer des solutions plus abordables.
Selon l'ADEME, l’empreinte carbone des panneaux fabriqués en France est deux fois plus faible que celle des panneaux chinois, notamment grâce au mix électrique français et à la réduction du transport. Côté budget, un panneau de 500 watts permettrait d’économiser entre 100 et 125 euros par an, selon la région. Avec quatre panneaux, les économies peuvent atteindre 40 à 50 euros par mois, en fonction de la production et de la consommation du foyer.
La hausse des prix de l’électricité contribue à rendre ces installations plus attractives. Pour Thomas Cautier, le développement du solaire permet aux ménages de réduire leur facture tout en participant à la transition énergétique. Alors qu’il estime qu’environ un million de logements sont aujourd’hui équipés en France, sur un parc total de 20 millions, le potentiel de développement reste important. La baisse progressive du coût des équipements pourrait également faciliter l’accès à ces solutions.
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Sensibilisé dès son enfance aux enjeux climatiques, Alexis Normand a d’abord évolué dans le secteur de la santé connectée, où il découvre comment la technologie peut contribuer à transformer les politiques publiques.
Avec Greenly, créée il y a sept ans avec Arnaud Delubac et Mathieu Vegreville, il transpose cette réflexion au climat. Initialement pensée comme une application destinée aux particuliers, la start-up s’est spécialisée dans l’accompagnement des entreprises, avec comme objectif de leur permettre de mesurer leurs émissions pour mieux les réduire.
Greenly réalise des bilans carbone qui permettent d’identifier les principales sources d’émissions d’une entreprise. Celles-ci comprennent les émissions directes, comme le chauffage au gaz ou les véhicules, celles liées à la consommation d’électricité, mais aussi toutes les émissions indirectes : achats de matières premières, transport, déplacements des salariés ou utilisation des produits vendus. Grâce à son logiciel, l’entreprise automatise une partie de ce travail d’analyse et aide ses clients à repérer les leviers d’action prioritaires.
Alexis Normand défend l’idée que la transition écologique peut aussi servir la performance économique. Réduire sa consommation d’énergie fossile permet notamment de diminuer certaines dépenses. L’électrification des véhicules ou l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments peuvent ainsi concilier objectifs climatiques et économies, même si les investissements nécessaires et leur rentabilité varient selon les situations. « Notre démarche, c'est de lister tout ce que peut faire une entreprise. Et pas seulement de dire voilà ce qu'il faut faire pour réduire vos émissions, mais voilà comment ça peut être compatible avec une stratégie où votre entreprise devient plus résiliente, plus rentable », explique-t-il.
En sept ans, Greenly a accompagné près de 4.000 clients, dont les émissions cumulées représentent environ 500 millions de tonnes de CO₂. L’entreprise les encourage à suivre une trajectoire de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris, soit une réduction de leurs émissions d’environ 5 % par an.
Pour Greenly, l’enjeu est désormais de changer d’échelle. « Notre objectif, c'est d'aller économiser un milliard de tonnes de CO₂ », affirme Alexis Normand. En faisant de la mesure carbone un outil de pilotage, la start-up entend montrer que réduire son impact environnemental ne relève pas seulement d’une contrainte, mais peut aussi devenir un levier de transformation durable.
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Donner pour aider les autres, oui, mais comment s’assurer que son argent fasse réellement la différence ? C’est la question au cœur de Mieux Donner, créée en 2024. L’organisation s’appuie sur les recherches scientifiques et les données disponibles pour identifier les interventions les plus efficaces. La plateforme rend accessibles ces connaissances et facilite les dons vers des associations recommandées.
Particuliers et entreprises peuvent ainsi orienter leur générosité vers des actions dont l’efficacité est étayée par les données disponibles.
Depuis sa création, Mieux Donner a orienté 1,3 million d’euros vers des associations recommandées. Selon Romain Barbe, les dons de sa communauté ont contribué à aider 340.000 personnes grâce à des interventions jugées efficaces, à sortir plus d’un million d’animaux des pires conditions d’élevage et à éviter plus de 100 000 tonnes d’émissions de CO₂. L’enjeu est de maximiser les effets de chaque euro donné, en privilégiant les problèmes de grande ampleur, insuffisamment pris en charge et pour lesquels des solutions prometteuses existent.
Romain Barbe défend ainsi une autre manière de penser l’engagement, s’appuyer sur les connaissances scientifiques pour déterminer où agir et comment aider davantage. Il a lui-même choisi de consacrer au moins 10 % de ses revenus à des associations efficaces.
Avec son livre Altruisme rationnel, au-delà des bonnes intentions, comment vraiment aider ?, coécrit avec Pablo Melchor, Romain Barbe veut rappeler qu’il existe des moyens concrets d’agir sur les inégalités et l’extrême pauvreté. Car pour Mieux Donner, la générosité peut aller plus loin lorsqu’elle s’accompagne d’une question essentielle : comment aider le plus possible ?
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Face à l’augmentation des factures d’énergie, agir n’est pas toujours simple. Le sujet reste complexe pour de nombreux Français. Avec Liberté Watts, Guillaume Faure a choisi de miser sur le jeu pour inciter les consommateurs à modifier leurs habitudes. « Notre mission, c’est de permettre à n’importe qui de faire des économies d’électricité en s’amusant », explique-t-il. L’application entend ainsi rendre la transition énergétique plus concrète et accessible.
Gratuite, l’application se connecte au compteur Linky du foyer pour suivre sa consommation et proposer des défis presque quotidiens. L’objectif étant de réduire ses dépenses aux heures où le réseau électrique est le plus sollicité, notamment le matin et en début de soirée. Les utilisateurs gagnent des points lorsqu’ils diminuent leur consommation pendant ces périodes. Ils peuvent ensuite convertir leur cagnotte en cadeaux chez des partenaires ou en virement bancaire.
Aujourd’hui, selon Guillaume Faure, les utilisateurs de Liberté Watts réduisent leur consommation d’énergie de 8 à 10 %, soit 80 à 100 euros d’économies annuelles sur une facture moyenne de 1 000 euros.
Au-delà du budget des ménages, l’enjeu est aussi environnemental. Si la production électrique française est largement décarbonée, les centrales à gaz et à charbon sont davantage sollicitées lors des pics de consommation. Décaler le lancement d’une machine à laver ou adapter certains usages peut donc contribuer à limiter les émissions de CO₂.
Liberté Watts redistribue une partie des revenus générés par les économies réalisées au bénéfice du réseau électrique, afin de récompenser les particuliers qui acceptent de décaler leur consommation.
Les défis permettent de comprendre concrètement l’impact de ses gestes, tout en faisant évoluer ses habitudes. « Le plus difficile, c’est le passage à l’action », souligne-t-il. Le jeu devient alors un moyen de sensibiliser les consommateurs et de les engager durablement dans la transition énergétique.
« Aujourd’hui, il faut aller un cran plus loin. Et essayer d’éviter de consommer pendant les périodes de surcharge », conclut Guillaume Faure.
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