Aimer sans absorber, aimer sans emprisonner, aimer sans dévorer l'autre. Mais l'aimer aussi sans le nier, sans vouloir le dissoudre dans son propre soi-même.
Les qualités, comme les défauts, n'ont ni sexe ni genre. Leur en attribuer un, c'est à la fois contraindre un sexe au respect d'une qualité donnée et inciter l'autre à ne s'en pas soucier. Et cela d'autant plus que que notre culture est, depuis les premiers mythes, fondée sur l'accentuation, l'exaltation de la différence homme/femme.
On se dit, par orgueil sans doute, par cette foi orgueilleuse dont l'amour est rempli, qu'on arrivera, à force de soin, de patience, d'attention, à ranimer cet être, à le ramener du pays des morts.
Nous autres, créatures, naissons de maculées conceptions. C'est de l'union des corps, portée par le désir (puisse-t-il être fruit de l'amour !) que nous accédons au monde et à la vie.
Si le théâtre est cathartique, pour les spectateurs et plus encore pour les acteurs, ce n'est pas seulement parce qu'il donne à voir des grands sentiments ; c'est surtout parce qu'il met sous la lumière la part d'ombre qui est en nous
Au XVIIè ou XVIIIè siècle, la question de la légitimité politique des femmes, de leur capacité à assumer et exercer des responsabilités politiques, y compris de premier plan, ne se pose tout simplement pas.
4 min
About Improvisations (le podcast)
From the publisher's feed
Foin des préparations et des textes pensés ! Voici des mots cueillis aux lèvres.