Il a suffi d'à peine deux mois, d'un peu de soleil et du reflux de la maladie pour que soit oubliés tous nos déchirements, tous nos doutes, tous nos serments.
L'esprit de géométrie a bien des avantages et il évite bien des dérives. Mais comment ne pas voir ses limites, notamment dans les matières où la recherche constante de la logique et de la cohérence conduit au refus d'appréhender les choses dans leur totalité et leur irrépressible réalité ?
On ne demande pas aux autres parce qu'ils nous demandent ; on ne donne pas aux autres parce qu'ils nous donnent ; on demande aux autres parce que nous leur donnons.
Les regards ne s'échangent plus et encore une fois nous constatons que c'est dans les choses les plus impalpables, les plus apparemment insignifiantes, que réside souvent le plus essentiel, ce sel sans lequel le monde perd sa saveur.
A peine avions nous déclaré que - promis, juré ! - nous tirerions désormais les leçons du passé, que nous nous nous empressons de retomber dans nos travers, emportés par le tourbillon d'un monde qui n'attend pas.
Il est bien nécessaire, le grand nettoyage de printemps. A chaque Pâque, à chaque jour, à chaque instant, balayer la poussière et laisser le souffle de l'esprit balayer nos certitudes et rassurances
Les réunions et cours à distance, dès lors qu'on est plus que deux, c'est du pipeau ; ça ne marche pas : sans lieu commun, il n'y a pas d'idées communes.
Ne nous précipitons pas, même par crainte de nous-mêmes, vers des solutions préfabriquées, déjà pensées, déjà figées. Probablement sont-elles déjà mortes. Prenons le temps de méditer et d'imaginer.
5 min
About Improvisations (le podcast)
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Foin des préparations et des textes pensés ! Voici des mots cueillis aux lèvres.