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Or


Nous passons notre temps à vouloir éviter quelque chose. Éviter d'avoir froid, éviter d'avoir faim, éviter d'avoir soif, éviter d'être seul, éviter qu'on nous juge.
En évitant les choses, nous les rejetons et c'est un peu comme les pigeons que l'on chasse, ils reviennent tout de suite pour pour voir si on est toujours là, si peut-être - quand même - ils peuvent pas s'asseoir à cet endroit-là. C'est difficile de se débarrasser d'un pigeon. Oui, il va décoller mollement mais il va revenir.
Et si on faisait de la place aux pigeons ailleurs? - ailleurs où il sera bien, où il peut s'installer, où il se sentira bien et nous nous gardons notre place propre et sans pigeon ?
Avoir des pigeons sur son balcon, sur sa terrasse, c'est dans tous les sens du terme : emmerdant, n'est-ce pas ? Et ce pigeon-là, il nous fait un compliment et dit "C'est chouette chez toi, je peux venir chez toi ? " - et nous, nous n'en voulons pas.
Alors comment se débarrasser du pigeon?
Voilà une question. intéressante.
Des fois, mon expresso du matin ne me parle pas. Et pourtant je sais que le message, il est là, il suffit d'attendre. Il suffit de tendre l'oreille intérieure pour capter le message pour lire ce que j'ai censuré parce que je pensais avec mon petit égo, mon petit cerveau, comme quoi c'était trop banal, trop cérébral, trop réfléchi.
Ça ne pouvait pas être un message subtil ! - Et pourtant, si je me laisse porter et si je suis le fil de ce qui me vient, je découvre un message qui n'est pas superficiel. Non, c', est un message tout en profondeur, en simplicité. Et n'est-ce pas cela qui nous surprend le plus ? - des choses qui sont quasi une évidence?
"Bah oui, évidemment, c'est comme ça qu'il fallait le faire ! C'est comme ça qu'il fallait le dire !"
En fait, c'est simple, toutes les choses inventées une fois inventées sont réellement simples, n'est-ce pas ? - ce n'est pas des usines à gaz. Non, ce sont des messages et ce sont des inventions qui coulent de source.
Ils peuvent être complexes, oui, mais il y a la beauté de la simplicité.
Pourquoi chercher à les compliquer ?
Pourquoi se compliquer la vie?
La vie est simple comme bonjour. Et le nombre de fois que nous passons à côté de ce bonjour ! - seulement parce que nous cherchons plus compliqué que cela.
Les jours sont longs, c'est l'été. Le matin nous sommes réveillés par le chant des oiseaux. Pour certains peut-être par les cigales ou les grillons.
Il fait chaud. Cette chaleur que nous recherchons l'hiver, qui nous pénètre, qui nous réchauffe. Cette chaleur que nous fuyons pendant l'été,
Elle nous fait transpirer à grosses gouttes.
Tout est une question de mesure, n'est-ce pas ? La différence entre un poison et un remède n'est que le dosage après tout. Et la chaleur, le soleil, c'est la même chose, nous en avons besoin. Et pourtant, quand y en a trop, cela nous empoisonne un peu la vie.
Nous avons le choix de nos mettre à l'abri, à l'ombre, dans un endroit avec de l'air conditionné, de nous réjouir de la fraîcheur, de nous préparer à affronter à nouveau la moiteur et la chaleur du temps ambiant.
Dans le moment présent, ça peut sembler insupportable. Pourtant en prenant quelques minutes, quelques secondes pour penser à l'hiver, alors nous apprécions la chaleur dehors, le soleil présent.
Oui, il nous réchauffe, ce soleil, un peu trop, à notre goût, des fois. Et pourtant nous savons, nous savons, quand nous y mettons toute notre attention, que cela ne durera pas.
Rien ne durera.
Ça sent bon les vacances,
les vacances qui nous invitent avec une promesse forte de repos, d'autres chose, de lenteur, voire de l'excitation, regarder sa propre vie sous un nouvel angle.
Justement se regarder les doigts de pied en éventail ou bien coincer ce corps dans un néoprène et faire du canyoning. Tant de promesses, tant de choses que nous ne faisons pas au quotidien et qui nous appellent quand nous sommes en vacances,
Changer d'endroit, changer de point de vue, changer d'angle, changer d'activité, changer tout court, ne pas être dans le train-train habituel.
Lever les yeux ou baisser les yeux, faire le focus sur autre chose.
Oui. tant de promesses quand les vacances arrivent avons-nous seulement besoin des vacances pour faire tout ça ?
Peu importe, les vacances nous ouvrent les yeux.
Pour certains, les vacances sont là pour qu'on puisse finalement fermer les yeux, se reposer.
Et si et si nous pourrions prendre des vacances un peu tout au long de l'année sans attendre la période estivale?
Voilà une question intéressante.
Quand les yeux sont humides d'émotions : Toute cette panoplie d'émotions qui nous traverse, qui nous assaille.
Humides, parce que nous sommes tristes, ou bien humides parce que nous sommes touchés d'amour, de gratitude, de reconnaissance et autres sentiments doux et enveloppants, qui nous traversent, qui nous touchent.
Alors les yeux, ces fenêtres vers notre âme se mouillent, picotent.
Des fois ça se voit de l'extérieur, d'autres ça ne se sent que de l'intérieur.
Tiens, c'était quoi cette émotion qui vient de passer? Elle parle de quoi en fait?
Les émotions, ces indicateurs pour nous qui nous permettent de savoir où nous sommes, comment nous nous positionnons, réagissons, sommes par rapport a quelqu'un ou à quelque chose.
Nos émotions ne se trompent pas car ce sont NOS émotions. Elles sont toujours justes.
Il s'agit d'attraper le fil de cette émotion et de tirer doucement pour voir où en est la pelote et de l'inspecter, comprendre, contempler, analyser la pelote.
Cette pelote qui peut être complètement inexplicable. A première vue. Incompréhensible pour les autres. Et pourtant, elle est là, la pelote,
Cette pelote qui ne demande qu'à être rembobinée joliment.
C'est ça que nous faisons quand nous chopons le fil d'une de nos émotions. Et nous remontons à son origine.
A l'origine, il y a toujours une pelote.
Prends le temps, prends le temps de la regarder, Celle-là prends le temps de l'accueillir dans toute sa mocheté, dans toute sa façon d'être. La pelote.
Elle est là parce que tu l'as laissée là ou parce que tu l'as héritée. Mais elle ne demande qu'une seule chose. "Regarde moi et rembobine-moi joliment" !
Pour qu'elle puisse te servir au lieu de tirer, noué, sur ton fil.
De l'air de l'air qui frôle le corps.
Un peu de vent.
Cette agréable, sensation d'une caresse, une caresse dans les petits poils qui se dressent sur les bras, sur les jambes. Cette carresse que le vent nous procure cette présence qui en est une - et qui n'en est pas une.
Cette présence du vent qui voyage, qui nous touche nous et qui touche tant d'autres personnes, d'arbres, d'animaux. Qui nous fait frissonner, qui nous rafraîchit, qui décoiffe cette brise que nous attendons un jour de canicule que nous redoutons le matin sur le quai du train.
La brise, elle, est toujours la même, ce vent, lui, est toujours le même. Notre appréciation change par rapport à qui nous sommes à l'intérieur, à la recherche de fraîcheur ou à la recherche de chaleur. Oui, ce n'est pas le vent qui change - ni sa qualité.
C'est selon notre appétence, notre besoin, notre état intérieur que nous allons vivre le vent, la brise de moulte façon
Oui le vent, lui, il vit sa vie et vous ? - comment le vivez-vous aujourd'hui?
Ce matin, je suis très fort avec le mot douceur. Douce, donc cette surface qu'on peut caresser, qu'on a envie de porter à sa joue, d'y poser la tête, la douceur d'une étreinte. La douceur d'une étoffe,
La douceur de la matinée d'été avec cette fraîcheur qui nous fait du bien et qui annonce une merveilleuse journée ensoleillée.
La douceur dans laquelle nous pouvons nous prélasser.
Si tu as quelque chose de doux qui te fait du bien. Le prends avec toi, comme les enfants qui se baladent avec leur doudou sans son gêne, sans honte.
Si tu as quelque chose de doux mets le dans ta poche, dans ta poche réelle ou dans ta poche imaginaire d'où tu peux le sortir quand tu as besoin d'un doudou qui adoucit des journées moins douces que d'autres,
Comme un adoucissant qu'on met dans la machine à laver les vêtements.
Un doudou laisse-le éclore devant ton oeil intérieur ! Qu'est ce qui est doux pour toi ? Ça sent comment ? au toucher ? C'est comment exactement ? De la soie ? Du velours ? Quelle couleur ton doudou ? Ta douceur ? - prends une forte inspiration, ça sent comment ?
Une fois que tu tiens ton doudou, tu le mets dans ta poche - dans ta poche imaginaire, peut-être. C'est une poche ? - peut-être au cœur ? - peut-être, c'est au creux de ton estomac ? - dans ta chaussure ? - à toi de décider où tu veux le trouver.
Parce qu'il est à toi ton doudou. Cette chose, cette impression, cette possibilité de rendre ta journée plus douce.
Une matinée pleine de promesses, des choses à faire, des choses à observer, des choses à expérimenter.
Une matinée à la fraîche qui permet encore de espérer, qui permet d'être dans l'attente d'une journée pleine d'opportunités.
Opportunité - c'est important :
avoir la possibilité de faire quelque chose - ou de la laisser, de la voir comme une enveloppe de l'ouvrir ou pas, avoir la possibilité de faire ceci ou de faire cela, de rester tranquillement au frais ou d'aller dehors, affronter le soleil, transpirer.
Ou au contraire FAIRE quelque chose de hyper constructif à l'intérieur, au frais ! Tant d'opportunités ! Oui c'est notre chemin qui s'affiche devant nous comme une icône sur laquelle on peut cliquer : J'utilise cette application, le sport au soleil ou l'application : je reste devant mon ordinateur.
Ou l'application : Je m'occupe de ma maison. L'icône, je m'occupe de moi-même. Trente applications qui tournent en même temps sur vos disques durs intérieur. Oui, on n'a pas besoin de les avoir ouvertes tout le temps.
Jouer avec deux ou trois?
S'amuser avec l'une et travailler avec l'autre,
Décider d'en fermer une quatrième. De te de dire tiens, je me suis mal pris.e cette journée là, et je recommence. Peu importe s'il est sept heures du matin, midi, quatorze heures, ou dix-neuf. On peut toujours rebooter et les tous fermer. Et puis choisir une autre application. Tellement facile avec un ordinateur, n'est ce pas ? - reboot?
Chaque chapitre de votre vie, de notre vie, de ta vie, tu peux l'inventer, ça demande du courage, détricoter ce qui a été écrit. Écrire autre chose qui ne semble pas être logique. Est ce que tu lis un livre parce qu'il est logique? Ou parce qu'il est passionnant?
Oui, la passion. S'émerveiller devant une tournure inattendue ! Cela ne fait pas tout à fait téléphoné. On sait déjà au début comment ça va se terminer, non? D'écrire son histoire de s'émerveiller soi-même.
Oui, et tu es l'auteur de ton histoire. Et des fois, c'est bien plus intéressant d'inventer un twist.
Un fait étonnant, une explosion auquel le lecteur ne s'attendrait pas ! Et ton lectorat n'est que ton lectorat. Il continue à lire ou pas, c'est toi l'auteur qui écrit l'histoire qui te fait plaisir à toi et non pas à ton lectorat.
Voyager,
voyager, quelque chose que nous faisons, non seulement avec un train, un avion, mais aussi dans la tête.
Aller loin, loin loin, pendant nos rêves, découvrir, explorer les fin fonds de notre monde onirique.
Se faire peur, profiter, se faire plaisir...
Le soleil qui nous réchauffe ou bien les pistes de ski qui nous permettent de glisser légèrement et sans effort.
Explorer, explorer c'est un mot qui nous anime au moment de décider d'une destination.
Explorer les coutumes, un climat, une topographie, une géographie, des mets locaux.
Explorer ce que nous ne connaissons pas. Profiter d'un autre point de vue sur nous, sur nos habitudes,
Mais aussi sur eux, avec nos habitudes. Des explorateurs et des exploratrices à la découverte d'autre chose, ce fameux "pas de côté" qui nous permet d'ouvrir un peu plus grand les yeux.
Et de voir, de découvrir quelque chose qui peut-être a toujours été là et que nous avions besoin de voir. Avec de la distance, du balcon, détachés de l'arbre afin de voir la forêt.
Voilà ce que cette exploration, ce voyage nous permet cet été, mais toute l'année aussi. Toute l'année. Vous, nous pouvons voyager non seulement dans les trains et les avions, mais dans nos têtes et dans nos rêves, explorer les habitudes, les éclairer et d'un autre angle, et donc tirer d'autres conclusions, d'autres enseignements.
Restez curieux et curieuses. Ouvert et ouverte à voir autre chose,
La même chose, mais autrement parce que tout est déjà là. Tout depuis toujours ?
Le voyons-nous ?
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