Inspiration Espresso, l'oracle audio

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Inspiration Espresso, l'oracle audio episodes

  • Faire le tri (E42)

    C'est à moi ou c'est à toi ?

    La question de la propriété est une question qu'on pourrait dire que nous, les humains, on en parle beaucoup. Nous en sommes préoccupés.

    Mais tu peux regarder un cheval : "Ça, c'est ma place à l'ombre". - "Moi j'ai vu à boire avant toi, donc je bois avant toi".

    Ce n'est pas une propriété, c'est une dominance. Or ce cheval va prendre place à l'ombre ou va prendre place au ruisseau et boire le temps d'épancher sa soif, le temps de se rafraîchir à l'ombre.


    Ce que nous cumulons : une maison, un endroit pour les vacances, une voiture, voire deux, un vélo et tant d'autres choses qu'on appelle nos propriétés, nous servent un petit peu - de temps en temps - et ne servent à personne le reste du temps


    Partager est compliqué. De dire : "Voilà, je n'en ai pas besoin. Alors sers t'en !"


    Et si jamais on me le rend cassé ? abîmé, usé, vieux, rouillé ? Oui, nous ne faisons pas confiance !


    Tant de vêtements dans ton armoire que tu ne portes pas. Tant d'outils qui ne servent à rien.

    Et des fois juste un manque de possibilité de prêter, de donner entre des mains qui en seraient heureuses.


    Donner une seconde vie à nos affaires, en toute confiance.

    C'est que la propriété, elle est encombrante !


    Et pourtant elle donne aussi la possibilité de faire des heureux. De laisser partir, de partager ta richesse. Partager - garder ou cloisonner - donner ?


    Un travail de tous les jours qui nous permet de laisser partir quelque chose afin de laisser rentrer autre chose.


    Et cette autre chose peut être, tout simplement de l'espace, de la perspective, une bulle pour respirer, une armoire allégée, un garage organisé. Une vision très claire de ce que j'ai et qui me sert et ceux qui m'encombre.

    Faire le tri.

    Oui, ne pas être compulsivement propriétaire, voilà un concept qui mérite réflexion.

    4 min
  • Les règlès du je (E41)

    "Mais concrètement ?" - voilà une question qui est souvent posée quand les projets n'avancent pas. C'est une question et un accélérateur, un accélérateur pour dire "Je rêve d'une nouvelle salle de bains... Je rêve de vacances.... Je rêve...." - Mais concrètement, quelle est la première chose que je dois faire pour y aller?


    Mais concrètement, qu'est ce que je dois faire ? Avec qui ? Où ? Comment ? Qu'est-ce que je dois mettre dans du concret ? - d'ailleurs en anglais "concret" est "concrete" et c'est le béton.


    Qu'est-ce que je dois mettre dans le marbre pour que ça puisse fonctionner ?

    Sur quoi est-ce que je peux m'appuyer à tout moment?

    Quelle est ma base?

    Quel est mon cadre?

    Quelle est quel est le terrain de jeu à l'intérieur duquel je vais jouer ?


    Imagine-toi, un jeu où il n'y a pas de règle de jeu? A chaque fois que tu avances un pion les règles changent !


    Toi, tu penses que garder tes pions te fait gagner? Pourtant, la nouvelle règle, c'est de n'en avoir plus du tout à la fin du jeu, ou d'en avoir un seul sur une seule case.

    À chaque fois que tu avances et tu fais quelque chose, ben les règles autour de toi changent. C'est frustrant, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible.


    Ce n'est pas du jeu. Ce n'est pas du JE parce que la question est celle du début. Qu'est ce que JE peux mettre dans le concret, dans le cadre, dans les règles du jeu, pour que ce jeu devienne réellement un jeu, que moi JE peux jouer ?


    Les règles du jeu à mettre en place et à faire respecter.


    Si je ne fais pas ceci, alors je repasse par la case prison et je recommence au début sans prendre évidemment les deux cents francs, euros, lire qui font partie de ce jeu que nous connaissons pour beaucoup.


    Oui, les règles du jeu ... est-ce que ces règles sont claires ? est-ce que ces règles sont établies ? et surtout et surtout comment est-ce que je sais que j'ai gagné à ce jeu-là ?


    Parce qu'y a-t-il un jeu ou il y a pas un gagnant ? - je peux m'amuser en faisant quelque chose seul où il n'y a pas un gagnant.

    Mais quand je joue avec les autres, avec tes partenaires, avec de la famille, avec tes clients, avec mes équipes, j'ai besoin de règles. Et peut-être, y a t-une façon de sortir gagnant de l'autre côté. Une façon ou peut-être plusieurs :


    Nous avons fait le chiffre d'affaires demandé, les études des enfants sont terminées.


    La maison est payée


    Tant de petits jeux que nous jouons avec notre entourage est-ce que les règles sont toujours claires ?

    Voilà une question intéressante.

    5 min
  • La fin (E40)

     Toute fin contient déjà un début.

    Rien ne s'arrête jamais.

    La fin d'un arbre est le début de l'humus qui donne naissance à un notre arbre et une plante.

    La fin d'un animal est le début de nourriture pour un autre qui va grandir et fonder une famille.

    La fin n'existe pas.


    La fin n'est qu'une promesse.

    La fin est une promesse d'autre chose.

    Et cette promesse, elle peut être dans le concret. Ou bien dans l'abstrait.

    La fin d'une vie donne-t-elle lieu à autre chose ailleurs ? - c'est de l'abstrait, aucune certitude.

    Et pourtant cette fin tient dans son for intérieur. Une promesse, une promesse d'autre chose. Une fin n'est jamais une fin.


    On pourrait dire que nous avons FAIM, une faim de loup pour découvrir ce qui arrive après. Que nous restons sur notre FAIM, parce que nous aurions bien fait encore plus de la même chose.

    Mais non, il y a une fin, une fin prometteuse.

    Même la fin des vacances annonce le début d'autre chose.

    A nous de décider si cette autre chose est joyeuse, tragique, dure, prometteuse ou encore d'une autre qualité.

    À nous de décider de voir ou pas la promesse, le champ de toutes les possibles qui s'ouvrent devant nous.

    3 min
  • Ta trame (E39)

     Une combinaison de choses, fait ce que un moment, un lieu, une parenthèse soit magique.

    Ce n'est jamais une seule chose qui t'attire. Non, quand tu pars en vacances, c'est la montagne ou bien la mer, le soleil, la compagnie, la température : c'est la combinaison de toutes ces choses qui vont faire que ces vacances, tu les considéreras comme réussies. Ou pas.


    Combiner ce qui te fait plaisir, combiner ce qui vient à toi, te laisser pénétrer aussi par la surprise de ce que tu n'avais pas planifié.


    Le démarrage est souvent une combinaison des choses non négociables, des choses qui te sont indispensables. Tu dois les avoir pour être à l'aise, pour que tu puisses te reposer, te former, avancer :

    Avoir la vue sur une montagne ou sur la mer, sur quelque chose qui t'inspire la bonne nourriture, un lit confortable, un endroit sans bruit, un endroit dans la nature où entouré de personnes qui te sont chères.


    Tant de variables qui vont faire que tu te sens à l'aise, prêt ou prête pour y aller, pour te lancer. Combiner les choses plaisantes te laisser aspirer par les choses qui te paraissent intéressantes de loin.


    Créer une trame sur laquelle tu peux dessiner ton futur.


    Quoi de mieux que l'été pour se poser et se poser la question?

    Quelle est la trame dont j'ai besoin?

    Quelle est la trame qui accueillera mon futur?

    Quelle est ta trame à toi?

    3 min
  • La page blanche (E38)

    Rien.

    Des fois, tu as l'impression que rien ne te vient. Il n'y a pas de petite voix dans ton oreille ou au fond de ta tête ou au loin qui te parle. Non c'est la page blanche, l'horreur de tout écrivain. Des fois y a rien et ce rien peut faire très peur ou bien c'est un champ des possibles, un champ de possible qui permet de laisser venir, d'inventer, de montrer ta créativité, de faire autrement ... ou de ne pas faire du tout.


    La page blanche. Oui, elle fait peur.


    Et pourtant c'est de là que viennent nos plus belles idées d'où tu peux réinventer où tu peux, justement commencer de rien et non pas bâtir sur quelque chose qui existe déjà. Non tu peux te dire "si je recommençais de zéro, quelle couleur est-ce que je choisirais, Quelle texture, quel sont quelle odeur" ?


    Recommencer à zéro? - Oui, ça fait peur et pourtant, et pourtant ça permet quelque chose que tu ne peux pas faire dans le confort de ce que tu as déjà.


    Dans ce confort de ce que tu as déjà, il faut que tu composes avec ce qui est déjà présent. Il faut que tu fasses des compromis ! La page blanche, elle, elle te permet de faire des fondations, de créer un soubassement inédit à ta vie.


    Et ça, ça fait peur. Et pourtant, il y a un petit sourire qui se dessine au coin de tes lèvres. Si j'avais la possibilité de recommencer à zéro qu'est-ce que je ferais ? - si je n'avais pas besoin de composer, de faire des compromis avec ce qui est déjà.


    Voilà une idée qui fait peur et qui met en joie

    4 min
  • L'inspiration (E37)

    L'inspiration.

    Des fois elle vient, des fois elle se fait attendre.


    Des fois, nous avons l'impression qu'elle n'y est pas. Et pourtant, n'est-ce pas, parce que nous avons censuré cette première chose qui nous venait à l'esprit ? - Cette première chose, ce mot, cette idée, cette image, non, nous lavons écartée.


    Oh, ce n'est pas sérieux, ce n'est pas ça, c'est pas possible. Oui, c'est la castration de l'inspiration ! - de ne pas prendre le premier mot et de tirer sur le fil de voir ce qui vient derrière.


    L'inspiration est faite de détours est faite de surprises. Et on pourrait même dire que tu peux commencer avec n'importe quel mot, n'importe quelle image. Si tu laisses libre cours à ton imagination, tu vas arriver sur quelque chose d'important.


    Le premier mot, in fine, n'est que l'excuse. Mais surtout, c'est un raccourci. Si tu prends ce premier mot, cette première image cette toute première idée elle va t'approcher de ta grosse inspiration beaucoup plus rapidement.


    Mais tu vas aussi y arriver en passant par d'autres routes. Peut-être une autoroute qui fait le grand tour ? - tu peux rouler plus vite, oui, mais tu rajoutes des kilomètres au compteur.


    L'inspiration, elle est là tout le temps.


    Quand tu es connecté au reste - et connecté, tu l'es - appelle-le "le grand tout" appelle-le tel que tu le veux.


    Mais saches que tout est en tout, regarde ! Les acupuncteurs te le disent : tout ton corps est représenté dans ton oreille dans ta main, dans tes pieds, sur ton dos. Et le monde entier est représenté dans un arbre dans une fleur.

    Tout est partout tout le temps. Donc oui l'inspiration, la connexion au grand tout est omniprésente.


    À toi de décider si tu t'y branches ou pas.

    4 min
  • La menace (E36)

    Menaçant.

    Des fois, nous regardons dehors et nous voyons un ciel d'une couleur que nous définissons de menaçant. Mais qu'est-ce que ça veut dire "menaçant", ça veut dire qu'il va pleuvoir. De nos jours, c'est plutôt une bonne idée. C'est une très très bonne nouvelle s'il pleut, n'est-ce pas ?

    C'est donc quoi "menaçant"?

    Oui, il faut que je prenne peut-être un parapluie, un manteau, des bottes en caoutchouc ou que je change de plan et je reste à la maison. C'est quoi la menace en fait ? C'est quoi cette menace qui plane au-dessus de ma tête?


    Ça menace de fonctionner d'ailleurs des fois - et nous faisons tout pour faire capoter un projet, une décision. Oui, la menace, elle vient dans toutes les couleurs, comme tout le reste.


    Ça menace de fonctionner, ça menace de réussir, ça menace de me mettre en lumière, ça menace de me faire du bien. Et ça, ça fait fichtrement peur ça.

    2 min
  • Ton corps (E35)

     Ton corps, des fois tu n'y prêtes pas attention.

    Il est.

    Il se balade avec toi.

    Il fait ce que tu veux.


    Tu le laves le matin, tu le parfumes, tu le maquilles, tu lui brosses les cheveux, mais tu n'y prêtes pas vraiment attention à ce corps dans lequel tu te balades.

    Ce corps qui comme un bon soldat t'accompagne tous les jours, qui se fait remarquer des fois avec un mal de tête, un mal au ventre, un mal aux pieds


    Oui, des fois il se rappelle à notre bon souvenir ce corps. La plupart du temps tu le prends comme acquis.


    On nous dit que nous nous rendons compte de la valeur de ce que nous avons une fois que nous le perdons. Quand nous perdons la santé par exemple.


    Et alors, des matins, quand tu te réveilles et tu te frottes les yeux un peu collés, tu te rends compte que ces yeux-là sont un peu collés. Que tes membres sont un peu raides. Ou bien en sortant du lit que ça coince dans le bas du dos.

    Oui tout ça, c'est sa façon de te parler, de te rappeler qu'il est là, qu'il a des besoins. Des jours il est lourd : tu le sens comme une grosse masse assise sur le canapé. Et des jour, tu n'y penses même pas à ce corps, ce corps qui t'accompagne.


    Tu lui fais manger des choses qui ne sont pas forcément bio, voire vertes, voire bon pour la santé. Des fois tu le fais boire ... ce corps, il n'en a pas besoin. Et je parle pas de l'eau.


    Notre corps, c'est un bon soldat qui nous suit jusqu'à ce qu'il ne nous suit plus.


    Pourquoi attendre qu'il hisse le drapeau blanc ou qu'il remue frénétiquement un drapeau rouge en disant "écoute-moi", "fais attention à moi", "soigne moi" !


    Oui, ton corps, il a besoin de toi - et toi, tu as besoin de ton corps.


    Et si, et si tu scannais tous les jours ton corps en écoutant ses messages?


    Les messages qu'il aboie ou les messages qu'il te chuchote.

    5 min
  • Ecouter (E34)

    Se laisser pénétrer par ce qui se passe à l'extérieur. Écouter, écouter vraiment jusqu'à ce que le message arrive aux fins fonds, à l'intérieur.


    Ne pas seulement entendre le son de la cloche, l'appel du téléphone, le bi bip du véhicule qui recule, non, de le chérir,de lui prêter toute son attention.

    De créer une image mentale au lieu de l'image fuyante cachée sous plein d'autres images.

    De voir ce camion qui recule, en plus du beep-beep-beep, de voir les tourtereaux, de faire une image de ce que nous entendons.

    Laisser éclore une histoire : une histoire d'amour, une histoire tragique, une histoire de tous les jours.

    Laisser éclore, se laisser pénétrer : de voir l'ouvrier qui vide les poubelles, la sueur sur son front, d'imaginer le conducteur de la voiture qui passe, son humeur du jour.

    être pleinement présent et présente

    et de laisser éclore au lieu de laisser s'enfuir.


    Nous sommes capables d'avoir une vue avec un focus sur seulement une seule chose. Le reste, nous le voyons même pas.


    Quid de notre ouïe ?


    Si nous ouvrons grand les oreilles, grand, grand, grand, les oreilles qu'est-ce qui nous entoure ? - Qu'est-ce que nous ignorons parce que nous sommes tellement focus sur une seule chose ?


    Et si nous donnions à notre imagination - voire notre intuition - tout l'espace pour imaginer ce qui se passe autour de nous ?


    Devenir présent à tout ça, être pleinement présent.


    Voilà un exercice intéressant.

    3 min
  • Le calme (E33)

     Le calme,

    le calme intérieur, le calme extérieur.

    Des fois, les deux vont ensemble.


    On a besoin de calme à l'extérieur pour pouvoir créer le calme à l'intérieur. D'autres fois, nous sommes capables de créer un calme complet, tout en étant dans un endroit bruyant.


    Et pourtant, ce calme qui peut arriver le matin avant que la maisonnée se réveille . Ou que nous pouvons nous créer lors de la journée lors d'une méditation en mettant de la musique dans les oreilles, ou juste les bruits de la forêt. Le soir, quand tout le monde est couché,




    Calme,

    le mot déjà invite à se poser

    et d'être d'être juste là, de profiter de soi et de profiter de la qualité de tout ce qui se passe autour.


    Calme, se laisser se déposer sur son siège, dans son fauteuil, sur son canapé, de sentir les appuis du fessier et des cuisses, du dos.


    D'écouter - ou pas - le bruit du ventilateur des oiseaux dehors,


    de déposer la matière du corps, juste là au calme.


    Oublier l'effervescence, la liste des choses à faire,

    supprimer - observer - l'envie de bouger, de faire quelque chose pour donner place à ce calme de se poser, de laisser descendre sa propre voix d'une octave.

    De se rendre compte qu'un rythme lent avec des pauses est aussi intéressant que le chachacha de notre vie


    Oui, se poser là avec un O, mais aussi avec un AU, être posée dans le calme de soi est un moment de grâce,un moment où il y a pas d'enjeu, il y a pas de but.


    Et ça, ça c'est reposant.



    4 min

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