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Or


La fraîcheur du matin, celle qui nous surprend quand nous ouvrons notre volet : C'est l'automne.
La nature change, les couleurs changent, la température change. Nous regardons notre garde-robe de nouvel œil et la fraîcheur de ce regard nouveau nous permet de voir des choses que nous n'avons plus vues parce que nous étions bien trop confortables.
Pendant tout l'été, il faisait chaud, nous étions bien dans très peu de vêtements in fine. Tous les jours, la même température. Maintenant, tous les matins, c'est la surprise. Déjà, il fait noir ce qui met d'autres accents sur notre café ou notre thé matinal.
Et puis, nous ouvrons l'armoire et nous redécouvrons tout ce qu'il y a dedans. Les vestes, les pulls, les pantalons longs.
Ce n'est pas la fraîcheur du matin. C'est notre regard qui a changé. Notre regard, qui nous permet de voir autre chose.
Des fois, nous avons besoin de quelqu'un d'autre qui met un spot à un endroit que nous ne pouvions pas voir, qui était dans l'ombre.
Et grâce à ce spot, grâce à cette illumination de quelqu'un d'autre, nous nous rendons compte que nous avions effectivement cet angle mort - donc la fraîcheur du regard de quelqu'un d'autre qui nous permet de voir, d'évaluer, de faire, de prendre des décisions autrement que si nous essayions d'avancer tout seuls.
Fraîchement vôtre.
"Mamma mia !" - Voilà une expression. Tous les Italiens en raffolent Mamma mia !
Pour dire "wow" ou "ouiuouioui" pour dire toute la panoplie des choses que nos émotions souhaiteraient exprimer. Une panoplie allant du blanc jusqu'au noir, du rouge vif au violet sombre.
La complexité de l'être humain. Dans une seule petite exclamation.
On ne parle pas de la mère en elle même et tout ce que notre mère nous a donné mais surtout ce que nous en faisons.
Mamma mia !
Toutes les choses, tous les héritages que je porte en moi, des générations et des générations avant moi. Mamma mia !
Oui. Ma mère - et mon père d'ailleurs aussi - sont porteurs de tout ce qui s'est passé avant moi et ils me l'ont transmis.
Mamma mia ! - à moi de décider quoi en faire : le subir, le transformer, l'alchimiser, en faire autre chose.
Oui, Mamma mia ! Tout un programme.
"Au son des cloches", ou encore "les cloches ont sonnées".
Oui, ces cloches qui nous donnent l'heure, ces cloches qui nous permettent de savoir nous situer dans le temps, savoir ce qui est attendu de nous : La sonnerie à l'école, les cours reprennent, ou on est à la fin des cours.
Le son des cloches dans les églises à la sortie des mariés. Tant de cloches qui nous invitent d'entrer, de sortir, de démarrer ou d'arrêter de faire quelque chose.
Elles rythment la journée, la semaine, le mois, l'année, les cloches sonnent.
Ce cadre qui nous permet de nous situer à l'intérieur de cet énorme océan de temps qui est le nôtre, après lequel nous essayons de courir. Or, il y en a tant, il y en a de partout devant, derrière, dessus dessous. Le temps est omniprésent, il y en a toujours plus.
Il y a une journée qui est terminée et il y en a une autre qui démarre : encore des minutes, encore des heures, encore des jours, encore des semaines.
Pourquoi courir après le temps si nous nageons déjà dedans, cet océan ? - Tout ce temps déjà passé, nous ne voyons même plus l'horizon derrière nous. Et nous ne pouvons même pas imaginer l'horizon devant nous.
Ce qui compte, c'est nager dedans. Nager, garder la tête en dehors de l'eau et nous rendre compte que cela ne s'arrête jamais !
- La forme dans laquelle nous profitons de ce temps changera un jour, c'est certain. -
Mais le temps lui est là pour nous tout le temps, sans arrêt. Oh, ça fait du bien de se dire : " je ne suis pas à court de temps".
Le compte est renouvelé tous les jours, de toutes ces minutes et ces heures et tous les jours ! - je peux en profiter, le gaspiller, le mettre à profit, en jouir.
Oui, peut-être, c'est le fait d'en jouir qui nous fait peur. Le fait de nous dire qu'aucune cloche ne sonne. Je n'ai pas besoin de retourner en classes.
Je peux profiter de tout cet océan de temps comme un poisson dans l'eau.
Avancer, parce que reculer n'est pas une option.
On ne peut pas revenir en arrière, être plus jeune, revivre la journée d'hier.
Non, la seule façon de vivre ta vie, c'est de regarder le futur et de laisser le passé derrière toi.
Avancer !
On voit des personnes âgées qui ralentissent, ils ralentissent, ils avancent très doucement, voire plus du tout, ils restent sur place.
Il n'y a plus rien qui se passe, plus rien à raconter, plus rien à faire, juste être là - des fois abrutis devant la télé.
Peu d'avancement en attente d'une mort certaine. - Pour nous tous d'ailleurs.
Donc, avancer oui. Avancer pour une prochaine étape pour autre chose à voir, pour faire ce que Sénèque disait si joliment :
"Tu n'arrêtes pas d'apprendre parce que tu vieillis, mais tu vieillis parce que tu arrêtes d'apprendre."
Et si tous les apprentissages - peu importe ton âge - étaient encore devant toi ?
S'il y avait encore tellement de choses à comprendre, à lire, à expérimenter peut être ?
Ça ne sera plus un saut en élastique, mais peut-être un peu d'électricité, un peu de plomberie, un peu de mécanique.
Apprendre les noms des oiseaux, les essences des arbres.
Toujours et encore il y a des choses à apprendre.
As-tu soif de continuer ?
- à savoir quel oiseau chante, comment faire redémarrer ta voiture?
Oui, c'est ça que ça veut dire d'avancer, avancer tous les jours un peu plus pour continuer à apprendre...
et ne jamais vieillir.
Écoute ton corps, ton corps lui sait que tu as du mal à rester éveillé, à garder les yeux ouverts, tu bâilles, ton dos ne veut pas rester tout droit. Tu t'affaisses.
Tant de petits signes qui disent je suis fatigué.e., j'aimerais m'allonger, j'ai besoin d'une pause.
Tant de petits signes que tu ignores, tu passes à autre chose, tu fais autre chose, tu mets ton point focal, ton focus, ton attention, ta concentration à d'autres endroits !
Les choses après lesquelles tu cours constamment.
Or ton corps lui, il te dit : "stop écoute-moi, je suis fatigué, j'ai besoin de me poser" !
Après une longue nuit de repos, tu te rends compte à quel point ça t'a fait du bien de te réveiller sans réveil
Et à quel point tu as rêvé pendant la nuit.
Que tu as laissé poser les choses
Et tu te poses la question : Pourquoi tu n'écoutes pas plus souvent ton corps?
Ton corps, lui sait ce qui est bien pour toi. Il a plein de ressources et il est équipé de plein d'antennes, des antennes qui permettent de capter des idées, des courants, des nouvelles !
Oui, ton corps, lui est un détecteur de ce qui se trame autour de toi. Alors, as-tu envie de lui donner le repos dont il a besoin pour fonctionner au top de ses capacités ?
La pluie
qui nous inonde,
qui nous mouille,
qui nous rafraîchit,
qui nourrit,
qui épanche notre soif.
Cette pluie qui nous fait prendre un parapluie,
cette pluie que nous attendions,
pour laquelle les Indiens font les danses de la pluie.
Oui, cette pluie, on l'attend, on la craint, on en a peur quand c'est le déluge.
Et pourtant, quand elle arrive, même dans le désert, elle fait - le temps d'une nuit - éclore tout, tout, tout ce qui est endormi entre les grains de sable.
Oui, cette pluie est attendue, abondante, éparse, salvatrice, cette pluie.
Cette pluie mouille de l'extérieur, mais pas de l'intérieur ...
sauf si nous ouvrons grand la bouche pour avaler un maximum de gouttes. Alors cette pluie, elle est de partout.
Elle éteint le feu à l'extérieur. Et elle re-pulpe de l'intérieur.
Cette pluie nous étouffer quand il y en a trop, trop abondant.
C'est le dosage qui - in fine - est toujours et encore et toujours et encore.... il est toujours et encore ce qui fait la différence entre poison les médicament.
"Maison !"
Voilà, on entend les enfants qui touchent un endroit et qui deviennent intouchables.
Maison ! Quand les enfants sont à un endroit qu'ils s'appelle maison ils se reposent, ils sortent du jeu, ils reprennent leur respiration.
Maison ! .
"Rentrer à la maison" peut dire tellement de choses. retrouver ses racines. Quelque part où l'on ne vit pas, arriver au fond de soi-même.
Peu importe où tu vas, où tu te poses, ta maison intérieure est toujours avec toi, tu t'assois. Peu importe le canapé, peu importe l'endroit. Ta maison intérieure, elle est toujours avec toi : Maison !
Cet endroit où l'on peut se reposer, où on peut se poser. Cet endroit où souvent nous pouvons faire le vide. Le vide de nos pensées où il n'y a rien à prévoir, rien à faire. Ce cocon dans lequel on peut juste être.
Tu sais quand tu y es parce que tout l'artificiel disparaît. Tu es.
Tu n'as pas besoin d'un cadre particulier et tu reconnais ta maison quand tu ES et que tu n'as besoin de rien de plus :
ça peut être le rocher à l'embranchement,
ça peut être le hamac au fond d'un jardin,
ça peut être ta chaise longue sur le balcon.
même ta chambre d'hôtel dans laquelle tu prends soin d'être, de retrouver
cette maison intérieure.
Mes enfants savent le créer où ils veulent ...et pourquoi pas toi ?
"Maison !"
Aujourd'hui, ce n'est pas une inspiration espresso, mais une inspiration Eau tout court. Je suis sur mon Paddle en plein milieu de la Marne.
Et cette eau, elle m'inspire.
Cette eau qui n'est pas express.
Pour une fois, cette eau qui est comme un miroir reflète ce qu'on lui montre, révèle ce qu'on ne peut pas voir parce que on est à l'intérieur de soi-même :
Quand je me penche sur l'eau, je me vois, je me vois différemment. certes, mais je me vois. Cette eau qui reflète.
Cette eau qui reflète mais qui cache aussi toute cette profondeur qui peut être mesurée avec des centimètres, des mètres, des kilomètres même. Selon là où elle reflète ce qui est au dessus.
Mais elle a ses propres secrets, sa propre profondeur.
Et c'est vrai des deux côtés, je me regarde et je ne peux pas voir toute la profondeur de cette eau. Et cette eau ne peut pas voir toute ma profondeur.
Celle qu'elle ne peut pas refléter ! - une profondeur mystique, profondeur insondable inconnue, des fois, même pas connu par celui ou celle qui est concerné.
Cette profondeur - des fois insondable - cette profondeur plongée dans le noir, dans le sombre. Qui peut être joyeux - ou bien tragique.
Cette profondeur existe, peu importe si nous l'affichons ou pas, peu importe si nous le savons, nous le ressentons - ou pas.
Mais cette profondeur nous permet de puiser, de puiser les forces dont nous avons besoin pour aller de l'avant. Cette profondeur de notre âme, cette profondeur de notre corps, cette profondeur de nos expériences de vie, nous permettent d'avancer toujours plus loin.
Donc, oui, nous ne pouvons pas tout voir, ne pouvons pas tout prévoir.
En revanche, ce n'est pas pour autant que ça n'existe pas.
Tu es hypersensible.
Hypersensible aux mots que tu entends.
Aux choses que tu sens sur ton enveloppe corporelle :
Un cheveu qui se balade sur ton dos.
Une mouche qui se pose.
La piqûre d'insecte sur la jambe.
Une acuité, une présence d'un hypersensible pour ce genre de choses.
Les bruits environ, la pollution visuelle, la vue sur des éléments dérangeants, le bruit constant st et ambiant.
Ton hypersensibilité a bien des avantages et des désavantages.
Tu es capable de prendre la mesure de ce qui se passe autour de toi.
Tu es capable de voir le petit changement dans les expressions faciales de la personne en face de toi.
Tu sais prendre la température dans une pièce dans une maison,
Tu sais quand quelque chose cloche.
Tu sais aussi ressentir quand tout va bien.
L'hypersensibilité, être à fleur de peau, te permet d'être au plus juste et rentrer en contact à un endroit où l'autre personne peut être vulnérable et où toi tu es vulnérable.
Tu peux ressentir cette hypersensibilité comme une tare parce qu'elle brouille les pistes : trop d'informations de partout !
Mais cette hypersensibilité, n'est elle pas plutôt un cadeau?
Avoir un tableau de bord comme toi tu l'as, où tu peux prendre la température, l'ambiance les émotions de tout ce qui se passe autour de toi.
A toi de décider si tu veux prendre la direction ou si tu vas juste regarder ou subir ton tableau de bord. Ton tableau de bord est bien plus large que celui de quelqu'un d'autre.
Vas-tu t'en réjouir où vas-tu le subir ?
"Ça me donne des ailes" - Voilà une jolie expression !
Imaginez d'avoir des ailes, pouvoir décoller, survoler une situation. Monter plus haut, changer d'angle.
"Ça me donne des ailes" est-ce que ça veut pas dire que je m'élève et je suis au-dessus sans être supérieur. Juste au-dessus et je me rends compte à quel point la situation, mon problème, mes soucis semblent déjà un peu plus petit ? Mais surtout, faisant partie d'un plus gros, de quelque chose de plus grand.
Avec mes ailes, je peux m'élever. Avec mes ailes, je peux choisir l'angle à partir duquel je regarde la situation.
Je peux rejoindre d'autres oiseaux, voler seul, voler plus haut, plus bas. "Prendre de la hauteur" - une autre très jolie expression, n'est-ce pas ?
"Se faire pousser les ailes" - "je me sens pousser des ailes"
Et si, et si tu sens maintenant les ailes que tu as tout le temps dans ton dos, ces ailes qui sont invisibles, mais pourtant, mais pourtant, quand, toi tu y crois, peuvent te faire survoler une situation, une expérience, un vécu.
Ces ailes te permettent de voir les choses autrement.
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