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Or


Pleine lune,
pleine lune, cette promesse de cet astre céleste,
La fin de quelque chose,
Le début d'autre chose,
une promesse.
Une promesse d'arrivée des marées
de départ de l'eau,
de changement de temps,
l'arrivée de la pluie, du soleil,
tant de promesses, tenues ou pas,
nous regardons le ciel.
Éclairés nous sommes ça, c'est sûr,
de cet astre qui reflète le soleil
et encore éclairés nous sommes,
s'il n'y a pas de nuages.
Ces nuages qui nous volent la vue.
ces nuages qui font partie
du paysage.
Oui, tu peux chasser les nuages
peux-tu vraiment chasser le nuage ?
chasse les nuages à l'horizon !
Ces nuages peux-tu les chasser,
évidemment que non.
Ces nuages font partie du paysage.
Tu peux les observer,
tu peux y reconnaître des formes.
Tu peux y voir la promesse de pluie,
mais les nuages font partie de ce paysage.
Pas de beau temps sans nuages,
pas de vue sur la Lune.
Sans nuage, des fois, pas toujours.
Ces nuages gorgés d'eau,
Ces nuages nous nourrissent
La pleine lune,
elle, elle est toujours là.
Elle est juste derrière
le fait de le savoir,
le fait de t'y connecter te permet dans ton cœur
de voir plus clair
Les nuages, eux,
ne sont qu'une barrière
à sauter, à contourner, à utiliser,
mais en aucun cas à t'empêcher.
J'évite de faire ce qui est à faire.
Je me trouve mille et une excuses pour faire autre chose.
De la poussière, un peu de rangement.
Et si je lavais des vêtements ?
Tant de choses qui me semblent urgemment en haut de ma liste. Et pourtant, et pourtant, je sais que je suis attendu ailleurs.
Cet ailleurs qu'il faudrait que je regarde les yeux et le cœur grand ouvert.
Cet ailleurs que je peux sentir,
mais je ne peux pas le décrire.
Cet ailleurs qui est là, au bout de mes doigts, au bout de ma langue, mais je ne peux pas le nommer.
Donc, au lieu de laisser venir, au lieu de faire le vide et laisser émerger, je m'occupe à faire autre chose.
Tu connais ce mode de fonctionnement, tu l'as vécu toi aussi ! - de t'occuper à faire mille une choses seulement pour ne pas faire ce que tu devrais faire.
Nous sommes, tellement talentueux et talentueuses à éviter le travail de fond. Ce travail de fond, à se poser les bonnes questions, ce travail de fond à creuser, aller jusqu'au fond.
A découvrir de quoi nous sommes faits à découvrir ce qui est attendu de moi, ce que j'attends de moi.
Eh oui, je peux m'occuper à plier le linge, à faire la vaisselle, mais réellement, est-il là mon appel ? - clair que non.... quoique... en pliant le linge en occupant les mains avec autre chose, peut-être ta tête, ton cœur, ton corps se rangent aussi ?
Se rangent afin de pouvoir faire émerger ce qui dépasse ce qui n'est pas plié. Ce qui n'a pas encore de place dans ton armoire.
Cette chose qui prend de la place, qui n'est pas rangée, qui est là pourtant, qui occupe ton espace et ton espace visuel.
Et oui, va ranger ta chambre !
Tu verras que tu verras que ce qui dépasse et ce dont tu dois t'occuper.
Range ta chambre va plier le linge va laver les carreaux et tu verras que tu verras plus clair.
Grace Kelly, cette beauté.
Cette beauté sublime.
Cette femme à la fin tragique.
Une belle personne - à l'extérieur sublime
... une belle personne tout court ?
Ces personnes , qui sont habités de grâce.
Cette belle personne que nous admirons parce que ces faits et gestes sont imprégnés de ce "je ne sais pas - je ne sais quoi", quelque chose de doux, quelque chose de puissant, quelque chose de présent.
Une belle personne est cette personne que nous écoutons, mi admirative, mi sous le charme.
Nous sentons la puissance de chacun des mots
et pourtant nous avons le choix de les accepter.
Ou de juste les écouter.
Une belle personne ne nous jugera pas.
Elle est juste là.
Des belles personnes, tu en as
dans ta vie tout autour de toi.
Tu regardes, tu sais sur qui - non pas tu peux compter - mais sur qui tu peux t'appuyer.
Elle sera là pour toi, elle écoutera.
Elle est là, en silence
et des fois elle en sort.
Tu peux y déposer tout ce qui te passe
par la tête et tout ce qui te tracasse.
Elle accueillera tout ce que tu as à déposer
la belle personne habitée de grâce,
Regarde autour de toi le nombre de belles personnes,
la foule de belles personnes autour de toi.
Et si toi ... tu n'étais qu'une d'elles ?
une belle personne à ton tour qui écoute, qui panse les blessures
grâce à une oreille attentive
grâce à une présence inconditionnelle
grâce à un amour qui ne juge pas.
Le club des belles personnes.
Un monde de belles personnes
qui sont là les unes pour les autres,
qui écoutent, qui accueillent, qui ne jugent pas.
La grâce, un ballon qu'on peut se lancer à tour de rôle.
Un jeu somme toute.
Envie de jouer ?
Un contrat d'âme. Késako?
C'est ce contrat qui nous lie entre deux personnes,
pour apprendre quelque chose,
pour lâcher quelque chose,
pour solidifier quelque chose.
Notre âme, elle n'est probablement pas là la première fois - si on y croit, évidemment.
Et si cette âme, elle avait un contrat avec une autre - bien avant de s'incarner ? - tiens cette fois-ci, j'ai besoin d'avancer sur ce sujet.
Alors, toutes nos relations avec nos parents, avec nos enfants prennent un tout nouveau tournant.
Un contrat d'âme, oui.
Ces personnes que nous croisons au hasard.
Et si ce hasard n'en était pas un des rendez-vous comme dirait Paul Elouard ?
Des rendez-vous que nous avons pris,
afin de nous faire botter le cul
afin de nous faire avancer,
afin de nous faire comprendre, faire l'expérience de quelque chose que nous devons expérimenter.
Des contrats d'âmes douloureux,
des contrats d'âme qui nous font pleurer.
Oui, et pourtant, ce sont ces contrats-là ... si nous décidons que nous les avons décidés - un jour il y a longtemps - alors nous en retirons la leçon et non pas la souffrance.
Ça m'énerve ! - Voilà des mots qui traversent ton esprit.
Ça m'énerve ! - ça gratte quelque part, t'es pas content.
Et pourtant
Ça t'énerve ! - ça veut dire quoi en fait ?
Ça t'énerve ! - ce n'est pas comme toi, tu voudrais. Il y a une discrépance entre ton plan et ce que l'univers ou la vie te propose.
Ça m'énerve ! - Il y a un fossé entre ton imaginaire et à la réalité.
Ça m'énerve !
Ils sont où ces nerfs d'ailleurs qui sont énervés?
Les Américains disent : "it struck cord" - Il y a une corde qui a été touchée. Ce nerf qui a été mis en vibration.
Il y a quelque chose qui vibre, qui n'est pas en accord avec le reste. C'est comme si sur une guitare, y a une des cordes qui n'était pas ajustée, qui n'était pas accordée.
Et voilà ce qui se passe quand nous sommes énervés. Il y a une corde qui n'est pas ajustée, qui ne joue pas dans la même tonalité que le reste de tout l'instrument. Ça m'énerve.
Une musique somme toute, dissonante à tes oreilles. Il y a des musiques tout court qui ne te plaisent pas parce que ce n'est pas de ta culture que. Tu n'as pas l'habitude d'écouter ce genre de musique.
Toi en vacances, dans un pays musulman, tu seras réveillé par les chants, les prières du matin. Un musulman en vacances chez nous sera réveillé par le son des cloches. Pourquoi? Parce que nous n'avons pas l'habitude de l'entendre.
Donc tout ce qui nous énerve, tout ce qui t'énerve n'est peut-être qu'une émanation de quelque chose de plus profond :
Que tu ne connais pas encore.
Que tu n'as pas encore considéré.
A quoi tu te n'es pas encore habitué.
Seulement parce que ça t'énerve parce que ce n'est pas accordé, ne veut pas dire que ce n'est pas acceptable. C'est juste que ton oreille, ton corps, ton esprit, ton âme ne se sont pas encore habitués à ce son de cloche.
"Slam the breaks"
voilà une expression bien américaine qui veut dire de freiner violemment, de faire un arrêt sur image immédiat. Stop !
Ce geste, d'enfoncer la pédale de frein jusqu'au métal jusqu'au bout, presque à traverser le fond de la voiture.
"Oh - où suis-je ? Qu'est-ce qui arrive ? " - Devant moi cela a freiné et je ne l'ai pas vu venir ! Je n'étais pas attentive !
"Slam the breaks"
Quand je me rends compte que ce qui se passe autour de moi m'a échappé, je n'étais pas présente.
Mon coeur bat plus vite et je reviens là dans le présent et je dis "wheeeew" ....
Je n'ai pas embrassé - ni doucement, ni violemment - la voiture devant moi. Je me suis tout juste arrêté, avant la ligne du stop, avant la ligne du feu rouge.
Mes pensées étaient ailleurs. Mon esprit était ailleurs. Je n'étais pas présente dans mon corps qui conduisait la voiture.
Revenir à soi.
Des fois, c'est l'environnement qui nous le dicte en y mettant un feu rouge, un autre véhicule qui freine.
Des fois, c'est notre agenda. Nous l'ouvrons et nous découvrons avec cette surprise presque enfantine comme quoi aujourd'hui, ce matin, cet après-midi : rien ! Rien dans l'agenda ! - du temps pour travailler, pour faire.
Horreur ! donc ma journée n'est pas rythmée ? - Non, il va falloir que je réfléchisse moi-même comment l'occuper?
Quelles sont les choses qui sont sur mes différentes listes et que je dois faire ? - que j'ai voulu faire depuis longtemps et que je repoussais depuis longtemps?
Revenir à l'intérieur de ton corps qui conduit ce véhicule et dont l'esprit s'était échappé par ailleurs .... où tu n'étais pas présent.e.
Le corps, lui, il l'a exécuté et toi, tu étais ailleurs.
Revenir à l'intérieur de la carrosserie et de ton corps pour faire ce que tu as à faire en pleine conscience.
Wuaoh, je n'ai pas grillé le feu rouge je n'ai pas grillé le stop, je n'ai pas embrassé la voiture devant moi.
J'ai eu de la chance, mais je suis de retour - intéressant.
Des fois c'est l'extérieur qui nous ramène à l'intérieur
Et si tu le faisais, toi-même "slam the breaks" pour retourner à l'intérieur de toi ?
Tu te balades chez toi, tu prends en passant un pull qui traîne sur un accoudoir, tu ajustes les livres qui sont empilés à côté de ton lit.
Tu fais mille et un petits gestes pour rendre ton intérieur plus ordonné, plus joli, moins encombré, plus à ton goût.
Et si tu t'arrêtais pour te rendre compte pourquoi ? - Au nom de quoi ? - tu fais tous ces petits ajustements ?
Est-ce que tu crains que ta mère passe et voit le désordre chez toi ?
Est-ce que tu le fais parce que tu aimes les choses qui sont bien empilées?
Est-ce que tu vois le désordre à travers de tes yeux ou à travers les yeux de quelqu'un dont tu crains la visite.
Tu peux faire tous ces ajustements dans ta vie en ayant peur du regard de quelqu'un d'autre, en voulant plaire à quelqu'un.
Ou bien, tu peux le faire pour toi parce que quand tu passes dans la pièce, ça dessine un sourire sur tes lèvres, parce que ça te met en joie de voir comment les choses sont organisées - ou pas !
Comment ce joyeux bordel, ce joyeux désordre te met en joie, donne des ailes à ta créativité.
Les deux raisons de ranger sont parfaitement acceptables. Or, la première, tu la prends par peur, la deuxième parce qu'elle te met en joie.
Voilà une réflexion intéressante.
Ce mal de tête,
Ce signal d'alarme, cette loupiote qui clignote dans votre voiture sur le tableau de bord de votre corps et que signifie que vous devriez porter votre attention sur ce qui se passe.
Mal à la tête. Comment va ton foie ?
As-tu fait des excès de chocolat, d'alcool, de café manque de sommeil ?
Réellement, tu le sais, là où tu as péché, tu sais d'où il vient, ce mal de tête. Or, c'est bien plus confortable de mettre un torchon, une serviette, une grosse couverture sur tes méfaits.
Les méfaits, tu les connais, ils te connaissent aussi. Mais tu es malin ton corps, ce bon petit soldat. Il continue, il délivre même s'il est fatigué. Il te suit même s'il est intoxiqué.
Oui, ce corps, il te suit jusqu'à ce qu'il te ne suit plus. Le premier signale d'alarme : Un mal de tête.
Et si tu te poses et tu regardes bien cette loupiote qui clignote, tu te dis : Ah, je sais, je sais d'où ça vient ... si je me regarde honnêtement dans les yeux moi-même.
Est-ce que je suis prête à me soigner, à arrêter de faire ce qui ne me fait pas du bien ?
À toi de choisir.
Tu as ton libre arbitre. Sache que, les loupiotes, elles, clignotent.
Devoir attendre
Devoir attendre que le train arrive, l'idée surgit, que le plat sort du four sont souvent des moments malaimés. Des moments dont nous nous passerions facilement.
Et pourtant ces moments d'attente sont des moments de présence. Tu trépignes sur place parce que tu ne peux pas faire autre chose. Tu attends que le le ping du four te délivre de cette attente, que l'arrivée du train te délivre de ce moment où tu te gèles sur un quai.
Tu attends la délivrance
Tu t'enfonces dans le train et tu vas vers ta destination. Mais au moment de poser ton petit derrière, dans le fauteuil du train, il y a ce moment de désorientation où je suis arrivée.... mais qu'est-ce que j'allais faire ? - un moment de suspension et là, il y a l'idée qui surgit : Ah oui, je voulais envoyer un message à untel. - Ah oui, je voulais terminer mon chapitre ! Et tu te connectes au fil de tes pensées et les activités de la journée.
Mais qu'est ce qui s'est passé sur le quai du train ?
Qu'est ce qui s'est passé devant le four?
Qu'est ce qui s'est passé pendant ce temps d'attente?
Pendant ce temps d'attente, c'est comme être dans un énorme hall avec plein de portes. Soit tu peux rester au plein milieu du hall mais tu fais rien. Soit en attendant tu ouvres une porte, tu regardes derrière, tu dis :
- tiens je pourrais faire ceci.
- tiens, j'ai pas pensé à untel
Tu ouvres une autre porte, tu dis
- tiens, et et si je faisais ce déménagement un jour ?
Tu ouvres une porte et
- je n'ai toujours pas appris de.....
Tu ouvres une autre port.... Il y a une frénésie qui s'installe derrière ton front. Tellement de possibilités ! parce que sur ce quai de la gare, tu vois toutes les portes, tu n'es pas occupé à autre chose.
Tu es dans un temps suspendu, dans un temps d'attente, le temps suspendu ; dee force, oui, de l'extérieur imposé par la SNCF ou par la RATP.
Mais ce temps suspendu, si tu fais bien, bien, bien attention, te permet de voir toutes les portes qui s'offrent à toi.
Tu peux aussi les chercher toi-même, tu n'as pas besoin d'une tarte dans le four ou d'un train en arrivée. Tu peux créer ce moment des portes qui s'ouvrent à toi tout seul.
En marchant, en étant assis, tu peux visualiser cette salle avec toutes ces portes de toutes tailles, de toutes formes, de toutes couleurs.
Et tu peux jouer. Tu peux jouer comme un enfant, ouvrir une porte, regarder ce qu'il y a derrière, la refermer ou pas, en ouvrir une autre, laisser libre cours à la créativité qui habite au fond de toi.
Allez vas jouer!
Quand je veux écouter mes pensées,
je m'assois sur mon canapé.
Je me pose là les jambes croisées
et j'observe ma tête,
ma tête qui arrête de penser
et qui s'ouvre à de nouvelles idées.
J'ouvre, je laisse rentrer des pensées
qui n'en sont pas, des pensées,
des choses qui me viennent d'ailleurs,
ou d'ici, d'ailleurs.
Et qui me surprennent,
qui me surprennent de par de leurs formes, leurs sujets,
les choses qui me viennent.
Je suis juste assis sur mon canapé et je ressens le haut de mon cerveau.
C'est comme un entonnoir par lequel entrent des nouvelles choses, des nouvelles idées, des pensées que je n'ai jamais eues avant ou que j'ai eues sous une autre forme et que je n'ai pas écoutées.
Donc, seul sur mon canapé avec le cerveau grand ouvert,
je recueille tel un entonnoir des choses qui viennent à moi.
Faut-il encore s'asseoir sur son canapé le matin, le soir et le midi, et s'ouvrir à ces choses qui viennent ! - ça n'arrive jamais quand je suis juste en train de courir, dans ma voiture ou ailleurs.
Mais sur au canapé, surtout le matin, accompagnée par mon espresso. Oui, là je peux le faire, je peux ouvrir, se trou béant, au-dessus de ma tête et faire venir des choses qui ne sont peut-être pas moi.
Et si toi, toi, tu trouvais ton propre canapé métaphorique, le banc sur lequel t'asseoir le lit dans lequel t'allonger, le coin où tu te sens si bien où tu t'assois et tu fais le vide de tes pensées pour en faire entrer d'autres qui ne sont pas à toi.
D'ouvrir le haut de ton crâne pour faire entonnoir, laisser entrer des choses auxquelles tu n'avais pas pensé, qui sont saugrenues, farfelues, autrement différentes.
Les laisser venir, voilà le mot d'ordre.
Laissez venir sans juger, laisser entrer, écouter, sentir ce haut du crâne qui s'ouvre et accueillir les messages qui arrivent sans juger sans les censurer.
Pas facile, tu me diras. Que diraient les gens ? - qu'on dira de moi ?
Et pourtant ... et pourtant ... c'est possible.
Viens t'asseoir à côté de moi sur mon canapé pour laisser entrer des pensées qui sont peut-être pas à toi.
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