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Or


Scanner ton corps pour trouver ton centre, ce centre à partir duquel tout rayonne.
Ce centre qui comme dans une tempête - est l'endroit où c'est le calme à partir duquel le vent tourne. Le centre, l'épicentre même, est complètement, parfaitement calme.
Quand tu scannes ton corps de la tête jusqu'aux doigts des pieds et tu fais des allers-retours, tu peux sentir où se trouve ce centre, cet épicentre où règne un calme paisible :
un plancher sur lequel tu peux te reposer
un endroit que seul toi tu peux trouver et dont tu peux profiter,
tu peux y retourner,
tu peux y aller,
tu peux t'y poser,
tu peux t'y déposer et t'y reposer.
Probablement quelque part entre ton cœur et ton bassin se trouve cet endroit-là, pas forcément en plein milieu, pas forcément centré. Mais toi toi, tu peux le sentir si tu fais ce voyage à travers ton milieu pour trouver où ton centre à toi se trouve.
Il ne s'agit pas d'y planter un drapeau, d'y faire la danse du ventre et de faire un lâcher de ballons, dans cet endroit-là.
Il est juste délicieux, impartageable.
Il est égoïstement oui, très personnellement à toi.
Tu ne peux même pas exprimer à quelqu'un d'autre ce que cet endroit représente pour toi.
Il est impartageable.
Par définition, c'est ton centre à toi, ton endroit de repos, ton petit paradis, ton jardin secret,
Peut-être, tu y trouveras la paix.
Peut-être, tu lui trouveras un nom qui est juste pour toi.
Cet endroit au centre de toi est ton refuge, ta cabane dans la tempête de neige où tu peux retourner te poser quand tu veux.
C'est la tempête dehors, mais toi tu peux aller dedans.
Il fait froid dehors, tu peux aller à l'intérieur, il fait bien chaud.
Oui, cet endroit, il est à toi ! Même si tu voulais, tu ne pourrais pas le partager. Il n'est qu'à toi, ton refuge, ta maison.
Rendre visite à ta maison de temps en temps te donnera un moment de repos.
Tu y seras pas gavé avec des gâteaux et autres friandises.
Non ! - c'est juste délicieusement calme, délicieusement reposant.
A consommer sans modération.
Tu essaies de te concentrer et ça t'échappe.
Tu rentres dans une pièce, tu ne te rappelles plus pourquoi tu y es allé.
Tu es sûr de savoir où t'as posé ton téléphone?
Les choses que tu voulais acheter au supermarché ne sont finalement pas dans ton sac.
Toutes ces petites choses qui nous échappent au quotidien parce que nous sommes préoccupés par autre chose.
Nous vivons deux vies en même temps : Une qui allait au supermarché pour acheter du dentifrice et l'autre qui vit à un niveau différent, qui a d'autres idées, qui s'occupe du monde, qui s'occupe du corps, qui s'occupe des préoccupations qui vont au-delà de se brosser les dents.
Une vie en superposition, des préoccupations physiques basiques du corps, allant jusqu'aux préoccupations pour le monde.
Toutes ces superpositions, ces couches, se mélangent des fois. Et alors, nous faisons des connexions entre ce qui est hyper important pour le monde et ce que moi je peux faire devant mon four.
Ce que je peux faire pour mon corps tout en soignant le monde.
Tu peux traverser ces couches à toute vitesse.
En fait, tu les vis en même temps, tu es autant tout en haut que tu es tout en bas, ainsi qu'au milieu d'ailleurs.
Nous sommes cet ordinateur quantique qui est partout en même temps, le temps et l'espace n'existent pas. Nous sommes là. Tous passe en même temps.
Une belle excuse pour dire voilà pourquoi j'ai oublié le dentifrice.
Et pourtant n'est-ce pas ici une invitation pour se dire : Je ne suis pas que la personne qui fait les courses, je ne suis pas que la personne qui s'occupe de la maison, mais je suis aussi cette personne-là qui s'occupe du monde.
Je suis ici et je suis partout ailleurs, ça te parle ?
Demander de l'aide à l'extérieur tout en sachant que la réponse est à l'intérieur.
Prier, se concentrer, réfléchir, toutes les choses que nous faisons pour trouver une solution à une situation compliquée et désagréable.
Tant de choses que tu peux faire seul.e, d'autres pour lesquelles tu as besoin de quelqu'un qui viendra sous la forme d'un ami, d'un coach, d'un psy, d'un parent ou autre mentor.
Le fait d'entendre ta voix, dire les choses, de devoir les formuler pour que elles deviennent audibles à l'extérieur de ta tête, de devoir leur donner une forme - et non pas une pensée.
Tes problèmes se transforment en les lisant.
Le fait de formuler une demande et de dire : " J'ai besoin d'aide " est un booster incroyable pour ton cerveau, pour ta vie intérieure pour trouver une solution
Le fait de te dire "j'ai envie de solutionner un problème" est LE début de toute solution. Tant que tu te lamentes, tu te dis "Oh, ça va - je vais jamais y arriver - ça va être horrible".
Eh ben oui, effectivement, le ton est donné. Tu ne vas jamais y arriver et c'est horrible.
Or, dès que tu commences à chercher de l'aide, tu donnes le signal pour que toute une armée interne ainsi que externe puisse se mettre en ordre de marche pour trouver une solution à ta requête.
Dans la Bible, Matthieu 7, 7 - le seul verset que je connaisse - on dit "demandez et vous recevrez, frappez, on vous ouvrira".
Eh ben c'est exactement ça ! Demander ! Dès que tu demandes , tu es un très très grand, pas plus proche de ta propre solution.
Alors la question du jour : qu'est-ce que tu as besoin de clarifier aujourd'hui?
Vas-y ! Va trouver la bonne formulation de la bonne question ou de la bonne requête.
Belle journée.
La couleur de la semaine. - À quoi va ressembler cette semaine qui est juste devant moi ? Cette semaine qui s'annonce comme une semaine de fin d'année ?
On ne sait pas s'il va faire beau, s'il va faire moche, s'il va pleuvoir, s'il va neiger.
L'effervescence dans les magasins.
Comment va-t-elle s'annoncer cette semaine ?
En repos au coin du feu,
emmitouflé.e sur le canapé,
dans la cuisine, en train de faire des gâteaux ?
Et si tu te posais sur ton canapé juste pour laisser ressentir ce qui te vient, ce qui te fait envie, ce qui te met envie ?
Ressentir, juste ressentir.
Comment tu aimerais colorer cette semaine ?
Quelle odeur, quelle douceur, quelle texture aimerais-tu donner à ces cinq jours de la semaine - plus un week-end d'ailleurs - qui sont juste devant toi ?
Quel en sera le goût si tu devais le goûter ?
Quelle en serait l'odeur, la couleur, le toucher ?
Cette semaine qui se déroule devant toi
cette semaine toute neuve
qui démarre avec ce lund aux aurores ?
Tant de promesses, tant de possibilités.
Pourtant, il faut décider.
Il faut décider ce que tu as envie d'en faire.
Tu peux laisser les autres décider pour toi.
Tu peux te laisser porter par ton agenda.
Tu peux juste être ballotté par ce que la vie te propose,
où tu peux prendre en main cette semaine et dire :
Voilà, voilà de quoi j'ai envie ! Voilà ce que j'ai envie de faire !
Voilà ce que j'ai sur mon agenda à vouloir terminer.
Terminer avant la fin de l'année.
Etre prêt et prête avant l'année prochaine.
Très consciemment, assieds-toi quelque part et laisse venir
la couleur, la texture, l'odeur, le toucher de la semaine à venir.
Cette douceur d'un dessert à la fin du repas,
cette toute petite douceur qui ravit les papilles.
Cette toute petite douceur que tu sens dans la bouche quand tu dégustes ta glace, ton morceau de chocolat et que tu peux poursuivre le long de ta gorge jusqu'à ton estomac.
Cette envie de encore un peu plus
parce que c'était tellement bon
Cette douceur de se faire du bien.
Non pas ravager une tablette de chocolat ou un gâteau entier ou un énorme dessert bien trop gros, bien trop gras.
Non. - Juste cette petite douceur .... et peut-être d'y retourner pour un autre tout petit morceau. Avec cette joie enfantine : "J'en ai mangé deux fois", sans exagération.
Y retourner et en goûter encore, juste parce que c'est tellement plaisant.
Se chercher un câlin, de se nicher dans le cou de quelqu'un, d'y retourner encore une fois pour se chercher un bisou est cette même douceur que celle du chocolat.
De t'asseoir sur un banc et regarder, la mer, les montagnes, la forêt. Et ne pas te lever, mais rester encore un petit peu plus longtemps pour vraiment, vraiment respirer, ingurgiter cette beauté qui te ravit.
Cette gourmandise délicieuse.
De demander en toute liberté un peu de plus.
D'y retourner, d'y rechercher encore une fois et encore, tant que tu sais que ça te fait du bien.
Oui, une gourmandise bien choisie, une gourmandise déléctative, une gourmandise de petits pas, de petits bouchers, de toutes petites demandes.
Je te souhaite d'être gourmand et gourmande à ta façon.
Une ombre, cette tâche projetée par un corps en lumière, une personne, un arbre, une fleur - est juste derrière : son ombre.
La même personne, le même arbre, la même fleur. Dessiné en gris en noir, la même forme .... pas tout à fait.
Évanescent, impalpable et pourtant ineffaçable.
Toujours là tant qu'il y a de la lumière.
La fleur, je peux l'arracher.
Il n y aura plus d'ombre
mais il n y aura plus de fleur.
Je peux éteindre la lumière,
il n'y aura plus d'ombre,
mais les deux sont toujours ensemble.
Ce jeu : ombre - lumière, lumière - ombre est une danse entre deux partenaires qu'on ne peut séparer.
Accepter l'ombre,
accepter son ombre est accepter sa lumière.
Accepter sa lumière est accepter son ombre.
Tu peux te mettre en lumière
mais tu ne peux pas empêcher l'ombre qui tombe derrière toi.
Tu peux regarder ton ombre
et te rendre compte que la lumière est juste derrière ton dos.
Ce jeu délicat.
Cette danse qui est tienne
comme dans la table d'émeraude :
Ce qui est en haut est en bas, ce qui est en bas est en haut.
Cette oscillation,
cette loi du vivant
qui nous dicte que nous pouvons seulement aller aussi haut que nous sommes prêts à aller bas.
L'amplitude : tu ne peux pas être que d'un côté,
l'amplitude est toujours égal en haut et en bas.
Accepter de danser,
de choisir ton partenaire, de dire
"tu fais partie de moi - je fais partie de toi".
"Dansons ensemble ! dansons ! tournons ! Comme les derviches tourneurs ! - aussi vite qu' il devient difficile de voir la différence entre la lumière et l'ombre. "
Les deux, ce mélanges des deux vont ensemble
Danser avec l' ombre
ton ombre qui naît grâce à ta lumière
Dire merci à ton ombre parce que elle est le produit de ta lumière.
Elle est là pour te rappeler que tu as forcément le soleil en toi.
Auand tu te poses,
quand tu te poses juste quelque part :
sur ton canapé, sans téléphone, sans distraction.
Quand tu te poses au coin du feu.
Quand tu te poses dans ta voiture sans démarrer.
Juste là, te recueillir, respirer un bon coup.
Fermer les yeux.
Et avec toute ton intention, tu ne fais rien.
Juste être là et laisser venir.
Laisser venir les pensées qui rentrent, qui ressortent.
Les accueillir en toi, les laisser repartir sans faire des plans sur la comète.
Ce moment de solitude avec toi
et non pas parce que tu te sens seul, mais parce que tu te suffis !
Tu crées et tu accueilles en même temps.
Les idées qui te viennent vont tomber - ou pas - sur une terre fertile.
Tu laisses éclore ou tu laisses emporter par le vent.
Tu es jardinier
de ton jardin,
de ton verger,
de ta forêt,
de ton bosquet.
C'est toi qui acceptes de nourrir ou de laisser partir.
C'est toi qui décides - et pas - de ce que tu as envie de voir grandir.
Tu n'avais peut-être pas décidé de laisser grandir cet arbre, ce buisson au fond du jardin.
Et pourtant il a été apporté par un oiseau en passage. Il a grandi à l'insu de ton attention, tu te retournes et voilà un buisson, rosier, de la mauvaise herbe aussi.
Te poser et regarder ton jardin, ton environnement qu'est-ce que tu as permis de pousser ?
Toutes les choses qui sont passées par là.
Ton jardin, remanié.
Des choses que t'as peut-être arrachées parce que ça ne te plaisait pas - ou plus.
Ton jardin, ton jardin intérieur, tu es son jardinier.
Tu n'as peut-être pas la force de retourner toute la terre, d'arracher des gros arbres. Mais tu as peut-être le pouvoir d'y accrocher des guirlandes et d'en faire un paysage féerique.
N'oublie jamais. C'est toi le jardinier.
Qu'est-ce que ça veut dire : sois toi-même ?
-Une image, une copie ? - une pâle copie de quelqu'un d'autre ? Des fois, nous essayons tellement , tellement de ressembler à quelqu'un. Ah, quelqu'un que nous admirons. Ou l'inverse, de ne surtout pas ressembler à une personne que nous apprécions peu. Alors à la recherche constamment, du qui suis-je ?
Quelle est cette personne au fond de moi, ce mini moi ?
- qui est le plus MOI, simplement moi,
Alors je cours. J'essaie ceci, j'essaie cela.
Et toi ? Sais-tu qui tu es au fond de toi ?
Sais-tu ce qui t'anime sans être invité par les réseaux sociaux, la télévision ou autres publicités ? qui es-tu tout nu ? juste toi sans maquillage, sans faire semblant ?
Ce diamant. Cette simplicité est tout au fond de toi, ton corps, ton coeur, le centre de toi-même.
Ne pas faire ce qu'on attend de toi, juste être toi,
Ne pas faire ce qu'on devrait faire, ce qu'on t'a dit de faire/
Te ressentir à l'intérieur
ce qui te porte, ce qui t'anime,
Qui es-tu ? - Voilà une question intéressante... pour terminer l'année.
Le feu, ce feu sacré,
ce feu de cheminée,
ce feu qui permet de recycler
de faire partir en cendres quelque chose qui est vieux.
Ce feu alchimique qui permet de transformer
le plomb en or,
le bois en cendre,
l'eau froide en eau chaude.
Oui, ce feu il nous aide et il aide de passer d'un état à un autre état.
Le feu de cheminée qui nous attire,
qui nous hypnotise,
qui nous permet de lâcher nos pensées,
de suivre le fil de ces derniers,
de passer d'une idée à une autre
pour à un moment nous lever pour noter,
pour aller voir, pour vérifier.
Le feu, l'âtre dans toutes les maisons qui a disparu désormais.
Quand nous le trouvons quelque part, nous nous sentons attirés par sa magie :
Regarder les flammes qui dansent,
Laisser se happer
par cette chorégraphie qui in fine n'est qu'une illustration
de ce qui se passe à l'intérieur.
De nous prendre consciemment un moment devant le feu.
Allumer ce dernier et de s'y émerveiller,
de partager les pensées les plus secrètes.
Partager ce fil des pensées,
dire à haute voix ce qui se passe à l'intérieur.
Recréer l'âtre, le foyer ... le temps d'une soirée.
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