
Sign up to save your podcasts
Or


Prendre le temps,
prendre le temps pour laisser émerger,
prendre le temps pour laisser reposer,
prendre le temps pour rien.
Faire faire rien : ce temps précieux, cette parenthèse.
Comme dans la méditation,
on laisse passer les pensées qui entrent, qui ressortent.
Quand tu te forces de t'asseoir sans rien faire
sans téléphone, sans livres, sans calepin
juste fermer les yeux ou regarder au loin,
être juste là et observer quelles pensées arrivent,
quelles idées tout à fait enfuies
ont le temps et l'espace pour émerger.
Te donner le temps,
ce temps précieux,
ce temps de la gestation qu'on ne peut précipiter.
Ne pas tirer sur le gazon pour qu'il pousse plus vite.
Ne pas précipiter une grossesse avant que le bébé puisse naître.
Non. Prendre le temps, le temps qu'il faut,
sans savoir quel temps il faudra
Est-ce que l'idée, elle est prête ?
Est-ce que le monde est prêt pour la recevoir ?
Est-ce que je suis prête pour l'accepter, l'embrasser ? - et de la dévoiler au monde ?
Le temps tellement élastique, tellement relatif.
Il est toujours là, il revient :
J'ai une autre opportunité, différente et peut-être le projet aura changé d'orientation, entre son premier tour et son second tour.
Mais le temps, en fait, il joue pour moi.
Et même si je n'ai rien fait et les idées ne sont jamais venues,
j'ai pris le temps de rêver.
Et ce moment-là, il est précieux.
D'où vient-elle l'inspiration ? - ce "truc" qui nous vient à des moments les plus incongrues ?
- sous la douche
- en train de boire notre café
- dans la voiture
- quand nous sommes en train de buller sur la plage
- en train de pédaler sur la piste cyclable ?
Cette inspiration qui tombe pouf du ciel.
Une idée que nous avons eu l'impression qui était toujours là - quelque part - et qui a eu la bonne idée d'éclore, de se montrer, d'afficher ses couleurs, d'être là, présente :
Une inspiration.
Alors on pourrait parler de l'inspiration physique de notre corps quand nous prenons une grande bouffée d'air.
Mais dans cet air-là y a-t-il toujours une idée ? - Bien sûr que non, parce que nous en prenons beaucoup de bouffées d'air !
Qu'est ce qui fait alors que, une fois cette inspiration physique est accompagnée d'une idée, d'une solution, un trait de génie ?
Et la plupart du temps, cette inspiration sert "seulement" - heureusement - à oxygéner le corps.
Inspiration par la bouche, inspiration par la tête : voilà peut-être la différence entre les deux. Celle de l'idée et celle de l'oxygène.
Aller sous la douche laisser l'eau tapoter sur le haut du crâne,
laisser vagabonder les idées et trouver la solution,
tricoter un pullover, laisser vagabonder les doigts.
Et laisser venir la solution.
Inspirer, expirer. Ce n'est pas là où ça se passe.
Votre tête, elle aussi, elle inspire. La question est : Comment faites-vous, comment fais-tu pour que l'inspiration puisse te venir.
Que fais-tu quand tu as des traits de génie ?
Que fais-tu dont tu pourrais en faire encore beaucoup plus ?
L'inspiration n'est pas seulement cette respiration qui se fait automatiquement.
L'inspiration mental, voire divine, vient à d'autres moments ....
à toi de la cultiver.
" Ne fais pas de vagues !"
Une mer plate, elle est admirée par tout le monde.
Mais quand tu fais des vagues, tu es vue, tu es visible, tu ne fais plus partie d'une mer complètement plate, complètement uniforme.
"Ne fais pas de vagues !"
Voilà ce qu'on t'a dit quand tu étais enfant : "ne fais pas de vagues !" Reste invisible, rentre dans le moule.
Et pourtant, quand nous regardons la mer, elle est parfaitement plate. C'est beau.
Oui, mais quand il y a des vagues, c'est plus intéressant.
Quand ça bouge,
quand les vagues nous caressent,
quand les vagues nous font surfer,
quand les vagues nous font faire des jeux dans l'eau.
"Ne fais pas de vagues !" - c'est dommage de ne pas faire de vagues.
C'est agréable - des fois - de rentrer dans le moule, de ne pas être vu, de se fondre dans la masse.
Mais quand tu fais des vagues, tu deviens visible.
Tu dis non, au reste, tu lèves la tête et tu dis ton opinion. Haut et fort : tu deviens visible, audible.
Tu es là pour tout le monde, tu n'es pas la même chose.
Non, tu sors la tête de l'eau, tu deviens une vague.
Une vague qui peut-être - avec cette tête en dehors de l'eau - peut animer, inspirer quelqu'un d'autre, de te suivre.
Tu peux rester bien bien bien caché dans la mer, faire comme tout le monde ...
et si tu osais lever la tête, faire ta propre vague ? ...et suive qui veut.
Ton corps,
ton fidèle compagnon,
celui qui te suit, qui suit la tête,
qui a une idée fixe lui-même
que tu maltraites le matin en le sortant du lit.
Que tu sors le soir quand il est fatigué.
En te forçant à encore faire quelque chose avant de lui donner ce repos dont il a tellement besoin.
Ce corps-là est ton véhicule,
il a besoin de toi,
il a besoin que tu l'écoutes.
Il a besoin que tu sois là pour lui,
que tu entends ces messages
quand ça coince quelque part
quand tu te retrouves pour la énième fois chez l'ostéopathe?
Oui, ce corps-là, il a envie qu'on s'occupe de lui.
Il a envie qu'on le dorlote.
Il a envie qu'on soit doux.
Il a envie qu'on le cherche aussi : qu'on lui fait faire du sport, des étirements.
Oui, ce corps là, il a des besoins.
Il a de besoin comme toi - ta tête - qui se dit :
j'ai besoin de sortir,
j'ai besoin de faire du shopping,
j'ai besoin de manger,
j'ai besoin de .....
Oui, mais ton corps est-ce que tu l'écoutes ?
Est-ce, que tu écoutes ton véhicule ?
- celui qui te transporte du point A au point B,
- celui qui t'accompagne,
- celui que tu nourris avec n'importe quoi,
- celui que tu gardes éveillé à force de café.
Oui, celui lui-même - ce corps - ton fidèle compagnon.
Et si tu le considérais comme ça ? - ton fidèle compagnon ?
Celui que tu as considéré comme "donné" :
ben, il est là donc il n'a qu'à suivre
pas de le considérer comme un ami,
un ami dont on s'occupe,
un ami qu'on prend dans les bras,
un ami à qui on propose de se déposer,
à qui on propose de lui faire du bien,
de le surprendre avec quelque chose de doux et moelleux.
Oui, ton corps, tu n'en as qu'un.
Et si tu t'en occupais comme de ton meilleur ami ?
Voilà une bonne idée.
Pour toi.
Ce message est juste pour toi,
toi qui es là, en train d'écouter,
en train d'entendre
en train d'entendre ce message à ton niveau,
à ton niveau de compréhension.
Toi qui es là,
qui partages deux ou trois minutes de ton temps avec moi.
Toi qui entends, toi qui écoutes,
toi qui es là,
toi qu'offres cette parenthèse,
toi qui sait qu'il y aura quelque chose qui te touchera,
sinon tu ne serais pas là !
Oui, il y a cette anticipation qui pétille à l'intérieur de toi
où tu dis mais quoi ?
Quoi ? - qu'est-ce qu'elle va dire ?
quel est le message pour moi ?
Comment est-ce que ça va me guider
pendant la journée
pendant la semaine
pour le week-end, la semaine prochaine
pour le reste de l'année?
Quel est ce petit truc qui me permettra
de prendre une décision qui est déjà au fond de moi?
Je le sais pourtant, elle va m'aider.
Ce message-là va être là pour me confirmer
ce que je sais déjà
est sur le bon chemin.
Eh oui ! - Donc du coup, tu es là, tu écoutes et tu te dis
"Ben oui, je savais déjà,
c'est au fond de moi."
Oui, il n'y a plus qu'à y aller.
Et ce message-là il n'est que excuse subterfuge
oui tu en as besoin
parce que ça te fait du bien,
ça te rassure et c'est bien comme ça ... ou disons .... tu es sur le chemin à faire confiance toi-même, à ce qui est déjà au fond de toi.
Bonne décision.
Une fenêtre vers l'extérieur,
une fenêtre qui te permet de voir sans y être.
Tu vois un arbre, pourtant tu n'es pas dedans.
Tu vois la mer, pourtant tu n'y nages pas.
Tu vois un autre bâtiment, pourtant tu n'y vis pas.
Cette fenêtre des fois est fermée
Cette fenêtre est peut-être une barrière, une protection.
Mais cette fenêtre te permet de voir quelque chose
sans y goûter vraiment.
C'est ce fameux premier pas.
Cette fenêtre qui te permet d'apercevoir autre chose que ton propre environnement.
Ouvrir la fenêtre.
Laisser rentrer cette image - peut-être aussi cette température et puis cette odeur - ouvre ton esprit, te permet de te lancer.
Cette fenêtre est le commencement et le début
de tout nouveau apprentissage
de toute nouvelle expérimentation.
Tu commences par ouvrir la fenêtre,
de voir et peut-être de recevoir l'invitation de dire :
"Tu veux pas venir?
Tu veux pas grimper à cet arbre ?
Tu ne voudrais pas te baigner dans mes eaux?"
Ouvrir la fenêtre, d'observer ..... et après, décider si ce que je vois t'appelle, te donne envie, te met en vie pour y aller.
Regarder par la fenêtre est essentiel.
Pas s'enfermer chez soi
où je ne vois rien de nouveau
où je ne suis pas inspiré.e.
Ouvrir la fenêtre vers autre chose
est le premier pas pour une nouvelle expérience.
Ça pétille, ça pétille ...un petit peu partout.
C'est la fin, c'est le début,
ça arrive, ça part,
ça dit merci,
ça dit bonjour, ça dit au revoir,
je laisse partir, je laisse rentrer,
ça monte, ça descend.
Ça pétille comme du bon champagne,
Ça pétille : Il y a des choses qui se passent.
C'est pas anodin de passer d'une année à l'autre.
Et pourtant c'est un jour comme un autre.
Et pourtant on peut changer d'année tous les jours de l'année.
On peut commencer une nouvelle année,
une nouvelle vie à n'importe quel moment.
C'est la date qui change, celle que nous allons écrire, noter sur nos calendriers, sur nos chèques, sur nos lettres.
Une nouvelle année, une nouvelle année qui pétille,
qui laisse rentrer, qui laissent sortir,
qui nous permet de dire merci.
Merci pour tout ce que j'ai, le droit de vivre,
tout ce qui était dur,
tout ce qui était moins dur,
tout ce qui nous semblait insupportable, injuste.
Et pourtant. Même dans ce qui nous semblait insupportable, injuste, trop dur - il y a un cadeau caché, quelque chose à apprendre, quelque chose à prendre, quelque chose à amener vers le futur, quelque chose qui nous a fait grandir.
Le cadeau souvent caché,
le cadeau souvent très très, très bien caché,
celui que nous ne voulons, nous ne pouvons pas voir.
Et pourtant il est là. Il est là sous nos yeux.
Si nous voulons bien regarder,
prendre le cadeau caché et de le transformer
dans la nouvelle année,
voilà ce que je vous souhaite.
La fin. Cette image de fin d'un film hollywoodien qui nous indique que ils ont arrêté de filmer à cet endroit-là ...
ta fantaisie continue le film : Qu'est ce qui se passe après ?
La fin d'une année est-ce vraiment la fin ? - ou est-ce plutôt le début d'autre chose qui va venir ?
C'est délicatement mélangé : la fin et le début.
C'est un doux mélange de dire au revoir et de laisser entrer.
De finir les pelotes de la laine de l'ancienne année
et de démarrer déjà avec les nouvelles couleurs de l'année à venir.
Ce tissage, ce tricotage qui se fait à cet endroit-là,
c'est ce qu'on accompagne avec les fameux "bonne année" !
Les "bonnes années" : dire au revoir à quelque chose, dire bonjour à autre chose, laisser partir quelque chose et laisser rentrer quelque chose.
Mais c'est le tissage qui est intéressant.
Est-ce que je coupe les fils ou est-ce que je le tisse délicatement ?
La fin n'est jamais une fin absolue.
La fin absolue n'existe même pas.
La fin de notre corps est le début de notre recyclage dans la terre qui va nourrir autre chose pour renaître en autre chose.
C'est une danse. C'est une transformation, une alchimie.
Non, rien ne se perd jamais. Nous le savons. Lavoisier nous l'a dit : tout se transforme !
Et la transformation, c'est ce qui se passe en chaque fin d'année, quand nous nous posons la question : "Mais qu'est ce que je vais laisser partir?" - Qu'est ce que je vais laisser rentrer dans ma vie?
Les bonnes résolutions, tu le sais très bien, ça ne fonctionne pas.
Pourquoi ? - Parce que tu veux rentrer quelque chose dans une vie qui est déjà pleine.
Le bocal, Il est déjà plein à ras-bord.
Pour que tu puisses faire entrer quelque chose de nouveau, il faut que tu enlèves des grosses cuillerées de quelque chose de vieux
pour que le bocal y ait de la place,
pour qu'il propose un lieu d'accueil pour les nouvelles choses.
Donc à toi de prendre une grosse cuillère - peut-être même un gros couteau - pour couper dans ce qui est vieux au fond du bocal et le sortir.
Pour créer de l'espace.
Pour que beaucoup de chose puissent arriver.
Peut-être, pour commencer, ça ne sera que de l'air qui circula, qui aérera ce bocal qui était trop pleine.
Peut-être sais-tu déjà avec quoi tu aimerais combler les vides que tu as créés ?
Mais croire que tu peux commencer avec des souhaits nouveaux - sans avoir laissé partir quelque chose de vieux - c'est un leurre.
Ça ne fonctionne pas comme ça et tu le sais.
Donc pour finir l'année, je ne te souhaite pas des bonnes résolutions ? Non.
Je te souhaite
des bons au revoir,
des bons adieux,
des choses qui ne te conviennent plus,
des choses que tu as héritées,
des choses qui étaient justes fut un temps et qui ne le sont plus
et tous ces autres trucs que tu retiens
par mélancolie,
par mauvaise conscience.
Laisser partir est la chose la plus dure
et je te souhaite "bon courage".
Laisser partir.
laisser partir, c'est une des choses des plus difficiles à faire.
Une personne aimée,
une amitié qui se termine,
un participant dans un séminaire,
un membre de famille,
des collègues.
Toutes ces personnes-là qui jouaient un rôle très très important dans notre vie et qui partent ailleurs, physiquement, spirituellement ou autrement : un autre pays, juste ailleurs que à côté de toi.
La personne part, mais toi est-ce que tu la laisses partir ?
Est-ce, que tu la retiens avec un fil invisible juste à côté de toi ?
Est-ce que tu es prêt à laisser le vide s'installer juste à côté de toi ? Ce vide non rempli par ce fil ?
Ce fil qui se nourrit de tous les souvenirs,
de tous les sentiments,
qui remplit tout l'espace à côté de toi ?
Si tu laisses partir, tu coupes ce fil.
Tu ne coupes pas le lien qui t'unit avec cette personne parce qu'il existera toujours.
Il y a un lien entre elle et toi, si elle est encore vivante ou pas.
Ce lien, il existe.
Mais est-ce qu'il y a ce fil ? - ce fil, cette corde, cette énorme corde à côté de toi qui t' s'enchaîne à elle ?
Couper cette corde est le plus dur que nous avons besoin de faire.
Nous pouvons la garder, évidemment.
Mais ça voudrait dire que l'espace à côté de nous est encombré d'une corde mal rangée,
d'une corde qui prend de la place
et qui empêche une autre personne de s'y installer.
Donc couper cette énorme mal rangée
et faire de la place pour d'autres liens qui pourront s'y installer,
Garder ce lien, ce fil d'argent avec celui et celle qui est partie.
Cette fin d'année est peut-être, faite
pour laisser partir,
pour faire de la place,
pour dire non à tout ce qui est terminé,
pour dire oui à ce lien d'argent,
à ce fil d'argent.
Et peut-être tu es prêt, tu es prête à célébrer
cet espace autour de toi
pour faire arriver,
laisser arriver
ce qui se doit,
ce qui a envie t'être à côté de toi.
"En quelle langue est-ce qu'il faut que je te le dise ?" - Voici une expression qu'on peut entendre s'entendre dire quand le message ne veut pas passer.
L'exaspération transpire à travers ces mots : "Mais en quelle langue il faut que je te le dise?"
Celui qui le dit sait très bien que le message n'est pas arrivé,
qu'il y a une incompréhension de l'autre côté,
un gap entre ce qui est dit et la réaction attendue.
Donc réellement, il faut changer de langue ! - mais c'est pas tellement quelle langue de quel pays, mais quelle est la vibration qui n'est pas entendue ?
Est-ce que je parle du bon endroit où est-ce que moi en tant qu'émetteur je me trompe pour dire les choses.
Parce que "qu'est-ce que diraient les gens ? - " Inaudible pour les enfants !
"Fais plaisir à maman !" - pffffffffff
Tous ces endroits-là sont des endroits très frustrants pour les enfants, mais aussi pour nous les adultes.
Quand on te demande de faire quelque chose,
tu ne comprends pas pourquoi,
tu ne comprends pas l'intention derrière ce qui t'est demandé
tu as cette même réaction de cet enfant qui fait "pffffff" !
Et oui, de quel endroit est-ce que tu parles ?
Quelle est la vibration que tu envoies ?
Est-ce, que c'est audible pour ton audience ou pas ?
Est-ce, que tu as envie de partager ou
est-ce, que tu as envie d'avoir raison ?
Est-ce, que tu as envie de gagner ou
est-ce, que tu as envie de mettre ta vulnérabilité sur la table visible par tous ?
Quelle est ton intention quand tu communiques ?
peut-être faut-il changer de langue,
peut-être de vibrations.
From the publisher's feed