Invité Afrique Midi

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Invité Afrique Midi episodes

  • Les coupures des réseaux sociaux «sont moins brutales, mais plus ciblées», selon Internet Sans Frontières

    Une interdiction des réseaux sociaux a été décrétée, mardi 17 février, par les autorités gabonaises. L'argument mis en avant pour justifier cette décision : la diffusion sur le territoire gabonais de « contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux et portant atteinte à la dignité humaine ». Qémal Affagnon, le directeur de l'ONG Internet Sans Frontières, est l'invité d'Afrique Midi. 

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    11 min
  • «Il n'est pas acceptable que des auteurs de coup d'État soient élus démocratiquement»

    Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est achevé sur une déclaration d'intention : celle de « faire taire les armes » et de ne plus tolérer les changements de pouvoir anticonstitutionnels. Peut-on réellement y croire ? Le chercheur camerounais Paul-Simon Handy, directeur régional de l'Institut d'études de sécurité (ISS) pour l'Afrique de l'Est, était à Addis-Abeba, il est l'invité d'Afrique midi. 

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    6 min
  • Forêts africaines: «On ne veut pas seulement restaurer les forêts, mais en faire un moteur de croissance»

    À Nairobi, quatorze pays africains ont signé jeudi 12 février une déclaration commune pour lancer Zámba Heritage, une nouvelle initiative sur les forêts. Objectif affiché : mieux valoriser les ressources du continent, développer la transformation locale du bois et renforcer le commerce intra-africain, alors que l’Afrique reste marginale dans le commerce mondial des produits forestiers. Mobilisation de financements, certification et création de valeur : que peut réellement changer cette nouvelle approche ? L'invité Afrique midi est Marc Jessel du Forest Stewardship Council. 

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    6 min
  • Combattants africains de l'armée russe tués en Ukraine: «Des familles cherchent toujours leurs proches»

    Le business du désespoir, c'est le titre du rapport du groupe d'investigateurs All Eyes On Wagner publié ce mercredi 11 février 2026. L'enquête porte sur les réseaux de recrutement de combattants africains par la Russie pour l'invasion de l'Ukraine. Certains partent consciemment en raison des salaires proposés, d'autres sont victimes de tromperie et se retrouvent contraints de signer un contrat et de partir au front. Surtout, ce rapport s'appuie sur une liste inédite de plus de 1 400 recrues, dont 335 sont morts au front. Lou Osborn, membre d'All Eyes On Wagner, est l'invitée d'Afrique midi. 

    Pour en savoir plus sur le rapport, cliquez ici.

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    6 min
  • Sénégal: «La réponse du régime a surpris car il était un soutien des étudiants quand il était dans l'opposition»

    De vives tensions sur les campus du Sénégal : des heurts violents ont notamment éclaté ce lundi 9 février à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar où les forces de l'ordre sont intervenues. Un étudiant en médecine a perdu la vie. Ce sont des arriérés de paiement de bourses qui ont rallumé la colère. L'analyste politique Assane Samb, chargé de cours à l’Institut des langues étrangères appliquées à l’UCAD est l’invité d’Afrique midi.

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    5 min
  • Soudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol»

    Au Soudan, une délégation de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) a pu se rendre à El-Fasher, la capitale du Darfour-Nord tombée aux mains des paramilitaires du général Hemetti après des mois de siège. De nombreux témoignages d'habitants ont fait état de tueries en masse lors de la prise de cette ville. Dans quel état se trouve El-Fasher ? Comment survivent les habitants ? Amande Bazerolle, responsable des opérations d'urgence de MSF au Soudan, est l'invitée d'Afrique Midi.

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    6 min
  • Retrait américain de l’OMS: «Le choc, ce n’est pas seulement l’argent: c’est l’expertise qui quitte la table»

    À Genève, l’Organisation mondiale de la santé entre dans une séquence décisive : réunion du Conseil exécutif depuis lundi sur fond de crise financière après le retrait des États-Unis. Le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, y voit l’occasion de « se recentrer » sur la mission de l’organisation, tandis que certains pays s’interrogent sur sa « raison d’être ». Que change la perte du principal donateur et que faut-il préserver pour rester utile aux pays qui en ont le plus besoin, notamment en Afrique ? Les réponses d'Antoine Flahault, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique. 

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    6 min
  • Assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi: «Il y a aussi très probablement des intérêts étrangers»

    Saïf al-Islam Kadhafi a été assassiné en Libye ce mardi 3 février à l'âge de 53 ans. Le fils cadet de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi a été tué par balles à son domicile à Zintan dans le nord-ouest du pays. Une enquête a été ouverte dans la foulée pour faire la lumière sur cet assassinat. Explications avec Virginie Collombier, docteure en sciences politiques et professeure à l'université Luiss Guido Carli de Rome.

    RFI : À qui profite le crime de tuer Saïf al-Islam Kadhafi en Libye ?

    Virginie Collombier : D’une certaine manière, ça profite à un certain nombre d'acteurs politiques qui continuent à le percevoir comme un rival. Mais il y a aussi beaucoup de personnes qui ne vont pas forcément bénéficier de ce nouvel épisode, parce qu'il est à craindre que ça crée beaucoup d'instabilité de nouveau. Mais ses principaux adversaires politiques, que ce soit Dbeibah, que ce soit le clan Haftar, que ce soit même certains acteurs régionaux, peuvent avoir à gagner à la disparition de cette personnalité capable de rassembler malgré tout derrière lui.

    Justement, Saïf al-Islam Kadhafi était l'une des rares personnalités politiques en Libye qui appelait à la réunification du pays. Est-ce que c'est une raison pour se débarrasser de lui ?

    Il avait compris qu'il avait intérêt à jouer cette carte de la réconciliation nationale. Je ne dis pas s'il y croyait, s'il n'y croyait pas, mais disons qu'il a tenté de se positionner de cette manière dans un contexte où, depuis maintenant plus de dix ans, on a un pays qui est divisé entre deux camps. Et donc, lui, tentait de reprendre le flambeau de l'idée d'une Libye unie qui pouvait travailler ensemble et qui était rassemblée autour d'un grand projet de réconciliation nationale. Ce n'est pas quelque chose qui était nécessairement bien vue de la part des deux principaux centres de pouvoir, qui vraiment voient cette perspective d'une troisième voie ou d'une troisième composante du camp politique comme un possible danger pour leur capacité à se mettre d'accord et à continuer à partager le gâteau du pouvoir et des ressources.

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    Cet assassinat intervient moins de trois semaines après la mort, accidentelle ou pas, de Mohamed Al-Haddad, qui dirigeait l'armée de l'ouest libyen. Est-ce que vous y voyez un rapport ?

    Malheureusement, on peut se poser cette question. Il y a eu la mort de Mohamed Haddad il y a quelques semaines, il y a aussi quelques mois, la mort pas du tout accidentelle, dans le cadre d'affrontements armés avec des groupes liés à Dbeibah, d'un autre chef, un autre acteur sécuritaire très important de Tripoli. Ce qui fait donc naître beaucoup de soupçons et de doutes sur la nature de ces assassinats, qui sont présentés par le public libyen comme des assassinats politiques. On a l'impression qu'il y a une sorte de processus pour éliminer les uns après les autres les acteurs qui, potentiellement, ont une capacité à rassembler autour d'eux ou à jouer un rôle sur le plan sécuritaire. Donc, ça fait penser à beaucoup de personnes, que ce soit du côté du clan Dbeibah, soit du côté du camp Haftar. Il y a de toute façon un intérêt à éliminer ces figures-là pour éliminer toute opposition à un nouveau projet politique et à une nouvelle reconfiguration du pouvoir. Effectivement, on peut difficilement ne pas faire le lien entre au moins ces trois assassinats importants qui tous les trois sont survenus dans des conditions particulièrement troubles.

    Justement, beaucoup de questions sont posées par beaucoup de Libyens sur le timing de cette opération...

    Oui, le timing est d'autant plus problématique et important que, depuis maintenant quelques semaines, a enfin commencé le fameux dialogue structuré qui était présenté comme un des points essentiels de la nouvelle initiative de la représentante des Nations unies en Libye, et qui avait vocation à rassembler des acteurs libyens de toutes tendances pour essayer de réfléchir sur quatre thématiques principales qui sont au centre du conflit, et d'essayer d'arriver à proposer une sortie de crise avec un accord sur un certain nombre de questions liées à la base constitutionnelle, sur les principaux enjeux, en fait, les choses qui ont bloqué l'accord politique depuis maintenant plusieurs années. Donc, le fait que cet assassinat ait lieu à ce moment précis peut aussi être interprété comme une tentative de faire dérailler ce processus onusien, un peu comme ce qui s'était passé en 2019, lorsque la Conférence nationale prévue par les Nations unies au cours de l'année précédente avait complètement capoté du fait de l'intervention militaire de Haftar contre la capitale, Tripoli. 

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    Quelles conséquences a cet assassinat sur les prochaines élections qui se préparent avec l'aide des États-Unis et les efforts de plusieurs pays ?

    On est dans un processus de dialogue et de médiation renouvelé, guidé par les Nations unies plus que par les États-Unis. Les États-Unis n'expriment plus vraiment d'intérêt particulier pour les élections, à vrai dire. Mais le risque maintenant, c'est que ce processus de dialogue mené par les Nations unies soit sérieusement perturbé. On a un certain nombre d'acteurs qui sont liés aux groupes dits de l'ancien régime, qui, très vraisemblablement, vont avoir beaucoup de réticences maintenant à continuer à participer au dialogue national mené par les Nations unies. Et donc, s'il y a un retrait, en fait, de ces forces-là qui représentent le camp de l'Ancien régime, évidemment toute la tentative de construire un nouveau consensus national et d'arriver à une sorte de réconciliation nationale risque d'échouer parce qu'on repart dans une situation un peu comme en 2011, où vous avez toute une partie du champ politique et en particulier ses acteurs qui étaient plus ou moins derrière Saïf al-Islam, qui vont refuser de participer. Et on risque d'avoir de nouveau une polarisation très forte. Et on le voit déjà dans les réseaux sociaux ce mardi matin, il y a un discours très, très dur. Donc, on voit que les tensions vont très vraisemblablement repartir.

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    Depuis l'annonce de sa mort, il y a eu des accusations, contre la brigade 444, et aussi contre des forces internationales ou régionales impliquées en Libye et avec de nombreux intérêts dans le pays. Qu'en pensez-vous ?

    Oui, il y a beaucoup d'accusations et beaucoup d'hypothèses qui circulent depuis lundi soir. Pour l'instant, il y a très peu d'informations claires qui ont émergé, simplement des communiqués officiels de la part de proches de Saïf al-Islam et en particulier de son bureau politique. Comme on le disait au début, évidemment, il y a un certain nombre d'acteurs libyens qui peuvent avoir un intérêt à l'élimination de Saïf al-Islam, mais il ne faut pas oublier que depuis déjà de nombreuses années, le contexte libyen est très fortement imbriqué avec le contexte régional et international. Et toutes les principales forces libyennes, d'une manière ou d'une autre, sont liées et ont des sortes d'alliances plus ou moins claires avec des acteurs régionaux. Donc, évidemment, il y a une imbrication de ces deux éléments, et ça veut dire que très probablement, il y a aussi des intérêts étrangers qui sont liés à cet assassinat. Mais pour l'instant, c'est difficile à dire de manière très claire. Il faut aussi peut-être rappeler que les évolutions de la politique américaine, si on peut l'appeler comme ça, sont en train de perturber considérablement le jeu - le jeu libyen et le jeu régional. Et on voit qu'il y a une sorte de tentation de regrouper et d'essayer d'avoir un accord entre les deux principales factions et d'éliminer d'éventuels fauteurs de trouble. Donc, il y a vraiment un contexte régional et international qui est important, qui fait bouger les lignes, mais pour l'instant, c'est encore trop tôt pour en tirer des conclusions très claires. En tout cas, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la stabilité du pays et pour la réconciliation nationale, et certainement pas non plus pour les tentatives onusiennes d'arriver à un accord sur des points principaux du conflit des forces régionales.

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  • RDC: la richesse du site minier de Rubaya, une aubaine pour l'AFC-M23

    Dans l'est de la RDC, un glissement de terrain sur le site minier de Rubaya a fait, jeudi 29 janvier 2026, des dizaines de morts. Selon Kinshasa, il y aurait 200 victimes, le double selon la société civile. Ce site, qui produit entre 15 et 30% du coltan mondial, est donc au cœur du conflit qui fait rage dans la région entre l'AFC-M23 et le gouvernement congolais. Pour en parler, notre invité est Jean-Pierre Okenda, directeur de l'ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles.

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    6 min

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Du lundi au vendredi, un invité commente un fait marquant de l’actualité africaine au micro de Nicolas Sur dans Afrique midi à 12h30 TU sur RFI.