Invité Afrique Midi

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Invité Afrique Midi episodes

  • Attaque de l'aéroport: «C'est la première fois que Niamey connaît une attaque d'une telle ampleur»

    Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, une attaque d'envergure a été menée sur la base aérienne de Niamey, au Niger. Selon un bilan du ministère de la Défense nationale, 20 assaillants, qualifiés de « mercenaires », ont été neutralisés et 11 ont été arrêtés. Jeudi, le président Abdourahamane Tiani s'est rendu à l'aéroport où se trouve la flotte aérienne de l'armée. Il a salué la bravoure des soldats nigériens mais aussi russes qui ont repoussé les assaillants. Seidik Abba, président du Centre international d'études et de réflexions sur le Sahel (CIRES), est l'invité d'Afrique Midi.

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  • Finale de la CAN : Joseph-Antoine Bell s’exprime sur les sanctions et la polémique Sénégal-Maroc

    Onze jours après la finale chaotique de la CAN de foot remportée par le Sénégal 1-0 face au Maroc, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a communiqué ses sanctions. Le Sénégal, dont des joueurs avaient quitté le terrain pour protester contre un penalty accordé aux Marocains, reste champion d’Afrique, mais son sélectionneur et plusieurs de ses joueurs écopent de matches de suspension. Des sanctions sont aussi prononcées côté marocain. Notre consultant Joseph-Antoine Bell, qui avait commenté cette finale pour RFI, est l'invité d'Afrique Midi.

    RFI : Joseph-Antoine Bell, la commission disciplinaire de la CAF a donc rendu ses sanctions après les incidents qui ont émaillé, il y a bientôt quinze jours, la finale de la Coupe d'Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. C'était sous vos yeux, puisque vous commentiez, ce soir-là, la finale pour RFI. Les deux camps sont sanctionnés, mais le Sénégal garde son titre. Vous trouvez ça logique, normal ?

    Joseph-Antoine Bell : Ah oui, ceux qui sont allés jusqu'à penser que le Sénégal pouvait être dépouillé de son titre exagéraient un peu. Il y avait une seule possibilité pour que le Sénégal n’ait pas le titre, c’était de le déclarer forfait sur-le-champ. Si l’arbitre avait été moins humain, il aurait demandé à exécuter le penalty et, à ce moment-là, il aurait constaté l’absence des Sénégalais et donc le forfait, mais il ne l’a pas fait. Donc le Sénégal ensuite a joué, le match s’est poursuivi, le Sénégal a eu son titre. Maintenant, les sanctions sont des sanctions disciplinaires et administratives et nous l’avions annoncé en direct. Donc les heureux auditeurs de RFI ne sont pas surpris de ce qui arrive aujourd’hui.

    Quand même, les Sénégalais auront refusé de jouer pendant un quart d’heure. Finalement, ça n’a pas du tout prêté à conséquence. Seuls deux joueurs sont sanctionnés en plus du sélectionneur. Les Marocains crient au scandale. On peut les comprendre quand même ?

    Oui, on peut les comprendre parce que la rigueur de la loi a été un petit peu diluée pour pouvoir en arriver là. C’est vrai parce qu’il fallait ne pas entacher le côté sportif de cette affaire-là et donc on a été indulgents. Je dirais que cela va peut-être encourager tous ceux qui ont la mauvaise foi de polluer l’environnement d’un match pour bénéficier d’un préjugé favorable, mais d’un préjugé qui est totalement corrompu.

    C’est-à-dire qu’il vous suffit de crier qu’on va jouer, vous allez voir l’arbitre, le public, le machin, les adversaires pour que tout le monde se dise « il ne faut surtout pas que ça arrive » et que ce qui est normal devienne anormal. Et, c’est ce qui s’est passé au Maroc. Les réseaux sociaux ont pourri l’environnement de la compétition en désignant les arbitres à la vindicte populaire. Mais, vous savez, il n’y a jamais eu de compétition où les compétiteurs disent que les arbitres sont bons.

    Les arbitres ont bon dos. C’est un corps qui est toujours attaqué, alors que le principe de base est précisément de ne pas penser à eux. Ce sont des sportifs qui viennent là pour réaliser une belle performance, eux aussi, mais ils n’ont pas de supporters et ils n’ont pas de camp, donc évidemment chacun des deux camps est enclin à les attaquer à tour de rôle. Cette tactique-là, qui avait déjà été employée par d’autres adversaires auparavant, au point que même ceux qui n’ont pas rencontré le Maroc se disaient victimes de l’arbitrage à cause du Maroc, c’est exagéré. Il faut ne pas prêter attention à cela et c’est pour cela que la sanction vis-à-vis des dirigeants qui encouragent cela, vis-à-vis de tous ceux qui, par la suite, même dans le calme de l’après-match, continuent à véhiculer de fausses nouvelles, leur sanction est tout à fait adaptée et tout à fait justifiée.

    Pape Thiaw, le sélectionneur sénégalais, écope de cinq matchs de suspension de la CAF. Il pourra diriger son équipe au Mondial. Les sanctions ne sont pas étendues à la FIFA. Clémence incompréhensible pour certains. Vous pensez la même chose ?

    Non, je pense que c’était simplement un raisonnement, encore une fois, humain, en se disant « oui, il a fauté », mais faut pas oublier que Pape Thiaw, logiquement, sa faute est très grave, mais elle bénéficie de circonstances atténuantes. C’est-à-dire que le soir même, à la sortie même du stade, il avait déjà présenté des excuses. Donc, comme on dit qu’une faute avouée est à moitié pardonnée. Il a présenté ses excuses tout de suite. Et tant pis pour tous ceux qui, les va-ten guerre qui disaient qu'« il a raison, il faut sortir ».

    Lui, qui a fait sortir, dit « non, je me suis trompé, fallait pas le faire ». Et bien que les autres apprennent. Donc je pense que d’avoir cette clémence, de ne pas le priver de Coupe du monde, c’est du fair-play de la part de la Commission. La Commission n’est pas là pour se venger des gens, il faut les sanctionner pour qu’il y ait aussi un peu de pédagogie, pour que les gens apprennent de leurs erreurs et non pas les assassiner.

    Et ce verdict, il referme la page de cette finale chaotique ou est-ce qu’il faut s’attendre à une nouvelle manche devant le Tribunal arbitral du sport ?

    Moi, je conseillerais aux uns et aux autres de s’en tenir à cela parce qu’il faut penser au côté sportif et à l’image que nous donnons. Et, surtout à l’éducation que nous devons à nos supporters. C’est pas pour rien qu’on sanctionne les acteurs très durement, parce que leur comportement sur le terrain induit le comportement des supporters. Donc, je crois que les dirigeants des deux camps doivent se ressaisir et ne pas aller plus loin.

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  • «L’attention médiatique sur les crises humanitaires diminue», selon l'ONG Care

    L'ONG humanitaire Care publie ce mercredi 28 janvier son rapport sur les « crises oubliées », celles que les bailleurs et les médias ignorent. Huit des dix crises recensées par Care se déroulent sur le continent africain. Quels sont les pays concernés ? Comment se traduit cet « oubli » ? Adéa Guillot, la porte-parole de l'ONG Care en France, est l'invitée d'Afrique midi. 

    Le rapport de l'ONG Care est disponible ici.

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    6 min
  • Tensions Maroc/Sénégal depuis la CAN: «Une parenthèse infinitésimale» dans des relations au long cours

    Le Premier ministre sénégalais est depuis ce lundi 26 janvier en visite officielle au Maroc. Ousmane Sonko a notamment présidé avec son homologue Aziz Akhannouch la 15ᵉ session de la commission mixte maroco-sénégalaise dans un contexte de tensions entre les deux pays suite aux incidents parfois violents qui ont émaillé il y a dix jours la finale de la CAN. Le chercheur Bakary Sambe, président du Timbuktu Institute et auteur de l'ouvrage Le Maroc africain, trajectoire d'une ambition continentale, est l’invité d’Afrique midi. 

     

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  • Sommet de la Cémac: «Le FMI attend plus de fermeté dans les politiques budgétaires»

    Un sommet des chefs d'État de la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (Cémac), qui regroupe le Congo-Brazzaville, le Tchad, le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique et la Guinée équatoriale, était organisé jeudi 22 janvier à Brazzaville. Il était consacré aux menaces, telles que l'inquiétude exprimée par le Fonds monétaire international. Djimadoum Mandekor, économiste et ancien directeur au siège de la Banque des États d'Afrique centrale (BÉAC), est l’invité d’Afrique midi.

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  • Extradition de Paul-Henri Damiba au Burkina Faso: «le Togo accusé d'un jeu double ou trouble en abritant» l'ex-putschiste

    Les autorités togolaises ont confirmé avoir remis le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba aux autorités burkinabè. l'ancien putschiste est accusé de plusieurs tentatives de déstabilisation de ses successeurs. Pourquoi Lomé a-t-elle cédé aux demandes de Ouagadougou ? Pour le politologue togolais Mohammed Djabakaté, président honoraire du Centre pour la gouvernance démocratique et la prévention des crises, les réseaux pro-Ouagadougou et la volonté de Lomé de garder son rôle de médiateur entre l'Alliance des États du Sahel et la Cédéao ont été déterminants.

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  • RDC: après le départ de l’AFC/M23 à Uvira, «les autorités congolaises doivent protéger tous les civils»

    L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) fait part de son inquiétude pour la situation des civils à Uvira et notamment pour la communauté banyamulenge après le départ ce week-end du mouvement armé AFC/M23 de cette ville et le retour des milices Wazalendo alliées à l'armée congolaise. Clémentine de Montjoye, chercheuse principale sur la région des Grands Lacs à HRW, est l’invitée d’Afrique midi.

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  • Gel de l’aide américaine: «tous les maillons de la riposte au VIH sont perturbés, en Afrique» et ailleurs

    Un an après l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, le gel de l’aide américaine à l’international fragilise la riposte au VIH, particulièrement en Afrique. Coalition Plus publie une enquête et alerte : associations communautaires en difficulté, prévention et dépistage en recul. Point de bascule selon l’ONG : la PrEP (traitement préventif contre le VIH) est devenue moins accessible, et parfois ciblée au détriment des publics les plus exposés. Vincent Leclercq, directeur général de Coalition Plus, est l’invité d'Afrique midi.

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  • Réfugiés congolais au Burundi: «Une épidémie de choléra est à craindre», alerte le CICR

    Après l’afflux massif de réfugiés fuyant les violences dans l’est de la République démocratique du Congo, le Burundi fait face à une pression humanitaire exceptionnelle. Selon les autorités burundaises, plus de 76 000 réfugiés congolais sont arrivés en quelques jours dans le pays, souvent sans abri, sans eau potable ni accès aux soins. Le Comité international de la Croix-Rouge alerte sur une situation critique, notamment dans des sites de transit saturés. Olivier Haringanji, chef de mission du CICR à Bujumbura, répond aux questions de Christina Okello.

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  • Deux ans après l’explosion du dépôt de carburant de Conakry, certains sinistrés «n’ont pas reçu un centime»

    Il y a deux ans, l'explosion et l'incendie du grand dépôt de carburant de la commune de Kaloum, à Conakry, faisaient 25 morts et plus de 200 blessés, mais aussi des dégâts considérables dans le quartier de Coronthie. Quelle est la situation aujourd'hui ? Mamoudou Cifo Ké Touré, président du Comité des sinistrés de Coronthie-Kaloum, est l’invité d’Afrique midi.

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Du lundi au vendredi, un invité commente un fait marquant de l’actualité africaine au micro de Nicolas Sur dans Afrique midi à 12h30 TU sur RFI.