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Dans l'est de la RDC, le groupe armé AFC/M23 annonce qu'il va se retirer d'Uvira à la demande des États-Unis. Il avait pris mercredi 10 décembre le contrôle de cette cité du Sud-Kivu située en face du Burundi sur les rives du lac Tanganyika. Reagan Miviri, chercheur et analyste à Ebuteli, l'institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence est l’invité d’Afrique midi.
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Le coup d'envoi de la 35ème Coupe d'Afrique des nations de football sera donné dimanche, 21 décembre prochain au Maroc. Quels sont les favoris ? L'Afrique est-elle enfin reconnue à sa juste valeur dans le football mondial ? Joseph-Antoine Bell a été un grand international camerounais. Aujourd'hui consultant de RFI, il est l'invité d'Afrique midi au micro de Christophe Boisbouvier.
Dans une note publiée ce jeudi 11 décembre 2025, le collectif All Eyes On Wagner de l’ONG INPACT s’intéresse à l’organisation de ce réseau de centres culturels chargés officiellement de dispenser des cours de langue, de promouvoir la culture russe mais qui servent aussi de relais pour des opérations clandestines d’influence ainsi que pour des campagnes de recrutement industrielles et militaires. Lou Osborn, membre du collectif All Eyes on Wagner est l’invitée d’Afrique midi.
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En République démocratique du Congo, malgré la signature des accords de paix de Washington le 4 décembre dernier, la situation sécuritaire et humanitaire s’est de nouveau dégradée. Le groupe armé FAC-M23 soutenu par le Rwanda voisin a lancé une offensive jusqu’à la ville d’Uvira. Depuis ce mercredi 10 décembre, les rebelles ont investi ce qui était depuis la chute de Bukavu le siège des autorités provinciales du Sud-Kivu. La première conséquence de cette nouvelle offensive, c’est une dégradation de la situation humanitaire de la région, qui était déjà dramatique. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), en un peu plus d’une semaine, ce sont plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées à l'intérieur du Sud-Kivu. Des dizaines de milliers d'autres ont traversé la frontière vers les pays voisins. Au Burundi, ils sont accueillis par les autorités et les agences humanitaires dans des conditions difficiles. Brigitte Eno, la représentante de l’UNHCR au Burundi est l'invitée d'Afrique midi.
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C'est un témoignage exceptionnel que RFI vous propose à présent. Celui du commandant de la Garde républicaine du Bénin, c'est-à-dire l'officier supérieur qui a protégé le chef de l'État béninois, Patrice Talon, et son épouse, ce dimanche 7 décembre 2025, à 5h du matin, quand leur résidence de Cotonou a été attaquée. Pour la première fois, cet officier témoigne sur les violents affrontements entre les mutins et son unité devant le domicile présidentiel. Il raconte la détermination des Forces spéciales du colonel Tigri à vouloir capturer ou tuer le chef de l'État, la volonté farouche de la Garde républicaine de défendre le Président et le sang-froid de celui-ci au cœur de la bataille. Il révèle que, le soir même, des Forces spéciales françaises sont arrivées sur place, en provenance d'Abidjan. Le colonel Dieudonné Djimon Tévoédjrè, commandant de la Garde républicaine, répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
RFI : Colonel Tévoédjrè, alors, il y a eu une tentative de coup d'État dimanche dernier. Comment ça s'est passé ?
Effectivement, il y a eu tentative de coup d'État dimanche dernier. Tout a commencé à 2h10, où j'ai reçu un appel du général de corps d'armée Bertin Bada, qui est le directeur du cabinet militaire du président de la République, qui m'a alerté qu'il était attaqué à son domicile par des hommes cagoulés. Là, je lui ai demandé la géolocalisation de sa maison pour pouvoir envoyer des renforts dans sa maison. Mais tout de suite, les choses se sont enchaînées, parce que, à la suite du général Bada, le général Abou Issa, qui est le chef d'état-major de l'armée de terre, m'a appelé également que, lui aussi, il était attaqué. Alors, j'ai compris immédiatement que ce n'était pas un acte isolé ou de délinquants, mais que ça pourrait être une tentative d'atteinte à la sûreté d'État. Et en tant que premier responsable de la sécurité d'État, j'ai fait alerter la Garde républicaine.
Moi-même, je me suis porté au niveau de mon unité pour pouvoir éventuellement défendre la patrie. Cela n'a pas raté parce que les choses se sont enchaînées telles que vous l'avez remarqué. Je précise que la Garde nationale est une création récente du chef de l'État pour pouvoir faire face au terrorisme que nous avons actuellement au nord du pays. Donc, après avoir fait ces actes ignobles de kidnapping, les mutins ont décidé maintenant de s'attaquer aux institutions de la République, notamment à la personnalité du chef de l'État. Au petit matin, à 5h et quelques, ils ont attaqué le domicile du chef de l'État où, heureusement, moi-même, je m'étais déjà porté pour organiser la défense aussi bien de la résidence que du palais présidentiel. Donc j'étais présent au domicile du président de la République quand ils ont attaqué, et la horde d'assaillants a attaqué le domicile et nous avons organisé la riposte, et ils ont été surpris de la riposte et de la détermination de mes hommes. C'est cela qui les a mis en déroute.
Alors, je crois que les affrontements ont été violents devant la résidence du chef de l'État. Est-ce que le président et son épouse étaient à l'intérieur de leur résidence ?
Oui. Non seulement je vous confirme que le président et son épouse étaient présents sur les lieux, mais j'ai été agréablement surpris du courage du président de la République qui était collé à moi en tant que chef militaire, était collé à moi pour suivre les combats. Malgré mon insistance à lui demander d'aller s'asseoir, il a tenu à être à mes côtés et à suivre les opérations. Il l’a fait dès 3 h du matin, où j'ai mis pied chez lui toute la journée, jusqu'au soir où les opérations ont fini. Il était tout le temps avec moi.
Ces affrontements devant cette résidence, ils ont duré combien de temps ?
Oui, c'étaient des affrontements très violents qui ont duré environ 45 minutes, parce que les assaillants ont attaqué d'abord avec leurs engins blindés. Nous aussi, nous avions nos engins blindés sur place et c'était un combat farouche. Après, ils ont débarqué et ont utilisé les différentes ruelles menant à la résidence. Mais c'est sans savoir que ces ruelles-là étaient bien tenues et ils ont été mis en déroute. Donc ça a duré environ 45 minutes.
Est-ce qu'il y a eu des morts ?
Oui, je ne peux pas savoir combien de morts il y a eu de l'autre côté. De notre côté, nous avons eu un seul mort et un blessé.
Alors c'est une fois qu'ils ont été repoussés par vos hommes que ces mutins se sont dirigés vers la télévision d'État ?
Exact. Après avoir échoué dans leur plan de capturer ou d'éliminer le président de la République, ils tenaient quand même à dérouler le plan qu'ils avaient. Donc, ils sont allés à la télévision nationale où ils ont, dans la précipitation, fait passer ce message que vous avez vu. Et pendant qu'ils étaient en train de passer le message, nous, on est passés à la contre-attaque, à la contre-offensive. Donc, quand nous avons détruit l'un de leurs blindés, là c'était la débandade. Et c'est de là qu'ils ont, dans la précipitation, également abandonné la télévision nationale.
Nous avons dès lors - avec le soutien, le renfort des unités voisines venant de Ouidah et d’Allada - repris possession de la télévision nationale et les mutins se sont ensuite retranchés sur la base de Togbin qui est située à dix kilomètres environ du centre-ville de Cotonou.
Alors là, c'est pendant plusieurs heures un face-à-face, non ? Entre vous, les loyalistes, et les mutins, sur la base militaire de Togbin ? À ce moment-là, qu'est-ce que vous décidez ? Est-ce que vous faites appel à des amis, notamment venus du Nigéria ? C'est ça ?
Premièrement, dès qu'ils se sont retirés dans cette base, nous avons encerclé la base. Notre première idée, c'était de monter un assaut sur la base. Mais au dernier moment, vu que la base se situait en plein milieu d'agglomération et nous étions en pleine journée, il ne fallait pas créer des dommages collatéraux et nous avons décidé de ne pas aller à cet extrême. C'est pour cela que, en fin de journée, vers 18 h, nous avons fait appel à la coopération internationale, la coopération sous-régionale sous mandat de la Cédéao. La partie nigériane nous a répondu favorablement et nous avons procédé plutôt par des frappes ciblées et chirurgicales pour détruire les engins à l'intérieur qui pouvaient leur permettre de venir attaquer à nouveau, parce qu'ils avaient le plan de venir prendre possession de l'aéroport et autres. Donc il fallait tout de suite finir avec cela.
Quand il y a eu les frappes, déjà ceux qui étaient dans la base ont pris la clé des champs et la base s’est vidée. Puis, c'est après cela que nous avons utilisé les renforts qui nous étaient venus de Ouidah et du camp d'Allada pour faire le ratissage. Ce ratissage a été fait avec également les éléments des Forces spéciales françaises qui nous sont venues d'Abidjan et qui ont fini le travail que nous avions si bien commencé.
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Alors, combien d'avions nigérians sont intervenus ce dimanche après-midi pour neutraliser les mutins ?
Oui, pour neutraliser les mutins, il y a eu un avion, mais cet avion a été utilisé à plusieurs reprises. L'avion a fait plusieurs tours pour bien achever le travail de manière efficace. Parce que quand le ratissage a été fait, il n'y a vraiment pas eu d'habitations environnantes qui ont été atteintes ni de morts. Voilà.
Est-ce que vous avez eu aussi le concours d'un avion d'observation français ?
Tout à fait. Nous avions eu le concours d'un avion de reconnaissance du côté français, qui nous a permis, en fin de journée, de déterminer exactement les positions des mutins et qui nous a renseignés de manière précise sur leurs positions.
Et vous avez eu aussi le concours de Forces spéciales françaises, dites-vous, venues de la base de Port-Bouët à Abidjan, c'est ça ?
Oui, je vous le confirme. C'était en fin de journée qu’elles sont arrivées. Effectivement, ces Forces spéciales françaises qui sont arrivées en fin de journée, où elles ont concouru au ratissage, après que l'armée nigériane a fait ses frappes et tout était terminé. Ces Forces spéciales nous ont aidés à faire le ratissage.
Et alors, que sont devenus les mutins ? Vous dites qu'ils ont pris la clé des champs, mais concrètement, ils ont pris la route du nord, c'est ça ?
Oui. Je ne saurais vous dire exactement où ils sont partis, mais nous avons eu la certitude que certains se sont retrouvés au Nord, parce que les deux chefs d'état-major qui avaient été kidnappés ont été libérés au nord du Bénin, exactement dans la commune de Tchaourou. C'est à plusieurs centaines de kilomètres, environ 400 kilomètres de Cotonou environ.
Alors aujourd'hui, où sont-ils ? Notamment, le lieutenant-colonel Tigri, le chef présumé de ce commando ?
Je ne saurais dire exactement où ils se trouvent, mais je sais qu'ils ont pris la clé des champs, et les services de renseignement sont en train de travailler là-dessus.
Est-ce que vous pensez qu'il est encore sur le territoire national ?
Je ne saurais vraiment le dire.
Alors, ce lieutenant-colonel Tigri s'est présenté comme le chef de cette tentative de coup d'État. Mais est-ce que c'était vraiment le chef ou est-ce qu'il y avait au-dessus de lui un commanditaire ?
Je ne saurais vraiment le dire. En tant que chef militaire, moi en tant que chef militaire, je me limite à mon rôle de commandant de la Garde républicaine et je vais laisser les services compétents de la République faire les investigations qu'il faut et nous révéler si oui ou non il y avait des commanditaires, aussi bien en interne qu'en externe.
Est-ce que ces mutins avaient des connexions avec un pays étranger ?
Alors s'ils avaient des connexions avec un pays étranger, bon, moi, je ne pourrais le dire également, je ne pourrais pas le savoir actuellement.
Vous connaissez bien le lieutenant-colonel Tigri. Est-ce que ces derniers mois ou ces dernières semaines, il y avait eu des signes annonciateurs dans son comportement ?
Comme vous le dites, le lieutenant-colonel Tigri, c'est un officier que je connais très bien et qui me connaît très bien. Mais j'avoue que nous n'avons pas vu cela venir et nous n'avons eu aucun signe venant de lui. Je sais qu'il est le commandant des Forces spéciales de la Garde nationale et jusqu'à présent, il ne nous a pas montré des signes qui pouvaient nous laisser soupçonner quoi que ce soit. Donc, ça a été une surprise pour nous.
Alors, depuis dimanche, on parle beaucoup de l'aide que le Nigeria vous a apportée. On parle aussi évidemment du rôle de la France, mais est-ce que l'armée béninoise elle-même n'a pas joué un rôle très important dès dimanche matin ?
Oui, c'est important de le mentionner. Déjà que notre armée, depuis la Conférence des Forces vives de la Nation, en 1990, a décidé de se retirer dans les casernes et d'être une armée républicaine. Et nous l'avons été jusqu'à présent. Et dimanche dernier, nous l'avons à nouveau montré parce que l'unité qui assure la sécurité du chef de l'État et des institutions de la République, son appellation de Garde républicaine n'est pas un hasard. Dans d'autres pays, on parle de Garde présidentielle. Donc le qualificatif républicain, c'est très important pour nous et nous l'avons démontré dimanche dernier.
Quelles que soient les divergences qu'il y a dans le pays, l'armée reste une et indivisible. Donc, cette armée a montré à l'opinion nationale et internationale qu'elle est une armée particulière dans la sous-région et qu'elle reste républicaine. C'est pourquoi cette armée a mis en déroute les assaillants. Si elle était divisée, elle n'aurait pas fait cela. Nous avons fait le gros du travail toute la journée avant de faire appel à la coopération sous-régionale et internationale pour parachever le travail qui était si bien fait.
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Quand le colonel Mamadi Doumbouya a pris le pouvoir en Guinée-Conakry, il y a quatre ans, il commandait la nouvelle force antiterroriste mise en place à l'époque par le président Alpha Condé. Est-ce que le colonel Tigri n'occupait pas plus ou moins la même position au Bénin jusqu'à dimanche dernier ?
C'est vrai qu'il y a une similitude avec le coup d'État en Guinée. C'est vrai, les deux acteurs occupaient à peu près les mêmes fonctions, mais heureusement, les résultats n'ont pas été les mêmes, les armes sont différentes et notre armée a montré qu'elle est différente des autres armées sous-régionales.
Il y a un certain nombre de régimes militaires aujourd'hui autour du Bénin. Est-ce que l'action de dimanche dernier a pu être inspirée par ce qui s'était passé dans ces pays sahéliens et en Guinée ces dernières années ?
Oui, c'est fort possible. C'est fort possible que certains militaires, vous savez, il y a des brebis galeuses partout. Donc, moi, je peux classer cet acte qu'il y a eu dimanche dernier dans un cas d'éléments en perte de vitesse, des gens qui se sont égarés peut-être, soit ils regardent trop les films, soit ils voient autour d'eux ce qui se fait et se disent qu'ils peuvent le faire également chez eux. Mais je crois qu'ils ont appris à leurs dépens que tout ne se copie pas. Voilà, le Bénin, c’est le Bénin et les autres pays, ce sont les autres pays.
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Dernière question, mon colonel, dans leurs revendications de dimanche 7 décembre, les mutins ont affirmé que l'armée était mal organisée face au péril jihadiste dans le nord de votre pays, et que les familles des soldats tombés au front n'étaient pas assez accompagnées et considérées. Qu'est-ce que vous répondez ?
Vous savez, qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Donc ces revendications ne sont pas du tout fondées. Je suis une autorité militaire, je suis bien placé pour le dire. Aujourd'hui, vous êtes des journalistes, vous pouvez descendre sur le terrain, faire vos enquêtes.
Vous comprendrez que l'armée béninoise est mieux équipée, beaucoup mieux équipée qu'elle ne l'était il y a une dizaine d'années. La preuve, la dizaine d'engins blindés que les assaillants ont utilisés pour venir attaquer la Garde républicaine. Ces engins ont été acquis pendant ces dernières années, donc nous ne possédions pas d'équipements aussi modernes par le passé. Aujourd'hui, nous avons des camps militaires bien construits et vous pouvez venir au Bénin pour le constater. Ce que nous avons aujourd'hui, nous pouvons nous en enorgueillir.
Des textes ont été pris récemment pour la prise en charge aussi bien des blessés pendant les opérations que les familles des victimes de l'opération Mirador, et certains sont déjà appliqués. Cela fait au moins deux ou trois ans que c'est appliqué. Donc ça, ce sont des justifications fallacieuses pour essayer de justifier leurs actes.
Ultime question, le fait que trois jours après, le colonel, chef des mutins, soit toujours en fuite et soit introuvable, ça ne vous inquiète pas ?
Non, pas du tout. Nous ne sommes pas du tout inquiets. Nous sommes une armée aguerrie. Si demain ils devaient le répéter, nous ferions face également.
Donc, vous pensez être en mesure d'arrêter le chef des mutins ?
Ce n'est pas mon rôle de poursuivre ou d'arrêter le chef des mutins. Il y a d'autres structures compétentes qui sont dédiées à cette tâche.
C'est-à-dire ?
La police républicaine, les services de renseignement. C'est leur rôle.
Colonel Dieudonné Djimon Tévoédjrè, je vous remercie.
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Au Bénin, face aux putschistes, l'intervention militaire de la Cédéao a été rapide et efficace. Dès les premiers coups de feu dimanche 7 décembre à Cotonou. Le Bénin a demandé l’aide de deux pays : la Côte d’Ivoire et le Nigeria. L’armée de l’air du Nigeria a notamment frappé des cibles dans la capitale économique du Bénin pour contrer la tentative de coup d'État en cours. On revient sur la rapidité d'intervention de l'organisation ouest-africaine avec notre invité, José Brito ancien responsable au sein de la Cédéao et ex-ministre capverdien des Affaires étrangères.
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Le Bénin a été secoué, dimanche 7 décembre 2025, par une tentative de coup d'État. Les Béninois se sont levés avec les déclarations d'un groupe de militaires à la télévision nationale. Ces hommes armés annonçaient avoir démis Patrice Talon de ses fonctions. Le président béninois qui s'est finalement exprimé en fin de journée pour affirmer que la situation était « totalement sous contrôle ». Pour en parler, l'invité d'Afrique Midi est Robert Dossou, ancien ministre béninois des Affaires étrangères et ancien président de la cour constitutionnelle.
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La Coalition des forces pour la République: c'est donc le nom du nouveau mouvement d'opposition, d'aucuns diront de résistance, qui a été lancé ce vendredi 5 décembre 2025 au Mali. Il est mené par l'imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut Conseil islamique du Mali, et par l'universitaire Étienne Fakaba Sissoko, qui est l'invité d'Afrique midi.
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Le président américain Donald Trump accueille, jeudi 4 décembre 2025 à Washington, ses homologues congolais et rwandais Félix Tshisekedi et Paul Kagame pour ratifier un accord de paix censé mettre fin aux violences dans l'est de la République démocratique du Congo. Fred Bauma, le directeur exécutif d'Ebuteli, l'Institut congolais de recherches sur la gouvernance, la politique et la violence, est l'invité d'Afrique Midi.
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Dans son dernier rapport, l’International Crisis Group (ICG) s'intéresse aux AAKG en Centrafrique. Au départ, un groupe d’auto-défense de la communauté Zandé formé dans le Haut-Mbomou, au sud-est du pays, pour lutter contre le règne des groupes armés. Formés à la va-vite par les paramilitaires russes de Wagner, ils ont été intégrés dans l’armée, mais mal payés et envoyés en première ligne : les miliciens ont fini par se rebeller et devenir hors de contrôle. Ils retournent leurs armes contre leurs camarades de l’armée régulière et contre les civils, en particulier les peuls, causant près de 200 morts et des milliers de déplacés. Fulbert Ngodji, analyste à l’ICG est l'auteur de ce rapport.
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