JE de mots

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By Stéphanie NeccaSociety & CulturePhilosophy
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JE de mots episodes

  • #TRACE - 20

    La trace…elle trace tout en justesse et sérénité…

    Elle est la lueur, le sillon, l’horizon vers lequel nous nous dirigeons.

    Mais pour quelle raison ? Il semble que chacun ait sa raison. Pour exister ? Vivre ? Avancer ? S’élancer ? Ou bien pour tout simplement Être ?

    Notre trace nous offre-t-elle une place sans que l’on s’en lasse ? Est-elle un palace, la mélasse ou simplement l’espace que chacun se doit de mettre en place pour être « dans la place »? Est-elle illusion ou bien profonde raison ? Est-elle fusion ou belle et bien trahison ou aberration ?

    En perpétuelle réminiscence, peut-être pour contrer la violence, elle offre une renaissance, voire même une reviviscence.

    Non… j’affirme qu’elle n’est ni un résidu ni une issue vermoulue et encore moins un rêve déchu.

    Une mémoire, un repère, une lanterne sur le chemin qui mène au destin. Une façon acidulée et désabusée de se connecter dans un éclat à l’inné de notre destinée.

    Ne serait-elle pas le plus court chemin vers la connaissance car elle implore cette forme de reconnaissance ? Toujours là, toujours présente, docile et gracieuse, elle offre la prospérité de l’empreinte pour que l’histoire s’écrive, main dans la main et pas à pas dans l’expérience, avec patience et impatience pour que la jouissance reste toujours une chance.

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    2 min
  • #ABSOLU - 19

    Absolu…u u u u u l’entends-tu dans sa résonnance ?

    Absolu…u u u u

    L’infini réside-t-il dans l’absolu ?

    L’absolu est-il d’ailleurs infini ? N’est-il pas plutôt fini ? Queneni… la répartie ne s’impose pas dans l’absolu ! Pas de réponse, pas de déni, simplement un ressenti… infini dans l’infini

    L’absolu aime être vu, il aime la vertu, le surplus et peut-être même le superflu.

    Il en fait beaucoup, toujours plus, oui il aime se sentir au-dessus…. Ce qu’il oublie c’est que le plus est aussi, en même temps, à chaque instant et au même moment… le moins.

    Bien sûr, le tout et le plus n’existent pas sans le moins, alors avec courage et sans retenue, l’absolu se pare de ce qu’il a de plus beau pour montrer qu’il est dans un ravissement confondu, mu d’entièreté et de globalité.

    L’absolu se sent résolu à nourrir de vertu ce qu’il l’anime et le sublime, pour qu’enfin il agisse à l’infini à faire comme si tout était déjà fini. Vaillant, l’absolu n’exclut pas de vivre reclus comme s’il était au rebus, mais jamais loin il aura vécu car sans absolu, les envies se tuent et s’entretuent pour ne rien laisser que de vieux détritus.

    Pour ne pas en arriver à ces abus, l’absolu jour sa carte, car elle offre cette sensation de joie absolument absolue !

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #PULSATION - 18

    Pulsation … poum poum… poum poum !!

    Quelle stupéfaction… Pulsation rime avec émotions, ondulations, frisson, séduction, sensation, excitation, affection, agitation, attraction …Est-ce un don ? une prédisposition ? une bénédiction ?

    Peu importe… ensemble l’accord propose le rythme et l’allégresse pour dessiner de concert leurs actions… avec passion, vocation et admiration.

    Ensemble, comme un cri, comme un appel, la pulsation exprime la vie, pulse l’envie pour vertifier que l’on est en vie !

    Dans un frisson, la pulsation se confond. Qui est qui, qui est quoi ?

    Provoque-t-elle l’émotion ? Dépend-elle de l’émotion ? Mais finalement tant que la pulsation pulse, l’émotion émeut… et tant que l’émotion émeut la pulsation pulse…

    Donner du rythme, vivre le rythme, enclencher le rythme… la pulsation connait la route, elle ne fait jamais fausse route. Directement alliée du cœur, elle voyage avec ferveur, car elle sait qu’elle n’est jamais dans l’erreur. Elle jazze, cabriole et valse avec ondulation… Toutes deux s’offrent le même pas de deux. La mesure court entre elle deux.

    Le rythme nourrit l’équilibre car, toujours, la pulsation se dessine en ébullition intime avec l’harmonie. Ni juste ni fadaise, ni bonne ni mauvaise, ni vérité ni foutaise… la pulsation, le sang dans le corps, le sang aux proies de son effort, le sang qui permet l’élan, ouvre et découvre.

    Poum poum… poum poum…

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #DENTELLE - 17

    Tout en dentelle, la dentelle s’envole, s’élance, s’évapore… ses ailes, fluides et fringantes, gracieuses et pétillantes, enlacées et brillantes, elles-mêmes se révèlent pour qu’elle, cette dentelle, ouvre ses ailes, s’élève, et se révèle…

    Facile me direz-vous… elle porte en elle ces ailes qui permettent aux chemins les plus tortueux, les plus houleux ou douloureux de se challenger, prendre place, pour s’évanouir, reconstruire ou prendre un autre chemin.

    La dentelle se tricote, se tisse ou se tresse, de toutes parts, à l’instar d’une échappatoire !

    Mais elle détricote, aussi, les situations difficiles, elle trouve toujours le bon chemin pour se sortir du pétrin.

    Elle tisse sa beauté, conjuguée aux grés d’une certaine complexité.

    Elle laisse perplexe et propose un détour poétique vers la rêverie ou l’espièglerie car son dédale filamenteux permet l’ivresse d’un embrouillamini, labyrinthe, méli-mélo de fils qui construisent avec aisance et assurance le meilleur chemin vers ce qui nous parait beau… et, se perdre dans son moelleux parfois cotonneux pour offrir au monde ce que l’on a de plus beau.

    Enfin, elle tresse son enchevêtrement de nœuds, de liens, de connexion pour évoquer toute l’harmonie de sa broderie, toujours remplie de poésie, mélodie et prosodie.

    Chacun trouvera sa dentelle pour en faire une ritournelle ou un rituel.

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #BOHÈME - 16

    Le bohème aime…il aime le beau évidemment… sans sourciller il offre cette bohème pour que le beau aime… il se montre à l’autre, pour s’amuser de son beau à lui.

    Le beau attise l’amour, l’amour attise le beau, tout est dit dans cette fantaisie… on l’aime cette bohème.

    Tantôt espiègle, tantôt mutine, le mot danse, sans même se soucier de sa danse ou de son élégance, parce que frais il est, parce que coloré il est, parce que beau il est, il aime en bohème !

    Sans unir, mais simplement pour le dire, il reste, calfeutré et emmitouflé de son caractère assumé, affirmé et surtout enjoué pour gigoter et s’amuser en toute légèreté, sans s’offusquer…mais en toute honnêteté.

    Ça swingue, balance et s’élance avec insouciance… à dire vrai il n’y a qu’un pas vers la transe….

    L’esprit libre bohème ne peut s’asservir du peu : sans limite mais toujours en dentelle, ornée, parée, l’arabesque qui se joue et virevolte en elle s’offre toujours la belle.

    L’originalité s’inspire du mélange. Mélange d’un pas de deux et d’un entre-deux.

    Tout en bohème, l’autre découvre l’écoute, aisément, en regardant, pour que chacun se pare de ce qu’il est vraiment.

    Fleurie, jolie, charmée, tout en poésie, la plume se pose et se pavane sur le beau pour que chacun l’aime doucement avec émotion au grès de nos envies… pour que le beau aime !

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #INTIME - 15

    L’intime. Le lieu et l’espace de l’un… là où tout est uni, uni dans l’autre, l’autre dans l’un. Un pour soi, uni…vers soi ainsi qu’uni vers celle pour s’unir vers celle et vivre l’universel.

    Retrouver l’un et le tout dans l’uni rassure, soulage, réuni. Il réunit ainsi l’un et l’autre dans le soi…

    L’intime est tellement soi qu’il vibre, flotte, s’esquisse et s’amorce pour, par, à travers et entre l’un, entre le soi, blotti quelque part dans l’entre-soi.

    Ne l’oublions pas, dans sa symbolique et son expression emblématique, la respiration est spontanée. L’intime se lie à ce souffle créatif, ce souffle intuition, ce souffle parfait.

    Intime instinct… pour accueillir la beauté de la justesse, la beauté du soi, la beauté de l’ET MOI.

    Alors… est-ce si simple d’accueillir ce moi, ce « soi » dans un émoi ? Oui sans doute… la connexion avec l’intime se joue de l’intuition. Ensemble main dans la main, comme pour ne former qu’un, les amoureux bienheureux s’ouvrent à l’échange qui se concentre, s’esquisse et s’étend à l’unisson vers la destination, dans l’idée d’un achèvement avec désir et détermination.

    Y-a-t-il une fin ? L’intime… aussi profond que l’infini, l’inaccessible et l’inconditionnel… ? Pour sur…tous, révèlent magie et poésie, issues de l’UN…

    Pourquoi ? Pour quoi ? Vers quoi ? Au fond de soi…l’Intime le sait !

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #INTUITION - 14

    De sa voix fluette, l’intuition se fait discrète…

    À l’extrême de la raison, l’intuition joue de bon ton.

    Au hasard de la raison, l’intuition n’aime pas les projecteurs, à défaut de raison elle jongle avec audace, sensation et émotions.

    Elle porte l’action, amplement, goulument malgré sa taille circonspecte.

    Avec elle… toujours intense, l’affection prend place, elle se prélasse parce qu’elle est parfois lasse, parfois mélasse mais toujours bien à sa place.

    Elle pulse, elle expulse, tantôt dénuée de sens, tantôt étriquée dans ce sens, mais toujours pleine de bon sens, pour que l’essence se manifeste, vibrante, consciente, frappante d’évidences. L’ignorance n’a pas sa place, l’évidence lui chipe sa place !

    Parfaitement imparfaite l’intuition se montre, ose, avec impertinence, réminiscence et bienveillance.

    Elle sait, elle connait, elle est !

    Non, l’intuition n’a pas sans place dans l’ombre de la raison.

    Oui l’intuition pétille dans le sourire de nos écoutilles ! Avec considération elle porte toute son attention sur nos intentions.

    Dans l’action, avec émotion, pour la passion elle vibre dans un éclair qui nous pousse dans la matière pour voir naître l’étoffe de nos Êtres.

    Furtive elle est, vivante elle est.

    Gracile et délicate l’intuition pourrait sembler sans âtre, et pourtant, c’est bien là qu’elle prend corps, qu’elle prend vie et qu’elle s’extasie.

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #ÉTINCELLE - 13

    Étincelle…

    Le mot qui éteint et allume à la fois…. L’incroyable tout dans l’un de l’éteint se joue avec celles et ceux qui ambitionnent d’allumer le tout. Surprenante dichotomie, surprenant mélange du paradoxe qui fait de l’étincelle la bonne raison pour se permettre le tout….

    Pouvant s’éteindre et s’allumer, à sa guise, dès lors qu’elle l’élise, elle se permet la transformation en feu de joie, fulgurante, joyeuse, étreinte, aveuglante et jouante ou alors, en rabat joie, lueur vide d’espoir, noir et sans pouvoir.

    Et pourtant elle reste celle, universelle, qui donne l’espoir, pour que vive et ravive la flamme.

    D’habitude dorée, elle aime se jouer à deviner ce qu’elle va bien pouvoir exprimer. Elle qui, à sa guise, pourrait aussi bien être grise, éprise et conquise.

    Étincelle qui porte les possibles, quel chemin choisi tu d’éclairer ? Quel est ton idée, ton secret, ton envie ? Rester en vie ou t’éteindre pour donner envie…

    Toi seule connait la règle, celle qui s’ouvre sur le jeu, le grand jeu de la vie ! Alors serait-ce cet exigeant principe, ce doux refrain, cette énigmatique rengaine qui te ferait te remettre en scelle ?

    L’écrin te l’offre cette mise en scène !

    Ta fantastique présence, aussi mini ou maxi soit-elle, déclenche…et si les signes qui touchent élèvent… alors pour sur… la création rencontre l’élan !

    Simplement, facilement, efficacement…

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #RÉSONNANCE - 12

    Résonner…chut… oui, le remarquez-vous, le silence se place dans le mot, le silence se laisse l’espace, car dans la résonnance, lui aussi, et lui surtout, à quelque chose à nous dire, à inscrire, à prédire.

    Le son vole, le son résonne, le son donne, le son pardonne… Il sonne tout en consonnes dans le silence !

    Résonner pour sonner dans l’éclat. Éclater pour résonner dans sa splendeur…

    Résonner … sonner… mais quoi ? qui ? comment ? vers quoi ?

    Résonner pour entendre que, quelque part, quelque chose sonne déjà à l’autre bout, plus loin de nous, et pourtant sans doute aussi très près de nous…

    Respirer le sacré dans tout son éclat !

    Comment fait-on, comment s’y prend-t-on ? Comment résonne-t-on ? Le son nous invite à résonner au creux de nos corps. Cet incroyable magicien qui lui seul résonne nos maux avec fragilité, audace, assurance et ambivalence.

    Laissons-nous résonner, laissons-le résonner, pour qu’ensemble nous sonnions de bon ton, le « LA » de l’accord.

    Évadons-nous, révélons-nous et laissons le sacré entrer en nous pour que la résonnance sonne la dissonance aussi bien que l’appartenance.

    Finalement tout est déjà là, blotti dans le mot : n’y aurait-il pas un peu de raison dans ces résonnances ? Alors pourquoi les fustiger, les éloigner, les chambouler… Peut-être serait-il plus aisé, de les laisser s’exprimer, s’imprimer et virevolter ?

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min
  • #VERTU - 11

    La vertu bienheureuse dans son écrin magique, envolé, facilité.

    Elle se tient là, en joueuse privilégiée qui se verrait offrir un égard particulier.

    Elle sent, ressent, consent

    Ne serait-elle pas un pas vers le TU ?  Cet amant vers qui elle avoue, sans retenue, vouloir se diriger : vers TU ! Pour que chacun s’imbrique, s’emboîte, se confonde dans l’autre, le JE et le TU s’emballent, s’amourachent et se cramponnent naturellement, simplement, évidemment.

    Force de délicatesse, la vertu s’offre l’émotion, les frissons, pour que sobrement, elle s’exprime en dentelle… brodée, ornée, parée.

    L’émotion vertu de la délicatesse ? Et pourquoi pas… si elle s’octroie aussi la finesse !

    Posée, simple, efficace, elle s’envole vers tant de souplesse. Dans une danse cette arabesque s’offre l’ubuesque et le grotesque !

    Soutenue, émue, coloré et chamarrée cette vertu avance avec excellence, succulence et toute puissance pour installer sa maturité affirmée.

    L’authenticité s’évade dans des couleurs bleutées ou argentées révélant toute musicalité à la joie, pour rester unique, pacifique, éthique et faire que toujours, nos vertus s’embéguinent de nous, tels que nous sommes, tourbillonnants et envoutants, affligeants et passionnants, tremblants et chevrotants.

    A l’unisson, jouant des octaves et cherchant l’accord, avec patience et impatience, la vertu suit son chemin, le sinueux, le tortueux ou l’ingénieux.

    Et toi ? Es-tu « JE » de mots ? Et quelle trace salvatrice laisses-tu sur ton passage ?

    3 min

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