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Aujourd’hui je reçois Wilfried Granier le CEO et fondateur de Superprof, une plateforme de mise en relation qui matche des professeurs particuliers et exceptionnels, donc des superprofs avec des élèves, et ce partout dans le monde. Leur croissance est fantastique sans aucune levée de fonds depuis le début.
Je suis très fier de cet épisode. Alors que nous sommes toujours confinés avec la crise du Covid 19, j’ai rencontré Wilfried à distance. Le son n’est pas toujours top, ce sont les limites techniques impossibles à résoudre.
Alors que j’avais prévu 1h30 de conversation, l’épisode dure finalement 2h15.
Je n’ai pas vu le temps passé tellement Wilfried a de choses à raconter avec passion, vérité et enthousiasme. Faites moi confiance vous allez adorer cet épisode !
Parlons de Superprof. Vous l’avez compris, c’est une plateforme de mise relation dont les chiffres donnent le tourni :
Vous pouvez apprendre à peu près tout chez Superprof.
Wilfried nous raconte son parcours.
En 2013, alors qu’il veut prendre des cours de guitare, Wilfried se rend compte que contacter un prof se résume à chercher sur le Bon Coin, ou détacher un petit papier dans les boulangeries. Impossible il faut faciliter le processus.
Il se décide à disrupter ce processus. Un matin il a une illumination, il trouve le nom « Superprof », le nom est idéal et résume tout son concept.
Pour accélérer son développement, il rachète deux petits sites. Ça lui permet de commencer avec 20 000 profs, des élèves et du trafic.
Mais voilà, à chaque fois que l’on cherche un prof sur Google, son concurrent cherche-cours.com est devant lui.
Il décide de contacter le dirigeant de cherche-cours.com Yann Leguillon, pour racheter son entreprise.
Lors de leur rencontre, il se rend compte que Yann est son « double ». Ils ont le même état d’esprit, la même vision. Ils décident ensemble de s’associer plutôt que de s’absorber.
Cette excellente décision permettra à Superpof d’initier sa formidable expansion que l’on connait. Une croissance de 100% par an et l’ouverture sans cesse de nouveaux pays.
Tout au long de l’épisode, Wilfried décrit son management, il est très proche de ses collaborateurs. Il nous parle également du marketing qui se résume principalement à du SEO (référencement naturel), et nous passons un long moment sur le développement de pays.
Pour lancer un pays, la plupart du temps il embauche un collaborateur local. Il explique très bien que pour se lancer au Mexique, il ne faut pas recruter un espagnol, mais bien un mexicain.
Aujourd’hui Superprof compte 28 pays et en ouvre plusieurs par an.
Le business model de superprof est intéressant. A la différence des autres sites internet comme l’était cherche-cours.com par exemple, Superprof ne fait pas payer les profs, et ne marge pas sur les prestations des profs.
Les élèvent payent un petit abonnement pour avoir accès à la plateforme, et réglent ensuite le prof en fonction du prix qu’il demande pour l’heure du cours.
Superprof facture l’élève et reverse intégralement la somme au prof.
Je vous conseille cet épisode. J’ai beaucoup apprécié la clairvoyance et l’intelligence de Wilfried.
Ah j’oublais, Wilfried nous offre un mois d’accès à la plateforme www.superprof.fr en saisissant le code « LACOMBINAISON »
Bonne écoute 😉
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Dans ce nouvel épisode, je reçois Tristan Colombet un multi entrepreneur qui a lancé sa première entreprise alors qu’il n’a que 20 ans.
Assez Geek, il code ses premières lignes dès 15 ans, et a l’idée de se lancer dans le jeu concours.
A 19 ans, en 2000, il crée prizee.com un site internet basé sur le jeu concours qui connaît une ascension fulgurante.
Prizee est le précurseur des jeux que l’on connait aujourd’hui sous le terme « In App ». C’est un portail de jeux avec des micro-paiements, développé d’abord en Perl par Tristan Colombet, puis très rapidement en Flash, la technologie phare de l’époque.
Tristan revend sa société en 2012 à Digital Virgo, et monte un fond d’investissement « Effencency » qui investira dans de très belles startups dont la fameuse Linxo : l’agrégateur de compte.
En 2013, il créé Domraider, qu’il a rebaptisé Youdot et qui est spécialisé dans le rachat de domaines expirés.
Cette technique s’appelle le snapping, elle permet de récupérer un domaine dès qu’il rentre dans le domaine public, à la seconde près, grâce à un robot.
Dans le podcast Tristan nous explique l’utilité de racheter des domaines expirés. Nous profitons pour faire un focus sur les noms de domaine, puisque Tristan a été membre du conseil d’administration à AFNIC, qui est l’autorité qui gère les noms de domaine en France.
Enfin, nous terminons cette partie passionnante par parler du SEO (le référencement naturel). Tristan nous offre son expertise, en nous donnant quelques tuyaux :
Tristan est également passionné de blockchain et de crypto monnaie. En 2017, pour sa société Domraider, il décide de lever de l’argent.
Pour cela, il se lance dans une ICO (Initial Coin Offering) qui est une méthode de levée de fonds en crypto monnaies et lève 6 millions d’euros, ce qui lui a permis d’accélérer son développement.
Parallèlement, il lance Auctionity, qui est une solution décentralisée d’enchères en temps réel pour les assets digitaux. L’objectif est de rendre les enchères plus sécurisées, plus rapides et plus fiables grâce à la technologie blockchain.
Jamais rassasié, il créé Tuning 22, une société spécialisée dans le Coworking et vingt-deux une agence spécialisée de communication spécialisée dans le digital et le Print.
J’ai eu beaucoup de chance de rencontrer ce multi entrepreneur et je vous la fais partager.
Si vous souhaitez découvrir Youdot, Tristan nous offre un mois gratuit avec le code
« LACOMBINAISON » sur youdot.io
Bonne écoute 😉
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Dans ce nouvel épisode je reçois Thibaut Pfeiffer, le CEO d’empruntemontoutou.com.
Bien que le nom soit très parlant, j’étais très intrigué, et j’ai voulu absolument rencontrer Thibaut et comprendre son concept.
La crise du Covid 19 a fait que cette rencontre s’est faite par visio, à distance.
Parlons un peu d’ Emprunte mon Toutou :
Tout a commencé dans un bureau à Londres, où travaillaient Thibaut et son associé Eleanor.
Ce jour-là, un collègue de bureau avait emmené son chien, un petit Carlin nommé Bart, qui a fait fondre tout le monde. Thibaut, vivait à l’époque dans un petit appartement à Londres, et étant très occupé, il n’était pas possible d’adopter un toutou. Il fallait résoudre ce problème.
L’idée venait de germer !
Emprunte Mon Toutou est un réseau social qui connecte les propriétaires de chiens avec des bénévoles qui rêvent d’avoir un chien, mais qui ne peuvent pas, pour diverses raisons.
L’idée géniale qu’ont eu les co-fondateurs Thibaut et Eleanor, a été de créer cette connexion.
Prenons deux exemples, vous allez comprendre :
- Je suis propriétaire d’un chien qui a besoin de courir, de se dépenser… mais je travaille beaucoup, je rentre tard, je n’ai pas le temps, et malheureusement mon toutou est enfermé. Je clique sur l’application empruntemontoutou.com et je trouve très facilement un bénévole à qui je vais pouvoir confier mon chien pour quelques minutes, quelques heures ou même quelques jours… mon toutou est entre de bonnes mains, je suis rassuré !
Voilà en quelques mots ce que propose empruntemontoutou.com. C’est la première communauté qui apporte une solution aux personnes souhaitant adopter un chien mais ne le peuvent pas.
L’évolution est fulgurante. Lancé en Toulouse, en 2017 avec quelques membres récoltés sur les réseaux sociaux, aujourd’hui Emprunte Mon Toutou compte déjà plus de 190 000 membres et montre une très forte croissance, de plus de 10 000 membres par mois ?
Emprunte Mon Toutou propose un abonnement premium pour quelques euros par an, qui offre toutes les garanties afin de rassurer ceux qui prêtent leur meilleur ami :
Tout est vraiment fait pour que emprunteurs et maîtres soient assurés et rassurés.
En 2019, Emprunte Mon Toutou lève 600 000 euros auprès de Side Capital pour accélérer son incroyable croissance.
Cette levée de fonds a permis à l’équipe de se développer, de recruter des talents dans les domaines du marketing ou du développement informatique, puis dans un second temps de s’ouvrir à l’international.
Emprunte mon toutou est disponible sur les App Store Apple et Android.
J’ai beaucoup aimé cet épisode Thibaut Pfeiffer, et je vous le fais partager.
Ah j'oubliais ! Thibaut nous fait un cadeau. Pour ceux qui s'inscrivent sur empruntemontoutou.com, il vous offre 10% de remise avec le code lacombinaison10
Bonne écoute 😉
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Dans cet épisode, je reçois Ianne Kinda qui anime le blog Kindaforge.com. Ianne est un expert dans le domaine des crypto monnaies et la blockchain.
C’est un épisode un peu spécial qui va tenter de décanter ces notions un peu compliquées qui semble être très prometteuses.
La crypto monnaie la plus célèbre et la plus connue est Bitcoin. Inventée par Satoshi Nakamoto, en 2009, elle est l’objet de beaucoup d’interrogation.
Satoshi a effectué la première transaction Bitcoin, et par la même occasion généré la première blockchain de l’histoire, en janvier 2009. C’est une date historique pour la cryptosphère car elle marque le début d’une nouvelle ère, celle du transfert de valeur de façon décentralisée, de pair à pair (peer to peer), transparente et sécurisée par la cryptographie.
Alors que le Bitcoin a été introduit à quelques centimes, il a fleurté avec les 20 000 euros en 2017, pour ne cesser de faire le yoyo toutes ces années. Aujourd’hui en avril 2020, son cours est d’environ 6700 euros.
Il reste assez compliqué de débuter dans la crypto monnaie. Ianne nous délivre quelques tuyaux, et tente de répondre à des questions comme :
Nous abordons également le sujet de la sécurité et de l’arnaque potentielle :
Dans un deuxième temps nous parlons de la blockchain. Tout le monde s’accorde à dire que la blockchain est une révolution qui va changer le monde, au même titre qu’Internet en son temps, a métamorphosé les échanges, le commerce et notre vie en général.
Ianne répond à des questions précises, comme :
Nous avons tenté de répondre à pas mal de questions, je ne sais pas si nous sommes arrivés, en tout cas nous avons fait de notre mieux.
Bonne écoute 😊
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Notes de l’épisode :
Vous pouvez télécharger le livre blanc cité, ici : https://bitcoin.fr/bitcoin-explique-par-son-inventeur ou l’original ici : http://www.bitcoin.fr/public/bitcoin.pdf
Blog de Ianne Kinda : https://www.kindaforge.com
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Dans ce nouvel épisode, je suis très honoré de recevoir Morgan Bourc'his, le triple champion du monde d’apnée dans la discipline du poids constant sans palme.
En 2019, Morgan bat son propre record, et atteint la profondeur vertigineuse de 91 mètres en 3 minutes et 34 secondes.
En préparant cet épisode, je me suis pas rendu compte à quel point cette discipline était technique et précise.
J’ai préparé cet épisode en commençant par revoir « le Grand Bleu » de Luc Besson où s’affrontent Jacques Mayol et Enzo Molinari (Enzo Maiorca).
Ce film a été un tournant pour la discipline de l’apnée, il a permis de mettre en lumière ce sport, et de le présenter au grand public.
Ancien nageur et basketteur, Morgan commence l’apnée à 21 ans, en 1999. Dès 2008, en championnat de France, il obtient en 2008 une médaille d’or.
Il sera champion du monde à 3 reprises :
Tout au long de cet épisode, Morgan Bourc’his nous décrit cette discipline :
Dans une seconde partie, nous détaillons la descente, et je vous avoue que c’est la partie que j’ai préférée.
Il y a quasiment une routine de descente. Dans un premier temps, lors de la descente, l’apnéiste doit lutter contre la poussée d’Archimède, il effectue environ 7 grandes brasses, pour s’extraire de la surface.
Arrivée à 30-35 mètres, cette poussée devient inexistante et le corps d’enfonce dans les profondeurs à une vitesse d’environ 1,2 – 1,5 mètre par seconde. Une décompression est nécessaire tous les 10 mètres.
Une fois en bas, à la profondeur voulue et atteinte, l’apnéiste récupère une plaquette où est indiqué la profondeur et qui fera office de témoin pour prouver la descente.
La remontée est bien plus compliquée. La discipline de Morgan est sans palme. Il doit remonter des 91 mètres, en brasse, en consommant énormément d’énergie. Les derniers mètres sont épuisants.
Plus généralement, Morgan nous explique parfaitement bien ces différentes phases, l’ivresse des profondeurs, la préparation technique et physiologique qu’impose ce sport.
Il faut une condition physique parfaite. Une hygiène de vie, et un entrainement quotidien. Ces sportifs de très haut niveau comme Morgan ont des capacités pulmonaires hors du commun. Alors qu’un être humain classique a une capacité dans ses poumons de 3 ou 4 litres, Morgan a 11 litres !
Lors de la descente, ses poumons se compressent pour avoir la taille d’un poignet, son rythme cardiaque peut descendre en dessous de 40 pulsations par minute.
C’est passionnant !
Nous évoquons également les dangers de ce sport. En vouloir battre des records, c’est extrêmement dangereux, car il ne faut pas l’oublier, descendre à 91 mètres, c’est aussi devoir remonter ces 91 mètres, donc dans son cas, 182 mètres. Il y a eu des morts.
J’ai vraiment apprécié cet épisode, la technicité qui est formidablement expliquée par Morgan.
Dans cet épisode, nous citons l'épisode avec Philippe Croizon, que j’ai rencontré dans l’épisode 15 et que je vous conseille fortement.
Bonne écoute 😊
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Dans cet épisode Guillaume Mandragola, le dirigeant et cofondateur de Tonton Marius qui est une chaine de restauration casual food, comme Guillaume le définit, un concept nouveau de pizzeria haut de gamme.
Pourquoi j’ai voulu rencontrer Guillaume ?
Guillaume et ses associés, Léo et Alex ont monté 4 restaurants en 3 ans. J’ai trouvé leur ascension très rapide. Ils dépoussièrent un vieux métier, celui de pizzaiolo, pour créer la startup de la pizza.
Leur concept est évolué, bien pensé, calculé, aboutit. Tout est fait pour l’expérience client : la déco, les packagings, l’ambiance dans les restaurants.
Et bien non ! C’est un personnage imaginaire véritable mascotte du restaurant. Inspiré d’un patron de restaurant, qu’ils connaissent, Tonton Marius est définit comme un inventeur, inventé, inventif. Nous le retrouvons partout dans le restaurant, sur les emballages, sur les gobelets, les sets de table, les rince-doigts, et même dans un cadre au mur, où il vieille sur chaque pizza vendue, de son œil expert.
Comment ont-ils eu l’idée ?
Ce sont 3 copains, Alex le financier, Leo le pizzaiolo, et Guillaume l’ingénieur de formation. Ils sont amis depuis leur enfance, tous attirés par l’entreprise. Ils ont un rêve, celui de monter un business ensemble.
Alex, le pizzaiolo de formation donne l’idée du concept. Évidemment rien d’exceptionnel en créant une pizzeria. La création d’un restaurant seulement ne les intéressent pas. Ils voient grands, ils voient haut.
Ils décident de partir en Italie pour « étudier » le marché, et ramène ce concept de pizza al taglio (à la coupe). L’idée leur est apparue évidente.
De retour en France, ils ont suivi une formation avec le Champion du Monde de Pizza, à l’École Française des Pizzaiolo, pour apprendre les techniques de la pizza à la Romaine. Cette formation leur a permis de tester différents types de farine.
Leur pâte est un secret de fabrication ? Très technique à réaliser, elle doit reposer 48 heures minimum. Cette longue fermentation confère à la pâte trois propriétés inimitables : croustillance, légèreté́ et alvéolage. C’est cette pâte caractéristique qui permet ensuite de mettre en valeur les ingrédients de la garniture et de se différencier des autres pizzas.
Ils veulent également se distinguer par des recettes de pizza originale, comme la pizza pomme de terre truffe, ou la pizza chèvre miel romarin.
Ils ont une vingtaine de recettes qu’ils changent régulièrement en fonction des saisons.
Le concept est lancé, prêt et ouvrent un premier restaurant près d’une école, puis enchaine 3 autres dans les 3 ans. C’est un carton !
Leur ambition est d’ouvrir plusieurs restaurants en nom propre, puis de développer un réseau de franchises, et de s’ouvrir à l’international.
Lors de notre discussion, nous découvrons qu’ils ont pensé à tout. Bien sûr, ils ont élaboré des salades ou des desserts maison, mais aussi poussent le détail à créer une bière spécialement pour Tonton Marius comme la Fadoli, et même une cuvée de vin spéciale.
Jeunes, la trentaine, j’ai trouvé leur mindset, leur ambition très atypique, et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu les inviter dans la Combinaison
Tonton Marius dépoussière le métier de pizzaiolo, façon startup.
Si vous avez la chance de passer devant un de leurs restaurants, n’hésitez pas, rentrez et dégustez une de leurs pizzas. Vous allez m’en dire des nouvelles !
Bonne écoute 😊
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Dans cet épisode je reçois Paul Morlet, le créateur de « Lunettes pour Tous »
Des lunettes à 10 euros, en 10 minutes avec ou sans ordonnance. Ça semble impossible, et pourtant Paul Morlet a créé ce concept en association avec l’iconique Xavier Niel.
Un peu bidouilleur, très bricoleur, Paul fait peu d’études, il obtient un BEP d’électronicien, un bac -2 comme il dit. Issu d’une famille modeste, Après avoir enchainé des petits boulots, SNCF, Carglass, il a un but dans la vie, trouver un boulot stable et gagner 1500 €
Il reste une semaine chez Carglass, mais s’ennuie. Alors qu’il voit des autocollants micros perforés à l’arrière des bus, autrement dit, on voit de l’intérieur mais pas de l’extérieur. Il a l’idée de créer des lunettes publicitaires. Lulu Frenchie est né. Bien qu’il ne soit pas intéressé par l’entreprenariat, c’est le passage obligé pour facturer et vendre ses produits.
Comment fabrique-t-il ses lunettes ? Il achète des feuilles A4 qu’il découpe à la main. Iles colle sur les verres de ses lunettes achetées sur Alibaba. Un petit coup de sèche cheveux pour la finition, et hop le produit est fini.
Il commence par un stock de 1000 paires, mais c’est un flop.
Il en vend très peu.
Sur Internet il trouve un logiciel qui permet de spammer des comptes Tweeter.
Il fabrique des lunettes à l’effigie de stars comme Lady Gaga, David Guetta, Eminem…
Il envoie une paire de lunettes à chacun des agents de ces stars.
Avec son fameux logiciel, il balance 10 000 tweets sur chaque compte de stars.
Forcément, ça se remarque. Un jour Lady Gaga fait réellement une photo avec une ses lunettes.
L’AFP le contact pour faire un reportage sur sa société, puis d’autres journaux, des télés… ses lunettes font le buzz, et les commandes commencent à tomber sur son site internet qu’il a créé tout seul.
Très rapidement, Ricard le contacte pour une commande de 80 000 paires, avec un chiffre d’affaire à la clé de 240 000 euros. Paul ne se démonte pas, et produit en temps et en heure cette commande.
Quelque temps plus tard, Paul passionné par Xavier Niel, lui écrit un email pour proposer de le rencontrer. A son grand étonnement Xavier Niel le rencontre, et après une longue discussion, ils décident ensemble de disrupter le marché de l’optique en créant des lunettes à bas couts. « Lunettes pour Tous » voit le jour
Bien que Xavier Niel injecte l’argent dont Paul a besoin pour créer Lunettes pour tous, il le laisse tout faire. Choix de l’emplacement, déco du magasin, sourcing des fournisseurs, achat des machines, mises en place des logiciels.
Paul boucle le projet en 6 mois. C’est un exploit ! Le concept se précise : des lunettes à 10 euros en 10 minutes avec ou sans ordonnance.
Dans l’épisode, Paul décrit parfaitement bien, le déroulé des opérations, et nous comprenons qu’entre le stock, et la contrainte de créer des lunettes en 10 minutes la tâche est très compliquée.
Le premier magasin, rue de Turbigo ouvrira un 22 mai, et Paul a un nouveau coup de chance. Le 21 mai, le magazine UFC Que Choisir sort un article à charge contre les opticiens dénonçant leur marge astronomique de 500%. C’est une aubaine pour Lunettes pour Tous qui surfe une nouvelle fois sur ce buzz. Les JT invite Paul sur tous les plateaux, et Capital propose à Paul de partir en Chine faire un reportage sur la fabrication des lunettes en Chine. Le reportage montre que les lunettes de Paul sont fabriquées dans les mêmes usines que celles des grandes marques, avec souvent la mention « Made in France »
Aujourd’hui Lunettes pour tous c’est 18 magasins, avec une ouverture d’un nouveau point de vente tous les mois, 400 personnes et 26 millions de chiffre d’affaires.
J’ai beaucoup apprécié cet épisode, Paul est quelqu’un de simple, visionnaire, intelligeant et bienveillant. Il ne retrouve pas dans les codes des startups, son but est de faire grandir son entreprise et être proche de ses salariés.
Bonne écoute 😊
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Aujourd’hui je reçois Philippe Croizon. Il s’est rendu célèbre lorsqu’il a traversé la manche à la nage, alors qu’il est amputé des 4 membres.
Le 5 mars 1994, alors que Philippe veut installer une antenne sur le toit de sa maison, il monte sur une échelle, avec l’antenne immense dans les mains. Une ligne à haute tension est juste à côté.
Ses mollets touchent l’échelle faisant office de terre, un arc se produit avec la ligne haute tension.
20 000 volts parcourt alors son corps, et le tue instantanément. Bien que cela disjoncte, EDF réenclenche le courant, et cette deuxième décharge le réanime.
Le courant va se couper encore une fois, et EDF va réenclencher une troisième fois.
Cette décharge va le faire brûler.
Transporté d’urgence à l’hôpital, Philippe est sauvé in extremis, puis enchaine sa reconstruction physique dans différents centres.
Reconstruction physique mais pas moral, Philippe est perdu, lui qui a vécu 26 ans avec ses 4 membres, il se retrouve quadri-amputé.
Il végète au fond de son canapé devant sa télé pendant quelques années. Sa femme, n’en peut plus et le quitte.
Désespéré, il tente de se suicider, mais se rate. A l’aide d’une psychothérapie, et en pensant à ses deux enfants, il se reprend et se reconstruit.
Sur Meetic, il rencontre Suzanna, qui va devenir très vite, en plus d’être sa femme, son coach de vie.
Heureux, c’est un nouveau Philippe. Il décide de repousser les limites du handicap en défiant le destin, et enchaîne les defis :
- 2010 : traversée de la manche à la nage. Un entrainement de 35 heures de nage par semaine pendant deux ans. Il réussit cet exploit le 18 septembre 2010, en 13 heures et 26 minutes
- 2012 : A l’aide de son ami Arnaud Chassery (nageur longue distance), il décide de relier les 5 continents en 100 jours, par les détroits Plus de 17 km entre la Papouasie-Nouvelle Guinée et l'Indonésie, 17 km entre l'Égypte et la Jordanie, 17 km entre l'Espagne et le Maroc, 4 km dans une eau à zéro degré entre l'Alaska et la Sibérie par le Détroit de Béring.
- 2017 : Passionné d’automobile, Philippe fait fabriquer une voiture qu’il peut piloter avec un joystick. Après de très nombreuses péripéties, il franchit la ligne d’arrivée, le 14 janvier 2017, à la 48e place. Un exploit !
Dans cet entretien touchant, Philippe nous raconte sa vie avec passion, émotion. Les épreuves qu’il a surmontées.
Il aime sa vie d’aujourd’hui et reconnait qu’il n’aurait pas pu faire autant de choses s’il n’avait pas eu son accident : légion d’honneur en 2011, exploits sportifs, chroniqueur à la télévision, acteur dans une série tv, écrivain, conférencier…
Son prochain défi est de monter sur scène avec Jérémy Ferrari , l’humoriste pour un spectacle.
Philippe est un modèle d’optimisme, c’est un exemple de résilience, et nous démontre que tout est possible, et que malgré l'adversité, quelle qu'elle soit, chacun d'entre nous peut puiser cette force en soi et s'accomplir.
Lors de ses conférences, plus d’une centaine par an, Philipe Croizon transmet un message fort, et délivre une énergie hors du commun.
Booster d’optimisme, avec beaucoup d’humour et d’authenticité, Philippe met au service des professionnels et du public son retour d’expérience.
Pour Philipe, le seul frein à la réussite, c’est soi !
A la fin de l’entretien, nous parlons plus généralement du handicap, et de la vie de tous les jours, et comme à mon habitude, je termine par des questions personnelles.
J’ai adoré cet entretien, j’aurais aimé qu’il soit plus long, mais Philippe avait une visite d’école juste après, et m’a fait l’honneur de trouver quelques minutes pour « La Combinaison »
Bonne écoute 😊
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Les ouvrages de Philippe Croizon :
Nous parlons également de Philippe Gabilliet que j'ai reçu dans ce podcast. Un super épisode que je vous conseille d'écouter :
- Episode 2 avec Philippe Gabilliet : à écouter ici ou sur Apple Podcast
Dans cet épisode je reçois Fred Potter le CEO et fondateur de Netatmo, et créateur de Withings.
Netatmo est un fabricant d’objets connectés (Internet of things – IOT).
Fred est passionné d’informatique. Dès l’age de 13 ans, il programme. Il fait des études en micro-électronique, à Telecom ParisTech, où il passe son doctorat.
1998, c’est la déréglementation des télécoms. France Telecom n’a plus le monopole des télécoms. Très rapidement, de nombreux opérateurs se créent.
Après ses études, Fred travaille chez l’un deux, dans le domaine des centraux téléphoniques. Il créé des logiciels pour la VoIP (Voice over Internet Protocol).
Après 3 ans, en 1999, il décide de se lancer et crée Cirpack avec un associé : Jean-Pierre Dumolard. Très vite, il compte des clients prestigieux et importants comme Free, et tout se passe très bien, jusqu’à la bulle internet en 2000, où les clients ferment les uns derrière les autres.
Cirpack est en danger. Son principal actionnaire américain décide de se retirer, et Fred et son associé lui rachètent la totalité de ses parts pour un euro.
Après avoir fait le dos rond, pendant quelques mois, ils s’accrochent, et les affaires reprennent. 3 ans plus tard, ils revendent leur société à Thomson (Technicolor), pour la somme de 82 millions d’euros.
Fred travaillera quelque temps chez Thomson où il rencontre Eric Carreel, son futur associé chez Winthings.
En 2008, Fred et Eric créent Withings une société spécialisée dans les objets connectés grand public. Leur premier objet sera le pèse personne connecté, puis le tensiomètre. Mais Fred ne s’entend pas avec Eric, et en 2011, quitte Withings pour lancer Netatmo.
Toujours dans le domaine des objets connectés, Netatmo propose plutôt des objets utiles pour la maison, alors que Withings reste dans le domaine forme et santé.
Dans l’épisode Fred Potter décrit très bien le processus de création d’un objet connecté. La recette est : 10 personnes, 2 millions d’euros d’investissement, et 2 ans de développement.
Dès 2011, Fred investit 2 millions d’euros à titre personnel, puis Netatmo très prometteuse enchaine les levées de fonds : 4,5 millions en 2013, puis 30 millions en 2015.
Depuis sa création, tous les objets créés par Netatmo seront primés aux CES de Las Vegas (Consumer Electronic Show).
Le premier produit est la station météo. Design, facile à installer et à utiliser, Netatmo soigne tous les détails pour que l’expérience utilisateur soit unique.
Fred explique, pour qu’un produit se vende bien, il faut que tous les ingrédients soient réunis : produit de qualité, design, ergonomie, facilité d’installation et d’utilisation, packaging, déballage, application…
Dans la lancée, Netatmo lance des caméras de surveillance Présence et Welcome avec une révolution : la reconnaissance faciale. Comme je l’explique dans l’épisode, je suis équipé personnellement, et je reconnais que les produits Netatmo marchent très bien.
2018, Fred cède sa société au géant Legrand, qui cherche à étendre sa gamme d’objets connectés. Fred nous explique son choix : Legrand était déjà au capital de Netatmo. La collaboration se passait très bien, et Fred confirme que son choix était donc naturel.
Aujourd’hui il est CTO (Chief Technical Officer) chez Legrand, mais reste aux commandes de Netatmo. La gamme s’étend avec les produits Legrand, comme un tableau électrique connecté, par exemple.
Plus généralement, dans l’épisode Fred nous parle de l’objet connecté, du marché chinois, de ses concurrents, des difficultés à concevoir un objet, et de l’avenir.
A titre personnel, il est investisseur dans des sociétés comme Ledger, Qonto, Numworks, et a créé un fonds d’aide aux étudiants avec sa femme Anne.
Nous terminons comme à l’accoutumée par des questions personnelles, sur sa façon de travailler, son organisation dans la semaine, ses passions.
Bonne écoute 😊
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Dans cet épisode, je reçois Franky Zapata, l’homme qui a concrétisé un rêve, celui de voler.
Jamais il n’a donné une interview aussi longue où il détaille ses débuts, son parcours, ses difficultés, ses accidents… 2h. J’en suis très fier !
Au début, je présente Franky comme un fan de super héros, de retour vers le futur, un Tony Stark français, c’est vraiment ça ! Lorsqu’il élabore ses prototypes, il nous raconte qu’il trouve l’inspiration dans la science-fiction : le 5ème élément pour sa voiture volante, la façon de diriger son Flyboard air avec ses mains, qu’il emprunte à Iron Man… Franky Zapata nous démontre dans cet épisode que tout est possible.
Enfant, il est en échec scolaire, il quitte l’école à 15 ans. C’est un rêveur. Son but est de voler. Il essaye de faire un CAP, de travailler avec son père… mais s’ennuie.
Il décide de passer sa licence pour être pilote d’hélicoptère, mais lors d’une visite médicale, le médecin se rend compte que Franky est daltonien. Son rêve est impossible.
Malgré tout, il aime le sport, et la vitesse. Il débute par du snowboard, puis du jet ski.
Il sent qu’il est doué pour ça, il fait corps avec le jet. La première année, il devient champion de France en 1996. Dès lors, il enchaine les titres de champions d’Europe et champions du monde en 1997.
Franky décide alors de lancer son propre jet ski. Il n’a jamais fait de moulage, mais ne se décourage pas. Après plusieurs tentatives, il réussit et commercialise son jet ski.
Il se rend compte très vite, que la turbine du jet, est un formidable réservoir de puissance : 1 tonne de pression.
Lui qui a toujours son rêve de voler dans un coin de sa tête, décide de récupérer cette puissance. Il branche un tuyau à la sortie de la turbine du jet, et de l’autre côté, il adapte un snowboard acheté chez Décathlon.
Sa première tentative ne fonctionne pas, il ne décolle que de 5 cm. Il refait ses calculs, fait des modifications et là ça fonctionne parfaitement.
Alors qu’il part en Chine pour un championnat de jet, il prend son engin, et fait une présentation devant des milliers de téléspectateurs.
Les gens n’en croient pas leurs yeux. C’est le début de l’aventure du Flyboard eau qu’il vendra à plus de 15000 exemplaires.
Voici une vidéo de démonstration lors de l’émission incroyable talent : https://vimeo.com/78705259
Mais pour Franky Zapata, c’est cool, mais ce n’est pas ça voler. Une heure après être monté sur son Flyboard, il se dit, ce serait mieux sans le tuyau.
Il se lance dans la fabrication du Flyboard Air.
C’est une machine composée de 5 réacteurs de modélisme développant 1000 chevaux.
Lors du 1er essai, le Flyboard s’affole, Franky tente de le maîtriser, et ça lui coutera 3 phalanges que par chance on réussit à lui recoudre.
Persévérant, il continue, et arrive enfin à faire voler son engin.
Par la suite, il enchaine les shows et démonstrations, dont les plus connus sont ceux du 14 juillet 2019, lors du défilé et la traversée de la Manche pour laquelle il y a aura 2 tentatives (les 25 juillet et 4 août 2019).
Dans cette conversation, Franky nous parle également des difficultés qu’il rencontre avec les habitants qui se plaignent des nuisances sonores et la pollution que le Flyboard Air occasionnerait, alors que Franky ne vole qu’une fois par semaine, et que ce vol ne dure que quelques minutes.
Il revient également sur les difficultés qu’il a plus ou moins surmontées avec la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) qui a failli le faire quitter la France.
Enfin, j’ai eu le plaisir et l’immense honneur de voir sa future voiture volante qu’il va proposer comme une attraction à Las Vegas. Encore une fois, la législation française ne l’autorise pas à le faire voler en France.
Nous terminons cet entretien par des questions personnelles, auxquelles Franky répond avec sincérité.
On m’avait dit « tu vas voir, il est cool ». C’est exactement ce que j’ai pu constater, Franky est cool, simple et vraiment très accueillant.
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