Un ministre dédié bien connu des artistes et du monde de la culture, un budget de plus d'un milliard d'euros par an, des polémiques récurrentes à chaque loi de finances, et une conviction ancrée dans l’inconscient collectif français : la culture, c'est sacré — et l'État doit la défendre.
Pourtant, la question mérite d'être posée frontalement — et elle l'a effectivement été, à des candidats aux concours de la Police nationale : « La culture est-elle une affaire d'État ? ».
Derrière cette formulation apparemment simple se cachent des enjeux considérables : la liberté de création, l'identité nationale, la cohésion sociale, la souveraineté culturelle face à la mondialisation et au numérique, et même — vous allez le voir — la question de la démocratie elle-même.
Pour démêler tout ça, j'ai le plaisir de recevoir Samir Hammal, enseignant de culture générale à la prépa ISP.