La Minute du Coach

La Minute du Coach

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La Minute du Coach episodes

  • Sus à la médiocrité
    Pablo : Bonjour Fabian
     
    Fabian: Salut Pablo
     
    Sud radio, la minute du coach
     
    P: "Sus à la médiocrité"  Mais encore?
     
    F: La médiocrité c'est la moyenne, c'est le milieu de la courbe de Gauss, c'est là où on se situe le plus souvent...
     
    P: Oui mais il y a des gens qui se sentent bien dans la médiocrité!
     
    F: Et alors? 
     
    P: Oui?
     
    F: Et alors? On se sent bien aussi devant une série addictives sur netflix dans un canapé, on se sent bien à avaler trois hamburgers à la suite et puis un morceau de tartelette au caramel.
    Oui, bien sûr, on peut se sentir bien dans des tas d'occurrences. C'est pas pour ça que c'est louable! C'est pas pour ça qu'on va mettre en exergue le fait de se sentir bien parce que simplement, on est en train de rien foutre et de "légumer" et de rien faire de son instant,  rien
    faire de son existence.
     
    P: Je te sens en colère Fabian.
     
    F: Un peu en colère. Nous sommes des êtres humains nous avons une conscience nous avons une lucidité, enfin, quelques-uns ont un certain degré de lucidité, dont René Char disait "la lucidité est la blessure la plus proche du soleil" mais soit, c'est pas le propos.
     
    P: Pourquoi parce qu'elle brûle?
     
    F: Oui! Tu sais que le seul animal capable de regarder soleil en face c'est l'aigle? Ce que je veux aborder aujourd'hui, c'est les différences qui peuvent exister entre être bon, excellent ou inarrêtable en anglais on dira "unstoppable"
     
    P: "Unbreakable" 
     
    F: Oui aussi! Quel accent! Fameux! Et quand tu lis, et ça c'est un exercice que je conseille volontiers aux auditeurs, quand tu lis les biographies de grands champions, je dis vraiment de très très grands champions,  j'entends "légende": Michaël Jordan, Rafael Nadal, que j'ai déjà cité ici même.
     
    P: Mohamed Ali
     
    F: Mohamed Ali... Tous ces gens qui ont su aller bien bien bien au delà de leurs propres capacités. On se rend compte que c'est au niveau du mental que beaucoup se joue et qu'ils sont capables d'aller beaucoup plus loin que la plupart des autres, d'être beaucoup plus dur au mal. C'est leur endurance face au mal qui est bluffante.  C'est leur capacité à aller au delà de
    la douleur. Presque à faire de la douleur, je pense au pied gauche de Rafael Nadal
    qui le fait tellement souffrir et qui ne l'empêche pourtant pas de gagner des tournois et quand je vois autour de moi, encore tout à l'heure, j'entendais une dame qui me disait: "ben tien, telle cliente n'est pas venu parce qu'elle a vomi" Bon voilà, je vomis donc soudain le monde entier s'arrête! Je suis au lit, je ne peux plus bouger mais la belle affaire! Moi ça me fait hurler de rire. Il y des années, je jouais au théâtre un 31 décembre. J'ai voulu me lever le matin impossible, j'avais un lumbago terrible. On est venu me faire une piqûre de Diprophos et le soir je jouais devant 200 personnes, point à la ligne. Quand on est capable de s'arracher ... 
    En fait pourquoi est on capable de s'arracher quand on a un grand pourquoi?
     
    Il y a des années - encore une anecdote mais vous allez comprendre - je formais à Bruxelles.
    Je forme à Bruxelles.  Moi pour arriver à Bruxelles et être prêt, étant donné que Bruxelles est une ville qui ne te veut pas quand tu viens de province donc tu dois passer à 5 heures du matin quand elle est encore endormie, qu'elle sait pas que tu arrives et puis le soir elle veut plus de lâcher elle te garde dans ses embouteillages à la con - enfin soit, de nouveau je m'emporte et je me révolte- et donc moi j'étais là à 6h20, sous mon sac de couchage, c'était l'hiver. A 9 heures, j'attendais les participants. Personne. 9h15, personne. 10h,  personne. 10h15, il y en a un qui arrive. Et là, Pablo, chers auditeurs, je comprends quelque chose d'hallucinant.
    Je découvre un fait que j'ignorais: pour arriver à Bruxelles, il y a des embouteillages. Sans blague! Alors je leur ai dit ceci, puisqu'on était pas très très loin de Zaventem, et que, si vous voyagez en long courrier vous devez arriver trois heures à l'avance, juste, j'ai dis "si vous aviez u
    6 min
  • Et si Goldorack vous apprenait à draguer ?
    Pablo: Bonjour Fabian, 
     
    Fabian: Bonjour Pablo
     
    Sud Radio, la Minute du Coach
     
    Pablo:
    Pour la minute du coach de ce jour, on va faire référence à un héros de notre enfance Goldorak, Actarus, Goldorak Go! Et si Goldorak vous apprenez à draguer?
    Comment est-ce possible?
     
    Fabian: J'avais vraiment envie de parler de Goldorak  parce qu'on a quelques passions en commun. Les chevaux, évidemment, mais Goldorak aussi! Ça les auditeurs ne  le savent peut-être pas.
     
    Pablo: Est-ce que tu t'es refait l'intégrale?
     
    Fabian: Complètement, oui!
     
    Pablo:  Jusqu'au retour sur la planète Euphor ?
     
    Fabian: Bien sûr! La prochaine fois que je vais me livrer à ce genre d'exercice, ce sera pour tous les épisodes de Candy. Je le jure!
    Aujourd'hui, c'est de Goldorak dont je vous parle.
    Goldorak, parce qu'il y a de très
    nombreuses années maintenant, mon grand ami Claude, je donnais cours à Liège et
    mon grand ami Claude, qui est liégeois, m'appelle et puis me dit "tiens est ce qu'on peut se voir ce midi j'ai quelques questions à te poser". Je le vois le midi en question,  on va prendre un lunch ensemble. Et il m'explique que le matin, il était au parc et qu'il a vu deux jolies filles mais qu'il n'a pas osé les aborder. Il me demande si j'ai des trucs,  des techniques, des outils qui peuvent l'aider. Je lui dis: "Claude, tu connais Goldorak? Tu aimes Goldorak?"
    "Oui", me dit-il "Alors voici ce que tu vas faire, Tu vas retourner au parc, cet après midi, tu vas t'allonger dans l'herbe comme tu l'as fait ce matin, et si tu vois une charmante demoiselle
    qui a l'air de te plaire et bien dans ta tête,  tu vas te visualiser à six reprises en train de l'aborder. Tu vas ressentir le calme intérieur au moment où tu l'abordes. Tu vas entendre les mots que tu choisiras, exactement comme tu les choisiras et quand, après la sixième reprise, tu auras pu visualiser.  Donc entendons nous, quand vous visualisez, il n'y a pas que le registre sensoriel de la vue qui fonctionne. Vous allez ressentir ce que vous avez envie de ressentir au moment M. Et quand tu auras réalisé ces six visualisations, tu diras: "Claude-orac Go!" Tu te lèves et tu y vas!
    Il est un tout peu petit peu médusé de m'entendre lui dire cela et moi je retourne donner mon cours et lui va au parc. Et à la pause j'avais un sms "Fabian, ta technique est génial je la vois demain! “
    Et puis quand j'ai terminé mon cours vers 16h30, j'en avais un autre qui me disais: "Non, non, je la vois ce soir!"
    3 min
  • L'art de la subtilité
    Sud radio la Minute du coach.
     
    Pablo: Fabian Salut!
     
    Fabian: Salut Pablo!
     
    Pablo: Bienvenue pour ce nouveau rendez-vous minutes du coach sur
    Sud Radio qui porte le titre de l'art de "l'Art de la Subtilité" ... en d'autres termes...
     
    Fabian: oui je m'insurge souvent contre les généralisations. Hier quelqu'un me soutenait que : "les politiciens c'est des cons". J'ai beaucoup de mal avec ce genre de propos. 
    Un jour un philosophe et un homme de la rue se promènent dans les collines et l'homme de la rue dit en voyant un troupeau de moutons:  "tiens ces moutons sont tondus!", et le philosophe réplique: “oui de ce côté.”
    C'est ça la subtilité. Il y a ce qu'il voit : des moutons tondus, et il y a ce qu'il ne voit pas: l'autre côté des moutons dont on ne sait s'ils sont tondus ou non.
     
    Pablo: La face cachée de l'iceberg.
     
    Fabian: Par exemple. Est-ce que tous les politiciens sont cons ? Franchement j'ai
    eu un sérieux doute...
     
    Pablo: Il y en a quelques-uns! Rassures-nous!
     
    Fabian: Oui, on a déjà discuté des cons ici et j'ai même dit qu'il convenait de les aimer car nous étions tous con à de nombreuses reprises.
    On est plus souvent con à mon sens qu'on ne l'est pas. On est con dès qu'on est dans un champ référentiel qu'on ne maîtrise pas. En gros quelqu'un qui cherche son chemin en voiture
    il ralentit il ne met pas son cligno au moment opportun et pour ceux qui sont derrière c'est insupportable, c'est le con de service. Celui qui n'a jamais été dans ce cas de figure qu'il m'appelle je lui offrirai un très joli cadeau.
     
    Quoi qu'il en soit je trouve crispant que l'on généralise et que l'on s'empare de formules toutes faites, de proverbes, de phrases issues de je ne sais quel fil d'actualité de facebook ou autres (je pense à instagram). Ça m'agace.
    Alors ce que je vous propose c'est déjà de comprendre que pour être subtil il convient de maîtriser un certain vocabulaire. 
    Comment fait-on pour enrichir son vocabulaire et à quoi ça sert ?
    Première chose: moins il y a de vocabulaire, plus il y a de violence. Et plus il y a de vocabulaire, mieux je pense, mieux je peux raffiner ma pensée, donc mon propos puisque j'ai plus de mots qui me permettent le détail, la spécificité, la nuance, la subtilité.
    Et ce que je vous recommande à tous chers auditeurs, c'est bien sûr de lire abondamment et quand vous ne comprenez pas un mot ma foi cherchez en la signification.
    Et je propose ce jeu: tous les jours vous piochez un mot où que ce soit dans un dictionnaire ou ailleurs vous en retenez la définition et vous tâchez de le placer à plusieurs reprises dans vos conversations. Comme ça vous allez l'imprimer et dans un an exactement vous aurez 365 nouveaux mots à disposition. C'est pas joli ça ?
    4 min
  • Wonder Woman et Superman
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo :  Aujourd'hui, dans la Minute du Coach avec Fabian Delahaut. Bonjour.
     
    Fabian : Bonjour.
     
    Nous allons vous parler de Wonder Woman et de Superman.
    On a probablement des super héros qui sont à l’écoute aujourd'hui.
     
    Tous les Avengers sont avec nous.
    Oui, parce qu'il y a quelques années, Amy Cuddy, professeur dans une université américaine prestigieuse, s'est livré à une expérience fortement intéressante avec ses étudiants.
    Elle leur a demandé, dans un premier temps, de prendre des postures de faiblesse.
    Par exemple se courber, regarder par terre, que ce soit debout ou assis d'ailleurs.
    Puis, dans un second temps, de prendre des postures de puissance, type Wonder Woman.
    Si vous la voyez, elle a les mains sur les hanches. Ou Superman. On pourrait dire aussi Usain Bolt. Il avait aussi, quand il était sprinteur, des postures d’homme différent, surpuissant mais en tout cas de vainqueur.
    Ce dont Amy Cuddy s’est aperçu, c'est qu’après deux minutes de posture de faiblesse, le taux de cortisol, l'hormone du stress, était en hausse et le taux de testostérone était en baisse.
    Ce qui faisait que ces étudiants osaient moins prendre de risques dans les jeux qui suivaient. Ils se sentaient moins bien dans leur peau, avec moins de confiance en eux.
    A contrario, quand on les mettait durant deux minutes dans des postures de puissance, le taux de testostérone augmentait et le taux de cortisol diminuait. Dans ce cas, ils prenaient plus de risques, avaient plus confiance en eux et de meilleurs résultats.
    Le hic - parce qu’elle a réalisée une vidéo là-dessus qui a été vue des dizaines de millions de fois - le hic c’est que quelques années plus tard, dans un laboratoire suisse, on a retenté l'expérience avec beaucoup, beaucoup plus de sujets.
    Elle avait dû faire son expérience sur à peu près 30 ou 40 sujets et en Suisse ils y sont allés avec 250.
    Et là, on n'a plus du tout retrouvé ces résultats.
    Donc il n’y avait pas de corrélation entre les postures de faiblesse ou de puissance et les taux de testostérone et de cortisol qui grimpaient ou, à contrario, diminuaient.
    Par contre, ça fonctionne quand même, et c'est ça qui est intéressant, sinon je n'en parlerai pas, quand vous choisissez des postures de puissance.
    A défaut d'avoir plus de testostérone et moins de cortisol, vous allez quand même vous sentir mieux.
    On a déjà évoqué ça ici-même, dans la Minute du Coach.
    Ça revient à dire : “faites comme si”.
    Amy Cuddy concluait son exposé autrement.
    Elle disait “Fake it until you make it”. Faites semblant jusqu'au moment où vous y arrivez.
    Puis elle enchaîne en disant : “Fake it until you become it”. Faites semblant jusqu'au moment où vous le devenez.
    Moi je vous dis “Faites comme si”.
    Faites comme si vous étiez un Aigle et vous le deviendrez.
    4 min
  • A bas les systèmes
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo :  Bonjour Fabian.
     
    Fabian :  Bonjour Pablo.
     
    Bonjour à tous.
    Fabian vient de me glisser il y a quelques secondes à peine le thème de la Minute du Coach de ce jour : A bas les systèmes !
    Ou le système ? 
     
    À bas les systèmes, Pablo.
    Je veux descendre en rue avec mes banderoles et dire “À bas les systèmes !”.
     
    Ça m'étonnerait, ça ne te ressemble pas du tout.
     
    J'en ai ras la frange des systèmes !
    Qu'est-ce que j'entends par “systèmes” ?
    J’avais un metteur en scène, Vincent, qui se reconnaîtra si toutefois il écoute cette chronique, qui traquait les systèmes des acteurs.
    Par exemple, si tu répétais une scène une, deux, trois fois et qu'à chaque fois tu disais exactement la même chose de la même manière, ... et qu'à chaque fois tu disais exactement la même chose de même manière, ... et qu'à chaque fois tu disais exactement la même chose de même manière … Comme je viens de la faire, …
     
    Oui mais ça c'est “à bas les systématismes”.
     
    C'est la même chose. Lui parlait d'un système. C'est à dire que j'ai été figer des mots sur une partition, sur des notes et je les ressers exactement de la même manière chaque fois qu'on me le demande. J'appuie sur le bouton.
    C'est dire que je ne le réinvente pas. 
    Exactement de la même manière que le premier baiser à l'être aimé a une saveur toute particulière qui risque fort de se dissoudre au fil des heures, des jours, des semaines, des mois, des années et de ne plus devenir que des lèvres qui se collent sans intention, sans harmonie, sans ardeur.
    Je trouve  ça extrêmement dommage que l'on oublie de se réinventer dans les mots et dans les gestes, que l'on ait des systèmes.
    Du genre vous rencontrez quelqu'un en rue et puis, soudain, on ne sait plus quoi se raconter, ça fait longtemps qu'on ne s’est pas vu... L’un des deux dira, système oblige : “Bon, on va aller voir, hein.”
    Ça, c'est un système. Un système exaspérant mais un système quand même.
     
    Et lorsque, hier, j’ai salué mes collègues à la radio en leur disant “comment ça va ?” et lorsqu'ils m'ont répondu “bah, comme un lundi”, est-ce que c'est un système aussi ?
     
    Oui, c'est un système.
    Ce qui est intéressant avec les systèmes, c'est que ça ne nous coûte rien en énergie.
    C'est tellement facile de dire bonjour de façon systématique, de dire au revoir, de dire même merci sans forcément poser un regard sur la personne à qui on s'adresse.
    C'est ça qui est dommage. On ne se réinvente pas.
    Ou alors, par exemple, vous êtes allé à l'hôpital.
    On vous a fait faire quelques examens parce que vous avez un souci de santé, et là vous allez vous mettre à raconter cette visite à l'hôpital à un ami, puis à un autre, puis un proche et puis un membre de votre famille et systématiquement vous allez raconter la même histoire, avec les mêmes intonations, à défaut d'avoir des intentions.
    Alors s'il vous plaît, si vous faites ça, tâchez au moins d'être original, de rajouter des détails que vous aviez oubliés ou de trouver vous-même, dans votre histoire, quelque chose de différent.
    Réinventez-vous, bon sang ! Réinventez l'instant, chaque instant et ne vous laissez pas couler simplement dedans, comme dans une dalle de béton. 
     
    Vous êtes intelligent ! de dieu.
     
    Voilà, c'est un peu le message, Pablo.
    4 min
  • Est-ce que vous aimeriez revivre votre vie éternellement ?
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo :  Salut Fabian.
     
    Fabian :  Salut Pablo.
     
    Bienvenue sur Sud Radio pour cette nouvelle Minute du Coach.
    Même si on va au-delà des 60 secondes, c'est pour rendre les gens encore plus intelligents, les tirer vers le haut ?
     
    Oui, on aime ça.
     
    C'est l'idée, c'est le but.
    Est-ce que vous aimeriez revivre votre vie éternellement ?
    Est-ce que vous vous êtes déjà posé cette question ?
     
    Il y a en tout cas un philosophe qui la pose, très clairement.
    C'est un philosophe qui m'a beaucoup inspiré, qui est excessivement mal compris, mal ré-interprété, par sa propre soeur notamment.
    Ce philosophe s'appelle Nietzsche, Friedrich Nietzsche
    J'ai envie aujourd'hui, en quelques minutes… Donc ça va être extrêmement circonscrit ce que je vais expliquer, très lapidaire même.
    Mais je vais quand même tenter de vous proposer 2 concepts nietzschéens je trouve extrêmement forts.
    Par exemple la doctrine de l'éternel retour.
    La doctrine de l'éternel retour, c'est  cette doctrine qui nous dit :
    “Si vous êtes prêt à revivre votre vie éternellement, chaque instant éternellement, alors vous êtes le plus grand des affirmateurs. Vous dites “Oui” à l'existence, un “oui” plein et entier.”
    D'ailleurs Nietzsche se fend d'une expression que je trouve superbe.
     
    “Croquer la vie à pleines dents” ? 
     
    C’est vraiment pas de son niveau.
     
    Mais ça veut dire ça un peu ?
     
    On est plus dans le Carpe Diem.
    Nietzsche dit aussi “amor fati”, qui signifie “aimer ce qui est, aimer son destin”.
    Il nous propose de tout aimer, de tout embrasser, de tout prendre et donc de vivre chaque instant comme si nous allions le vivre éternellement.
    Alors imaginez le nombre de secondes que nous avons tendance à tenter d'oublier, à mettre derrière soi…
    Vivement que cette heure soit passée parce qu’elle m'ennuie...
    Vivement que cette minute soit derrière moi parce que je fourni un effort et que je préférais être dans mon canapé.
    Nietzsche ne nous propose pas du tout ça.
    Nietzsche fait aussi l'apologie des forts, des puissants.
    Là encore, on s'est beaucoup trompé. Et sûrement que certaines personnes on trouvé très intéressant de se “tromper”.
    Mais selon Nietzsche, le puissant, ce n'est pas l'homme grand avec des gros biscotos, c'est celui qui dans la maîtrise de soi. C'est celui qui maîtrise ses émotions, qui maîtrise ses pulsions.
    J'ai envie aujourd'hui de vous proposer ceci :
    Quand l'instant devient difficile, répétez-vous “amor fati” et dites un grand “oui” à l'existence.
    Je trouve que c'est une philosophie puissante. Autant elle m'inspire, autant je m'en sens éloigné tant le chemin pour rejoindre Nietzsche est difficultueux. Mais néanmoins, je vous invite à oser l'emprunter et ainsi à voler avec un Aigle.
    3 min
  • Avez-vous un gros... ?
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo :  Bonjour Fabian. Bienvenue à toi pour ce nouveau rendez-vous Minute du Coach, sur Sud Radio.
    Alors je vais te poser une question :  est-ce que tu as un gros …
    Non, on ne va pas choquer les auditeurs…
    Est ce que tu as un gros … Vas-y, développe !
     
    Cher Pablo, chers auditeurs.
     
    C'est le teaser, c'est pour attirer l'attention.
    En tout cas, je peux  te dire Pablo et je vous le dis à vous tous aussi : ça y est, je l’ai débusqué, je l’ai découvert, je le tiens !
    Même s’il s'échappe toujours, je connais le criminel, je connais la cause de la plupart de nos maux, Pablo, notre ego.
     
    Parce que tu l'as découvert ou parce qu'on te la dit ?
     
    Parce que j'ai beaucoup cherché, j'ai beaucoup lu, je me suis beaucoup formé et je me suis beaucoup inspecté, introspecté.
    Pour me rendre compte que, finalement... J'aime à dire aux chefs d'entreprise qui suivent mes programmes, par exemple - vous n’êtes peut-être pas chef d'entreprise si vous écoutez cette chronique, mais vous êtes chef de votre propre entreprise, votre vie est une entreprise - je leur dis, régulièrement : “les limites d'une entreprise sont celles de son dirigeant.”
    Les limites de votre vie sont donc fatalement vos limites personnelles, ça va sans dire.
    Quand je pense à l'ego, je pense évidemment à l'ego quand il est surdimensionné, même si l'homme de la rue 
    conçoit que c'est parce que des sportifs célèbres ont un ego surdimensionné. Je pense à Ronaldo, à Ibrahimovic, des joueurs comme ça, très charismatiques.
     
    C'est le cas aussi de beaucoup de chanteurs, d'acteurs.
    D'ailleurs, avoir un ego surdimensionné, c'est un peu le propre de l'artiste.
     
    En tout cas, sans cet ego, il peut à mon sens difficilement se produire devant une masse de gens.
    Par contre, ce que l'on ignore le plus souvent, c'est qu'un ego enflé, surdimensionné, ça peut aussi être un ego qui dit tout l’inverse de “je me sens supérieur aux autres”, mais qui peut dire “je me sens tout à fait inférieur, ma vie est nulle, je n'arriverai jamais à rien.”
    Là encore, on est dans le surdimensionnement.
    De quoi parle-t-on ? De l'histoire que nous nous racontons autour de l'expérience.
    L’ego, c’est ça.
    Ce n'est pas l'expérience que vous vivez, c'est l'histoire que vous vous racontez.
    Et plus vous vous la racontez, cette histoire, plus vous renforcez l’ego.
    Je le dis de nouveau : dans un sens ou dans l'autre.
    Alors, c'est pas forcément gênant, si votre ego est comme ma jument, Kenza. Pourquoi ? Ça peut sembler complètement incongru d'évoquer un cheval dans cette chronique.
    Simplement, Kenza c'est une puissance de feu proprement inouïe, un déchaînement de puissance quand je le lui demande. Mais dès que je lui demande d'aller au pas calmement, elle en est tout à fait  capable et c'est ok.
    Donc un ego maîtrisé, exactement comme ma jument peut l'être, sera une grande aide pour vous.
    Si votre ego ne vous aide pas, changez l'histoire que vous racontez au travers de l'expérience.
    J'ai un exemple.
     
    C’est quoi ? C'est une prise de conscience et puis savoir canaliser aussi cet ego ?
     
    Oui et ça impliquera de facto une prise de recul, une prise de distance par rapport à vous-même.
    On dit alors qu'on se met en méta-position. “Méta”, du grec “hors de”. On se regarde fonctionnant.
     
    Est-ce qu'on peut prendre aussi de la hauteur comme les aigles ?
     
    Oui. Alors je n'ai pas fini. Je vais quand même donner un exemple.
    Rafael Nadal, typiquement un énorme ego, sinon il n'aurait pas remporté autant de tournois du Grand Chelem.
    Mais, l'éducation de Rafael Nadal.
    Il a été éduqué par une famille dans laquelle on disait : il vaut mieux que tu sois une bonne personne plutôt 
    qu'un bon joueur. Donc autant vous allez le voir comme un lion rugissant sur un court, autant en dehors du court, l'homme est redoutablement humble, à l’écoute, au service des autres.
    Il est même assez trouillard, d'ailleurs. Il a peur de conduire sa voiture, il a peur des chiens.
    Donc il a canalisé son ego grâce à un entourage
    5 min
  • N'est-il pas vital d'avoir un but ?
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo : Bonjour Fabian.
     
    Fabian : Salut Pablo.
     
    N'est-il pas vital et essentiel de définir sa mission de vie, d'avoir un but ?
     
    Pour certains, ça l'est. 
    Jacques Chirac disait : “Chaque pas est un but.”
    Et c'est vrai qu’il y a une thématique qui revient de plus en plus souvent aujourd'hui, les gens cherchent du sens. Thématique que nous avons couvert dans la Minute du Coach. Ils cherchent du sens, ils se demandent : quelle est ma mission de vie ?
    Car, dans les trois sens du sens, l'un des trois sens du sens c'est bien la signification, qui a trait à la mission. Et aujourd'hui je vais vous proposer un angle pour aller à la découverte de votre mission de vie, sachant que “celui qui ne s'engage pas consciemment à réaliser ce qui est important s'engage inconsciemment à réaliser ce qui n'est pas important.”
    Or quand vous avez bien compris, quand vous avez assimilé votre mission de vie, quand vous êtes au clair avec votre mission de vie, comme une armée derrière une bannière, toutes vos décisions, même l microdécisions du quotidien sont beaucoup plus faciles à prendre, puisque, sans arrêt, vous pouvez vous demander : “est-ce que c'est en accord avec ma mission ou pas ?”
    L'angle que je vous propose … Je vous en propose deux.
    Soit d'imaginer votre 80e anniversaire, soit, pour les plus hardis, d'imaginer vos funérailles.
     
    Allez, on part sur les deux. 
    On doit y passer, de toute façon, par la seconde étape.
     
    Disons que vous visualisez ceci : les amis, les êtres qui vous sont chers sont là, les partenaires de toutes les étapes de votre vie viennent vous honorer.
    Imaginez la situation avec de nombreux détails : l'endroit, les gens, le décor.
    Ces hommes et ces femmes viennent vous rendre hommage. Supposez qu'ils représentent des rôles que vous remplissez actuellement : conjoint, directeur d’entreprise, amis, cousins.
    Supposez aussi que vous avez rempli ces rôles au maximum de vos possibilités. 
    Que disent-ils ?
    Pour quels traits de caractères se souviennent-ils de vous  ? Quelle contribution exceptionnelle citent-ils ?
    Regardez les tous. En quoi avez-vous vraiment compter dans leur vie ? Notez les rôles et en regard de chacun, l'hommage que vous aimeriez qu'ils vous rendent à cette occasion.
    Alors, vous volerez avec les aigles.
    3 min
  • Pourquoi Pierre Dechamps nous surpasse tous ?
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo : Bonjour Fabian.
     
    Fabian : Bonjour Pablo, bonjour à tous.
     
    Je sens que tu va nous raconter une petite histoire, dans la Minute du Coach d'aujourd'hui.
    Le thème c'est : Pourquoi, humainement, Pierre Deschamps nous surpasse tous ?
    Qui est Pierre Deschamps ?
     
    Je ne vais pas forcément vous raconter une histoire mais je vais vous parler d'un ami, quelqu'un qui m'est très cher, que je vois assez peu. Mais les amis importants - dont tu fais partie - dans la vie, ce n'est pas forcément des gens qu'on voit qu'on voit beaucoup, qu'on voit souvent. Mais chaque rencontre est impactante et l'impact perdure bien au-delà de l'échange, bien au-delà du partage.
    Avec Pierre, c'est exactement ce qu’il se passe.
    C'est une personne, comme on dit aujourd'hui dans le milieu des coachs, très centrée, très alignée.
    Je l’ai rencontré parce que je suis passionné, comme toi de chevaux et que j'avais des problèmes avec mes chevaux qui ne voulaient pas monter dans le van, dans le camion, etc...
     
    C'est l'homme qui murmure à l'oreille des chevaux ?
     
    Oui. Qui ne ressemble pas à Robert Redford mais qui a une vague ressemblance avec Thierry Lhermitte.
    Pierre s'est construit avec les chevaux.
    Les chevaux, vous le savez - en tout cas on s’est déjà répandu tous les deux sur ce sujet ici-même - les chevaux sont un miroir de l'homme extraordinaire. Ce sont les meilleurs professeurs qu'il soit.
    Et Pierre a appris à devenir le partenaire des chevaux. Il a appris à communiquer avec les chevaux, à être ce leader ferme, doux, juste et efficace. 
    Ce qu'il enseigne à d'autres cavaliers, ce qu'il enseigne aussi à des patrons d'entreprises, à quiconque souhaite développer son leadership, le contrôle de soi, la confiance en soi.
    Ce qui est intéressant c'est qu'un jour, en parlant avec un ami, qui est aussi mon metteur en scène, il s’appelle Vincent Dussaiwoir… Vincent voit très vite, très juste, dans le chef de l'autre. Il analyse assez brillamment les êtres humains qu'il croise.
    Il avait eu une session de formation avec Pierre et il m'a dit : “Tu sais pourquoi Pierre Deschamps, humainement, nous surpasse tous ? C'est parce qu'il connaît le lieu exact de sa parole, de son action et qu'il l’occupe pleinement.”
    Alors j'ai bien conscience qu'à 9h10, le mardi, vous êtes dans votre voiture, vous entendez un propos comme ça … Waouh ! Surtout pas de crash, pas d'accident. Il faut activer quand même quelques neurones pour comprendre le propos.
     
    Ça veut dire quoi ?
     
    “Il connaît le lieu exact de sa parole et son action”.
    En somme, il sait exactement en quoi il est bon, en quoi son action est juste et où il doit se trouver.
     
    Il est dans la maîtrise.
     
    Il est dans ce qu'on appelle le flow. Ce qui pourrait m'amener à une autre Minute du Coach : les techniques de motivation moderne, le flow. Pierre est dans le flow.
    Ce que Vincent ajoute, c'est que pour les personnes qui sont douées pour des tas de choses, c'est presque une malédiction. Ca peut se concevoir comme une bénédiction d'avoir de multiples talents, mais en l'occurrence, quand vous avez de multiples talents, la difficulté est de connaître le lieu exact de votre parole et de votre action. Puisque précisément vous avez envie d'en occuper plusieurs.
    Et quand vous en occupez plusieurs, vous vous dispersez, vous dilapidez votre énergie, votre concentration et vous ne pouvez pas aller vraiment au bout des choses et … voler avec les aigles.
    4 min
  • Maîtriser son temps pour maîtriser sa vie
    Sud Radio, la Minute du Coach.
     
    Pablo :  Bonjour Fabian.
     
    Fabian :  Bonjour Pablo.
     
    Dans une précédente Minute du Coach, nous avons vu comment se gérer dans le temps.
    Et bien on va en remettre une petite couche aujourd'hui puisqu'il existe plusieurs lois à respecter.
     
    Oui, ou en tout cas s'en défier.
    Celui qui ne maîtrise pas son temps ne maîtrise pas sa vie.
    C'est la raison pour laquelle j'ai envie de prendre, moi, le temps de vous en parler.
    La loi de Pareto, que j’ai évoquée à maintes et maintes reprises ici.
    On le sait, 20% d'une activité fournit 80% des résultats. 20% de l'intrant, de l'input génère 80% de l'output. Donc si vous êtes face à 10 actions possibles, demandez-vous quelles sont les deux actions qui vont provoquer les plus gros résultats, quel est le plus gros effet de levier.
    La loi de Murphy : s'il y a des chances, aussi infimes soient-elles, qu'une chose aille mal, elle ira mal.
     
    Elle est connue celle-là.
     
    La loi de Parkinson l’est peut-être un peu moins. On parle aussi de la “théorie des gaz”.
    Le gaz se répand, il prend tout l'espace qu'on lui donne. Le travail aussi prend tout l'espace que vous lui donnez.
    Si vous vous dites “il faudra quatre heures pour accomplir cette tâche”, et bien cela prendra effectivement quatre heures. Dans ce cas, “trop de temps tue le temps”.
    Il y a la loi de Carlson : faire un travail de façon continue prend moins de temps que de le faire en plusieurs fois. J'avais déjà abordé cela il y a quelques temps, c'est vrai que des tâches méritent d'être effectuées sans interruption aucune.
    La loi de Illich : au-delà d'un certain nombre d'heures, l'efficacité décroit et la concentration devient de plus en plus difficile.
    Raison pour laquelle les conducteurs de poids lourds, par exemple, ne peuvent pas conduire plus de X heures, si je ne me trompe. C'est vrai aussi pour les pilotes de ligne. Malheureusement, pour nous, il n'y a personne qui va venir vérifier ça. On n’a pas de disque et c'est dommage.
    Quand je prends une leçon de tennis, mon professeur, Yves, de temps en temps me dit : 
    “Maintenant on s'arrête, tu bois un coup.”
    Je pense qu'il se rend compte que mes coups deviennent de moins en moins bons parce que je fatigue un peu, parce que je me déshydrate.
    La loi de Fraisse : le temps est subjectif.
    Ce qui plaît passe vite, ce qui nous déplaît semble s'éterniser. Et ça c'est très vrai.
    Je sais que tu es un grand cinéphile. Si un film de 3 heures te plaît, il va sembler durer 1h30. Si, par contre, un film d’1H30 te déplaît, ça va te sembler une éternité.
    Et enfin, la loi de Bill Gates, que je trouve aussi très intéressante : si vous n'avez pas les compétences requises pour une tâche, cette tâche peut prendre cinq fois plus de temps que nécessaire.
    Raison pour laquelle, j'ai déjà tellement insisté là-dessus, vous devez savoir quels sont vos points de force et capitaliser sur vos forces, capitaliser sur votre talent, exploiter vos talents.
    Et j'en termine avec une astuce pour votre organisation qui prend l'acronyme A.C.T.E.
    “A” de Action.
    Quand je suis face à une tâche, j'Agis ; ou “C”, je classe ; ou “T”, je transmets - le document, par exemple, la tâche - ou “E”, j'élimine.
    Donc soit A = j’agis ; soit C = je classe ; soit T = je transmets ; soit E = j'élimine. C'est le principe ACTE.
     
    Merci Fabian.
     
    Avec plaisir Pablo, à bientôt !
    4 min

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