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Aujourd’hui dans La Potion, une artiste d’origine guadeloupéenne profondément connectée au subtil : Samantha Lavital !
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Samantha Lavital est complètement accro à la scène depuis son plus jeune âge... Il faut dire que chez les Lavital, de père en fille, la musique se cultive en famille ! Aujourd’hui Samantha navigue entre soul, jazz et rythmes caribéens : en solo, à la tête d’un chœur gospel, dans les rangs de la fanfare afro-féministe 30 Nuances de Noir.es ou encore aux côtés de nombreux groovers, tels que l’ambianceur camerounais Franck Biyong ou de notre ami Gystere, complice musical depuis de longues années.
https://www.youtube.com/watch?v=PFQapPHOSRM&feature=youtu.be
Également comédienne, Samantha incarnait par exemple la grande Billie Holiday en 2016, sur les planches du Théâtre Lucernaire à Paris, aux côtés de Rémi Cotta dans le spectacle Neige Noire, Variations sur la vie de Billie Holiday de Christine Pouquet. Voilà fait un petit moment que j’ai envie de traquer l’invisible avec Samantha Lavital, par ailleurs fan absolue de circle song à la Bobby Mc Ferrin, ces cercles de chant basé sur l’improvisation collective.
Des pouvoirs du chant lorsqu'il est collectif à la fameuse zèb à pik, plante reine des potions médicinales caribéennes... magie magie, voilà Samantha Lavital dans La Potion aujourd’hui !
Crédit © Corinne Gabelle
Martin Dust, c’est un oiseau de nuit, une créature spectaculaire toujours heureuse d’ajouter un supplément de paillettes et d’engagement à nos vies : que ce soit sur la scène du Zèbre de Belleville à Paris avec le Cabaret de Poussière, ou sur les ondes de Nova, avec ses Toasts hauts en couleurs, tous les lundis à 18h dans la Supernova de Marie Bonnisseau.
Aujourd'hui dans La Potion, Martin Dust se fait conteur pour nous faire découvrir l'histoire des Radical Faeries, littéralement des «fées radicales». Du Tennessee aux Vosges françaises, les Radical Faeries sont membres d'un mouvement issu des contre-cultures américaines qui prône une liberté sexuelle totale, le retour aux rites païens et une redéfinition de la question du genre.
Aujourd'hui dans la Potion, notre herboriste préféré revient sur les vertus d'une plante de saison : le gui !
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Le président de la Fédération Française des Herboristes, Gauthier Dupont, est de retour de La Potion pour nous révéler les petits secrets du gui, souvent considéré à tort comme un parasite. Or, de ses feuilles à ses fruits, le gui est en réalité une plante très utile : pour l'agriculture, la médecine douce, les militant.e.s colleur.euse.s d'affiches ou les gourmand.e.s, le gui possède des propriétés tout à fait surprenantes. Gauthier Dupont nous raconte tout et nous donne, en bonus, une excellente recette de vin de gui - à consommer avec modération bien sûr !
Crédit © Pixabay / https://pixabay.com/fr/users/minka2507-3728206/
Aujourd’hui dans La Potion, un agriculteur solidaire, un maraîcher poil à gratter : c’est Cédric Herrou !
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Lunettes rondes sur le nez, mains marquées par le travail de la terre et pull en laine, Cédric Herrou a quitté pour quelques jours sa vallée de la Roya dans les Alpes-Maritimes, ainsi que ses poules, ses oliviers et sa ferme perchée sur la montagne, tout près de l’Italie… En octobre dernier, Cédric Herrou sortait Change Ton Monde (ed. Les Liens Qui Libèrent), un livre inspirant mais pas partisan dans lequel l’agriculteur revient sur son parcours, son engagement et sa philosophie. Pour avoir tendu la main à des milliers de personnes en exil à la frontière franco-italienne, pour avoir accueilli et aidé “ces voyageurs de l’ombre devenus ma lumière”, Cédric Herrou a été plusieurs fois attaqué en justice par l’Etat Français et même arrêté en 2016. Son crime ? Le fameux délit de solidarité. Pourtant, l’agriculteur n’a rien lâché, au nom des Droits de l’Homme, de la Femme et du principe de fraternité, et ce malgré des dizaines de gardes à vue, perquisitions, saisies, procès, représailles et prises de becs avec les figures politiques des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti et Christian Estrosi en tête.
Aujourd’hui totalement relaxé par la Justice, l’agriculteur - également responsable d’une communauté Emmaüs établie sur sa propriété - ne se définit pas comme un héros mais juste comme “un Herrou têtu et décidé”... Et c’est un grand honneur de l’accueillir dans la Potion : Cédric Herrou y dézingue notamment le concept de rituel, dangereux s'il n'est pas remis en question, sclérosé si on le répète à l'infini - à l'image du fameux "Liberté, Egalité, Fraternité".
Crédit © Rebecca Marshall / Éditions Les Liens Qui Libèrent
Aujourd’hui dans La Potion, une pythie, non pas de Delphes mais bien de Paris : la cartomancienne Lisa Signorini !
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Le sujet m’intéresse, mais je dois bien vous avouer que je n’ai aucune compétence en matière d’oracle. Alors pour connaître ce qui nous attend en 2021, j’ai fait appel à une pro : Lisa Signorini est dessinatrice contemporaine, elle touche aussi à la musique mais surtout, Lisa est cartomancienne, c’est-à-dire qu’elle maîtrise la cartomancie, un art divinatoire qui utilise le tirage des cartes, de tarot bien souvent, pour tâcher de trouver des réponses à nos questions. Une pratique magique intuitive dont on trouve des traces dès le 15e siècle, en peinture notamment - vous ferez attention la prochaine fois que vous irez au Musée du Louvre.
Lisa Signorini est déjà venue à Nova, la dernière fois c’était pour la release party de Sexi Planet, le premier album de sa grande amie Bonnie Banane. Pour La Potion, Lisa Signorini tire donc les cartes de son tarot Lenormand et nous révèle l'avenir de Radio Nova, de la culture et de nos ami.e.s musicien.ne.s... Spoiler : c'est pas foutu !
Crédit © Lisa Signorini
Aujourd’hui dans La Potion, un oiseau de nuit qui a le spectacle et l’engagement dans le sang : c’est Martin Dust !
Si vous écoutez Nova régulièrement, vous connaissez déjà Martin Dust, toaster émérite dans la Supernova de Marie Bonnisseau tous les lundis soirs à 18h. Si vous le découvrez aujourd’hui, vous allez l’adorer. Une fois la nuit tombée, vous trouverez Martin Dust sur scène : celle du squat de Bastille où il a commencé en 2017, celle aujourd’hui du Zèbre de Belleville, institution du subversif à Paris, aux manettes du Cabaret de Poussière. Sur scène et en coulisses, Martin orchestre ce show engagé qui réunit des conteurs, danseurs, chanteurs, sorcières et magiciennes, des artistes hors-normes, comme lui.
Pour cette dernière Potion de l'année 2020, entre paillettes et élévation, Martin Dust revient sur la magie du cabaret comme espace d'abolition des normes du corps et des genres, des règles sociales. Martin Dust nous révèle aussi ses petits secrets de pharmacopée, l'un de ses rituels, hérité des années sida et son disque de soin, un poème de l'activiste afro-américaine Maya Angelou.
Crédit © Ozwalt20
Aujourd’hui dans La Potion, un véritable secret d’initiés publié aux Etats-Unis grâce à la grande Toni Morrison, alors éditrice au milieu des années 70 : ce livre s’intitule The Black Book !
The Black Book est une traversée de l’histoire et de l’expérience africaine-américaine depuis le temps de l’esclavage, une anthologie de 224 pages extrêmement bien documentée et composée d’archives : articles, fac-similés, témoignages, photographies, croquis industriels, publicités ou avis d’obsèques, réunissant aussi des partitions, des recettes de cuisine ou cosmétiques. Il se trouve que le Black Book consacre également un chapitre à la magie africaine-américaine, ses persistances et à ses grandes figures… alors évidemment, ce devait être une enquête pour La Potion !
En 1974, Toni Morrison enseigne l’anglais à l’Université d’Etat de New-York et travaille comme directrice d'édition chez Random House, en charge du secteur de la littérature afro-américaine dont elle contribue à la valorisation en éditant, entre autres, les biographies de Mohamed Ali et Angela Davis. A cette époque-là, la future prix Nobel de littérature est elle-même déjà écrivaine : Toni Morrison a déjà publié L’œil Le Plus Bleu, en 1970, et Sula, en 1973, deux romans puissants qui interrogent l’expérience africaine-américaine dans un pays profondément raciste. En 1974, quelques années seulement après l’assassinat de Martin Luther King ou de l’abolition de la ségrégation, Toni Morrison publie The Black Book avec l’aide d’une petite communauté d’auteurs et d’activistes.
Pour Toni Morrison, l’histoire et l’expérience du peuple africain américain doivent être racontées mais pas n’importe comment, en montrant que les africains-américains sont “occupés, actifs, intelligents et pas seulement des caricatures ou des sujets folkloriques”. Comment, en somme, le peuple afro-américain est le héros de sa propre histoire. Réédité en 2009 pour ses 35 ans, The Black Book s’ouvre sur un poème puissant et profondément musical de Toni Morrison.
Dès sa préface, The Black Book convoque la magie, à laquelle l’ouvrage consacre tout un chapitre, dressant d’abord le portrait de Marie Laveau, prêtresse mythique et grande reine du vaudou à la Nouvelle-Orléans. Ce chapitre est aussi un véritable manuel de magie vaudou qui vous explique comment fabriquer votre propre poupée qu’elle soit en argile, en craie ou en papier. Il comporte en sus, pour notre plus grand plaisir, plusieurs pages consacrées aux charmes et sortilèges vaudou pour attirer la fortune, tourmenter votre ennemi, fabriquer un philtre d’amour sur-mesure ou encore, mon préféré, provoquer une mort rapide... A ne pas reproduire à la maison bien sûr !
Aujourd’hui dans la Potion, l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub !
Aujourd’hui trentenaire, Sabyl Ghoussoub est un sale gosse qu’on prend tour à tour pour un arabe ou alors pour un juif, à cause de son nez - true story, même sa mère lui a dit. En réalité, Sabyl est né à Paris de parents libanais, chrétiens maronites et militants communistes. De ce flou artistique au sujet de son identité, Sabyl a plutôt choisi d’en rire et d’en faire un roman, son premier, intitulé Le Nez Juif, paru en 2018 aux Editions de l’Antilope. Comme l’auteur, le personnage jongle avec les stéréotypes, les frontières et les faux-semblants.
Plus jeune, le jeune Sabyl a aussi goûté à la politique, adhérant à l’époque au PS à Paris, puis se revendiquant militant du Hezbollah à Beyrouth, mais préfère au fond, le cinéma, la musique, les femmes et les voyages de Los Angeles à Istanbul sans oublier Beyrouth, où il se rend souvent. Écrivain, photographe, commissaire d’exposition et ex-président du Festival international du film de Beyrouth, Sabyl Ghoussoub publiait son 2e roman, Beyrouth entre Parenthèses, moins d’un mois après la terrible explosion qui détruisait une bonne partie de la capitale libanaise le 4 août dernier.
Si Sabyl s’amuse, se joue si souvent des religions dans ses romans, quid alors de son rapport au spirituel, à l’intuition, à l’invisible ou encore au rituel dans la vraie vie ? Réponse dans la Potion méditerranéenne de Sabyl Ghoussoub !
Visuel © Radio Nova
Aujourd’hui dans La Potion, la chanteuse et violoncelliste franco-algérienne Nesrine !
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Après un premier album en trio avec NES en 2018, Nesrine s’épanouit désormais toute entière et en solo, s’émancipant avec un premier opus éponyme à la croisée de sa culture classique, pop et jazz, le tout sublimé par une musicalité nord-africaine. Un style hybride à l’image de son histoire personnelle, car Nesrine a grandi en France de parents algériens, étudié le violoncelle classique puis travaillé avec le Cirque du Soleil, jusqu’à pouvoir intégrer le East-Western Divan Orchestra de Daniel Barenboim et l’Orchestre de l’Opéra de Valence en Espagne. Aujourd’hui, Nesrine parle plusieurs langues, y compris instrumentales, au point qu’à certains endroits, on ne sait plus si elle joue du violoncelle, du guembri, de la guitare ou bien même d’un cuivre !
Maîtrisant l’art des illusions comme Circé, il y a, avec Nesrine, de la magie dans l’air... Pour la Potion, la musicienne revient sur son rapport à l'invisible, à l'intangible et aux rituels, très vivaces dans sa culture et transmis surtout par les femmes.
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Solaire et voyageuse, Macha Gharibian se trouve à la confluence de plusieurs mondes : fille de Dan Gharibian, membre de Bratsch - super groupe qui a brassé les musiques tziganes et balkaniques pendant quarante ans - Macha possède par ailleurs une solide formation de pianiste classique. Puis en 2005, la vie l'a mené à New York où la musicienne, également compositrice, s’est prise une formidable claque jazz qu’elle allait pousser jusqu’à ses extrémités les plus free.
https://www.youtube.com/watch?v=7dUmEYpeQ3c
Macha Gharibian écrit aussi, mais toute pudique qu’elle est, elle préfère l’anglais pour chanter ses émotions contrastées, nuances qu’elle matérialisait en janvier dernier sur Joy Ascension, un troisième album où la musicienne passe du piano classique au Fender Rhodes avec une agilité assez impressionnante. Un disque où s'entremêlent avec modernité la tradition arménienne, le jazz, la soul et les pulsations du monde. Pour la Potion, Macha Gharibian se livre sur son rapport à la magie et surtout à la joie dont elle cultive les pouvoirs.
Visuel © Richard Schroeder
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Dans La Potion, Jeanne Lacaille explore les mondes invisibles de ses invité.e.s. Une expérience initiatique, sensorielle et mystique pour découvrir une nouvelle facette de vos artistes…
Au programme de cette formule désormais hebdomadaire et augmentée : spiritualité et magie, musiques rituelles, musiques du vivant et musiques sorcières, rythmes thérapeutiques, transes traditionnelles ou contemporaines, ancestralités, ésotérisme, transmission et pharmacopées alternatives.

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