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Aujourd’hui dans La Potion, une globe-trotteuse du rythme : la batteuse et compositrice Anne Paceo. À 36 ans, Anne Paceo n’a pas perdu son temps...
Elle a joué avec des pointures du jazz, de Rhoda Scott à Archie Shepp, mais aussi aux côtés de Mélissa Laveaux ou encore Jeanne Added. Dans sa poche, elle a 3 Victoires du Jazz. En solo, Anne Paceo a de l’horizon : après avoir notamment célébré les mythes birmans sur Fables of Shwedagon en 2018, puis exploré les polyrythmies vocales sur Bright Shadows, la musicienne a initié un voyage au cœur de la transe mystique dans son dernier EP, Samâ (Laborie Jazz), inspirée par la danse spirituelle des derviches tourneurs soufis... Dans cet épisode, Anne Paceo nous raconte aussi la genèse de S.H.A.M.A.N.E.S, un projet en cours de création qui explore, entre les mondes visibles et invisibles, les pratiques vocales et rythmiques du chamanisme universel.
Aujourd'hui dans La Potion, un musicien d'une grande élégance : Bongeziwe Mabandla.
Depuis Johannesburg, le musicien sud-africain cultive une folk épurée, lumineuse et surtout très sensible, un peu entre Justin Vernon de Bon Iver et Blick Bassy. Bongeziwe Mabandla a grandi à Tsolo, une petite ville rurale au sud-est du pays, à 900 km de la capitale. Il est venu grossir les rangs des millenials branchés de Johannesburg puis a sorti Umlilo en 2012, son premier album, suivi de Mangaliso en 2018, un disque pour lequel Bongeziwe Mabandla a même été lauréat des South African Music Awards. La semaine dernière, Bongeziwe Mabandla était de passage à Paris, au FGO-Barbara à Barbès, pour présenter en solo iimini, son dernier album (Platoon).
iimini, ça veut dire les jours en xhosa. Il y est surtout question d’amour, de toutes les saisons d’une histoire d’amour… et puis de magie aussi, celle qui accompagne la grâce. Alors un peu avant son concert, Bongeziwe Mabandla a bien voulu dévoiler quelques-uns de ses trucs magiques à La Potion. Au menu : weed, sauge, folk xhosa et retraite solitaire en montagne.
Aujourd'hui dans La Potion, je vous propose une expérience de lâcher-prise, un voyage intérieur à la source de notre propre énergie, grâce aux basses fréquences de l’artiste gabonaise Devi Mambouka, alias Masma Dream World.
Née au Gabon, basée à Brooklyn, Devi Mambouka compose en magicienne du son et explore différentes techniques de guérison sonore en puisant notamment dans les savoirs ancestraux du Japon. Pour rendre sa voix magnétique, elle pratique le reiki, une médecine douce qui consiste à poser ses mains sur différentes parties de son corps ou celui d'autrui pour équilibrer, libérer ou activer certaines zones énergétiques et favoriser une sorte d'éveil intérieur. Par ailleurs, notre sorcière pratique le butô, une danse d'avant-garde née au Japon dans les années 60, une danse du corps obscur dont elle nourrit sa musique. Enfin, Devi Mambouka mène un travail de recherche sur les basses fréquences et les ondes cérébrales : alpha, beta, delta, gamma… Pour la musicienne, elles ont un pouvoir très puissant, méconnu et inexploré, elles sont un trait d'union avec notre inconscient, notre part d'inconnu ou d’obscur. Dans le morceau "Thêta", extrait de son nouvel album Play At Night, Devi Mambouka utilise donc la fréquence thêta, située entre 4 et 7 hertz : c'est l'onde de la relaxation profonde en plein éveil, atteinte notamment grâce à la méditation pour les plus expérimenté.e.s d'entre vous. Devi Mambouka s’est donc fabriquée une potion sur-mesure pour se guérir de traumatismes passés, mais il se peut qu’elle ait des effets sur nous… Aujourd'hui dans La Potion, je vous propose une expérience de lâcher-prise, un voyage intérieur à la source de notre propre énergie, grâce aux basses fréquences de l’artiste gabonaise Devi Mambouka, alias Masma Dream World.
Oluwatosin Oluwole Ajibade alias Mr Eazi est nigérian et c'est une des nouvelles superstars internationales de l’afrobeats. Fait de rythmes nigérians, pop, reggae ou encore dancehall, l'afrobeats était encore confidentiel il y a quelques années, mais il suscite aujourd’hui l’intérêt de la planète entière... Tout comme Mr Eazi.
En sept ans, Mr Eazi a sorti deux EP et deux albums très plébiscités, joué à Coachella, consécration, et collaboré avec Burna Boy, Chronixx, Diplo, Tyga, Beyoncé ou encore Major Lazer récemment sur le titre "Oh My Gawd". À 29 ans, Mr Eazi est multi-millionnaire : c’est un businessman, un entrepreneur qui n’hésite pas à investir massivement, entre autres, dans le futur de la musique ouest-africaine avec sa méga entreprise EmPawa Africa.
M'est alors venue une question : est-il possible de conquérir le monde sans magie ? J'en doutais. Alors pour La Potion, Mr Eazi dévoile quelques-uns de ses trucs, entre secrets de jardin et spiritualité…
Retrouvez l'interview intégrale de Mr Eazi ce dimanche dès 10h dans Néo Géo, l'émission de Bintou Simporé, au micro de Jeanne Lacaille.
Crédit photo : Morane Aubert.
Aujourd'hui dans La Potion, immersion parmi les vibrations thérapeutiques du stambali, un culte de possession menacé d'extinction.
Au départ, le stambali trouve ses racines en Afrique subsaharienne, mais il suivra bientôt les routes de l’esclavage et celles des commerçants d’épices dès le 18e siècle. En Tunisie, le stambali est né d’un synchrétisme, d’une convergence spirituelle avec l’Islam local - on observe le même phénomène avec la santéria cubaine, le vodou haïtien ou le candomblé au Brésil. Dans le stambali, la musique - guembri en tête - est jouée comme une offrande pour attirer l’esprit sur un initié, pour l’amadouer grâce à une transe dansée. L'esprit prend alors possession de l'hôte, qui s’en trouve guéri, régénéré, lorsque l'esprit est satisfait.
L’histoire de ce culte est orale, dansée et bien sûr, musicale. Rien n’est écrit dans le stambali, et c’est précisément pour cela que c’est une culture toute entière qui est aujourd’hui menacée d’extinction. L'initiation des arifas est fondamentale, mais en Tunisie, ils ne sont plus très nombreux dans les confréries. Les temps changent, les jeunes ont d’autres centres d'intérêts et les institutions tunisiennes n’encouragent pas ni la pratique ni la préservation du stambali. Heureusement, quelques artistes se sont mis en tête de préserver le stambali… chacun à leur manière, noise ou électronique surtout. D'Amine Metani à Deena Abdelwahed, de Ghoula à Ifrikya Électrique, petit tour d'horizon des nouvelles vies du stambali.
Crédit photo : merci à Augustin Le Gall
Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Max Cilla est un enfant des mornes de Martinique, ces montagnes escarpées et sauvages où les Neg’Marrons trouvaient refuge après avoir fui les plantations. Il a bien vécu quelques temps à Paris dans les années 60, il était tourneur-fraiseur. Mais voilà, à Paris, Max Cilla se sent coupé de la nature, de sa nature.
Alors en 1970, il rentre au pays, dans ces Mornes qu’il connaît par cœur, là même où son oncle l’initiait, gamin, à la flûte des Mornes, la toutoun bambou, une flûte traversière en bambou à 6 trous que certains disent héritée de la flûte peule. Une fois rentré, Max Cilla y fabrique ses propres flûtes et commence à développer son style, la « musique traditionnelle contemporaine de la Martinique ». Puis sous l’impulsion d’Aimé Césaire, Max Cilla entreprend de transmettre ce patrimoine musical aux jeunes insulaires. En parallèle, il joue aussi avec pointures de la musique afro-latine à NY et des artistes internationaux comme Bonga. En 1981, Max Cilla enregistre La Flûte des Mornes, un disque magnifique en deux volumes sur lequel il grave l'essence du "souffle de vie" de sa flûte bambou.
Pour La Potion, de passage à La Défense, Max Cilla nous fait l'honneur de se raconter unplugged dans sa cuisine et de révéler quelques secrets de sa flûte nature.
L'artiste se produira au Baiser Salé à Paris le 22 octobre.
Visuel © pochette de Max Cilla, La flûte des mornes
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Dans La Potion, Jeanne Lacaille explore les mondes invisibles de ses invité.e.s. Une expérience initiatique, sensorielle et mystique pour découvrir une nouvelle facette de vos artistes…
Au programme de cette formule désormais hebdomadaire et augmentée : spiritualité et magie, musiques rituelles, musiques du vivant et musiques sorcières, rythmes thérapeutiques, transes traditionnelles ou contemporaines, ancestralités, ésotérisme, transmission et pharmacopées alternatives.

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