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Aujourd'hui, nous allons prendre l'air, le grand air : nous allons en Sibérie, au nord-est de la Russie, et plus précisément en Yakoutie, à la découverte de la musique et des rituels chamaniques du peuple Yakoute.
La Sibérie s'étend sur un peu plus de 13 millions de km carrés, soit vingt-trois fois la superficie de la France. Les Yakoutes sont près d'un million et vivent au sein de la République de Sakha. Malgré une histoire soviétique tragique, qui a profondément persécuté les populations autochtones, il reste encore quelques chamanes en Sibérie. L'ethnomusicologue Henri Lecomte, spécialiste de ces grands espaces disparu en 2018, nous a laissé des enregistrements magnifiques captés sur place entre 1992 et 2011, et réunis sur Les Esprits écoutent, Musiques des peuples autochtones de Sibérie (Buda Musique). Bienvenue en Yakoutie !
Aujourd'hui dans La Potion, nous retrouvons Gauthier Dupont, le président de la Fédération Française des Herboristes pour (re)découvrir les usages et les vertus d'une plante qui fait souvent parler d'elle : le chanvre !
Utilisé depuis l'Âge de Pierre dans de nombreuses régions du monde, le chanvre fait partie de ces plantes où tout est utile : la tige, la fibre, la fleur ou encore la graine, et ceux dans pour des usages très variés, qu'on parle de construction, de cosmétique, d'alimentation... et même de décontamination des sols ! Alors qu'à compter de janvier 2021, la culture du cannabis thérapeuthique sera autorisée en France, La Potion fait le point, avec Gauthier Dupont, sur les bienfaits du chanvre... en musique y compris !
Aujourd’hui dans La Potion, Julien Gasc, le retour !
Hier nous découvrions, à moitié stupéfait.e.s, que Julien Gasc s’y connaît vraiment très bien rayon potions : en mode apothicaire, le musicien français nous révélait les bienfaits de l'huile d’Harlam et les secrets de la rhodiola rosea. Dans cet épisode, Julien Gasc revient sur ses dons médiumniques, apparus lors de ses 33 ans : Julien Gasc voit les morts, et il nous raconte quelle relation il entretient avec les spectres qui le visitent une fois la nuit tombée...
Dans l’histoire de Julien Gasc, il y a d'abord les forêts du Tarn, un accent granitique, la Montagne Noire, ses mystères. Ensuite, plus tard, à partir de 2005, il y a le groupe Aquaserge, un laboratoire d’expérimentation à géométrie variable, une communauté poétique et politique qu'on vous joue souvent sur Nova. Le collectif, c’est très important pour Julien Gasc, c’est même politique : ce qui explique qu'on l'ait vu aux côtés de Stereolab, Philippe Katerine, April March ou encore Bertrand Burgalat ces dernières années.
En solo, le musicien aménage des clairières et des grottes dans sa musique et cultive, avec plus ou moins de watts, sa sensibilité des grands espaces : c’est particulièrement le cas dans son dernier album en date, magnifique, l’Appel de la Forêt, sorti en janvier dernier chez Born Bad Records. L’Appel de la Forêt, un disque à l’humus conçu comme une métaphore forestière et filée de l’amour, croisée avec un puissant discours social en phase avec l’époque.
Dans l’histoire de Julien Gasc, il y a d'abord les forêts du Tarn, un accent granitique, la Montagne Noire, ses mystères. Ensuite, plus tard, à partir de 2005, il y a le groupe Aquaserge, un laboratoire d’expérimentation à géométrie variable, une communauté poétique et politique qu'on vous joue souvent sur Nova. Le collectif, c’est très important pour Julien Gasc, c’est même politique : ce qui explique qu'on l'ait vu aux côtés de Stereolab, Philippe Katerine, April March ou encore Bertrand Burgalat ces dernières années.
En solo, le musicien aménage des clairières et des grottes dans sa musique et cultive, avec plus ou moins de watts, sa sensibilité des grands espaces : c’est particulièrement le cas dans son dernier album en date, magnifique, l’Appel de la Forêt, sorti en janvier dernier chez Born Bad Records. L’Appel de la Forêt, un disque à l’humus conçu comme une métaphore forestière et filée de l’amour, croisée avec un puissant discours social en phase avec l’époque.
On connaissait Julien Gasc le musicien, mais l'apothicaire ça non et pourtant il en connaît un rayon ! Dans son officine aujourd'hui : l'huile d'harlam, créé par les Hollandais à la fin de la peste noire, et la rhodalia rosae, connue pour ses propriétés adaptogènes.
Aujourd'hui dans La Potion, on prend le maquis avec une chanteuse amoureuse de la langue, française, corse et celle de la nature : Barbara Carlotti !
En cinq albums et de nombreuses collaborations, Barbara Carlotti a trouvé sa place dans la chanson française, avec sa voix profonde et des textes qui invitent bien souvent des récits aussi enforestés qu’oniriques à sublimer les gammes d’une pop généreuse - que ne renierait pas Etienne Daho. Deux ans après Magnétique (Elektra Records), Barbara Carlotti est de retour avec Corse, île d’amour (Elektra Records), un nouvel album sous forme de retour aux sources, de carte postale sonore au cœur du patrimoine musical corse et des réminiscences de son enfance à Poggio-di-Venaco, le village familial.
Son île d'amour, Barbara Carlotti la connaît par cœur, sa montagne surtout et sa magie aussi. Pour La Potion, la chanteuse revient sur les traditions chamaniques méconnues et taboues de la Corse, et, en bonne sorcière qu'elle est, Barbara Carlotti nous dévoile la puissance de l'immortelle, plante reine du maquis.
Aujourd’hui dans La Potion, l'homme de la situation : Gautier Dupont !
À 31 ans, Gautier Dupont préside la Fédération Française des Herboristes, qui milite pour un retour aux médecines naturelles et aux officines d'herboristerie en France, notamment pour s'émanciper de l'industrie pharmaceutique.
Quand il était petit, Gautier Dupont traînait dans les jupes et surtout dans le jardin de sa maman, naturopathe. Son truc, c’était plutôt la musique classique... Jusqu’au jour où, à cause d'un accident de voiture, Gautier Dupond a sauvé sa jambe de l’amputation grâce aux plantes médicinales… Là, sa vie a basculé et voilà que notre homme aux petites lunettes rouges s'est lancé à corps perdu dans l’étude des pharmacopées naturelles. Pour La Potion, Gautier Dupont revient sur l'histoire et les missions de la Fédé, nous dévoile les vertus de la damiana mexicaine et, en musicien aux goûts sûrs, prend soin de nos oreilles avec un disque de Tony Scott.
Aujourd’hui dans la Potion, Bonnie Banane, sorcière d'un rn'b expérimental.
Ambassadrice magnétique d’un rn'b "de genre" extrêmement sensuel, Bonnie Banane revendique l'influence croisée de Brigitte Fontaine, Catherine Ringer, comme de D’Angelo. Avant de s'affirmer en solo, Bonnie Banane a pris le temps de se trouver aux côtés de Flavien Berger, Myth Syzer, Chassol ou Varnish La Piscine, au point de devenir une collaboratrice recherchée pour l’univers beau-bizarre de ses textes, ses extravagances esthétiques ainsi que la précision de ses textures musicales. Pour nous initier à la magie hallucinée de son premier album, Sexy Planet (à paraître le 13 novembre 2020), Bonnie Banane est passée par Radio Nova l'autre soir, pour un live dans Chambre Noire. La musicienne a bien voulu se prêter au jeu de la Potion… Comme toujours hypnotisante et adepte de l'étrange, Bonnie Banane s'y raconte en magie, d'Alice Coltrane à son grand-père, qui s'est soigné toute sa vie durant grâce aux vertus de l'argile.
Aujourd’hui dans La Potion, un pianiste qui découvre la musique à l’âge de quatre ans, un compositeur, harmonisateur du réel et vidéaste, un ami de Radio Nova aussi : Christophe Chassol.
Collaborateur recherché par Frank Ocean, Phoenix, Sébastien Tellier ou Solange Knowles, les cinéastes Romain Gavras ou Marina de Van, ou encore les plasticiens Sophie Calle ou Xavier Veilhan, Christophe Chassol est aussi l'auteur acclamé de nombreux albums conceptuels publiés par le label français Tricatel, d'Indiamore en 2013 à Ludi, son dernier né, un disque qui traverse en de multiples rebonds l’idée de jeu, en s’inspirant notamment du "Jeu des perles de verre" de Hermann Hesse.
De passage à Nova, Christophe Chassol a bien voulu se prêter au jeu de la Potion… Pas d'inspirations ésotériques ici mais une pharmacopée assez punk faite de films d'horreur, de sandwichs au fromage baptisés "grupain" et d'une pièce de 52 minutes de Terry Riley.
Aujourd’hui dans La Potion, un des musiciens qui incarne le renouveau du jazz caribéen : le batteur Sonny Troupé ! Il nous explique en quoi, pour lui, revenir aux pharmacopées naturelles et aux médecines traditionnelles est éminemment politique, et surtout en ce moment.
Sonny Troupé touche très jeune à la musique, et plus précisément au tambour ka, le pilier rythmique du gwoka qui est, dans l’âme, à la Guadeloupe ce que le maloya est à la Réunion : un genre musical rebelle, politique, militant et résolument créole. Sous l'influence de son père saxophoniste et grand pédagogue, Georges Troupé, notre batteur étudie les rythmes traditionnels des Antilles, biguine et mazurka en tête, et puis le jazz, celui de Max Roach ou Art Blakey. Un mélange bien arrangé qui l’amènera à jouer aux côtés de Kenny Garrett, Lisa Simone, Raphaël Imbert ou Lionel Loueke, mais aussi la crème des musiciens ultramarins tels que Dédé Saint-Prix, Alain Jean-Marie, Christian Laviso, Grégory Privat ou encore Mario Canonge.
En solo, on avait découvert Sonny Troupé avec Voyage et Rêves, un premier album conçu comme un trip parsemé de samples qui interrogeait en creux son identité créole, le tout chevillé autour de la puissance du tambour ka. Quelques albums plus tard, on retrouvait plus récemment Sonny Troupé aux côtés de Casey au sein du groupe Ausgang entre rap et rock ; avec Casey encore et la flûtiste Célia Wa au cœur du trio Expeka, qui exhume les traumatismes occultés de la Guadeloupe et de la Martinique. Vous l'aurez compris, Sonny Troupé est un être raciné. Il se trouve que le batteur tambourier connaît bien sa pharmacopée, au fond aussi politique que sa musique.
Julie Yadi est productrice de plantes médicinales et potagères. Depuis 2017, elle s’est installée sur le toit du Mob Hôtel, tout près des Puces de Saint-Ouen et des studios de Radio Nova.
Juste au-dessus de la tête des résidents de l’hôtel se cachent notamment des jardins partagés où se retrouvent les habitants du quartier, un poulailler, et la serre de Julie, 7m carrés au service de nos papilles comme de notre santé.
Les parents de Julie étaient fleuristes. Après avoir travaillé pendant 10 ans dans l'audiovisuel puis l'industrie de la musique, Julie Yadi a décidé de revenir aux savoirs-faires cultivés dans sa famille. Julie est une passionnée : elle nous a fait goûter au plantin, à la bourrache... et bien sûr, nous a transmis quelques tips d'apothicaire pour traverser l'hiver. Une Potion au grand air avec des recettes de grand-mère !
Pour suivre les actus des Jardins de Julie, entre vente de plantes et ateliers :
Facebook : Les Jardins de Julie
Instagram : @lesjardinsdejulie
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Dans La Potion, Jeanne Lacaille explore les mondes invisibles de ses invité.e.s. Une expérience initiatique, sensorielle et mystique pour découvrir une nouvelle facette de vos artistes…
Au programme de cette formule désormais hebdomadaire et augmentée : spiritualité et magie, musiques rituelles, musiques du vivant et musiques sorcières, rythmes thérapeutiques, transes traditionnelles ou contemporaines, ancestralités, ésotérisme, transmission et pharmacopées alternatives.

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