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Aujourd’hui dans La Potion, le musicien brésilien Lucas Santtana.
Le musicien de Salvador de Bahia faisait son grand retour l'an dernier, à l'occasion de la sortie de son dernier album, O Céu é Velho Há Muito Tempo (traduction = le ciel est vieux depuis longtemps). Pour ce 8e opus, Lucas Santtana a laissé tombé les architectures complexes de ces albums précédents, où les musiques traditionnelles se mêlaient à des samples ou à des beats électro-pop. Au contraire, O Céu é Velho Há Muito Tempo est un disque très épuré, un voz violao, c’est-à-dire un guitare voix qui évoque Joao Gilberto ou Caetano Veloso… Lucas Santtana y rend compte des tumultes qui secouent le Brésil, en proie à l'obscurantisme depuis l'élection du président d'extrême droite Jair Bolsonaro. En musique, en poésie, il dénonce les attaques aux minorités, la perversité des élites, la légalisation du port d'armes ou la destruction des terres indigènes en Amazonie. Et ça encore, ce n’était que l'année dernière...
De passage à Nova à l’occasion d’un concert acoustique dans Chambre Noire, l’émission de live de Radio Nova présentée par Reza Pounewatchy, Lucas Santtana a bien voulu se prêter au jeu de la Potion… et nous aider, pourquoi pas, à trouver un remède contre la folie du monde.
Au programme : rapè et ayahuasca, deux plantes issues de la médecine traditionnelle et des pratiques chamaniques brésiliennes, ainsi que Jorge Ben, dont la musique répare selon Lucas Santtana.
Aujourd’hui dans La Potion, celui qu’on appelle le griot des îles, l'un des plus ardents défenseurs du patrimoine musical de Martinique : le chanteur, percussionniste et flûtiste Dédé Saint-Prix !
Quand il était gamin, Dédé Saint-Prix séchait la messe pour se plonger dans l’ambiance festive du chouval bwa, un genre musical qui tire son nom des manèges traditionnels martiniquais que l’on faisait tourner à la force des bras. Comme Max Cilla, le père de la flûte des Mornes, ou bien Eugène Mona, Dédé Saint-Prix nourrit une fascination profonde pour la flûte en bambou. De son côté, il chante aussi d’une voix de stentor, joue du tambour et les rythmes du bèlè martiniquais, qu’il mêle aux couleurs du kompas ou du rara Haïtien, du son cubain, du ragga ou de la charanga. Dédé Saint-Prix a beaucoup de choses à dire : depuis le début de sa carrière solo avec Piblicité en 1983, ses premiers grondements comme il dit, Dédé Saint-Prix a sorti plus de 25 disques dans lesquels il dénonce notamment, et en créole s’il vous plaît, les ravages du chlordécone sur la belle nature de son île et l’héritage de l’esclavage puis de la colonisation.
De passage à Nova à l’occasion de la sortie de Koktel Chouval Bwa, un nouvel album militant, dansant et toujours aussi passionné, Dédé Saint-Prix a bien voulu se prêter au jeu de la Potion : il nous dévoile le pouvoir des plantes et des rythmes d'Haïti !
Aujourd’hui dans La Potion, je vous propose de retrouver nos invités d’hier : le duo afro-futuriste londonien Onipa.
À ma gauche, le Londonien Tom Excell, jeune leader de l’excitant collectif afro-jazz Nubiyan Twist signé sur le label Strut. À ma droite, le Ghanéen Kweku Sackey alias qui fait rugir depuis quelques années sa tempête groove avec son combo The Zongo Brigade. En 2019, ils ont fondé le duo ONIPA à Londres, mêlant traditions musicales africaines, d’Est en Ouest, à des beats nourris des sonorités électroniques qui agitent la bouillonnante capitale britannique.
Après nous avoir révélé les secrets de leur pharmacopée assez cosmique hier, Onipa se prête aujourd'hui au jeu de La Potion avec un live acoustiques rien que pour nous ! Pour eux, la musique répétitive - surtout celle jouée sur des instruments fabriqués à partir de matériaux naturels - est réparatrice : la preuve par l'exemple dans La Potion. Kweku Sakhey nous dévoile quelques rituels importants de sa tribu au Ghana parce qu'ils nourrissent sa créativité, mais Onipa trouve aussi l'inspiration de la diversité des pratiques spirituelles ou magiques. Ils nous racontent.
Aujourd’hui dans la Potion, les grooves afro-futuristes d'ONIPA !
À ma gauche, le Londonien Tom Excell, jeune leader de l’excitant collectif afro-jazz Nubiyan Twist signé sur le label Strut Records. À ma droite, le Ghanéen Kweku Sackey qui fait rugir depuis quelques années sa tempête groove avec son combo The Zongo Brigade. En 2019, les deux complices ont fondé ONIPA à Londres, un duo au sein duquel ils fabriquent une fusion faite des traditions musicales africaines, d’Est en Ouest, et de beats aux sonorités électroniques qui agitent la bouillonnante capitale britannique. Chez Strut Records,
De passage à Nova, les deux architectes d’ONIPA ont bien voulu se prêter au jeu de la Potion et nous dévoilent les plantes aux pouvoirs puissants dont ils se servent au quotidien pour ouvrir leur conscience. Au menu : champignons magiques, brunelle commune et margousier... idéales en ces temps de pandémie.
Demain dans La Potion, on retrouvera ONIPA pour aller dans le deep : il y sera question d’esprit Lion, de rituels traditionnels ghanéens et nous aurons même l'honneur d'un live de guérison unplugged !
Aujourd'hui dans La Potion, un drôle d’oiseau... Adrien Peskine alias Gystère, cinéaste, compositeur, chanteur, pianiste, DJ, peintre, auteur de BD et toaster sur Nova dans l’émission de Marie Bonnisseau. Gystère aime : les dauphins qui pilotent des vaisseaux spatiaux, la funk, le jazz, le DIY, le hip-hop, les séries Z, les héros de science-fiction, faire du scooter, les vinyles, les fonds verts, les claviers, le kitsch, Roy Ayers et parler à l’envers… Après le film Women, co-écrit en 2018 avec la comédienne Eden Tinto Collins - raflant 9 prix dans des festivals internationaux, Gystere vient de sortir un nouveau morceau, ainsi qu’un nouveau film : Strange Breathin’, qui annonce la sortie de A Little Story le 20 novembre prochain sur le label Sodasound, un disque sous forme d’odyssée funk cosmique qui s’attaque au racisme, aux violences policières et au sexisme. Mon avis, c’est qu’on ne peut pas aimer la science-fiction ou Sun Ra sans être un peu sorcier soi-même...
Au programme : magie du quotidien, pharmacopée pimentée, percussions yorubas et grigris mystiques.
Aujourd'hui dans la Potion, on retrouve la flûtiste Naïssam Jalal.
En 2011, la vibrante Naïssam Jalal réunit autour d’elle l’excellent quartet Rhythms of Resistance pour donner corps à sa révolte tandis qu’éclate la révolution syrienne. Ensemble, ils publient des disques foudroyants tels qu’Osloob Hayati puis Almot Wala Almazala en 2016, dont la fureur sensible traduit parfaitement le titre : la mort plutôt que l’humiliation... Jusqu’alors Naïssam Jalal a surtout composé avec sa douleur et sa colère. Mais en 2019, elle s’est tournée vers un registre beaucoup plus intérieur, beaucoup plus spirituel aussi, avec le disque Quest Of The Invisible (Les Couleurs du Son), qui puise aux sources des musiques méditatives.
Aujourd’hui dans la Potion, une flûtiste de combat, une femme de luttes : Naïssam Jalal.
En 2011, la vibrante Naïssam Jalal réunit autour d’elle l’excellent quartet Rhythms of Resistance pour donner corps à sa révolte tandis qu’éclate la révolution syrienne. Ensemble, ils publient des disques foudroyants tels qu’Osloob Hayati puis Almot Wala Almazala en 2016, dont la fureur sensible traduit parfaitement le titre comme le mot d'ordre : la mort plutôt que l’humiliation... Jusqu’alors, Naïssam Jalal a surtout composé avec sa douleur et sa colère, mais en 2019, elle s’est tournée vers un registre beaucoup plus intérieur, beaucoup plus spirituel aussi, avec le disque Quest Of The Invisible (Les Couleurs du Son) : une quête de l'invisible, un nouveau souffle aussi pour Naïssam Jalal. Et voilà qu’entre jazz modal, improvisation et musiques de guérison, la flûtiste s'apaise et commence à frissonner...
Aujourd’hui dans La Potion, celui qu’on appelle le général rebelle, le roi de Kinshasa : Monsieur Jupiter Bokondji !
Le rockeur congolais est partout en ce moment. Côté musique, l’aventure continue pour Jupiter Bokondji et son combo Okwess. Ces dernières années Jupiter & Okwess ont énormément tourné, sur nos ondes déjà, mais aussi aux quatre coins du monde, surfant sur le succès de Kin Sonic, un disque brûlant publié en 2017 concocté notamment avec Damon Albarn. Trois ans et presque 200 concerts plus tard, Jupiter Bokondji est donc rentré chez lui, à Kinshasa, pour concevoir un nouveau disque : Na Kozonga (sortie printemps 2021), « le retour » en Lingala, un retour centré sur sa terre natale. Récemment, certains d’entre vous ont peut-être vu Jupiter Bokondji sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris : pour l’opéra hybride Le Vol du Boli, notre rockeur s’improvisait comédien et tonnait de sa voix profonde, dans le rôle d’un philosophe de la rue, contre le pillage des sous-sols africains, les dégâts de la colonisation et du monde globalisé. Kinshasa est une ville connue réputée pour ses potions plus ou moins explosives. Quant à Jupiter lui, ce leader charismatique est célèbre pour ses riffs puissants et son énergie magnétique…
Alors Jupiter, racontez, d’où viennent-ils vos pouvoirs, de votre grand chapeau noir ? Au programme : bouillon magique, grand-mère guérisseuse, pharmacopée issue de la forêt et puissance héritée de ses ancêtres.
Après nous avoir raconté hier son rapport spirituel à la musique, aujourd’hui Anne Paceo lève le voile sur les ingrédients qui composent sa Potion personnelle et sur ses rituels à elle..
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Dans La Potion, Jeanne Lacaille explore les mondes invisibles de ses invité.e.s. Une expérience initiatique, sensorielle et mystique pour découvrir une nouvelle facette de vos artistes…
Au programme de cette formule désormais hebdomadaire et augmentée : spiritualité et magie, musiques rituelles, musiques du vivant et musiques sorcières, rythmes thérapeutiques, transes traditionnelles ou contemporaines, ancestralités, ésotérisme, transmission et pharmacopées alternatives.

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