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Cette semaine, La Potion met le cap sur l'Afrique du Sud en compagnie du quartet Urban Village qui, depuis Soweto, porte la voix de ses ancêtres zulu, xhosa ou sotho à la faveur d’une folk très habitée.
En janvier 2021, Urban Village sortait Udondolo (sur le label NoFørmat), un premier album dont le titre fait référence au bâton des voyageurs ou des pèlerins, symbole de la transmission d’une sagesse ancestrale dont le groupe de Soweto se fait à son tour le passeur.
Cette semaine, La Potion vous envoûte en compagnie du compositeur réunionnais Labelle ! Un épisode dans les hautes sphères du maloya, à l'écoute des vibrations cosmiques de l'île intense.
C’est en perpétuant le nom et la mémoire de ses ancêtres que Labelle, Jérémie Labelle, a choisi de se présenter au monde en tant qu’artiste. Avec une mère mayennaise et un père réunionnais, la porosité entre les mondes, l’entre-deux, les allers-retours sont au cœur de l’ADN du compositeur qui, après avoir grandi en Bretagne, s’envole pour la Réunion en 2011 pour amorcer une quête, une enquête identitaire et spirituelle qui lui inspire Ensemble, un premier album paru deux ans plus tard.
Depuis ses débuts, technosphère et maloya sont au cœur des expérimentations de cet alchimiste du son qui a réussi à bâtir un univers original et qui déjoue, à tous les coups, la tentation d’une fusion cheap et folklorisante. En bref, Labelle ne revendique rien et s’autorise tout : distordre le maloya de ses racines dans un magma électro-archipélique dans l’excellent Univers-île en 2017, réinventer ce même blues ternaire emblématique de la créolité réunionnaise en le conjuguant au futur antérieur avec Post-Maloya dans la foulée, et l’emmener vers les marges au gré d’un brassage minimaliste férocement percussif dans Orchestre-Univers en 2018.
Cette année, Labelle est de retour avec de nouvelles partitions aux multiples horizons. Début avril, le réunionnais dévoilait notamment l’album African Prayers, revisitant aux côtés du piano préparé du musicien marocain Amine Mesnaoui le rituel du lila, ces cérémonies de transe et de guérison pratiquées par les gnawas. Par ailleurs, et nous en parlerons, Labelle a récemment collaboré avec la pianiste virtuose Vanessa Wagner sur une création intitulée Ennéade, en référence aux neuf divinités de la mythologie égyptienne qui incarnent chacune un élément.
Cela ne fait aucun doute, Labelle est clairement tombé dans La Potion à un moment donné, quand il était petit peut-être, reste à savoir comment, pourquoi, avec qui et de quelle manière il la boit aujourd’hui. Spoiler : dans cet épisode, il sera question de culte aux ancêtres, d’animisme, de bain cosmique, de transe et de musique bien sûr. Labelle sera avec nous dans un instant mais d’abord, je vous propose de l’écouter dans La Potion avec un extrait d’Éclat, un nouvel album paru en janvier 2022 sur le label InFiné pour lequel le compositeur a convié le quatuor Métavers à mêler ses cordes avec ses arrangements électroniques et un maloya de plus en plus moléculaire.
Cette semaine encore, un vent de magie souffle sur La Potion avec le Collectif Souffle qui réactive les notions de sacré, de rituel et de cérémonie au cœur des soirées qu'il organise au Consulat Voltaire à Paris, son QG.
À l’Antiquité, les Grecs - les stoïciens surtout - aimaient parler du pneuma pour désigner ce principe philosophique de nature spirituelle considéré comme le cinquième élément, le souffle vital qui anime l’âme, un esprit magique, voire une divinité.
Depuis 2012, le Collectif Souffle donne vie à des soirées, des cérémonies auxquelles sont invitées toutes les formes d’art et surtout la musique, live et bien souvent improvisée par des artistes aux horizons très variés, cependant tous et toutes reliées par une sensibilité exacerbée aux vibrations qui circulent entre les mondes visibles et invisibles. Et voilà comment, depuis dix ans, Souffle donne le tempo de son propre calendrier, païen sans aucun doute, célébrant tour à tour les équinoxes, les solstices, les pleines lunes ou encore la fête des morts pour la plus grande joie des vivants.
À l'occasion d'une nouvelle soirée Souffle au Consulat Voltaire à Paris, avec la chanteuse marocaine OUM à l'affiche, La Potion vous emmène à la rencontre de ce collectif hors norme.
Cette semaine, La Potion vous entraîne au Japon, sur les traces des dernières chamanes de l’archipel en compagnie de la sociologue Muriel Jolivet.
Muriel Jolivet vit à Tokyo, au Japon, depuis de longues années. Auteure d’une dizaine d’ouvrages sur la société nippone, la sociologue s’est lancée dans une enquête très approfondie sur les dernières chamanes du Japon, héritières de traditions ancestrales plus ou moins en voie de disparition. Pour cela, Muriel Jolivet a parcouru des centaines de kilomètres à la rencontre de ces chamanes qui ont la capacité de faire descendre sur elles l’esprit des morts, de les faire parler par leur bouche, de cultiver les liens entre les mondes visibles et invisibles. Des guérisseuses qui apaisent les âmes en déroute auxquelles des médecins ont parfois recours pour affiner leur diagnostic, des oracles que les hommes politiques n’hésitent pas à consulter avant une élection par exemple.
Cette enquête de Muriel Jolivet donne lieu à un ouvrage passionnant et très bien documenté : Les Dernières Chamanes du Japon - Rencontre avec l’invisible au pays du Soleil Levant paru aux éditions Véga en 2021. D’un chapitre à l’autre, la sociologue dresse le portrait des itakos, les chamanes malvoyantes du Tohoku au nord, des noros d’Okinawa, ces chamanes animistes qui ont pour mission de protéger la région, l’environnement et les esprits du vivants, mais aussi des yutas, plus populaires et encore nombreuses, dont les plus jeunes d’entre elles se présentent plutôt comme des conseillères qui s'appuient sur la voyance. Muriel Jolivet a aussi rencontré la toute dernière chamane aïnoue d'Hokkaido, Rera Ashiri, qui a passé sa vie à lutter pour la restitution ou la protection des lieux de culte sacrés de ses ancêtres.
“Je ne voulais même pas enregistrer un disque” dira Oumou Sangaré au sujet de Moussolou, son premier enregistrement studio en 1989. Pourtant, trois décennies et douze albums plus tard, la chanteuse rayonne comme une voix cardinale du Mali et du continent africain, une star internationale, une femme d’affaires accomplie et une sœur de luttes dont l’intégrité, la constance et la liberté de ton demeurent éminemment respectées. En deux mots comme en mille : Oumou Sangaré, une artiste majeure qui inspire aujourd’hui Aya Nakamura, Beyoncé ou encore Alicia Keys avec laquelle elle a chanté en duo pour la télé américaine. True story !
Amazone d’Afrique, Oumou Sangaré est aussi une véritable ambassadrice pour le Wassoulou, poumon forestier du sud-ouest du Mali, dont elle soutient l’économie en y orchestrant notamment l’ambitieux FIWA Festival depuis 2017. Le Wassoulou, c’est aussi la région de sa mère, “une battante” à laquelle elle rend hommage en s’exprimant en wassoulou n’ke et en chantant les rythmes de la région, hérités pour partie des rituels ancestraux des chasseurs donso. Si elle ne trahit jamais ses fondations ni ses racines, Oumou Sangaré est une femme de son temps, en témoignent sa collaboration afro-house avec le duo Synapson en 2017 ou le disque Mogoya paru la même année, dont les synthés pop et les guitares psychédéliques croisent le beat avec les rythmes du regretté Tony Allen - réédité en version acoustique il y a deux ans.
Et puis il y a eu la pandémie, pendant laquelle Oumou Sangaré s’est retrouvée coincée, en exil, aux Etats-Unis. Là, la diva malienne s’est arrêtée et s’est retrouvée seule pour la première fois depuis 30 ans. Le résultat de cette introspection un peu contrainte, c'est un nouvel album intitulé Timbuktu, en hommage à la ville aux 333 saints, ville du nord du Mali malmenée par les attaques djihadistes depuis quelques années. Timbuktu, c’est donc un disque introspectif, féministe, militant comme toujours et résolument blues, qui met en dialogue les instruments traditionnels du Mali avec les guitares du blues américain, petites filles des instruments d’Afrique de l’Ouest qui ont suivi comme des milliers de personnes les routes de l’esclavage.
D’invisible, il est 100% question dans La Potion cette semaine, à l’occasion du retour de “L’Ethnologie va vous surprendre” au Musée du Quai Branly Jacques Chirac les 9 & 10 avril à Paris, une cinquième édition dédiée à l’invisible. Durant ce long week-end de conférences, expositions, films et rencontres, le Musée du Quai Branly a fait la part belle aux revenants, esprits, zombies, démons et autres fantômes issus de tous les continents, de l’Afrique sub-saharienne à Haïti en passant par l’Extrême-Orient. Quels rapport les vivants entretiennent-ils avec les "non-morts" ? Comment se parlent-ils ? Comment interagissent-ils encore avec nous ? Se manifestent-ils pour nous guider ou pour nous corriger ? Comment les honorer et comment franchir la frontière bien souvent poreuse entre les mondes visibles et invisibles ? Autant de questions passionnantes auxquelles conservateurs, historiens de l’art, anthropologues, ethnologues, philosophes et autres chercheurs ont tâché de répondre, histoire de comprendre en quoi, pourquoi, les morts sont utiles aux vivants.
Pour nous initier à la question, La Potion vous emmène à la rencontre d’un spécialiste de l’au-delà : Philippe Charlier, ancien médecin légiste aujourd’hui archéologue, anthropologue et, depuis 2018, directeur du département de la Recherche et de l’Enseignement au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Chercheur inclassable et soucieux de partager ses découvertes avec le plus grand nombre, notamment sur Twitter où il opère sous le pseudo Docteur Trop Tard, Philippe Charlier est par ailleurs l’auteur de très nombreux ouvrages consacrés à l’invisible et aux entités qui le peuplent, à l’image de sa dernière publication Autopsie des fantômes : une histoire du surnaturel (ed. Tallandier, 2021). A cela il faut ajouter une ligne supplémentaire au CV du quarantenaire : Sherlock Holmes des cimetières, puisque Philippe Charlier a souvent été missionné pour examiner les corps de saintes, de rois ou de leurs illustres maîtresses dans le cas de morts suspectes. Pour La Potion, Philippe Charlier nous accueille donc au Quai Branly à Paris et, qui sait, peut-être croiserons quelques fantômes célèbres ou anonymes dans les couloirs du musée.
Au programme : transe thérapeutique et rituel mystico-social du sud de l'Italie avec la tarentelle.
Héritées des rites dionysiaques grecs, les tarentelles sont des danses paysannes qui ont émergé dans le sud de l’Italie vers le 14e siècle mais plus que des danses festives, les tarentelles sont aussi des rituels thérapeutiques. Cette danse extrêmement vive sert à exorciser le mal provoqué par les morsures de tarentules, et plus précisément à venir à bout des symptômes névrotiques causés par la morsure de l’araignée. En dansant jusqu’à la transe, en transpirant tellement, que celui qui a été mordu finit par suer tout le venin de l’araignée ou, plus symboliquement, la douleur psychique ou existentielle qui le ronge.
Une danse thérapeuthique donc, qui s’est un peu perdue au fil des générations, comme de nombreuses traditions paysannes. Heureusement, l’anthropologue italien Ernesto De Martino commence à s’intéresser à la tarentelle à la fin des années 50, un rituel musical que l’ethnomusicologue français Gilbert Rouget désigne carrément comme un culte de possession, un exorcisme musical que l’on peut rapprocher du gnaoua, du zar égyptien, du stambali tunisien ou du maloya réunionnais.
Aujourd’hui le répertoire de la tarentelle est très vivant, largement renouvelé grâce à des groupes locaux et à La Notte della Taranta, un festival qui anime chaque année depuis 1998 les nuits estivales de Salento au Sud de l’Italie. Pour nous initier à cette tradition mystique fascinante, un enfant du pays : le percussionniste et violoniste italien Mauro Durante. Fervent défenseur de la tarentelle au sein de l'ensemble Canzionere Grecanico Salentino, Mauro Durante a de l’horizon, lui qui a joué avec Piers Faccini, le percussionniste indien Trilok Gurtu, le maître de la kora Ballaké Sissoko ou encore, plus récemment, le guitariste Justin Adams pour le disque Still Moving.
Au programme de cet épisode : tarot, vodou haïtien, sortilèges d'amour et de sororité.
À ses débuts en 2008, Mélissa Laveaux se faisait déjà alchimiste de la chanson avec Camphor & Copper, un premier album qui dévoilait les premiers ingrédients de sa potion sonique : une guitare offerte par son père à 13 ans, des textes poétiques en anglais et en créole, une folk-blues hantée, une voix féline. Puis celle qui a fait ses armes de militante dans le milieu punk-fém d’Ottawa poursuivra son chemin de musique en traversant l’Atlantique pour s’installer à Paris où elle vit désormais. Le déracinement fait partie intégrante de l’ADN musical de Mélissa Laveaux : avant elle, ses parents ont fui Haïti pour Montréal au Canada. Et c’est en partie pour restaurer ce lien perdu avec Haïti, pour guérir l’exil, qu’avec Radyo Siwèl en 2018, Mélissa Laveaux puisait en ethnomusicologue dans ses traditions musicales pour en exhumer comptines et chants perdus, nous rappelant aussi combien la musique peut être un instrument de résistance politique.
Avec Mama Forgot Her Name Was Miracle, la guitariste, chanteuse et poétesse explore aujourd’hui la dimension thérapeutique et spirituelle de la musique en créant une toute nouvelle mythologie : alternative, moderne, subversive et féministe. Car si les rituels et les modèles dont on hérite sont parfois défaillants, dépassés voire rétrogrades, libre à nous d’innover ! Alors ici Mélissa Laveaux fait appel à une communauté d’héroïnes que l’Histoire a oubliées ou volontairement mises à la marge. De James Baldwin à la déesse Lilith, les membres de ce chœur-courage se sont affirmé.e.s en refusant de se contenter de survivre, de se soumettre à des normes assignées ou de subir un destin qu’elles n’avaient pas choisi. A l’image de Ching Shih, travailleuse du sexe chinoise qui préféra devenir la pirate la plus respectée des Mers du Sud au début du XIXe siècle. A l’image aussi d’Harriet Tubman, ancienne esclave afro-américaine qui a aidé des centaines d'autres opprimé.e.s à retrouver les routes de la liberté.
Tour à tour guérisseuse et guerrière, Mélissa Laveaux réactive ainsi, pour nous et pour elle-même, en formidable conteuse des eaux profondes, une force vitale miraculeuse qui contrairement aux apparences n’est jamais totalement anéantie.
Au programme : sortilèges électroniques, danses traditionnelles, esprits des Asturies et bruxas en pagaille.
Bel hidalgo à la fine moustache originaire du cœur rural des Asturies, Rodrigo Cuevas, 36 ans, ne monte jamais sur scène sans sa pandereta (tambourin en peau de chèvre), ses sabots à talons dorés, sans oublier sa montera picona, un couvre-chef traditionnel de laine noire porté par les hommes en Asturie. Ceci dit, côté cabaret - où Rodrigo a fait ses armes de performer - celui que certains appellent le Freddy Mercury des Asturies peut aussi s’afficher en robe à crinoline, jupe ou dentelles... En bref, Rodrigo Cuevas étonne et ses performances détonnent, la preuve encore le 2 mars dernier au Café de la Danse à Paris, donnant à son tour de chant électrisant des airs de cabaret queer à grand renfort de poésie, satire burlesque, hurlements à la lune en hommage à sa grand-mère et autres incantations magiques.
Ce soir-là, Rodrigo Cuevas présentait au public parisien Manuel de Cortejo, un premier album paru en 2019 pour lequel Rodrigo Cuevas a fait appel à un sorcier des vibrations électroniques, le catalan Raul Refree, producteur incontournable derrière Rocío Márquez et Rosalía pour le flamenco, Lina Rodrigues pour le fado. Ensemble, Raul et Rodrigo sont partis en mission de collectage dans les villages des Asturies, à la rencontre des grands-mères pour recueillir dans leurs cuisines ces chansons traditionnelles transmises oralement depuis des siècles.
La démarche n’est pas nouvelle pour Rodrigo Cuevas qui s’attache à transmettre à son tour et à vivifier le répertoire traditionnel des Asturies et de Galice depuis ses débuts en 2012 avec Yo Soy La Maga (traduction : je suis la magicienne). Puis s’en est suivi un autre EP en 2017, intitulé Embrujada (traduction : ensorcelée). Un tropisme assumé donc pour la sorcellerie et les choses du magique chez Rodrigo Cuevas qui, après s’être formé au piano, au tuba et à la cornemuse à Oviedo puis à Barcelone, est rentré s’installer au pays, dans un petit village de 15 habitants du côté de Piloña avec son compagnon, deux ânes, un chien, cinq chats, cinq poules et un canard femelle.
Actrice, musicienne et circassienne, c'est mon invitée dans La Potion cette semaine. Au programme de cet épisode : animisme, réincarnation, fakirisme, magie des détails et hot-dog suédois.
La foi peut-elle déplacer des montagnes ? Aucune idée.
Vimala Pons les porte sur le sommet de son crâne, elle, les montagnes, des montagnes d’objets, tour de force et d’équilibre dont elle a fait une spécialité. Par exemple, dans Le Périmètre de Denver, son nouveau spectacle en solo, Vimala Pons s’en donne à cœur joie en portant sur sa tête un mur de briques, une Fiat Panda, une carrière, un escalier et 12 cartons empilés dont le poids plume ne rend pas le défi plus aisé. Sinon dans la vie, Vimala porte aussi dans ses bottes des montagnes de questions, dans ses poches un jeu de cartes divinatoire nommé Oblic Strategy inventé par Brian Eno pour injecter à la manière du Yi King de la magie dans la création, et un joli prénom d’origine indienne qui signifie "celle qui triomphe".
En quête constante d’hybridation, au théâtre comme au cinéma, Vimala Pons est une métamorphe hors-pair qui varie à l’infini les identités, les récits, les corps, les accents ou les genres, à grand renfort d’accessoires, de techniques et d’imagination, pour opérer sous les yeux du public des transformations époustouflantes. Comme lorsqu’elle ouvre Le Périmètre de Denver en Angela Merkel sous 16 kilos de vêtements et un masque en latex particulièrement réaliste, dont elle finit par se débarrasser avec la fougue d’un Fantômas au terme d’un strip-tease avec l’accent allemand.
Ce goût pour les glissements entre les terrains de jeux artistiques a toujours été là chez Vimala Pons qui a d’abord appris simultanément le tennis, le karaté et la guitare classique avant de se tourner vers les arts de la scène et de s’illustrer dans GRANDE, en duo avec son alter ego circassien Tsirihaka Harrivel. Ou sur grand écran dans des films d’Antonin Peretjatko, Christophe Honoré, Alain Resnais, Bruno Podalydès ou encore chez Bertrand Mandico. En 2020, Vimala s’est aussi essayée au livre audio avec La Mémoire de l’Homme Fente, quand plus récemment, avec un EP nommé Eusapia Klane, on la retrouve alliée sonique du collectif et label WarrioRecords, piloté par sa grande amie RBK Warrior.
Prestidigitatrice du réel enchaînant les numéros de cirque comme les tours de magie à la scène comme à la vie, troublante, magnétique et facétieuse aussi… Vimala Pons est toujours là où on ne l’attend pas. Genre quoi ? Genre chez Ikéa.
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Dans La Potion, Jeanne Lacaille explore les mondes invisibles de ses invité.e.s. Une expérience initiatique, sensorielle et mystique pour découvrir une nouvelle facette de vos artistes…
Au programme de cette formule désormais hebdomadaire et augmentée : spiritualité et magie, musiques rituelles, musiques du vivant et musiques sorcières, rythmes thérapeutiques, transes traditionnelles ou contemporaines, ancestralités, ésotérisme, transmission et pharmacopées alternatives.

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