La fête du football en Afrique, c'est la CAN, qui se déroule au Gabon depuis le 14 janvier jusqu’au 5 février 2017. Une compétition très suivie sur les réseaux sociaux, peut-être plus que les éditions précédentes. Une association gabonaise profite des nouvelles technologies pour diffuser la CAN avec un autre regard.
L’AJEV, l’Association des jeunes émergents volontaires, a fait le pari de porter un regard décalé de cette compétition continentale, en envoyant des reporters bénévoles, qui ne sont donc pas accrédités comme journalistes couvrant l’évènement. Ike Ngouoni, un expert en communication, qui a épaulé l’association pour cette CAN gabonaise : « Ce sont des supporters, ils sont dans les gradins avec un billet. Ils commentent, ils vivent la ferveur de l’instant et la magie du moment. Vous retrouvez des choses assez drôles, les supporters de tous les pays qui viennent, les commentaires aussi des supporters entre eux ; quand les supporters se déplacent vers le stade, dans le taxi, quand ils sont à pied, c’est une façon un peu originale de couvrir cette CAN. »
Développer son attractivité
Les reporters volontaires alimentent donc les comptes des différents réseaux sociaux de la plateforme associative en images, en photos et en vidéos. Ike Ngouoni affirme que l’AJEV ne cherche pas des retombées financières conséquentes : « L’objectif n’est pas forcément de gagner de l’argent tout de suite en utilisant ce réseau social, mais à terme, la plateforme associative va pouvoir développer son attractivité et faire en sorte qu’il y ait de plus en plus d’adhérents qui viennent grossir les rangs de cette plateforme et qui vont par définition cotiser plus, parce qu’ils vont se retrouver dans l’ambition et dans les valeurs portées par cette plateforme associative et donc à ce moment-là, ça lui permettra de développer plus de projets et de réaliser plus de choses encore. »
Un succès sur les réseaux sociaux
Cette CAN gabonaise est un succès sur les réseaux sociaux, selon les férus de ces plateformes d’échanges de contenus... Mais les réseaux sociaux du continent profitent moins de cette compétition. C’est aussi le constant d’Ike Ngouoni : « On observe le primat de Facebook. YouTube figure aussi en bonne place avec beaucoup de vidéos partagées. Il n’y a pas aujourd’hui de réseaux sociaux initiés pour les Africains où ils ont une audience très faible. Il en existe dans un certain nombre de pays, notamment dans la partie anglophone où il y a quand même une audience assez importante. Ce qui est fait pour la CAN, c’est qu’il y a beaucoup d’initiatives prises à partir des réseaux sociaux existants. C’est vrai sans doute que le succès de ces réseaux sociaux profite très largement à leurs initiateurs, qui peuvent les valoriser avec des stratégies marketing très efficaces. »
Le nombre de smartphones en Afrique devrait doubler avant fin de 2017 par rapport à 2015, pour dépasser 350 millions d'appareils connectés, selon une étude du cabinet Deloitte.