La fin de semaine passée, je suis tombé sur un post LinkedIn qui m’a interpellé et reconnecté à un sujet que j’avais traité il y a quelque temps. Le post en question parlait des vices de la certification dans les métiers du coaching et de la relation d’aide. Tu imagines bien que je n’allais pas passer à côté.
Une femme venait de publier son tout nouveau certificat de formation en sophrologie. En soi, c’est une bonne nouvelle, et bravo à elle pour son parcours et cette réalisation. Du moins, jusqu’à ce que je lise en détail son propos.
Cette personne explique dans son partage avoir investi une heure de son temps et 60€ pour obtenir cette certification d’un centre de formation sans scrupule. Un de ces centres qui misent sur le discount et la réassurance de surface avec des sigles de “certification accréditée”.
Devenir sophrologue prend du temps. Je le sais, il m’a fallu plus de 2 ans pour compléter tout le parcours auprès du Professeur Alfonso Caycedo. Parce que ça prend du temps pour assimiler, pour mettre en pratique soi-même les outils et pour développer les bons réflexes de mise en application sur les autres.
Cette femme a dénoncé dans son post un biais important quand tu cherches à te former et potentiellement te reconvertir.
En fait, elle a acheté cette formation sans la suivre pour vérifier son hypothèse.
“J’aurais ma certification juste en validant les cours sur le site...”
Elle a su donner raison à son point de vue, que je partage aussi. Et je me suis demandé ce que je pourrais apporter de plus au sujet. C’est un point que j’évoque souvent dans mes discussions sur le monde de la formation. Et un angle que je n’avais pas encore vraiment traité, était celui des centres de certification qui valident les formations qui sont vendues et les certificats délivrés.
Encore les mêmes questions qui reviennent en 2026
Plusieurs fois par mois, des personnes me contactent sur les réseaux ou sur mon mail avec la même question :
“Comment je sais quelle formation est la bonne et quelle école est légitime ?”
Je ne compte pas cracher sur toutes les écoles du marché sous prétexte que j’ai mon centre de formation en te partageant cet article. C’est plutôt pour te parler de l’envers du décor de la formation. Et laisse-moi te dire que ce n’est pas jojo.
Une des difficultés à laquelle on fait souvent face quand on cherche à se former, c’est de se retrouver devant des listes de mots-clés qui se répètent absolument partout.
La plupart des offres de formation semblent identiques : Certifiée par un organisme sérieux, formation certifiante, accompagnement personnalisé, une communauté, un réseau à vie, des témoignages d’anciens élèves épanouis...
Tu visites plusieurs sites et ce sont toujours les mêmes arguments qui reviennent. Du coup, tu n’as toujours pas la réponse à cette question qui te trotte dans la tête : “Comment savoir si on ne va pas dans la mauvaise direction ?”
Pourquoi toutes les offres parlent de la même chose ?
Il y a à peine dix ans de ça, écrire “formation certifiante avec accompagnement personnalisé” suffisait à se distinguer et faire une différence sur le marché. Presque personne ne le disait encore.
Aujourd’hui, ça a bien changé ! C’est devenu le prix d’entrée minimum pour avoir le droit d’ouvrir une école de coaching, une espèce de case à cocher, qui souvent manque cruellement de mise en œuvre concrète.
Je revois un client potentiel qui a fait le choix de suivre un autre programme car il avait un stage d’observation. Il était question d’une ou deux journées chez un coach professionnel installé. Je pense que je n’ai pas réussi ce jour-là à lui faire comprendre qu’avoir des volontaires tout au long de sa formation et de la supervision active allait clairement faire une plus grosse différence.
Ce qui a changé depuis les dix dernières années, c’est que le marché est devenu plus sophistiqué (terme marketing).
Pour te donner une définition simple, plus un secteur reçoit de promesses similaires, plus le client potentiel devient sourd à ces promesses-là. Et ce, même quand elles sont sincères.
Cette méfiance du marché que l’on observe sur le sujet de la formation vient tout droit du fait que le monde s’est habitué à ce que des termes comme “accompagnement personnalisé” ne veulent plus rien dire du tout.
On a donc embarqué pour une autre ruée vers l’or. Faire certifier les certifications par un organisme accréditeur afin de montrer patte blanche aux futurs apprenants et leur donner l’envie de s’inscrire à notre programme. Juste en lisant ces mots, peut-être que tu as la pyramide de Ponzi en tête. Ce n’est pas si loin de la réalité.
Et tant que tu n’as pas les informations importantes sur le sujet, tu vois de jolis macarons sur des sites web et des affirmations d’accréditation en tout genre. Affirmations qui en surface semblent vraiment cool, sauf que dans le fond ça, c’est un fourre-tout monumental.
On a dit “accompagnement personnalisé” ?
Prenons deux formations sur un même sujet qui affichent toutes les deux “supervision individuelle incluse”.
Dans l’une, ça signifie un appel de groupe avec quinze autres personnes une fois par mois (ou moins). Et sur ce temps, tu as juste quelques minutes de disponibles pour exposer ta situation si la séance ne déborde pas.
Dans l’autre, une personne écoute l’enregistrement de ta séance avec ta cliente test et te fait un retour complet sur ce qui s’est passé de bien et là où tu peux encore progresser.
Les deux centres de formation ont écrit la même phrase sur leur site ou brochure. Pour autant, une approche semble tout de même plus adaptée que l’autre.
Ce n’est pas rare lors de discussions avec des futurs étudiants que ce sujet soit abordé. Qu’il s’agisse d’ailleurs de futurs étudiants qui sont déjà passés par d’autres écoles ou des personnes qui viennent chercher plus de clarté pour leur projet de reconversion.
Combien de fois voit-on encore aujourd’hui des personnes dites certifiées, un document estampillé en poche, qui se retrouvent très seules face à leur premier client payant. Elles n’ont jamais reçu un retour précis sur une vraie mise en pratique et personne n’a réellement pris le temps de leur dire ce qui avait fonctionné ou non.
En fait, tu dois faire preuve de vigilance et chercher à obtenir les bonnes informations pour ne pas tomber dans les pièges marketing bien ficelés du monde de la formation.
Par exemple, si on t’offre un accompagnement professionnel sur ta pratique, vérifie ce que cela signifie vraiment.
On te donne un livret de 10 pages sur la manière de créer ton entreprise et les mentions à mettre sur ton futur site web, ou un vrai processus entrepreneurial qui t’aidera à développer pleinement ta posture et ton mindset d’entrepreneur ? (car oui, ça se développe et ça ne se fait pas au travers d’un bouquin).
N’oublions pas les macarons de certifications dorés
Je ne vais sûrement pas me faire des amis et je “m’en calisse” (comme on dirait icite au Québec). La formation professionnelle c’est une mafia. Je l’ai vu, en long, en large et en travers. Et ça s’applique en France, au Canada, aux USA et probablement ailleurs aussi.
Durant la première moitié de ma carrière, j’ai exercé en France. J’en ai vu des pots-de-vin versés aux responsables régionaux, des ASSEDICS et de l’ANPE (France Travail maintenant) quand j’ai commencé à intervenir dans des centres de formation “agréés”. J’en ai vu des contrôleurs RNCP et Qualiopi qui demandent quels sont les dossiers qui sont les plus à jour pour ne pas y passer l’après-midi et aller prendre un petit café.
Et puis, il y a ces fameux badges. Tu sais, ces macarons plus ou moins dorés qu’on colle partout sur le site et sur les certificats délivrés. Tu as d’ailleurs déjà dû en voir passer quelques-uns comme :
* CPD (Continuing Professional Development)
* IPHM (International Practitioners of Holistic Medicine)
* IAOTH (International Association of Therapists)
* IICT (International Institute for Complementary Therapists)
* Quality Licence Scheme
* Membre accrédité de telle association internationale de thérapeutes ou de coachs
* ...
Ces sigles donnent à un certificat ou à une offre de formation une apparence institutionnelle. Seulement voilà, ils sont souvent issus d’organismes privés à but lucratif. Et non pas d’un organisme public contrôlé par l’État.
Prenons par exemple l’ICOES, un organisme qui accrédite des centaines de plateformes de formation en ligne. Sur sa propre page de questions fréquentes, ils indiquent qu’ils ne représentent pas une institution gouvernementale, et qu’ils ne peuvent garantir qu’un employeur ou un ordre professionnel reconnaîtra un jour le certificat accrédité.
Le CPD et l’IPHM (très connus dans le domaine de la formation en psychologie, santé alternative et coaching) fonctionnent sur le même principe. Et la logique reste sensiblement la même partout.
Je ne suis pas en train de dire que toute formation continue est inutile, bien évidemment. Mais pour un métier comme celui de coach, qui existe sans ordre professionnel pour fixer un cadre commun, le badge a une valeur à la hauteur de la valeur que l’organisme de formation délivre à ses apprenants et pas plus. Le badge ne fait pas la qualité, et te donne encore moins de garanties.
Ces centres accréditeurs qui n’ont aucun regard professionnel pertinent sur le contenu pédagogique délivré, accréditent des cours moyennant une cotisation annuelle payée par l’organisme de formation. On parle d’une transaction commerciale entre deux organismes privés. On est loin d’un audit indépendant et approfondi de ce qui se passe réellement en formation et en séance pour les apprenants.
D’autres, comme RITMA au Québec par exemple, vont beaucoup jouer sur le nombre d’heures délivrées pour un programme pour en valider la pertinence. Tu peux avoir un cours très bien monté, hyperqualitatif, si tu ne remplis pas la case “heures de formation” attendue… Merci, bye !
J’avais pris contact avec eux il y a quelques années, au démarrage de l’Institut Merlin pour y intégrer un de mes programmes. J’ai rapidement fait demi-tour quand j’ai vu que RITMA permettait à des personnes ayant suivi une formation en ésotérisme et en sorcellerie de délivrer des reçus d’assurance à leurs clients pour se faire rembourser une partie de leurs sessions.
Et oui, parce que la formation en question se fait sur suffisamment d’heures, du coup ça passe, peu importe ce qu’on vend. Je suis peut-être en train de devenir un vieux con, mais personnellement ça ne faisait que confirmer ce que je voyais déjà en France sur ces foutues accréditations. Au suivant, merci !
Oui, mon discours est empreint d’une réticence profonde pour l’imposition de règles qui n’existent en réalité nulle part et qui sont surtout établies sur un constat simple : Il y a un vide réglementaire, on peut le combler et faire quelques soussous à mettre dans la popoche au passage. On ne va pas s’en priver hein ?
Attention, quand je parle de ces points, c’est surtout pour te partager à toi, qui cherches des réponses pour ta future carrière, que tu dois être vigilant. Ce serait bien de ne pas faire partie de ces personnes qui regrettent amèrement leur choix en bout de ligne.
Et bien que mon choix soit fait depuis des années sur le fait de n’adhérer à aucune de ces mascarades pour mon institut de formation, rien de tout ça n’est forcément malhonnête en soi. Nuances nuances.
Sans parler des vrais escrocs, il y a un raccourci qu’on fait très vite en tant que consommateur : “Accrédité = Sérieux = Compétent”. Seulement voilà, ces trois mots ne veulent absolument pas dire la même chose.
La majorité des centres ne te diront pas ce que je te nomme ici. Je les comprends, c’est l’angle qu’ils ont suivi, et nombreux sont ceux qui l’ont fait par conformité aux règles implicites du marché. Ce serait incohérent de leur part de suivre ces procédures et pour autant exprimer à côté que c’est du brassage d’air en grande partie.
Le problème, c’est que ces badges ne garantissent rien du tout pour l’étudiant. C’est une transaction commerciale entre un centre de certification qui est avant tout une agence marketing (on va appeler un chat un chat) et un centre de formation qui doit attirer ses prochains inscrits. Et je te rappelle que ces futurs étudiants en recherche de formation, sont bombardés par des offres en tout genre qui se ressemblent toutes plus ou moins.
Voici quelques exemples de badges à repérer à l’avenir, même si c’est loin d’être exhaustif :
La règle que je te propose : Regarde quels sont les critères qui permettent à un organisme de formation d’avoir accès à ces badges de reconnaissance. Tu as juste à aller sur le site associé et contacter l’organisme pour connaître la démarche. Sans surprise, tu verras par toi-même que c’est trop souvent une combinaison de :
* Répondre aux attentes administratives comme partager le plan de cours, indiquer le nombre d’heures, présenter le visuel du diplôme… Le tout sur ta bonne foi car personne ne vérifiera ce que tu fais réellement avec tes apprenants.
* Payer ta cotisation annuelle pour avoir le droit d’afficher leur logo sur ton certificat final et sur ton site web, et très souvent aussi en bonus d’intégrer leur répertoire.
Un petit mot concernant ma patrie de naissance, la France
Comme dans le reste du monde, le coaching n’est pas une profession réglementée en France. Pas de diplôme obligatoire, pas d’ordre professionnel, pas de titre protégé.
En clair, n’importe qui peut se déclarer coach demain matin sans qu’aucune loi ne l’en empêche. Compare ça avec le titre de psychologue, protégé depuis la loi du 25 juillet 1985, réservé aux titulaires d’un master en psychologie, ou celui de psychothérapeute, encadré depuis 2010 par une inscription obligatoire auprès de l’Agence régionale de santé.
À ce jour, rien n’existe au sujet du titre professionnel de coach et même si des organisations comme l’ICF tentent de mettre en place un référentiel spécifique, il y aura toujours des dérives de pratiques dans le métier.
C’est dans ce vide que le RNCP, le Répertoire national des certifications professionnelles, devient un argument marketing puissant. Beaucoup d’écoles l’affichent comme un gage de sérieux, et administrativement, il peut en être un.
Ce répertoire est géré par France Compétences qui est une institution publique. Mais un titre RNCP est délivré par l’organisme de formation lui-même, une fois que son dossier est validé sur le plan administratif. Aucun jury national n’évalue chaque coach formé, comme c’est le cas pour un vrai diplôme d’État.
D’ailleurs à ce propos, le mot diplôme a un sens juridique précis en France et je pense que c’est pareil ailleurs. Un diplôme ne peut être délivré que par un établissement accrédité par le ministère de l’Enseignement supérieur, après avis du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, comme l’explicite l’article L613-1 du code de l’éducation.
Une école de coaching privée, aussi sérieuse soit-elle, n’a légalement pas le droit d’en délivrer un. Ce qu’elle délivre, c’est un certificat ou un titre. Cette différence de nom entre diplôme et certificat est très importante. Si tu es en France et qu’on te promet un diplôme, c’est que tu as en face une institution réglementée par la loi (et certains utilisent ce terme alors qu’ils n’en ont pas le droit). Si c’est un certificat ou un titre, ce n’est pas du tout pareil.
Si les organismes accréditeurs et le RNCP eux-mêmes, qui sont censés faire référence, ne sont pas plus fiables, comment s'y retrouver dans tout ça ?
D’autres critères pour bien choisir
Je sais à quel point ce que je te partage ici peut être perturbant. Et mon but n’est pas de te décourager, car il y a heureusement d’excellents centres de formation disponibles sur le marché.
Beaucoup de centres se font prendre au piège car ils reçoivent du financement par tout ce montage administratif. D’autres font le choix douteux de s’inscrire à un maximum de centres d’accréditation pour asseoir leur légitimité auprès de leur cible. Je revois le certificat de cette femme sur LinkedIn. Il n’y avait pas moins de 5 badges différents estampillés dessus.
Lorsqu’une personne me contacte à propos de l’Institut Merlin, je partage toujours dans un premier temps que le plus important, c’est d’intégrer que le métier de coach n’est pas réglementé. Que choisir son centre de formation doit surtout se faire en fonction du type d’enseignement et d’accompagnement qui va être délivré. Et que finalement le certificat qui sera délivré à la fin est un plus mais pas un sésame comme beaucoup le laisse penser.
Cela fait maintenant 20 ans que j’exerce. Mes certificats et mes diplômes, on a dû me les demander à 3 ou 4 reprises. Et ceux qui s’intéressaient davantage à l’école que j’avais faite ne sont jamais devenus mes clients.
Ensuite, j’explore avec chaque personne les programmes, leur organisation, leur contenu et surtout comment ça se passe concrètement pour passer du stade “je veux me former” à “j’ai mes premiers clients payants et je m’éclate”.
Je te propose ici des questions clés à poser quand tu as un doute sur le centre avec lequel tu veux te former.
Tu pourras les poser telles quelles, à n’importe quelle école que tu envisages, la mienne comprise. Une école sérieuse n’esquivera jamais ces questions. Par contre, si elle évite le sujet en disant que tu verras ça en chemin ou que la personne t’invite à consulter le site web... ça devrait t’éclairer sur ta décision finale face à cette offre.
Questions sur la supervision réelle :
* “Qui nous supervise durant la formation et comment est-ce que ça se passe ?”
* “Est-ce que j’aurais un suivi sur les rencontres clients que je fais et si oui, de quelle manière ?”
* “Est-ce que je peux fournir des notes et des enregistrements de session pour avoir un retour concret sur ma pratique ?”
Sur le volet business, qui est souvent absent :
* “À quel moment, dans le programme, on m’apprend à trouver mon premier client payant et à développer mon activité ?”
* “Est-ce que quelqu’un m’aide à fixer mon prix, ou je découvre ça par moi-même après ma certification ?”
* “Qu’est-ce qui se passe si après ma certification, mon agenda est encore vide ? Il existe un accompagnement pour ça, ou je suis livré à moi-même ?”
Sur la suite, après la certification :
* “Quelle sera ma place dans votre école après la fin de mon programme ? Est-ce que les portes restent ouvertes ? Est-ce que je peux revenir en cours si j’ai besoin de rafraîchir mes connaissances ?”
* “Est-ce que je peux parler à d’anciens élèves pour connaître un peu plus leur expérience ?”
* “Une fois que la certification est terminée, est-ce que j’ai un suivi ou de la supervision accessible pour assurer la continuité de ma pratique dans les bonnes conditions ?”
Vérifie l’intitulé de la certification :
* “Est-ce que j’aurai un diplôme à la fin ?” (Si la réponse est oui, sans correction sur le fait que c’est une certification ou un titre, ce n’est pas bon signe)
* “Quels sont les organismes certificateurs auxquels vous faites appel ?” (s’il n’y en a pas, ça peut être une bonne chose car ça démontre qu’on n’essaie pas de te faire prendre des vessies pour des lanternes comme on dit - Mais il faut le bon argumentaire justifiant de ce choix)
Si jamais on te parle de RNCP, tu pourras aller vérifier sur France Compétences directement. Mais rappelle-toi que le RNCP ne réglemente pas le contenu pédagogique et ne garantit pas que tu auras un enseignement qualitatif.
Simplement que le centre a fourni des dossiers bien calibrés et bien propres pour dire “on est dans les clous” et donc on mérite la mention. Valable aussi pour le fameux sésame de financement qu’offre Qualiopi qui permet aux centres de formation de recevoir de l’argent collecté auprès des employeurs et des salariés pour financer la formation continue.
Évidemment, tu poses aussi tes questions sur la durée du programme, son organisation, l’accessibilité des ressources, leur mise à jour régulière, si tes profs sont bien en exercice du métier qu’ils enseignent et pas juste des transmetteurs de connaissances.
Qu’est-ce qu’on doit en conclure du coup ?
Alors, on a cette femme qui poste sa découverte sur LinkedIn. Elle investit 60€, passe une heure sur le sujet et repart avec un certificat. Elle n’avait même pas l’envie d’apprendre et voulait surtout vérifier ce qui allait se passer en sautant directement à la conclusion.
Maintenant, tu sais quoi vérifier quand on te colle quatre macarons dorés alignés sous le mot “CERTIFIÉ”, et quelles précautions prendre avant de sortir ta Mastercard.
Pour ma part, j’ai fait le choix de travailler avec les personnes qui ont un vrai projet de reconversion professionnelle. Ça me permet d’accompagner et de former des personnes qui ont à cœur de se lancer véritablement dans le métier et pas seulement de venir parce qu’il y a de la lumière et que ça a l’air cool.
Il y a plusieurs critères qui me permettent de filtrer l’intégration aux programmes de l’Institut :
* La durée du programme intégral qui s’étale sur plus de 18 mois.
* La possibilité de se lancer professionnellement dès les 6 premiers mois de formation avec de la supervision continue.
* Processus de certification par des examens écrits, des devoirs à rendre (commentés et corrigés), des pratiques supervisées et analysées (audio/vidéo) et un examen final à chaque module d’expertise.
* Supervision active chaque semaine avec possibilité d’un suivi individuel en cas de difficulté importante ou de situation particulière.
* Validité de la certification soumise au respect des règles et des normes de pratique, au maintien des standards d’excellence de l’Institut et à une mise à jour annuelle des connaissances (incluse à l’inscription), mais sans aucune cotisation annuelle obligatoire.
* Le tarif d’inscription qui demande un vrai engagement et qui ne joue pas dans la cour des formations discount à 50€ en ligne
* Et plus encore…
Une reconversion, ça coûte du temps, de l’argent et un désir réel de vouloir passer du statut de salarié à celui d’entrepreneur. Ce serait dommage de perdre autant d’investissement personnel pour une page de vente bien ficelée qui joue sur tes craintes, le tout associé à quatre badges ou logos qui ne veulent rien dire au final.
La prochaine fois que tu tombes sur une école avec quinze badges, trois “accréditations internationales” et la promesse d’un accompagnement personnalisé… Prends le temps de poser les bonnes questions. La manière dont on te répond fera une vraie différence et t’aiguillera sur la suite à donner à la proposition qui est faite.
Et s’il te reste un doute sur les propositions que tu as actuellement, laisse un commentaire. L’Institut Merlin restera toujours mon point de référence, mais pour autant il existe d’excellentes écoles ailleurs qui peuvent t’offrir ce que tu recherches et ça me fera plaisir de t’orienter vers eux selon ce que tu recherches. Je préfère de loin répondre à cette question-là en direct, plutôt qu’apprendre par un e-mail de ta part dans plusieurs mois pour lire “je me suis fait avoir”.
On nage parmi les requins oui, mais on respire, tout va bien. Avec de la vigilance, on peut largement éviter de se faire bouffer les miches à la première offre marketing séduisante qui se pointe.
Passe une excellente semaine et on se retrouve tout bientôt avec les nouvelles pour le mois de septembre, car il va se passer PLEIN de choses très intéressantes que tu ne veux pas manquer.
Bien à toi,
C’était Merlin 🧙♂️
Le laboratoire du coaching
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