
Sign up to save your podcasts
Or


Elle a signé les statuts de son entreprise en congé maternité.
Katia Tardy avait six mois de grossesse quand elle a déposé les papiers de Handi-Gaspi avec ses deux associées Alix et Louise. Trois ingénieurs agroalimentaires, anciens grands groupes, qui ont tout quitté pour construire quelque chose qui leur ressemble.
KIGNON, c'est un biscuit bio fabriqué à partir de pain invendu, conditionné par des travailleurs en situation de handicap dans un ESAT en Loire-Atlantique. Anti-gaspi et inclusion, les deux piliers dès le premier jour, pas l'un ajouté après l'autre.
600 millions de baguettes gaspillées chaque année en France. Pas chez les consommateurs. Chez les boulangers, les industriels, le long de toute la chaîne alimentaire. Un gisement énorme, quasi invisible, que personne n'avait encore sérieusement adressé à cette échelle.
Cinq ans plus tard : 600 points de vente, les TGV, France 2, 55 trophées sur l'étagère. Et surtout, quelque chose que Katia n'avait pas anticipé : de grands industriels comme Tipiak, Brioche Pasquier ou La Mie Câline qui viennent les chercher eux-mêmes. Pas l'inverse.
Parce qu'ils ont du gaspillage sur leurs lignes. Et personne d'autre ne sait quoi en faire.
Leur boussole est simple et elle n'a pas bougé en cinq ans. Chaque décision passe au filtre de deux questions : quel impact social ? Quel impact environnemental ? Pas l'un sans l'autre. Pas l'un qui minimise l'autre.
En sport, on appelle ça avoir un plan de jeu. Et s'y tenir même quand la pression monte.
Il y a aussi ce que Katia raconte sur les biscuitiers handicapés. Ils voient le pain invendu arriver le matin. Ils voient le paquet partir le soir. Ils reconnaissent leurs produits dans les trains, dans les magasins. Et les familles témoignent qu'ils sont devenus plus fiers, plus ouverts, plus présents depuis qu'ils travaillent à la biscuiterie.
C'est ça, le vrai résultat. Pas les trophées.
Site web : https://kignon.fr/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/katia-tardy/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3 800 kilomètres à la nage.
Du Cap-Vert jusqu'à la Martinique. Trois mois en mer. Deux nageurs. Quatre équipiers sur un catamaran.
Chloé LEGER WITVOET n'a pas traversé l'Atlantique pour une médaille. Il n'y en avait pas. Elle l'a traversé pour que 100 000 enfants apprennent à protéger l'océan.
Ingénieure de formation, co-fondatrice de SWIM FOR CHANGE avec son mari Mathieu, elle utilise le sport comme levier de changement.
La Seine d'abord — 380 km pour sensibiliser aux mégots. La Méditerranée ensuite — 550 km entre Marseille et Barcelone. L'Atlantique enfin.
Derrière l'exploit sportif, il y a un projet éducatif construit avec une rigueur d'entrepreneuse. Un kit pédagogique clé en main pour les enseignants, développé avec l'association WATER FAMILY. Pas de formation requise, pas de budget, pas de temps de préparation. En trois mois, les enfants deviennent ambassadeurs de l'océan.
4 000 enseignants inscrits. 100 000 enfants touchés. Et maintenant des discussions avec le ministère de l'Éducation nationale et la Commission européenne pour intégrer le kit dans les programmes scolaires à l'échelle européenne.
Deux choses m'ont arrêté dans notre échange.
La première : avant même de préparer la traversée, Chloé et Mathieu ont passé six mois à travailler leur relation de couple et d'associés. Thérapie, communication non-violente, échanges avec d'autres couples entrepreneurs. Parce qu'ils savaient que l'humain serait le facteur le plus difficile à maîtriser. Pas l'Atlantique. L'humain.
La deuxième : ses indicateurs de réussite. Pas les kilomètres nagés. Pas l'argent levé. Le nombre d'enfants qui ont changé de regard sur l'océan.
Entreprendre par frustration, pas par ambition. Changer ce qui n'existe pas encore. C'est sa définition.
Site web : https://www.swimforchange.fr/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/chloe-helene-leger/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il s'est inscrit à une course de 2 000 coureurs en Bourgogne.
Il ne savait même pas s'il avait un dossard avant de partir. La croix et la bannière pour récupérer son numéro. Une organisation de bénévoles sympas, débordés, sans outils.
Théo RIGAL aurait pu juste se plaindre. Il a créé DOSSARIO.
Une plateforme tout-en-un, gratuite pour les organisateurs, qui centralise les inscriptions, le site de l'événement, la gestion des bénévoles, la communication, les résultats. En 5 minutes, un organisateur a son site en ligne et sa billetterie active.
Sa cible, ce n'est pas le Marathon de Paris. Pas l'UTMB. Mais plutôt les petites courses locales, 100, 200, 500 coureurs, organisées par des bénévoles passionnés qui gèrent tout sur Excel, WhatsApp et des e-mails envoyés un par un. Ces courses fantastiques, au milieu des vignes, au bord d'un lac, dans les Pyrénées, en Bretagne... que personne ne connaît parce que les organisateurs ne sont pas des experts en marketing.
Ce sont ces courses-là que Théo veut sauver. Et c'est toujours les meilleures entreprises qui naissent d'un problème vécu de l'intérieur.
Il y a aussi quelque chose que Théo fait que peu d'entrepreneurs font : il garde 5 à 6 séances de sport par semaine malgré le sprint du lancement. Pas par confort. Par discipline. Parce qu'il sait que sans ce cadre-là, il passerait 15 heures par jour derrière son écran et que ça ne servirait ni DOSSARIO ni son propre équilibe.
Préparer, c'est penser. Agir, c'est exécuter. Il fait les deux en même temps.
DOSSARIO a quelques semaines. 4 événements. Objectif : 100 courses d'ici un an.
Et une newsletter à ne pas rater, "Découvrir la France en courant", qui déniche les pépites de petites courses locales que personne ne connaît encore. Premier numéro le 5 juin.
Site web : https://dossar.io/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/theo-rigal/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il avait 60 ans. Aucune expérience de stand-up. Et il a décidé de monter sur scène.
Jean-Christian RIVET, alias JISSÉ, est conférencier depuis 25 ans. Expert en réseaux, auteur, habitué des scènes d'entreprise. Un jour, il décide que ça ne suffit plus. Il veut faire rire. Vraiment rire.
Alors il crée un personnage. JISSÉ. Un quincado. Quinqua parce qu'il a plus de 50 ans, ado parce qu'il devient un peu chiant. Il écrit un seul en scène, se fait coacher, monte à Avignon, joue tous les soirs pendant trois semaines.
Ce qui m'a frappé dans notre échange, c'est ce qu'il dit sur l'échec.
Un soir ça marche, un soir ça marche moins. La salle est trop lumineuse, le public est dans un bar à bière avec un brouhaha de fond, les conditions ne sont pas réunies. Il regarde la vidéo deux jours après, il analyse, il ajuste. Il ne remet pas tout en cause.
C'est exactement ce que j'ai appris sur les pistes de bobsleigh. Une mauvaise descente ne détruit pas une saison. Ce qui détruit une saison, c'est de tout changer après une mauvaise descente.
JISSÉ a aussi dit quelque chose que je n'oublie pas : le vrai secret des grands entraîneurs, c'est d'être pleinement eux-mêmes. Il dit la même chose des grands humoristes. Roman FRAYSSINET, FARID, Florence FORESTI, ceux qu'il admire le plus sont ceux dont il sent qu'ils sont complètement eux.
Paul MIRABEL a explosé le jour où quelqu'un lui a dit : ta nonchalance, c'est ça toi, travaille ça, lâche le reste.
Entreprendre à 60 ans sur une page blanche. Construire seul le personnage, le spectacle, la tournée, le réseau de diffusion. Jouer dans des salles de 100 personnes avec la même rigueur que pour une conférence devant 500.
C'est ça, JISSÉ. "QUINCADO ! Trop jeune pour être vieux" — en tournée dans l'Ouest. Prochain rendez-vous au Smile Comedy Club à Nantes le 17 juin.
Site web : https://www.jisse-comedy.com/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/jeanchristianrivet/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Julien VECCHIONE voulait rompre l'isolement des entraîneurs.
Pas créer un média. Pas devenir entrepreneur. Juste redonner aux coaches ce qu'il avait eu sur le pôle France de judo, ces échanges avec des entraîneurs brésiliens, japonais, ouzbeks, allemands qui lui ouvraient l'esprit.
Quand il a créé sa salle, du jour au lendemain, tout ça avait disparu.
Il a lancé "Secrets d'Entraîneurs" sans ambition commerciale. Sans plan. Avec un micro, une caméra, et des tutoriels YouTube pour apprendre à s'en servir. Trois mois après, 15 000 abonnés. Aujourd'hui, plus de 80 000 professionnels qui le suivent et 700 membres dans son club.
Ce qui m'a frappé dans notre échange, c'est ce qu'il a découvert en interviewant les meilleurs entraîneurs du monde : Fabrice Pellerin, entraîneur le plus médaillé de France en natation, des champions olympiques de BMX, de rugby à 7.
Il cherchait des secrets techniques. Il n'en a trouvé aucun.
Ce qui fait un grand entraîneur, ce n'est pas la méthode. C'est la remise en question permanente. La qualité de communication. Et la capacité à mettre son ego au service du projet, pas soi au centre du projet.
Trente ans sur des pistes de bobsleigh m'ont appris exactement la même chose. Les entraîneurs qui gagnent ne sont pas ceux qui en savent le plus. Ce sont ceux qui lisent le mieux ce dont leur athlète a besoin au moment précis où il en a besoin.
Julien a aussi dit quelque chose sur l'interdisciplinarité qui m'a arrêté. Un problème que le tennis a résolu depuis 25 ans, le kayak est peut-être en train de chercher la réponse. Pourquoi ils ne se parlent pas ?
C'est une question que je me pose aussi à la Ligue de Tennis des Pays de la Loire. Les meilleures idées viennent rarement de l'intérieur du sport qu'on pratique.
Site web : https://www.secretsdentraineurs.com/
Linekdin : https://www.linkedin.com/in/julien-vecchione-714147155/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 1er janvier, les salles de sport sont pleines.
Le 15 février, elles sont vides.
Bastien LACHAMBRE et Bérénice MARMONIER ont décidé de s'attaquer à ce problème. Pas avec des discours sur la motivation. Avec une mécanique simple : récompenser les gens pour chaque séance effectuée.
EXO, c'est ça. Une application gratuite qui fonctionne dans plus de 20 000 salles en Europe. Le principe est simple : tu arrives dans ta salle, tu scannes le QR code EXO affiché à l'entrée, et tu cumules des Exocoins. Pas de QR code dans ta salle ? Tu te géolocalises et tu gagnes quand même des points, juste un peu moins qu'avec le scan. Chaque séance compte. Chaque passage est récompensé.
Ces Exocoins, tu les échanges ensuite contre des récompenses de marques partenaires, Lululemon, Garmin, Deezer, Nutripue, Nu3 ou directement contre un virement bancaire sur ton compte. Littéralement, ils te payent pour faire du sport.
La mairie de Paris leur fait confiance depuis le début. Toutes les piscines municipales de Paris sont sur EXO. One Fitness Club, Arkose, Episod, Le Cercle, les grandes enseignes y sont aussi.
J'ai connu des athlètes qui n'avaient besoin de rien pour se motiver. Mais j'en ai aussi vu beaucoup qui avaient besoin d'un objectif intermédiaire, d'une récompense tangible pour tenir dans la durée. Ce n'est pas une faiblesse. C'est de la psychologie humaine.
Ce que Bastien et Bérénice ont compris, c'est qu'il ne faut pas juger la raison qui pousse quelqu'un à aller faire du sport. Ils ne donnent pas plus de points à quelqu'un qui brûle 800 calories qu'à quelqu'un qui fait une séance de yoga. Même récompense pour tout le monde. Parce que l'objectif n'est pas de récompenser la performance. C'est de récompenser la régularité.
La nuance est importante. En sport de haut niveau, j'ai vu des programmes d'entraînement brillants échouer parce qu'ils ne tenaient pas compte de la durée. Ce qui dure, ce n'est pas ce qui est intense. C'est ce qui est régulier.
Et ça marche. En deux ans et demi : une vingtaine de salariés, 300 000 sportifs sur la plateforme, des partenaires qui les ont suivis dès le premier jour.
Entreprendre en couple, construire quelque chose qui a du sens, et tenir le cap depuis le début.
C'est ça, EXO.
Site web : https://www.exo-sport.fr/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/bastien-lachambre-9b62b777/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À 33 ans, on lui annonce la maladie de Parkinson. Sa réaction ? Lancer une entreprise.
Louis-Pierre MARTIN, fondateur de Rainbow Top Softwares, m'a raconté cette semaine comment le diagnostic est devenu un point de départ plutôt qu'un point d'arrêt. Pas par déni. Par choix délibéré.
J'ai connu des athlètes qui ont tout reconstruit après une blessure grave. Ceux qui s'en sortent ne sont pas ceux qui font semblant que ça n'existe pas. Ce sont ceux qui transforment la contrainte en carburant. Louis-Pierre a fait exactement ça.
La colère face à la maladie, les gestes devenus impossibles, la moto abandonnée, les limitations du quotidien, il ne l'a pas étouffée. Il l'a canalisée. Et aujourd'hui, c'est elle qui alimente chaque décision, chaque post, chaque étape de son projet.
Rainbow Top Software, c'est une application gratuite de gestion de clubs sportifs. Vraiment gratuite ! Pas de piège, pas de publicité intrusive. Le modèle : 4 euros de frais administratifs payés par le sportif à chaque inscription annuelle. Le club ne paie rien. Et récupère du temps pour ce qui compte vraiment : la passion.
L'idée est née d'une douleur simple. Quand Louis-Pierre gérait sa première entreprise, une école de natation, il passait ses journées dans l'administratif au lieu d'être dans l'eau. Rainbow Top est la réponse à ce problème.
Aujourd'hui : 35 clubs, 10 000 sportifs actifs sur la plateforme. Construit en trois mois après deux ans de galère assumée.
Ce que j'ai retenu de notre échange : Louis-Pierre ne cherche pas à inspirer. Il avance. Et c'est précisément pour ça qu'il inspire.
Lauréat du Prix CAP48 Entreprise Citoyenne 2025. Père de cinq enfants. Entrepreneur depuis toujours. Parkinsonien depuis sept ans. Son ambition ? Créer la première licorne dirigée par un parkinsonien.
Sa définition d'entreprendre ? Vivre.
Site web : https://rainbow-top.be/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/lpm-rainbowtop/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le meilleur deal business que j'ai vu se conclure ne s'est pas passé dans une salle de réunion.
C'était au bord d'un terrain de padel. Deux entrepreneurs qui venaient de se rencontrer deux heures plus tôt. Le lundi suivant, ils avaient une réunion ensemble.
Loïc BAUDRY, co-fondateur de MOOV, m'a raconté cette histoire cette semaine. C'était leur tout premier événement. Et ça s'est passé comme ça.
Pas par hasard. Par conception. Loïc et Charlotte ont créé MOOV avec une conviction simple : les meilleures connexions ne se font pas derrière un écran. Ni dans un after work classique avec un verre à la main où tu juges les gens avant d'aller leur parler.
Sur un terrain, c'est différent. Tu as les mêmes baskets. Tu transpires de la même façon. Tu vois comment quelqu'un réagit sous pression, comment il joue avec les autres, comment il gère l'échec ou la victoire.
J'ai passé 30 ans dans le sport de haut niveau. Je sais exactement ce qu'on révèle de soi quand on est en compétition. On ne peut pas tricher longtemps. C'est pour ça que le sport crée des liens que les événements business classiques ne créent pas.
Ce que MOOV a compris, c'est qu'il ne suffit pas de mettre des gens ensemble. Il faut créer les conditions pour qu'ils soient vraiment eux-mêmes. Le padel casse ainsi les barrières. Le pré-matching fait le reste. Loïc et Charlotte passent un quart d'heure au téléphone avec chaque participant avant chaque événement. À la main. Pas d'algorithme. Parce que les vraies connexions, ça ne s'automatise pas.
Et, en septembre, MOOV organise un business camp de 4 jours à Alicante. 100 entrepreneurs. Du padel, du business, des soirées sur la plage. Avec un Early bird spécial jusqu'au 24 avril.
Site web : https://www.wearemoov.com/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/baudryloic/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il a branché ses machines en février 2022. Seul. Dans 50m². Avec 30 machines qui pèsent entre 100 et 300 kilos chacune.
Et il ne savait pas encore s'il allait réussir à faire une seule paire. Édouard LEVEAU, fondateur de la Manufacture BONTEMPS à Nantes, m'a reçu cette semaine dans son atelier. Et j'ai compris quelque chose en le regardant travailler.
On parle souvent de passion. D'authenticité. De valeurs. Ce sont des mots faciles. Ce qui est difficile, c'est ce qu'Édouard a fait. Repartir de zéro sur un savoir-faire que la mondialisation a quasi effacé. Racheter des machines à leur troisième vie, certaines datent des années 20. Trouver des fournisseurs français un par un, pour chaque composant. Les lacets. Les œillets. Le fil. La semelle. Tout.
100% français. Pas par idéologie. Parce que quand tu achètes local, tu as la certitude que celui qui a fabriqué la pièce a la même qualité de vie que toi.
J'ai connu des athlètes avec cette même obsession du détail. Ceux qui gagnent ne font pas les choses mieux que les autres. Ils font les mêmes choses, mais ils ne laissent rien au hasard.
Édouard est de ceux-là.
Trois mois pour sortir le premier modèle. Des journées entières à recommencer, recommencer, recommencer. Pas parce que c'était compliqué. Parce qu'il voulait que ce soit juste.
Aujourd'hui, une paire de la Manufacture BONTEMPS se fabrique entièrement à la main, dans cet atelier. Délai : 7 à 8 semaines. Il s'en excusait encore. Il a tort.
Ce délai, c'est exactement ce qui donne de la valeur au produit. Des clients attendent un an avant de commander. Pas parce qu'ils hésitent. Parce qu'ils savent ce qu'ils vont recevoir.
C'est ça le vrai luxe. Pas le prix. La certitude.
Quatre ans après le lancement, la boîte tient. Les chaussures aussi. Certains clients portent leur paire tous les jours depuis trois ans et reviennent faire ressemeler.
C'est ça, l'objectif réel d'Édouard. Pas vendre des chaussures. Redonner de la valeur à ce qu'on consomme.
Dans un monde qui court après l'immédiat, c'est un choix radical. Et un exemple que je retiens.
Site web : https://www.manufacturebontemps.fr/
Linekdin : https://www.linkedin.com/in/edouard-leveau-25b024148/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Est-ce que tu veux juste finir la course, ou être sur le podium ?
Ce n'est pas la même question. Ce n'est pas la même préparation. Et sur la ligne de départ, tu es au même endroit que tout le monde. Mais tu ne cherches pas la même chose.
Angélique BEAUSEIGNEUR m'a dit ça presque en passant, dans notre échange. Elle dirige le pôle transformation et performance à la MAIF. Elle a passé quasiment 20 ans dans cette maison. Et quand elle parle de la façon dont ses équipes se fixent leurs objectifs, elle utilise cette image du coureur.
Est-ce que l'équipe sait ce que "on aura réussi notre année si…" veut dire concrètement ? Pas vaguement. Pas dans une intention générale. Vraiment.
Parce que si tout le monde ne court pas vers la même ligne d'arrivée, l'énergie se disperse. C'est aussi simple que ça. Et ce n'est pas parce que l'objectif a été écrit une fois il y a dix-huit mois qu'il est encore partagé. Les équipes changent. Les gens arrivent. Redire nos engagements, notre manière de travailler, ce n'est pas une faiblesse, c'est du management.
Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la cohérence entre ce qu'Angélique fait pour ses équipes et ce qu'elle est personnellement. Elle fait du sport depuis toujours. tout d'abord de la natation. Aujourd'hui, elle court. Son conjoint s'est mis à l'ultra-trail, et maintenant c'est lui qui en fait plus qu'elle. Sa tante, à 75 ans, court encore ses 10 km. Elle a fait des trails, des 100 km à une époque où il n'existait pas de matériel. Avec des morceaux de sucre dans les poches. Juste le plaisir d'aller au bout.
Cette culture de l'effort, tu ne l'apprends pas dans une formation. Tu la reçois. Et ensuite tu la passes.
Ce que j'ai retenu de notre conversation, c'est aussi quelque chose que la MAIF a mis en place et qui mérite qu'on s'y arrête : la mobilité interne sans mise en danger. Tu peux changer de métier, explorer autre chose sans perdre ton contrat, sans période d'essai, sans te retrouver en situation de fragilité. On prend des risques, mais mesurés. Parce qu'on a tous une famille, un loyer, une vie.
En sport, on appelle ça un filet de sécurité. Les meilleurs athlètes prennent des risques parce qu'ils ont travaillé suffisamment pour se permettre d'en prendre. Pas parce qu'ils sont imprudents. Parce qu'ils sont préparés.
Il y a beaucoup à apprendre du modèle MAIF pour ceux qui dirigent des équipes. Pas parce que c'est une grande entreprise. Parce que ce sont des gens qui ont décidé de performer autrement. Pas pour les actionnaires, mais pour les gens qu'ils servent.
C'est exactement le genre de conversation que j'aime avoir dans mon podcast.
Site web : https://www.maif.fr/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/angelique-beauseigneur-678474100/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
From the publisher's feed

105 Listeners

95 Listeners