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Or


Vanessa, on enfourche nos vélos à l’assaut de la dernière des véloroutes : la Méditerranée à Vélo !
Il s’agit de la partie française de l’EuroVelo 8, un itinéraire de 8 500 km reliant Cadix à Izmir. Notre tronçon français ne fait «que» 850 km. Il part des Pyrénées-Orientales, longe la côte jusqu’à Aigues-Mortes. Et puis, c’est là son originalité : on s’attend à suivre littéralement le littoral méditerranéen. Eh bien non, on file dans l’arrière-pays, on traverse le nord des Alpilles et du Luberon, le sud du Verdon, avant de rejoindre la côte à Mandelieu et de filer jusqu’à Menton. Avec cette traversée de l’arrière-pays, on sort justement du cliché Méditerranée / Côte d’Azur. On découvre des lieux moins communs, parfois touristiques, mais aussi le silence de grands espaces naturels, puisque l’itinéraire traverse plusieurs parcs naturels régionaux.
Alors justement, vous nous recommandez un tronçon à cheval sur deux parcs naturels
Les Alpilles et le Luberon. À faire au printemps, et surtout pas en plein été : il fait beaucoup trop chaud pour rouler. Sur cette portion, on peut faire des boucles, traverser des villages, se poser en terrasse à l’ombre d’une fontaine. Cela peut paraître cliché, mais c’est très appréciable. On pédale au milieu des champs d’oliviers, de lavande, des vergers… Et du côté des villages perchés du Luberon, ce n’est pas mal non plus, entre Cavaillon, la capitale du melon, et Apt, la capitale des fruits confits.
Mes spots : Bonnieux pour son pont Julien, pont romain entièrement dédié aux vélos, son ancienne tour de guet transformée au XVIe siècle en clocher. D’une cloche, on est passé à quatre, et son carillonneur est l’un des derniers de France. Roussillon et son sentier des Ocres : une explosion de couleurs jaunes, oranges et rouges qui tranchent avec le ciel bleu et le vert des arbres. D’ailleurs, on a l’impression que certains sont plus verts que d’autres, mais ce n’est qu’une illusion d’optique. Poussez les portes du musée d’Okhra, vous aurez la réponse. Ménerbes, où Picasso a acheté une maison en échange d’un tableau. Il l’a offerte à Dora Maar en cadeau de rupture. Aujourd’hui, c’est une maison d’artistes, et la seule chose qu’il reste d’elle, c’est sa mobylette sur laquelle elle sillonnait les routes du Luberon. Déjà un deux-roues pour humer l’air provençal.
Le site de la méditerranée à vélo : www.lamediterraneeavelo.com
La truite :
Sauvage ou d’élevage, la truite est un poisson d’eau douce bon marché. La pêche est d’ailleurs ouverte depuis la mi-février. La plupart des truites que l’on trouve aujourd’hui sont issues de l’élevage, idéalement bio et français. Il en existe différentes variétés, avec des textures parfois très différentes. La mode est actuellement à la truite saumonée (aussi appelée arc-en-ciel) : une truite à la chair rosée et de belle taille, qui remplace avantageusement le saumon — ce qui reste toutefois discutable. Très sensible à la surcuisson, la truite ne doit pas dépasser 55 °C : au-delà, les fibres se contractent et l’eau s’échappe. Il est également préférable de la saler légèrement un peu à l’avance. La cuisson en papillote est particulièrement adaptée, avec des herbes et un peu de vin blanc. J’aime aussi la manger crue : en gravlax, mais également en tartare ou en ceviche.
Il existe aussi la célèbre truite au bleu (et non le fromage). Il faut deux truites entières, vidées mais non lavées, un court-bouillon, 10 cl de vinaigre blanc et 10 cl de vin blanc. On ne lave pas la truite, car la fine couche de mucus naturelle présente sur la peau réagit avec le vinaigre chaud et donne cette teinte bleuâtre caractéristique. Si on la rince, on perd cet effet. La cuisson est le moment crucial : il faut faire bouillir le vinaigre et le vin blanc puis arroser les truites. On les plonge ensuite délicatement dans le court-bouillon qui doit juste frémir, sans jamais bouillir. La cuisson dure 6 à 8 minutes selon la taille. La peau prend immédiatement une teinte bleutée ou grisée, exactement ce que l’on recherche. On sert avec un beurre noisette.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le printemps est arrivé, c’est l’occasion de découvrir le Canal du Midi… On fête les 30 ans de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Une telle prouesse technique qu’il ne pouvait pas en être autrement. C’est le plus ancien canal encore en fonctionnement en Europe. On le doit à un Biterrois, Pierre-Paul Riquet, auquel on doit aussi le port de Sète, construit dans le prolongement du canal : il a su trouver l’idée de génie qu’aucun n’avait trouvée auparavant, pour aménager une grande voie d’eau qui relierait l’océan à la Méditerranée et favoriser le commerce du blé. Et c’est grâce à un fontainier de la Montagne Noire qu’il a trouvé le point du partage des eaux : elles partaient dans un sens et dans l’autre. Eurêka ! L’aventure commence, avec le feu vert, évidemment, de Louis XIV. Il promulgue un édit pour sa construction en 1666. D’où son premier nom : «Le canal royal en Languedoc», que les révolutionnaires ont rebaptisé plus tard le Canal du Midi. Ce chantier a été colossal : 14 ans de travaux… jusqu’à 12 000 ouvriers pour aménager ces 240 km, 64 écluses, 300 ouvrages d’art. L’incontournable ? Les neuf écluses de Fonseranes, à Béziers : un escalier d’eau sur près de 22 m, classées monument historique !
Ce Canal du Midi relie la Garonne à la Méditerranée, Toulouse à l’étang de Thau… 250 km de découvertes !
Toulouse, Castelnaudary — le berceau du cassoulet, mais pas que : son Grand Bassin, le plus grand bassin artificiel entre Toulouse et Sète —, Carcassonne, Béziers, Agde, jusqu’à Marseillan. Alors, le Canal du Midi, on peut le découvrir le long de ses berges à vélo, à cheval, à pied… mais le plus incroyable, c’est en bateau ! Vous partez en itinérance sur les chemins d’eau, les canaux, les étangs, tout en découvrant le patrimoine historique, l’art romain notamment à Narbonne, et les vignobles du Languedoc. Alors, mon bateau, génial : pas besoin de permis. Le Boat, c’est le leader européen des croisières fluviales sans permis. Toutes les combinaisons sont possibles : nombre de cabines, durée du séjour, gamme… Une parenthèse en pente douce, au fil de l’eau, et c’est là qu’on prend conscience de la prouesse paysagère, cette fois-ci. Le tracé s’intègre parfaitement dans le territoire. Vous savez quoi faire à Pâques : −30 % si vous réservez avant le 26 mars.
Fiche pratique :
Le Canal du Midi : https://www.canal-du-midi.com/
Le Boat : https://www.leboat.com/fr/
CROÛTE AUX MORILLES
Ah, les morilles ! En Franche-Comté, on sait les manger !
Plat paysan qui permettait de recycler du pain rassis et de consommer les morilles que l’on trouvait en abondance, il est devenu aujourd’hui beaucoup plus gastronomique.
La saison des morilles a commencé.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vanessa, direction Chatou, dans les Yvelines, pour un week-end aux airs de printemps… On va «déjeuner sur l’herbe», ou presque, sur les traces de Renoir.
Une jolie parenthèse pour célébrer la saison, et aussi une invitation à franchir les portes du Musée d'Orsay, qui consacre en ce moment une exposition à Pierre-Auguste Renoir : « Renoir et l’amour : la modernité heureuse ». En guise d’amuse-bouche, je vous emmène à Chatou, à la Maison Fournaise, pour revivre non pas « Le Déjeuner sur l’herbe », mais « Le Déjeuner des canotiers », peint ici même. Et clin d’œil gourmand : pendant toute la durée de l’exposition, Christian Le Squer, chef triplement étoilé, propose un menu inspiré du tableau.
La Maison Fournaise, c’est aussi un haut lieu de l’impressionnisme…
Une adresse mythique sur l’île des Impressionnistes. C’est sur l’un de ses balcons en fer forgé, dominant la Seine, que Renoir installe son chevalet en 1880 pour peindre «Le Déjeuner des canotiers». L’histoire débute en 1857, avec l’arrivée de la ligne de train Paris-Chatou. Alphonse Fournaise, charpentier de marine et loueur de canots, y ouvre un restaurant au bord de l’eau. Le lieu devient vite un rendez-vous prisé des intellectuels, des amateurs de canotage et des peintres comme Claude Monet, Edgar Degas, Camille Pissarro ou Gustave Caillebotte. Et bien sûr Renoir, qui y réalise plusieurs toiles, dont «Le Déjeuner des canotiers», aujourd’hui pièce majeure de l’exposition au Musée d’Orsay. Le tableau est exceptionnellement prêté par The Phillips Collection.
Alors, mettons-nous l’eau à la bouche : le menu des Canotiers promet quelques délices…
Au programme : petite friture d’éperlans, quenelles de sandre gratinées, sauce écrevisses…
Et prolongez la visite en montant dans les étages : vous y découvrirez des œuvres consacrées au canotage sur les bords de Seine.
La Maison Fournaise : www.maisonfournaise.com
L'ail des ours :
Vous en avez entendu parler, vous en voyez sur les marchés : la saison de l’ail des ours a démarré. Ses feuilles ressemblent à celles du muguet, mais elles dégagent un délicat parfum… d’ail ! On peut aussi consommer ses petites fleurs blanches ainsi que ses boutons. La plante doit son nom aux ours qui, après l’hibernation, en mangent de grandes quantités pour se purifier. Il contient moins de composés sulfurés que l’ail, mais il donne lui aussi mauvaise haleine. Il est excellent pour la digestion. Il peut remplacer l’ail dans de nombreuses recettes . On peut en faire un délicieux pesto (avec du parmesan, des pignons de pin et de l’huile d’olive), le mélanger à du fromage frais, l’ajouter à des œufs pour une omelette, l’incorporer dans une mayonnaise ou encore préparer un beurre à l’ail des ours.
Et pourquoi pas une tarte :
Précuire un fond de tarte (sablé). Préparer l’appareil avec 160 g d’ail des ours, 2 œufs + 1 jaune, 150 g de gruyère, 25 cl de crème fraîche, sel et poivre.
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En cette journée d’élections municipales, vous nous emmenez découvrir la plus ancienne République au monde, qui vit au rythme d’élections… tous les six mois !
Saint-Marin, c’est ce petit pays enclavé au cœur de la péninsule italienne. Il se situe à une vingtaine de kilomètres de Rimini, non loin de la mer Adriatique. Un jour, Napoléon Bonaparte leur avait même proposé une extension de territoire jusqu’à la mer… qu’ils ont refusée. Ils étaient parfaitement satisfaits de leurs frontières !
Quand je vous dis petit pays — 60 km² — ce n’est pas une image : après Cité du Vatican et Monaco, c’est le troisième plus petit État indépendant d’Europe. Et pourtant, c’est la plus ancienne République au monde. Même si sa constitution actuelle date de 1600, la tradition fait remonter sa fondation à l’an 301 par Saint Marin, un ancien tailleur de pierre venu de Dalmatie. Il aurait créé, sur le Mont Titano, une communauté chrétienne pour échapper aux persécutions de l’empereur Dioclétien.
La particularité de cette République ? Une démocratie fondée sur l’autonomie civique et l'auto gouvernement. Elle est représentée par deux chefs d’État — deux capitaines-régents — depuis 1243. Ils sont élus pour un mandat de six mois par le Conseil Grand et Général. Les cérémonies d’investiture se déroulent chaque 1er avril et chaque 1er octobre.
Ça donne envie d’y assister ! D’autant plus que Saint-Marin est une superbe cité médiévale.
À flanc de montagne, il existe même une fédération d’arbalétriers. Tous les jours en été, la relève de la garde est assurée par l’artillerie de la Guardia di Rocca, l’un des plus petits corps militaires au monde.
Côté patrimoine, c’est un véritable musée à ciel ouvert : les deux centres historiques sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les Tre Torri, les trois tours emblématiques, sont très impressionnantes, presque majestueuses. Surtout qu’à leurs pieds se faufile le Passo delle Streghe — le chemin des sorcières — qui évoque parfois une petite muraille de Chine et offre des vues spectaculaires sur la côte adriatique et les paysages escarpés.
Si vous êtes amateur de trekking, de vélo ou d’escalade, c’est un terrain de jeu idéal.
Et un dernier argument : la gastronomie. Très proche de celle de la Romagne, avec notamment la Piadina, la fameuse galette de la région. Mais aussi quelques spécialités sucrées : le Bustrengo, à base de riz, et la Torta Tre Monti, en hommage aux trois montagnes du pays : un gâteau à étages fait de gaufrettes, de chocolat et de noisettes.
Je vous mets mes adresses — pâtisseries, restaurants et hôtels — sur le site.
Fiche pratique Office du tourisme de San Marino www.visitsanmarino.com
Hébergement : Titano suites dans un ancien palais du 19 -ème
Restaurants : Buca San Francesco Ritrovo dei Lavoratori Del Ghetto da Ottavio La Fratta La Spingarda.
Les Canelés
On a longtemps écrit «cannelés» avec deux n, mais depuis 1985, la Confrérie du Canelé de Bordeaux a choisi l’orthographe «canelé» avec un seul n.
Ces délicieuses petites pâtisseries sont nées à Bordeaux au XVIᵉ siècle. On ne connaît pas précisément leurs origines, mais elles auraient pu être inventées pour valoriser les jaunes d’œufs récupérés sur les quais des Chartrons, où l’on élevait le vin. En effet, les blancs d’œufs étaient utilisés pour le collage du vin, et les jaunes restaient disponibles.
À l’époque, le port de Bordeaux est une véritable plaque tournante du commerce : on y trouve du sucre, de la vanille, du rhum et de la farine, tous les ingrédients nécessaires à l’élaboration de cette pâte qui ressemble à une pâte à crêpes.
Les Canelés de Bordeaux doivent être cuits dans des moules en cuivre afin d’obtenir leur texture caractéristique : croustillants et caramélisés à l’extérieur, moelleux à l’intérieur.
IngrédientsPréparation
Faites chauffer le beurre, le rhum et le lait. Récupérez les grains de la gousse de vanille et laissez-les infuser 15 minutes dans cette préparation.
Dans un saladier, mélangez les œufs, le sucre et le sel, puis incorporez la farine. Ajoutez ensuite le mélange lait-beurre-rhum.
Laissez reposer la pâte au réfrigérateur pendant au moins 4 heures.
Beurrez les moules à canelés et remplissez-les jusqu’à environ 1 cm du bord.
Enfournez 10 minutes à 250 °C, puis poursuivez la cuisson 50 minutes à 180 °C.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Direction le Tarn : on part en balade sur une nouvelle route cyclable qui fête les 30 ans d’une IGP haute en couleur.
Et en goût ! L’ail rose de Lautrec. Alors oui, les 30 ans de son IGP, mais aussi les 60 ans de son Label Rouge. C’est même le 1er produit végétal français à l’avoir obtenu ! Une fête lui est dédiée chaque année début août. Et alors oui, une nouvelle route pour sillonner ce terroir autour de Lautrec : la Gouss’cyclette. Plutôt facile : un peu moins de 20 km, pas besoin d’être Laurent Fignon. Il suffit d’être un minimum sportif et gourmand, et on pédale au fil des producteurs d’ail, des artisans et des paysages : il y a la table des bons vivants, et bien là, c’est la route des bons vivants. Et ce coin du Tarn, c’est tout ce qu’on aime de la France : le petit village médiéval de Lautrec, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, avec ses maisons à colombages et encorbellements, indissociable de l’ail rose et de Toulouse-Lautrec, le peintre. C’était le berceau de sa famille depuis le Xème siècle. Et puis tout autour, des sentiers de randonnée qui donnent sur la vallée de l’Agout et la Montagne Noire. Côté patrimoine, c’est très riche : des églises, des châteaux, des puits et des pigeonniers.
Pigeonniers qui ont tenu un rôle très important dans ce pays de cocagne…
Vous en voyez souvent en plein milieu des champs. Parce qu’on fumait les terres à la colombine… la fiente de pigeon. Indispensable pour cultiver le pastel, l’autre or du Tarn, bleu cette fois, auquel on doit le nom de « pays de cocagne ». Les coques de feuilles, ces boules à partir desquelles on élaborait la teinture bleue, ont enrichi le territoire entre le Moyen Âge et le XVIIe siècle. On dit que les seigneurs étaient même plus riches que les rois. Les hôtels particuliers de Toulouse en sont un bel exemple ! À Lautrec, regardez bien : il y a deux moulins, l’un toujours en fonctionnement — il produit de la farine, l’un des derniers en Occitanie — et à côté un ancien moulin pastelier. Petite info : il faut 1 tonne de feuilles pour 2 kg de bleu. De l’or, en effet.
La teinture au pastel a été assez récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel français. Un vrai savoir-faire auquel vous allez participer avec Françoise Carayol à La Ferme au Village
Les asperges :
Blanches, vertes ou violettes.
Il faut impérativement les acheter très fraîches : vérifier l’humidité du pied et la brillance.
Technique pour éplucher les blanches : économe de la pointe vers le pied, en s’arrêtant à environ 1 cm de la tête.
Cuisson : un peu d’eau salée dans le fond d’une poêle et on couvre / ou directement dans un peu de matière grasse avec un peu d’eau.
Les vertes peuvent se manger crues, en tagliatelles.
Blanches façon risotto : on garde les pointes / on taille le reste en petits dés / cuisson dans un bouillon / ajouter du parmesan et un peu de crème épaisse / les pointes à la fin pour les chauffer à peine.
Sauce ultra légère : fromage frais / ciboulette et persil / vinaigre de Xérès / zestes de citron râpés.
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Vanessa, la St Patrick, c’est le 17 mars ! Et vous nous proposez deux villes pour la fêter… deux city breaks.
Deux incontournables : Dublin et Paris ! Pourtant, le choix était vaste : plus de 200 pays la fêtent officiellement. Pas étonnant : la diaspora irlandaise compte environ 80 millions de personnes. Et j’ai découvert que le tout premier défilé a eu lieu aux USA, of course, mais à Saint Augustine, en Floride, en 1601 !Et nous, on file donc à Dublin, à la source de l’âme irlandaise. Ils ont le sens de l’hospitalité et de la fête. La St Patrick à Dublin ne dure pas qu’un seul jour, mais cinq ! Et ça commence samedi prochain avec la grande chasse au trésor du festival.C’est gratuit, convivial et ça permet de découvrir les rues les plus emblématiques et les monuments historiques, comme la plus ancienne université d’Irlande : Trinity College. On y retrouve aussi les symboles et les histoires autour de la St Patrick, comme le trèfle, qui est, avec la harpe, LE symbole du pays. La légende raconte que Saint Patrick l’aurait utilisé pour expliquer la Sainte Trinité au roi Aengus, dans le but de le convertir. Vous apprendrez aussi qu’avant que le vert ne devienne la couleur de l’Irlande, c’était le bleu. Il existe même un « bleu Saint-Patrick ». Le changement s’est opéré au moment où le vert est devenu la couleur du nationalisme irlandais.
Et puis, on peut aussi voyager en Irlande pendant la “Semaine irlandaise”, tout en restant en France, et notamment à Paris.
Exactement, pour ressentir ce fameux « craic », l’esprit chaleureux des Irlandais. Et oui, à Paris, grâce à un nouveau concept qui organise des courses sans chrono autour de thématiques : Culture Run. Cette fois-ci, autour de la culture irlandaise. Inscrivez-vous et rendez-vous samedi pour fouler les 5ᵉ et 6ᵉ arrondissements. Différents stops sont prévus, dont la librairie Shakespeare and Company, qui a soutenu la sortie du livre Ulysse de James Joyce, alors qu’il était censuré pour indécence dans le monde anglo-saxon. Une manière de reparler de l’Irlande, terre de conteurs et de poésie, encore enseignée à l’école. Autre arrêt : l’Hôtel, le plus petit hôtel 5 étoiles de Paris, dans lequel Oscar Wilde est décédé. À l’époque, on était loin du 5 étoiles… Regardez la plaque à l’entrée : il y a une erreur ! À vous de la trouver. D’autres spots évidemment, et au programme : une exposition photo “Cultures d’Irlande” le long de l’église Saint-Germain-des-Prés, et une initiation aux danses traditionnelles irlandaises, les céilí, en plein air place de l’Odéon !
Fiche pratique :
La tielle Sètoise
Comme pour le tajine, le baeckoff ou la paella, c’est le plat qui sert à préparer la tielle qui lui a donné son nom.Pour préparer une bonne tielle, il vous faut un pouffre, comprenez un poulpe.Pour la pâte, rien de compliqué, il s’agit d’une pâte à pain dans laquelle l’eau a été remplacée par du vin blanc. La recette provient d’Italie, elle a été amenée par les émigrés de la ville de Borgo de Gaeta à la fin du 19e.
Recette de tielle
- 500 gr de farine
- Levure de boulanger
- 25 cl de vin blanc
- 1kg de poulpe (décongelé)
- 200 gr de tomates concassées (boîte)
- 25 gr d’olives noires
- Huile d’olives
- 400 gr de farine
- Eau tiède
- 1 oignon
- 1 c à s de paprika
- 1 c à c de harissa
Réaliser la pâte :
Mélanger la levure dans 5 cl d’eau tiède, ajouter deux cuillères à soupe de farine et laisser reposer 30 minutes. Ajouter ensuite la farine, 7 cl de vin blanc, 10 cl d’huile d’olive, une pincée de sel et de paprika. Pétrir pendant 15 minutes, puis laisser reposer deux heures dans un endroit tempéré.
Réaliser le ragoût :
Couper le poulpe en petits morceaux. Les faire griller à la poêle dans un peu d’huile d’olive, puis réserver. Faire fondre l’oignon émincé, ajouter l’ail coupé en petits morceaux, l’harissa, un trait de vin blanc, les tomates concassées et les olives. Laisser mijoter 30 à 40 minutes.
Monter les tielles :
Abaisser la pâte et découper des ronds avec un emporte-pièce. Les placer dans un grand moule ou dans des moules individuels, garnir de ragoût de poulpe, puis recouvrir d’un second cercle de pâte et souder les bords. Enfourner 25 à 30 minutes à 220 °C.
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Vanessa, demain c’est la Journée internationale des droits des femmes. Je vous emmène dans le pays d’une femme libre : direction le Berry… celui de George Sand.
Libre, oui. Politique, militante et écologiste avant l’heure. Cette année, on célèbre les 150 ans de sa disparition. Une demande de panthéonisation a même été formulée, sous la présidence de Juliette Binoche. Son Berry à elle, c’est le domaine de Nohant, où sa grand-mère l’a élevée au contact des Berrichons. Elle y passera plus tard les plus beaux moments de sa vie, en famille et entre amis : Chopin, Balzac… Et la vie s’y déroule beaucoup autour de la table.
Vous verrez : elle s’était équipée de fourneaux dernier cri pour préparer la popote et faire des confitures avec les fruits de son verger — pommes, poires et prunes — qu’elle adorait glisser dans les valises de ses amis au moment de leur départ.En héritage, elle a laissé des cahiers contenant des milliers de recettes… et une seule écrite de sa main : des gnocchis au gruyère parfumés à la cannelle et au citron. La maison de Nohant fut aussi un véritable lieu d’ébullition intellectuelle.Et pas seulement pour elle : pendant sept étés consécutifs, elle y écrit six romans majeurs. À ses côtés, Chopin y compose lui aussi de nombreux chefs-d’œuvre. C’est l’une des maisons d’artistes les plus incarnées — et les plus inspirantes. Car c’est au cœur de cette nature berrichonne qu’elle puise l’inspiration de ses romans : La Petite Fadette, La Mare au Diable, François le Champi, sur les traces desquels on peut aujourd’hui partir en balade. Et puis je vous invite à rejoindre son dernier refuge secret : Gargilesse, à une quarantaine de kilomètres de Nohant. Elle avait besoin de s’y retrouver seule avec son mari, de se remettre du décès de ses amis et des désillusions de la Révolution de 1848. Ils s’installent alors dans une chaumière aux volets bleus : la villa Algira. Un clin d’œil à un papillon africain qu’elle avait découvert aux alentours.
Gargilesse devient son oasis dans le Berry. On peut encore y voir ses cannes à pêche, ses collections d’insectes et de papillons… Et découvrir, grâce à Renan, un guide intarissable, comment elle y a retrouvé le goût d’écrire. C’est là qu’elle compose notamment son roman fleuve L’Homme de neige, alors qu’elle n’est pourtant jamais allée en Suède.
Et si vous cherchez un hébergement…
Je vous recommande l’Auberge de la Petite Fadette, à Nohant-Vic : un lieu simple, à l’image de l’univers de George Sand.
La Maison de George Sand à Nohant : https://www.maison-george-sand.fr/
Programmation 150 ans Disparition George Sand www.georgesand2026.com
Office du tourisme du Berry www.berryprovince.com
Hébergement : L’auberge de la petite fadette à Nohant Vic
Dans la famille des « pièces du boucher », ces morceaux rares et méconnus que le boucher garde volontiers pour lui ou ses bons clients, voilà l’araignée… une de mes favorites (poire, merlan…)
Il s’agit d’un petit muscle situé dans l’os de la hanche de l’animal. Il y en a deux par bête. On en trouve chez le bœuf, mais aussi le cochon ou le veau
Son nom vient de sa forme : fibres apparentes, texture légèrement irrégulière et aspect qui rappelle une toile d’araignée. Il faut la réclamer, mais ça vaut le coup car c’est un morceaux hyper tendre / il faut la saisir rapidement au grill ou à la poêle. J’aime bien les faire mariner avant.
Cuisson pour le boeuf : poêle bien chaude avec un peu d’huile / on saisit 2 min de chaque côté / 1 morceau de beurre demi-sel et on arrose bien encore 2 min / on pose sur une grille et on laisse reposer 5 min dans un four tiède / poivrer et on la coupe perpendiculaire au sens des fibres (c’est plus tendre)
Marinade pour le porc : huile d’olives, sauce soja, épices, moutarde, miel, ail, échalotte
Tailler des morceaux et laisser mariner au moins 3 heures / lors de cuisson, arroser avec cette marinade
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Laissez-vous emporter par Vanessa Zhâ et Olivier Poels pour une évasion entre tourisme et gastronomie. Découvrez des trésors du patrimoine, des bons plans et des city break en France et à l’étranger, ainsi que des expériences culinaires uniques. Sans oublier les classiques de la gastronomie tricolore. Des escapades qui réveillent vos sens et enrichissent vos idées pour vos prochaines aventures. Entre pépites cachées et adresses gourmandes, de quoi vous donnez des idées pour explorer et savourer le monde autrement.
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