La COP30 s’est achevée samedi 22 novembre 2025 à Belém (Brésil). En dépit des efforts infatigables de certains pays et de la présence encourageante de la Chine, elle s’est soldée par l’adoption d’un accord a minima.
Nous sommes loin de l’optimisme un temps affiché.
En décembre 2015, se tenait à Paris la plus connue, la plus symbolique d’un avenir conscientisé, porteur d’espoir, la COP21, c’est-à-dire la 21e conférence des États parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’une des trois conventions adoptées au Sommet de la Terre à Rio en 1992.
Lors de cette conférence a été signé l’accord de Paris, accord international sur le climat définissant le cadre d’engagement des États pour limiter le réchauffement climatique d’ici à 2100 à 1,5 °C, et en tout état de cause à 2° C, par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle.
Or, une décennie plus tard, les résultats peuvent apparaître décevants : les Etats-Unis ont quitté l’accord de Paris, et le niveau du réchauffement climatique sur la période février 2023 – janvier 2024 avait déjà dépassé le niveau de 1,5 °C fixé en 2015. Dans ce contexte, et alors que se tient chaque année une nouvelle COP des Etats parties à la Convention cadre sur les changements climatiques, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence de l’outil diplomatique que sont les COP pour atteindre les objectifs de défense de l’environnement.
Des enjeux diplomatiques, environnementaux et politiques se croisent dans les mesures prises en matière de défense de l’environnement, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale.
C’est pour traiter de ces questions que je reçois aujourd’hui Benoît Quennedey, professeur de droit public et de culture générale à la Prépa ISP.