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Or


Je voulais simplement boire un thé. Mais ce matin d’octobre m’a conduite ailleurs : parmi les arbres, les pierres et les noms de ceux qui dorment depuis longtemps. Avec mon thé « Ta Man Xia Yan « encore chaud, j’ai marché, observé, écouté… jusqu’à croiser un étrange gardien aux yeux d’émeraude. Une promenade imprévue entre les vivants, les absents et ce que le temps laisse derrière lui.
Au musée du quai Branly, une interview autour d’un thé rwandais prend une autre direction.
Un Rukeri, un conservateur, une inconnue de passage — et cette étrange sensation de reconnaître, parfois, chez quelqu’un qu’on ne connaît pas encore, une force familière.
Un épisode sur le thé, la mémoire, la transmission… et le feu des plus forts.
Un soir, des bourgeons sauvages de la vallée de Namei rencontrent une théière japonaise et un bol à matcha. Les frontières restent intactes, mais le geste, lui, voyage. Une chronique sur le thé, la transmission et cette liberté singulière qui naît lorsque l’on connaît assez bien les règles pour savoir, parfois, les traverser.
Il y a des thés qui demandent que l’on s’arrête.
Le Genmaïcha, lui, accompagne le seuil : ce moment où l’esprit a déjà pris la route tandis que le corps demeure encore près de la tasse.
Entre la feuille verte et le grain de riz passé par le feu, cet épisode explore un thé franc, terrien, qui ne retient pas — il rassemble, juste avant le départ.
Un Ling Tou Dancong récolté en 2011. Quinze années passées à l’abri, pendant lesquelles les feuilles n’ont pourtant jamais cessé de se transformer.
Que reste-t-il d’un thé après tant d’années ? Que le temps a-t-il effacé, déplacé, révélé ?
Pour le dernier épisode de cette quatrième saison, je verse l’eau sur ces feuilles anciennes et les laisse répondre à leur manière. Car certains thés nous rappellent une chose étrange : ce qui paraît immobile ne l’est pas toujours.
Un thé de quinze ans. Quelques infusions. Et le goût du temps qui travaille.
A cup of tea is more than a drink. It’s a place.
Some cups of tea stay with us forever—not because of the tea itself, but because of the moment they quietly held.
In this first English episode, Nadia reflects on how tea can become a place: a place for silence, for memories, and sometimes, for finding ourselves again.
A gentle pause, one cup at a time.
L’Escale —
Il suffit parfois d’une simple baignoire en zinc, de quelques galets et d’une eau renouvelée chaque matin pour qu’un lieu change de nature.
Au fil des jours, sans apprivoiser, sans attirer, sans attendre, une terrasse est devenue un point de rencontre. Les oiseaux sont arrivés à leur rythme. Les premiers regards se sont échangés. Une confiance discrète s’est installée.
Dans cet épisode, je vous raconte comment est née L’Escale : une histoire de patience, d’observation et d’hospitalité offerte au vivant, où les corbeaux, les mésanges, les hirondelles… et même un orage, ont fini par écrire une page inattendue de mon quotidien.
Bienvenue dans un endroit où l’on découvre qu’il suffit parfois de laisser une place libre pour que le monde décide d’y entrer.
Dans cet épisode, un Sencha japonais se présente face à un petit hibou sévère devenu maître de cérémonie du thé. Entre humour, rituel végétal et infusion du matin, une chronique intime sur l’art d’écouter les feuilles… même sous surveillance aviaire.
Une image, un regard, des théiers. Dans cet épisode, Nadja interroge ce que la photographie ne montre pas : la présence, l’ailleurs, le lien intime au thé, et cette pensée silencieuse qui traverse parfois le visage au milieu du vivant.
Certains thés vieillissent comme des êtres vivants.
Avec le temps, les notes fruitées s’effacent parfois pour laisser place à quelque chose de plus profond, plus terrestre, presque méditatif.
Ce soir, autour d’un Dian Hong Gong Fu impérial de 2009, je parle du temps, des feuilles… et de ce que les années déposent doucement dans la matière.
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