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Or


Une journée pleine. Du passage, du bruit, des traces...
puis le silence revient.
Dans cet instant suspendu, une tasse se prépare.
Un Dark Pearls Wulong, lent, profond, enveloppant.
Ce n’est pas un grand moment.
Ce n’est pas spectaculaire.
C’est juste… le retour au calme.
Un épisode court, pris dans le réel.
Comme une respiration entre deux mouvements.
Dans ma cuisine il n’y a ni table ni chaise.
Seulement une bouilloire, quelques feuilles de thé… et le silence.
Un épisode sur la lenteur, l’écoute, la nostalgie… et l’émerveillement qui naît parfois au fond d’une théière.
Il restait un peu de deux grands thés. Je les ai réunis dans la même théière. Deux maîtres, pour une infusion impossible.
Parce qu'il y a quelque chose de très rare dans le thé... et dans la vie : La dernière fois.
Ce matin, un Wenshan Bao Zhong vintage.
Un thé de montagne, floral et lumineux.
Une tasse qui rappelle que, pendant des mois, les feuilles de thé écoutent le vent, la pluie et la lumière… avant de devenir une infusion
La tasse est vide. Et pourtant... quelque chose reste.
Un moment qui continue d'exister.
Un bourgeon encore fermé, une musique partagée aux arbres, et un Hon Yama de Shizuoka pour accompagner ce qui commence sans bruit.
Une nouvelle saison s’ouvre avec une feuille mordue. L’Oriental Beauty, né d’une agression, m’a appris que certaines blessures concentrent la lumière.
Thym, gingembre, romarin, citron, bergamote. Une infusion simple pour le corps, et la confirmation douce que je ne cours plus après ce qui m’épuise.
Un repas simple. Un thé réellement sacré. Et parfois se nourrir, c'est refermer une brèche invisible.
Une infusion servit dans un endroit d'exception.
Un hôtel parisien au luxe discret.
Un goûter à la française signé par La cheffe pâtissière Jessica Préalpatro.
Un ami architecte avec qui savourer et l'instant précis où le temps accepte de ralentir.
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