Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • "Blanc autour", la résistance contre le racisme dans les Etats-Unis du 19e siècle
    En 1832, dans une petite ville du Connecticut, à l'arrivée dans son école pour filles d'une jeune élève noire, la directrice se voit menacée par la population blanche. Bien loin de se décourager, elle crée la première école pour jeunes filles noires des Etats-Unis. C'est cette aventure emblématique que nous raconte habilement l'album de BD "Blanc autour" (Ed. Dargaud), avec des dessins poétiques de Stéphane Fert et un scénario de Wilfrid Lupano.
    Dans ces premiers Matins Jazz de la semaine, on rend aussi hommage au créateur du festival Etonnants Voyageurs, Michel Le Bris, qui nous a quittés ce week-end. On se réjouit d'avoir pu voir du jazz à la télé en prime-time ce week-end ("20h30 le samedi", de Laurent Delahousse), et on découvre en avant-première le prochain album des Volunteered Slaves.
    12 min
  • Frank et Tom, le mariage de la carpe et du lapin!
    C'est dans son bar préféré, le Veloso, où Tom Jobim a ses copains et ses habitudes qu’il reçoit un appel : “Voulez-vous faire un disque avec moi?” demande Sinatra. “Ce serait un honneur”, répond Jobim qui part à Los Angeles pour graver, après avoir imposé l’arrangeur Claus Ogerman, l’album “Francis Albert Sinatra & Antônio Carlos Jobim”. L’enregistrement a lieu le 30 janvier et le 1er février 1967. “Je n’ai jamais chanté aussi doucement depuis que j’ai eu une laryngite” a déclaré Sinatra, qui a demandé à inscrire son nom en entier sur la pochette pour ne pas se sentir diminué à côté des deux prénoms de Jobim. Contre toute attente, l’homme des casinos de Vegas et le doux rêveur d’Ipanema s’entendent : “Le travail que j’ai fait avec Jobim m’a donné la plus grande satisfaction personnelle et professionnelle de ma carrière. C’était un génie, a déclaré Sinatra après cette expérience, qui faisait en sorte que tous ceux qui travaillaient avec lui se sentent bien”. Génie à découvrir dans une biographie qui se lit comme un roman, “Antônio Carlos Jobim”, d’Isabelle Leymarie, paru aux Editions du Jasmin.
    Dans ces Matins Jazz, on évoque aussi:
    - Oprah Winfrey, la femme la plus riche des Etats-Unis, qui fête aujourd'hui ses 67 ans
    - le concert du saxophoniste Charles Lloyd au Center for the Art of Performance UCLA
    - la personnalité de Ma Rainey avec le saxophoniste Branford Marsalis, qui a composé la bande originale du film Netflix "Ma Rainey's Bottom"
    - les moufles de Bernie Sanders qui ont rapporté 1,8 millions de dollars reversés à des initiatives caritatives
    - la ville de San Francisco, qui débaptise 44 de ses écoles dans une vaste opération de retour sur le passé esclavagiste des Etats-Unis
    - et plein d'autres sujets comme chaque matin du lundi au vendredi!
    Bon week-end!
    16 min
  • De l'œil à l'oreille, avec Fabien Simode
    Chaque jeudi, Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil, vient parler d'art dans les Matins Jazz entre 8h et 9h.
    Aujourd'hui, il est question d'André Breton et du manuscrit de Nadja, mais aussi du Centre Pompidou et de Napoléon. Sans oublier, le conseil d'expo de Fabien!
    6 min
  • On parle d'art, d'André Breton, du dessin au cinéma… et de Napoléon
    Le jeudi, on parle d'art dans les Matins Jazz, et notamment entre 8h et 9h avec Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil, qui évoque pour nous ce matin l'histoire qui a inspiré à André Breton son roman Nadja, au cœur d'une exposition toute prête à la BNF. Il nous donne aussi des nouvelles du monde des arts, où il est question de Napoléon et d'expositions en galerie. Car oui, il y a des expos en ce moment, dans des lieux privés, comme celle-ci "Tout un film!", à voir au Drawing Lab Paris, en collaboration avec la Cinémathèque Française.
    Dans ces Matins Jazz, il est aussi question de Détroit avec la journaliste et romancière Judith Perrignon, et de jazz créole avec les deux auteurs des premières partitions pour piano, à découvrir dans le Déli Express de ce midi.
    14 min
  • Des standards du jazz aux standards de jazz
    Qu'est-ce qu'un standard de jazz? Que sont "Les standards du jazz"? Ce sont les questions auxquelles veut répondre l'ouvrage de Jean-Tristan Richard, paru aux Editions de l'Harmattan. Ce fin connaisseur de la musique, qui est aussi psychanalyste, fait précéder cette Encyclopédie alphabétique des classiques du genre d'une introduction au jazz, où il vient scruter l'histoire de cette musique sous l'angle analytique. Il y souligne notamment que les chansons que se sont appropriées les jazzmen pour en faire un langage commun sont souvent l'œuvre de musiciens déracinés…
    A part ça, dans les Matins Jazz, on évoque aussi la mémoire de la chanteuse Mahalia Jackson, disparue le 27 janvier 1972. Et on cherche du bon jazz à écouter en ligne, avec un concert du pianiste Jason Moran autour de la musique des Harlem Hell Fighters ou le retour des séances "Saturday Salon" que le pianiste Ramsey Lewis organise une fois par mois chez lui, vers Chicago.
    17 min
  • Dexter Gordon, géant et sophistiqué
    Voilà deux ans qu'on attendait la parution en français de cet ouvrage qui est la réalisation d'un projet d'autobiographie lancé par le saxophoniste Dexter Gordon. C'est son épouse Maxine qui, il y a deux ans, a publié aux Etats-Unis cette "biographie" déstructurée, très personnelle, faite comme un collage et selon le désir du saxophoniste, proche de l'improvisation. Très respectueuse mais empathique aussi, la plume de Maxine Gordon a bien supporté le passage au français dans une traduction de Philippe Carrard pour cette ouvrage paru chez Lenka Lente qui a gardé son titre anglais, "Sophisticated Giant." Elle tente d'y reconstituer le puzzle qu'était selon elle la vie de son mari, anquêtant sur les périodes que lui-même n'avait pas souhaité évoquer.
    Mais dans ces Matins Jazz, on fête aussi le 77e anniversaire de l'activiste Angela Davis, avec Fabien Grolleau, le scénariste de la BD "Traquée, la cavale d'Angela Davis" (Ed. Glénat). Et on s'intéresse aussi au prochain billet de 20 dollars qui pourrait bien être à l'effigie de l'abolitionniste Harriet Tubman.
    9 min
  • Joyeux anniversaire, Benny Golson, né un 25 janvier à Philadelphie!
    Alors qu'il était tout jeune musicien, le saxophoniste Benny Golson, qui fête aujourd'hui son 92e anniversaire, jouait avec son copain et voisin John Coltrane dans un club à Philadelphie qui, du jour au lendemain, leur a fermé sa porte : "J’avais envie de pleurer, j’étais tellement découragé. J’avais l’impression que ma carrière était finie - quelle carrière (rires). Je savais que John avait aussi envie de pleurer, mais on ne pouvait pas face à l’autre. En voyant notre peine, ma mère nous a pris dans ses bras, elle nous a serrés en disant : “Ne vous inquiétez pas, un jour vous serez tellement bons qu’ils ne pourront plus vous payer”. On n’y croyait pas une seule seconde (rires) ! Plusieurs années après, on jouait au Newport Jazz Festival. On était dans la même tente, John jouait, il venait juste d’enregistrer "My Favourite Things". Puis on a commencé notre set. Là, il a retiré son saxophone de la bouche et s’est mis à rire : “Tu te souviens ce que ta mère nous avait dit : qu'un jour on serait tellement bons qu’ils ne pourraient plus nous payer… Pendant que ces gars sont encore à Philadelphie, nous, nous sommes à Newport !” 
    Dans ces Matins Jazz, on rend aussi hommage au joueur de baseball Hank Aaron, on se souvien du film "The Birth Of A Nation" de Nate Parker, présenté il y a cinq ans au festival de Sundance et on jette un œil sur le palmarès 2021 du concours La perle du beau livre.
    14 min
  • Duke Ellington et la suite "Black, Brown and Beige"
    Le 23 janvier 1943, Duke Ellington créait sur la scène du Carnegie Hall la suite Black, Brown and Beige lors de son premier concert dans cette salle dévolue à la musique classique où très peu de musiciens de jazz s’étaient produits.
    Dans ses mémoires "Music is my mistress", le Duke explique son ambition : "Black, Brown and Beigeest une mise en musique de l’histoire des Noirs américains ; la première section, “Black”, remonte aux racines de l’histoire des Noirs. (…) La deuxième section, “Brown”, retrace la contribuem>tion des Noirs à ce pays par le sang qu’ils ont versé pour le bâtir et le défendre”.”Au Carnegie Hall, ajoute-t-il, j’ai présenté la 3e section, “Beige”, en me référant à l’idée répandue que les habitants de Harlem sont tout justes bons à chanter, à danser et à réagir à l’appel des tam-tams. (…) alors qu’il y avait pourtant plus d’églises que de cabarets, que ces gens se donnaient du mal pour trouver une vie stable et que le Noir était expérimenté et érudit.” (…) “Puis on arrive à l’époque contemporaine , les Noirs sont en lutte pour leurs droits…”
     “Black, Brown and Beige a suscité pas mal de controverses, mais je n’avais pas mesuré l’impact que ce concert avait eu sur l’industrie musicale dans son ensemble” (!), ajoute le Duke, manquant peut-être de modestie sur ce coup-là. Elle en a eu un en tout cas sur la vie de l’orchestre qui, chaque année par la suite a fait un concert annuel au Carnegie Hall, où il a présenté une œuvre “majeure”.
    Mais dans ces Matins Jazz, on se souvient aussi du violoniste, compositeur et musicologue André Hodeir (né le 22 janvier 1921), on vous présente la jeune poétesse Amanda Gorman découverte lors de l'investiture de Joe Biden. On explore l'édition digitale du festival Sons d'Hiver, et on regrette le départ annoncé du dessinateur Plantu du journal Le Monde…
    13 min
  • Jazz Ladies : ces chanteuses qui étaient aussi des pianistes
    C'est en travaillant sur la vie de la pianiste africaine-américaine Marylou Williams que Jean-Paul Ricard, co-auteur avec Jean Buzelin du coffret "Jazz ladies : The Singers Pianists 1926-1961" (Ed. Frémeaux & Associés), a pris conscience de la difficulté d'être une femme dans ces décennies, dans un milieu aussi machiste que celui du jazz de l'époque et dans une Amérique encore ségréguée. Après avoir consacré un coffret à la pianiste chez le même éditeur, il nous présente cette fois-ci l'univers de ces femmes qui n'ont pas voulu être réduites à un rôle de chanteuses d'orchestre. Si certaines sont devenues célèbres comme Nina Simone, Aretha Franklin ou Shirley Horn, d'autres sont tombées dans l'oubli, d'où ce coffret très fourni les a sorties. 
    Mais dans ces Matins Jazz, on parle d'art aussi comme tous les jeudis, avec le rédacteur en chef du magazine L'Œil, Fabien Simode, qui interroge le statut de l'œuvre dans la vie pas toujours exemplaire des artistes. On regarde les petites vidéos mises en ligne sur ces personnalités qui ont contribué à la culture et à l'histoire américaines par les médiateurs du le National Portrait Gallery, et enfin, on se régale des mots du chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus sur la musique et ses créateurs.
    16 min
  • 20 janvier 1971 - 20 janvier 2021 : What's going on?
    C'est jour pour jour 50 ans avant l'investiture du 46e président des Etats-Unis que Marvin Gaye a sorti son morceau engagé "What's Going On", "la BO de l'année 1971", selon Frédéric Adrian, du magazine Soul Bag, interrogé par les Matins Jazz.
    Et c'est il y a cinq jours que Wynton Marsalis a publié son nouvel album "Democracy. Suite!", dans la lignée de ses disques engagés, "un par décennie" jusqu'à 2020 et deux en quelques mois…  Le journaliste Eric Delhaye revient sur sa discographie politique dans Télérama.
    Enfin, dans ces Matins, "Hot House meets Havana" : Chicago fait un pont musical avec Cuba pour faire vivre à distance le festival de jazz de La Havane en cette année de crise sanitaire.
    6 min

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