Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Willkommen, bienvenue, welcome : les nuits chaudes des cabarets berlinois
    Après les Années Folles au Bal Blomet hier, c'est dans les chaudes nuits de la capitale allemande que vous emmènent aujourd'hui les Matins Jazz, avec Frantz Wouilloz-Boutrois, auteur de  La fabuleuse histoire des “Berliner Kabaretts” (Ed. L’Harmattan). Les cabarets berlinois connaissent un réel succès dans l’entre-deux guerres, notamment grâce à l'arrivée du jazz en Allemagne à partir de 1920. Un jazz qui cependant met du temps à faire sa place chez des audietrus et des musiciens méfiants, peu à l’aise avec les improvisations. Mais la jeunesse s’impatiente, elle veut écouter et danser sur du jazz. Il faudra attendre les années 1920 pour voir éditer le premier enregistrement en Allemagne avec “Tiger Rag” de Nick La Rocca. Le disque est diffusé partout, le jazz se popularise, et surtout grâce à l'orchestre de Paul Whiteman. Ce jazz qui va se teinter peu à peu du style allemand avant de repartir aux Etats-Unis avec les auteurs juifs fuyant le régime nazi, mais ça, c'est une autre histoire…
    On évoque aussi dans les Matins le tromboniste et arrangeur Samy Nestico, disparu hier (ainsi que le pianiste Junior Mance), le pianiste Horace Parlan, qui était né un 19 janvier, et on vous montre aussi que le jazz, c'est chic, la marque de luxe Fendi ne s'y est pas trompée.
    14 min
  • "Ady, Soleil noir" : des Antilles au Paris créole des Années Folles
    La jeune Guadeloupéenne Adrienne Fidelin, dite “Ady”, a partagé la vie de Man Ray, depuis la fin des Années Folles jusqu’au début de la 2e Guerre Mondiale. Figure solaire, libre et tendre, elle a été la muse, le modèle et la tendre amoureuse du peintre et photographe américain, qui n'a pas su la convaioncre de quitter la France pour des Etats-Unis encore ségrégués. Cette histoire d'amour a inspiré à la romancière Gisèle Pineau l'ouvrage Ady, Soleil noir qui vient de sortir aux éditions Philippe Rey. Elle débute dans la chaleur des nuits parisiennes, au 33, rue Blomet…
    Dans les Matins Jazz de ce lundi, on évoque aussi cet article dans Le Point consacré à "La garde noire de Hollywood", on s'inscrit au cycle de conférences en ligne à la BPI autour du "Féminisme  après #metoo" ainsi qu'à la performance musico-poétique du contrebassiste Christian McBride autour de son dernier album consacré à la justice sociale, The Movement Revisited : A Musical Portrait of Four Icons 
     
     Une histoire racontée dans 
     
    Ady vit en Guadeloupe lorsque le cyclone de 1928 ravage Pointe-à-Pitre et emporte sa mère. Elle a 12 ans, et à peine deux ans plus tard, elle perd son père, mort de chagrin. La jeune Ady se déplace pour la métropole où elle arpente les lieux cultes du Paris Antillais. En 1934, elle rencontre Man Ray au Bal Colonial, rue Blomet où se joue toute la frénésie de l’entre-deux-guerres. Pendant 4 ans, ils vivent une histoire d’amour. Man Ray l’introduit dans son cercle d’amis, parmi lesquels figurent Picasso & Dora Maar, Paul Eluard et Nusch : ensemble, ils forment une “famille heureuse”, dont Ady fait partie. Les instants sont d'une liberté sexuelle et intellectuelle sans pareille : les corps nus s'exposent au soleil ou à l'objectif de Man ; Ady, Lee et Nusch s'accordent tous les plaisirs désirés. On la retrouve d’ailleurs sur de nombreux clichés. Mais, au moment de la guerre, Man Ray quitte la France, Ady refuse de le suivre afin de rester auprès de sa famille.
    10 min
  • Une nuit à Miami en bonne compagnie…
    Dans son premier film en tant que réalisatrice, l'actrice oscarisée Regina King imagine une rencontre en 1964 entre quatre figures de l'histoire africaine-américaine : le militant Malcolm X, le boxeur Cassius Clay qui n'est pas encore Muhammad Ali, le joueur de football américain Jim Brown et le chanteur Sam Cooke. On va enfin pouvoir découvrir aujourd'hui sur Amazon Prime "One Night in Miami", qui a été présenté en septembre dernier à la Mostra de Venise.
    Dans ces Matins Jazz, on célèbre aussi l'anniversaire de la naissance le 15 janvier 1929 de Martin Luther King, au cœur de tout un week-end de célébrations en ligne à l'African American Museum of Philadelphia. On continue de se croire en Amérique avec le festival French Quarter depuis New York. Et enfin, on fête avec un jour d'avance les 80 ans du batteur Aldo Romano.
    9 min
  • "Charlie Chaplin, le génie de la liberté"
    Encore un documentaire formidable qui nous raconte comme une histoire la vie de "Charlie Chaplin, un génie de la liberté", réalisé par Yves Jeulland : de l'enfant pauvre dans une chambre miteuse de Londres à l'acteur le mieux payé du monde à Hollywood, bête noire du régime nazi puis du maccarthysme, rentré tardivement en Europe pour passer les fin de sa vie en Suisse avec ses huit derniers enfants (!), de Charles Spencer Chaplin à Charlot, c'est une vie de passion qui nous est dite en images, juste avec la voix de Matthieu Amalric en narrateur. A voir et revoir sur la plateforme de FranceTV.
    A voir aussi, les trésors oubliés du cinéma mis chaque jeudi en ligne sur le site MK2Curiosity. A lire, l'adaptation en BD de "Et on tuera tous les affreux" (Ed. Glénat) de Vernon Sullivan/Boris Vian.
    Enfin, c'est le jour de l'art dans les Matins Jazz et notre rendez-vous hebdomadaire avec Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine L'Œil, entre 8h et 9h.
    13 min
  • Qui est la réalisatrice de "La chronique des Bridgerton"?
    La réalisatrice africaine-américaine Shonda Rhimes, que les médias ont baptisée The Queen of the Television est reconnue pour avoir fait évoluer la représentation des Noirs et des femmes à la télévision. Créatrice du populaire "Grey's Anatomy", c'est aussi elle qui est dernière l'étonnante “Chronique des Bridgerton”, sa première et fructueuse collaboration avec Netflix. 
    Dans les Matins Jazz de ce mardi, on évoque aussi le nouveau film de Daniel Lee ("Precious") attendu en France au printemps : “The United States vs. Billie Holiday”, le documentaire "Décolonisations, du sang et des larmes", de Pascal Blanchard et David Korn-Brzoza. Un documentaire en deux volets qui diffusé à partir de 20h40 ce soir sur la chaîne Toute l'Histoire. On retourne au mythique casino et hôtel le Sands, où Sinatra montait chaque soir sur scène en janvier 1966 avec l'orchestre de Count Basie dirigé par Quincy Jones. Et bien sûr, on vous emmène à NYC, où se déroule le festival French Quarter.
    20 min
  • Lorraine Hansberry, une dramaturge africaine-américaine engagée
    Lorraine Hansberry (1930-1965) a été la première dramaturge africaine-américaine à remporter le très convoité New York Drama Critics' Circle Award avec sa pièce A Raisin in the Sun présentée pour la première fois en mars 1959 à Broadway, autour d'une famille noire dans le ghetto de Chicago dont les désirs sont empêchés par la ségrégation et la domination blanche… Avec cette pièce, pour la première fois de l’histoire américaine, les Noirs sont représentés sur les planches d’un théâtre de renommée autrement que dans des rôles stéréotypés. Lorraine Hansberry était aussi militante pour les droits civiques et s’est impliquée dans la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. C'est l'une des 24 autrices présentées dans l'exposition en ligne “Her Story : A Century of Women Writers” sur le site internet du musée américain National Portrait Gallery. Derniers jours avant fermeture virtuelle!
    Dans les Matins Jazz de ce mardi, on vit aussi à l'heure new yorkaise avec le French Quarter Festival, on s'interroge sur la prochaine une du magazine Vogue avec Kamala Harris dans un décor pas super-chic et on se plonge avec volupté dans "Le Mystère Méliès", un doc formidable à voir avec quelques pépites du génial inventeur des effets spéciaux sur la plateforme Arte.tv où, décidément, on trouve vraiment de passionnants programmes en ces (très) longues soirées d'hiver…
    14 min
  • Femmes, noires et libres
    “Ce livre n’est pas une histoire des femmes noires et encore moins une histoire de la femme noire”. strong>Des vies de combat, Femmes, noires et libres (Ed. L'iconoclaste) n'est pas non plus une encyclopédie. C'est un recueil de textes sensibles et édifiants qui présente des portraits de femmes à la conquête de leur liberté, des Antilles aux Etats-Unis. Des combattantes parfois méconnues ou oubliées que l'autrice du livre, Audrey Célestine refuse de voir comme des héroïnes : “Toutes se battent comme elles le peuvent avec les moyens à leur disposition”, tout en refusant d’être réduite à la couleur de leur peau, contre l’asservissement, la ségrégation et le racisme. 
    Dans ces Matins Jazz, on écoute aussi le pianiste new yorkais Spike Wilner, à l'initiative de la fondation « Get the cats working again » (pour aider les musiciens à retourner travailler), et qui accueille les concerts du French Quarter, le festival annuel new yorkais qui aura lieu dès ce soir en édition 100% numérique, et pour TSFJAZZ. Diffusion du premier concert (Alex Terrier en duo avec Kenny Barron) ce soir en direct à la radio et sur les pages FB de la radio, du Duc des Lombards et du Paris Jazz Club, dès 20h30.
    Enfin, on s'intéresse à une amitié inaltérable à la ville comme à l'écran entre les deux acolytes Laurel & Hardy, au cœur d'un documentaire à (re)voir sur la plateforme d'Arte.
    11 min
  • Black & Beautiful, le poète et activiste Amiri Barak (LeRoi Jones)
    “Nous avions une vision claire de ce que nous voulions dire concernant la lutte afro-américaine pour l'égalité des droits et l'autodétermination. Du moins nous nous considérions comme des travailleurs culturels, des artistes révolutionnaires "poussant le programme" comme certains de nos camarades nationalistes culturels avaient coutume de le dire.” Telle était la pensée, claire et déterminée d'Amiri Baraka, a.k.a LeRoi Jones, activiste, poète et théoricien de la musique, auteur de l'ouvrage Le Peuple du blues, une musique Noire dans une Amérique Blanche. A l'occasion du 7e anniversaire demain de sa disparition, on se plonge dans l'un des trois albums qu'il a signés sur son label Jihad : Black & Beautiful - Soul & Madness.
    A part ça, dans ces Matins Jazz, on continue de prendre le pouls de l'Amérique, qui s'est accéléré depuis deux jours : on s'intéresse au point de vue historique que propose dans Libération de l'historienne Esther Cyna, rapprochant les événements du Capitole il y a deux jours du seul coup d'état de l'histoire américaine, en 1898 en Caroline du Nord. On regarde de plus près l'engagement renouvelé des basketteurs de la NBA, en colère depuis cet été. Et on s'interroge : qui sont les "insurgés" du Capitole, à travers une figure emblématique des "Q-anons", Jake Angeli. 
    Enfin, on salue bien sûr la mémoire du pianiste américain Bobby Few, installé à Paris depuis les années 60, qui nous a quittés hier.
    13 min
  • Le "Jazz" a vingt ans!
    "Le jazz est une célébration de la vie, de la vie humaine dans tous ses aspects : son absurdité, son ignorance, sa grandeur, son intelligence, sa sensualité ou sa profondeur. Toutes ces choses-là, il les aborde.". Ainsi s'exprime Wynton Marsalis dans la monumentale série documentaire "Jazz" que Ken Burns a réalisée il y a vingt ans aujourd'hui. "Voir un musicien jouer du jazz, c’est contempler un pionnier, un explorateur, un expérimentateur, un scientifique, tout cela, car c’est l’incarnation du processus de création." ajoute l'écrivain Albert Murray dans l'un des 12 épisodes que la chaîne américaine PBS rediffuse dans leur intégralité à partir d'aujourd'hui pour fêter cet anniversaire. 
    Dans les Matins Jazz, on se souvient aussi de l'écrivaine africaine-américaine Zora Neale Hurston, figure de proue du mouvement Harlem Renaissance, romancière et anthropologue née le 7 janvier 1891. On évoque aussi le "Portrait de Madeleine", le premier portrait d'une femme noire qui a défrayé la chronique en 1800, avec Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil. 
    Et bien sûr, on scrute les derniers sursauts de l'Amérique de Donald Trump, de la Géorgie à Washington…
    13 min
  • Mais qui est vraiment cette "Georgia on my mind"?
    Depuis la version que Ray Charles a enregistrée en 1961, on associe la composition de Hoagy Carmichael à l'état de Géorgie, dont The Genious était originaire. Comme aujourd'hui, on a les yeux braqués sur cet état américain où se jouent de gros enjeux politiques, on s'interroge dans les Matins Jazz de ce mercredi… En effet, le compositeur de "Georgia on my mind" a d'abord assuré qu'il avait écrit ce morceau pour sa sœur Georgia. Puis, dans une autobiographie, il a raconté que la Georgia en question, c'était l'état de Géorgie. Une lettre de son complice, le parolier strong>Stuart Gorrell, en 1961 vient en ajouter au mystère : 
    « Georgia in my mind » a été composé lors d’un froid et tempétueux après-midi de 1930 à New York. Hoagy Carmichael et moi, dans un appartement au 3e étage avec vue sur la 52e rue, les pieds froids mais le cœur chaud, on a regardé par la fenêtre en se disant qu’on n’appréciait pas ce qu’on y voyait. Alors on a tourné nos pensées vers la douceur du Sud américain. (…) Ma mère m’a un jour demandé : "Mais Georgia, c’est quoi? Une fille ou un état?" Je lui ai répondu : "Et qu’est-ce que tu en penses, toi?" 
    On n'en saura donc pas plus, mais ce qu'on sait, c'est que la Géorgie se l'est approprié, puisque le morceau est devenu en 1979 son hymne officiel.
    A part ça, on s'intéresse aussi à la création d'un syndicat chez Google, au dernier polar de Michael Connelly, très jazz, et à ce festival en ligne "Les étoiles du documentaire" qui nous réserve de belles surprises (avec en tête, un vrai coup de cœur pour le film "Miss Mermaid")…
    9 min

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