Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Columbia Records, une patte graphique
    Le jeudi, on parle d'art dans les Matins Jazz. C'est donc tout naturellement que, dans le cadre de notre semaine spéciale consacrée au pianiste Dave Brubeck à l'occasion du centenaire de sa naissance, que nous nous intéressions à la pochette de son disque le plus emplématique, "Time Out", signée Neil Fujita. Ce jeune graphiste avait été embauché par le label de Dave Brubeck pour proposer un espace de création supplémentaire mais aussi pour créer une identité commune à ses productions. C'est ainsi que Fujita, inspiré par des compositions colorées à la manière de Klee ou Kandinsky, a également peint les pochettes de "Mingus Ah Hum" ou du "Round About Midnight" de Miles Davis…
    On parle d'art aussi avec Fabien Simode, le directeur du magazine d'art L'Œil, qui évoque ce matin l'opportunité qu'ont saisie musées et galeries pour représenter davantage d'artistes africains-américains dans le sillon du mouvement Black Lives Matter. On parle photo, aussi, dans notre Calendrier de l'Avent, avec la réédition de "La mort en marche", le livre de Robert Capa (mais aussi des photos de Gerda Taro et Chim) avec les images frappantes de son premier reportage sur le front républicain lors de la guerre civile en Espagne (Ed. Delpire & Co). 
    Enfin, comme chaque jour, on écoute le concert de la veille dans le cadre d'"Un soir au club", avec le saxophoniste Baptiste Herbin sous influence brésilienne.
    12 min
  • "Le Départ", film jazz mené tambour battant!
    C'est parce que la productrice devait sa fortune à la presse auto que Jerzy Skolimovski a imaginé pour Jean-Pierre Léaud un personnage fou de bolides, et c'est parce que ce personnage vit à cent à l'heure qu'il a demandé au compositeur Krzysztof Komeda une BO jazz, enregistrée à Paris avec Gato Barbieri, Don Cherry, Philip Catherine ou Eddy Louiss (entre autres). Son film "Le départ", qui mêle le style polonais et la Nouvelle Vague française, a obtenu en 1967 un Ours d'Or au Festival de Berlin que son réalisateur n'a pas pu aller chercher, bloqué par le Rideau de Fer. Ce film, magnifiquement réédité par Malavida, on le met dans notre Calendrier de l'Avent du jour (et aussi dans notre Jeu du Jour). 
    Dans les Matins Jazz de ce mercredi, on parle aussi de cinéma et de Nouvelle Vague avec Claude Nougaro, qui a mis des mots sur les rythmes de Dave Brubeck, et notamment avec sa fabuleuse chanson, un vrai film, "A bout de souffle". C'est notre épisode Brubeck du jour (un par jour toute la semaine à l'occasion du centenaire Dave Brubeck) : comment sa musique a été popularisée en France grâce aux chansons de Nougaro.
    On réécoute comme chaque matin le concert de la veille à Un soir au Club, avec la saxophoniste Jeanne Michard.
    On apprend plein de choses sur Frantz Fanon dans un roman graphique édité par La Découverte.
    Et enfin, on s'intéresse au général africain-américain pressenti par Joe Biden pour être son futur ministre de la Défense.
    21 min
  • Dave Brubeck et Paul Desmond, plus qu'une collaboration artistique
    "Avec Paul Desmond, nous avons commencé à jouer ensemble en 1946 et notre groupe s’est séparé en 1967 : ce qui fait 21 ans passés ensemble. C’est un miracle que nous nous soyons appréciés toutes ces années. Nous étions amis. Nous avons essayé de faire de la scène notre lieu de communication. Par exemple, c’est mieux de ne pas toujours manger ou de sortir ensemble. De cette manière, la communication entre les musiciens est meilleure." Toute la semaine dans les Matins Jazz, à l'occasion du centenaire de la naissance de Dave Brubeck, on s'intéresse à divers aspects de sa vie et de son travail. Aujourd'hui, c'est à la relation particulière que le pianiste avait avec le saxophoniste de son légendaire quartet qu'on s'intéresse, autour notamment de la composition de Paul Desmond, "Take Five".
    Mais dans les Matins de ce mardi, on évoque aussi cette formidable collection réalisée par des universités californiennes de 78 tours américains (c'est ici qu'on peut se perdre : https://adp.library.ucsb.edu/index.php), on évoque l'aviateur américain qui le premier a passé le mur du son en 1947, on écoute ce qui s'est passé hier à "Un soir au club" avec le quintet de Léon Phal et, dans notre Calendrier de l'Avent, on met le beau (et gros) coffret de 21 films d'Yves Robert (chez Gaumont). On est prêts pour le paradis, avec ça!
    21 min
  • Louis Prima et Keely Smith, irrésistible duo à la scène comme à la ville
    Pas une fête de mariage sans être entendre "Just A Gigolo", un morceau qui aura collé à la peau de Louis Prima, "l'autre Louis" natif de la Nouvelle-Orléans. Ce qui reste dans les mémoires, c'est le personnage d'amuseur de celui qui a prêté sa voix au roi des Singes dans la version de Disney du Livre de la Jungle. Mais le roi Louis était un grand musicien, capable de faire rire ses spectateurs avec sa musique et son jeu de scène, ce qui n'est pas si simple… Il faut dire qu'il a toujours été bien entouré, notamment par ses chanteuses et épouses, qui étaient souvent les mêmes. C'est le cas de Keely Smith, avec qui il a fondé une famille et de solides numéros comiques, lui et sa fantaisie loufoque, et elle avec son élégance drôlatique. Remède à la morosité, ce matin, à l'occasion du 110e anniversaire de la naissance de Louis Prima. 
    Mais dans les Matins Jazz, comme on va le faire tous les matins de cette semaine, on se souvient aussi du pianiste Dave Brubeck à l'occasion du centenaire de sa naissance. Aujourd'hui, on s'intéresse à la manière dont, avec conviction, il a lutté activement contre le racisme dans son pays, notamment en imposant des formations avec des musiciens africains-américains, comme le contrebassiste Eugene Wright qui faisiat partie de son légendaire quartet.
    On passe un coup de fil au pianiste Thomas Enhco, pour savoir comment il se sent ce matin, auréolé d'un prestigieux Grand Prix de la Sacem. On écoute un extrait du dernier concert de la série "Un soir au club", c'était vendredi en direct avec le duo Obradovic-Tixier. (ce soir, RDV à 20h avec Léon Phal, depuis un Duc des Lombards confiné).
    Et enfin, dans notre Calendrier de l'Avent du jour, on met l'imposante (et magnifique) intégrale de Parker, le personnage de sale type créé par le maître du polar Donald Westlake (sous son pseudonyme de Richard Stark) : quatre romans adaptés et dessinés par Darwyn Cooke, et traduit par des rolls royce dans le genre, comme Tonino Benacquista ou Doug Headline. De quoi en imposer sous le sapin! (600 pages, chez Dargaud).
    22 min
  • 59, rue des Archives : après l'émission, le livre!
    Voilà quatre saisons que cette l'équipe de l'émission "59, rue des Archives" nous captive chaque dimanche midi à sa série d'enquêtes autour des musiciens et des albums qu'on aime : de "Kind Of Blue" à "Lady In Satin", d'Ella Fitzgerald sur scène à la trajectoire fulgurante de Roy Hargrove, en passant par le voyage au Moyen-Orient de Duke Ellington, ce sont les coulisses de la grande histoire qu'elle nous propose désormais d'explorer avec un livre dont on célèbre tous ensemble la parution aujourd'hui aux Editions ActuSF.
    Du jazz et des croissants, c'est donc le programme de la dernière heure des Matins Jazz qui réunit David Koperhant, Bruno Guermonprez et Rebecca Zissmann, les inspecteurs et agent du 59, ainsi qu'Eric Holstein, leur heureux éditeur.
    Vous vous doutez bien que c'est ce livre qu'on met aujourd'hui dans la case de notre Calendrier de l'Avent… Mais dans ces Matins du vendredi, on écoute aussi la magnifique version de "Sometimes I Feel Like A Motherless Child" que le saxophoniste Archie Shepp a enregistré sur son prochain album en duo avec le pianiste Jason Moran, et on vous invite au 3e Gala de l'Improvisation organisé par le Musée du Jazz de la Nouvelle Orléans, à suivre en direct sur notre page FB samedi entre 2h et 6h du matin (Avec Dee Bridgewater et le Dirty Dozen, notamment).
    36 min
  • Le Jazz Standard, nouvelle victime de la COVID-19
    Le club new yorkais Jazz Standard a annoncé hier qu'il ne rouvrirait pas ses portes à la fin de la crise qui, donc, lui aura été fatale. Il avait déjà fermé en 1997, puis rouvert en 2004, associé à un restaurant qui l'entraîne cette fois-ci dans sa chute. Alors le club ferme ses portes mais ses gérants ne baissent pas les bras et proposent — pour le moment — de poursuivre une partie de ses activités en ligne en organisant des concerts et des conférences diffusés sur sa page FB. A voir, dans l'un de ses posts les plus récents, cette rencontre autour de Wayne Shorter avec les musiciens de son quartet Danilo Pérez, Brian Blade et John Pattitucci.
    A part ça, dans ces Matins Jazz, on parle d'art comme tous les jeudis matin avec Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine L'Œil, on fête les 90 ans de Jean-Luc Godard, on met dans notre Calendrier de l'Avent des "X-mas Pass"(es) pour le Festival Django Reinhardt (un cadeau virtuel et non nominatif, c'est pratique!), on découvre la playlist de Noël de Wynton Marsalis pour le magazine Harper's Bazaar et, bien sûr, on écoute un extrait du concert hier à "Un soir au club" de la chanteuse Camille Bertault.
    21 min
  • "Nous naissons dans la cale des bateaux négriers."
    "Nous naissons dans la cale des bateaux négriers. C'est là qu'est née l'histoire antillaise." Aujourd'hui, 2 décembre, c'est la Journée internationale de l'abolition de l'esclavage. A cette occasion, le site de l'INA a ressorti une interview d'Aimé Césaire, qu'on écoute dans les Matins Jazz. Non sans avoir évoqué, auparavant, cette tribune signée par les historiens Sébastien Ledoux et Aurélia Michel dans Libération, qui remet l'affaire Michel Zecler dans une "mémoire de l'esclavage".
    On évoque aussi dans notre Calendrier de l'Avent le formidable (et définitif?) ouvrage "Et le diable a surgi. La vraie vie de Robert Johnson" (Ed. Castor Astral) et, comme un bonheur n'arrive jamais seul, la mise en ligne par le festival suisse "Blues Rules Criisier Festival" de 21 concerts à écouter comme on veut quand on veut.
    Enfin, un fait un gros plan sur le magnifique coffret DVD consacré aux films dialogués par Michel Audiard (Ed. Gaumont), parce qu'on ne va pas se priver de réentendre Gabin et Belmondo dans "Un singe en hiver" : "Nous, on ne paye plus. On méprise." (Pssst, c'est notre jeu du jour!)
    25 min
  • New York en noir et blanc, sur un air de jazz : les 85 ans de Woody Allen
    "Il adorait New York en noir & blanc sur une mélodie de George Gershwin". On résume en gros les mots de Woody Allen dans l'ouverture de son film "Manhattan", parce que c'est aussi comme ça qu'on pourrait présenter le réalisateur américain qui fête aujourd'hui ses 85 ans, clarinettsite amateur qui a choisi son pseudo en hommage à Woody Herman. De Cole Porter à Erroll Garner, c'est l'occasion pour nous de revenir en musique sur ses films jazz, c'est-à-dire… presque tous!
    Dans ces Matins Jazz, on revit aussi un moment du premier concert de la série "Un soir au club" que vous propose TSFJAZZ tous les soirs en direct du Duc des Lombard (hier, c'était The Amazing Keystone Big Band sings Christmas et ce soir, Melody Gardot + Ibrahim Maalouf). On redécouvre le film culte "Joe Hill", du réalisateur suédois Bo Widerberg, réédité en DVD Collector (Ed. Malavida). On se laisse guider à Montréal pour découvrir l'histoire des Noirs au Québec. Et enfin, dans la première fenêtre de notre traditionnel Calendrier de l'Avent, on trouve le Goncourt 2020, "L'anomalie" (Ed. Gallimard) et c'est son auteur, Hervé Le Tellier, qui nous en parle.
    16 min
  • Billy Hart, de la tradition à l'avant-garde de la batterie jazz
    "La musique doit se renouveler, c’est ainsi qu’elle respire. Elle doit expérimenter,  essayer différentes choses. Mais il existe une vérité à travers la tradition qui ne peut être ignorée. On ne peut être avant-gardiste sans ce savoir. Et aussi bon que soit un jeune artiste, il doit acquérir la force et la profondeur de la tradition." Le batteur Billy Hart, qu'on a entendu aussi bien aux côtés de Shirley Horn, Jimmy Smith, ou Wes Montgomery à ses débuts, que dans les groupes aventureux de Miles Davis, Mc Coy Tyner ou Herbie Hancock, et qui a eu  80 ans hier.
    Dans ces Matins Jazz, on s'intéresse à la population africaine-américaine qui se tourne de plus en plus vers l'usage des armes à feu (un long reportage dans M, le magazine du Monde), à ces jeunes espoirs engagés du basket américain qui préfèrent les "universités noires" (un article de Libération), et à cette jeunesse tout court qui, depuis le début des années 50 se revendique comme une catégorie sociale unie notamment par la musique ("Histoire de la jeunesse bruyante", passionnant documentaire à voir sur Arte).
    10 min
  • Bruce Lee, ou la fabrique express d'une icône éternelle
    De la série "Le frelon vert" à son film inachevé, prémonitoirement intitulé "Le jeu de la mort", Bruce Lee, disparu prématurément à 32 ans, est devenu une icône, bien au-delà de son statut d'acteur, producteur, réalisateur et inventeur d'une nouvelle discipline d'arts martiaux… Aujourd'hui, il aurait eu 80 ans. C'est l'occasion pour nous de nous replonger en musique dans sa courte filmographie, notamment avec le saxophoniste Kamasi Washington qui a revisité le thème de "La fureur de vaincre".
    Ce 27 novembre est une date riche dans le calendrier du jazz : ce matin, on célèbre en particulier le pianiste Jacky Terrasson (55 ans) et le clarinettiste, saxophoniste et bandonéoniste Michel Portal (85 ans), qui nous dit à quel point il garde intacte son envie de jouer sur scène avec d'autres musiciens.
    Dans ces derniers Matins Jazz de la semaine, on entend aussi celui qui se désigne lui-même comme un "old man" dans son nouvel album, et qui se trouve désormais à la place de celui qui donne les conseils, c'est Ben Sidran (il sera ce midi l'invité de Déli Express). Le pianiste Frank Woeste nous dit aussi le plaisir qu'il trouve à travailler avec des trompettistes, comme il va le faire ce soir avec Erik Truffaz au cours d'un concert organisé dans son Studio Libretto dans le cadre du festival Place au Jazz, à Antony. Un concert à écouter en direct dans Jazzlive, comme c'était déjà le cas hier soir avec le pianiste Harold Lopez-Nussa, qui a joué hier soir en direct de la Havane, juste pour les auditeurs de TSFJAZZ, avec les musiciens de son dernier album.
    25 min

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