Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Comment l'art a changé la vie de Daniel Cordier
    Comme tous les jeudis, on parle d'art dans les Matins Jazz!
    Alors qu'un hommage de la Nation sera rendu aujourd'hui à Daniel Cordier,  le rédacteur en chef du magazine L'Œil, Fabien Simode, nous rappelle comment l'art — découvert grâce à Jean Moulin — a changé sa vie.
    En attendant la réouverture des musées et salles d'exposition, on se fera le plaisir d'entendre "Le rire de Cabu", puisqu'on peut désormais faire une visite virtuelle de l'exposition présentée à l'Hôtel de Ville de Paris. Enfin, puisqu'on sera sur notre lancée virtuelle, on visitera l'expo consacrée à l'art pictural haïtien au MOCA de Miami.
    Et sinon, on écoutera aussi le pianiste Mario Canonge nous expliquer que "l'absence de musique peut changer le monde" et la romancière Djaïdi Amadou Amal évoquer son roman Les Impatientes (Éditions Emmanuelle Collas), présent dans la dernière sélection du Prix Goncourt.
    9 min
  • "Le quatrième procès", au cœur de la broyeuse judiciaire américaine
    Après “The Crown” et "Le Jeu de la Dame”, dont on vous a récemment parlé, “Le Quatrième procès” est le programme le plus regardé depuis sa mise en ligne sur Netflix. Réalisé par Rémy Burkel, produit et co-écrit par Jean-Xavier de Lestrade, (Oscar pour “Un coupable idéal”), cette série documentaire immersive (7h17 - cinq ans d'enquête) nous plonge dans la broyeuse juridique américaine, autour du cas de Sean Ellis, jeune homme noir condamné sans preuves en 1994, à l’âge de 19 ans, pour le meurtre d’un policier blanc à Boston et qui a passé plus de 21 ans en prison. Le producteur a choisi de s’intéresser à Sean Ellis alors que celui-ci venait d’être libéré et attendait son quatrième procès :  « J'ai cherché une histoire qui permettrait de comparer le rapport entre les minorités et la police américaine il y a vingt ans et maintenant. », a-t-il précisé.  
    Dans ces Matins Jazz, on reste aux Etats-Unis avec la disparition du premier (et unique) maire noir de New York, David Dinkins, et avec le souvenir du saxophoniste Albert Ayler, retrouvé noyé dans l'East River le 25 novembre 1970.
    7 min
  • Un voyage au cœur du "Deep Blues"
    “Les esclaves qu’on mettait au travail dans les champs du Sud provenaient de toutes les régions d’Afrique où sévissait la traite négrière. Que ce soit en chantonnant pour eux-mêmes, en criant des hollers d’un bout à l’autre du champ, ou en chantant collec­tivement pendant les heures de travail ou de culte, ils construisirent un langage musical hybride où se retrouvait la quintessence d’innombrables traditions vocales africaines­­­­.”
    strong>Robert Palmer, dans son ouvrage Deep Blues (paru en 1981 aux Etats-Unis), qui vient d'être traduit en français par les Editions Allia, raconte le blues du Delta, ce blues rural que les musiciens noirs jouaient dans des juke joints, ces bars de fortune où les ramasseurs de coton se retrouvaient autour de la musique qui était leur langage commun. Pour écrire son livre, ce musicien et ethnomusicologue a suivi les pas d'Alan Lomax, qui avait enregsitré cette musique alors que lui-même était parti à la rencontre de Robert Johnson. Finalement, c'est Muddy Waters que l'on trouve, dans son propre juke joint et avant que, personnifiant le blues en sa destinée, il ne parte à Chicago…
    Ce livre, c'est une somme pour les amateurs du genre, et c'est aussi un ouvrage qui se lit comme un roman, comme l'expérience personnelle d'un amoureux du blues.
    Dans les Matins Jazz, on fait aussi une excursion à l'usine Selmer de Mantes-la-Ville, grâce à un reportage de Bruno Guermonprez pour le Figaro Magazine, on visite l'exposition virtuelle "Sucre de l'Est - Sugar of the East" imaginée par l'Ecole des Beaux-Arts de Bourges et enfin, on détaille la programmation de notre événement de cette fin d'année, "Un soir au club".
    11 min
  • Louis Malle, du "Monde du silence" à la trompette de Miles Davis
    Jusqu'à ce qu'il place Jeanne Moreau et Maurice Ronet devant sa caméra, il n'avait "filmé que des poissons", expliquait-il avec malice. Ce matin, on se souvient de Louis Malle, le réalisateur d'"Ascenseur pour l'échafaud", son premier film après "Le monde du silence", tourné avec le Commandant Cousteau (qui lui avait valu une Palme d'Or et un Oscar). Pour celui-ci, il a fait appel à Miles Davis, à qui il a montré son film avant de le laisser improviser et enregistrer devant les images sur grand écran. Mais ça n'était pas la seule prouesse de ce premier film, pour lequel Louis Malle, lassé des vieux clichés parisiens, avait tenté d'inventer un Paris moderne. C'est que qu'on l'entend nous raconter dans les Matins Jazz, en ce 25e anniversaire de sa disparition.
    On évoque aussi l'Amérique d'aujourd'hui qu'a saisie dans son objectif le photographe Peter Van Aegtmel (Agence Magnum), la nouvelle série ado de Netflix, "Grand Army", qui aborde les difficultés des adolescents à vivre dans cette Amérique, et aussi le projet de biographie illustrée de Sister Rosetta Tharpe, la "femme qui inventa le rock'n roll".
    10 min
  • Un jazz français confiné mais bien vivant
    Que font les musiciens de jazz en France, où les salles et les clubs sont fermés? Ils se débrouillent, ne perdent pas la foi et continue tant bien que mal d'exercer leur métier, même en virtuel. C'est le cas du groupe Abraham Réunion, qui demain à 18h jouera le répertoire de son premier album sur sa page Facebook, le cas aussi du trompettiste Nicolas Folmer qui, en remplacement d'un concert qui aurait dû avoir lieu aujourd'hui, nous donne rendez-vous ce soir à 18h pour le rencontrer et découvrir un répertoire inédit. Sur Facebook toujours, comme tous les lundis et vendredis, ce soir, ce sont les Paris Jazz Sessions à 21h10, qu'on peut suivre aussi sur TSFJAZZ dans Jazzlive. Et enfin, c'est sur Zoom cette fois-ci que ça se passera : lundi à midi, le saxophoniste Samy Thiébault, avant de jouer en duo avec le contrebassiste Felipe Cabrera, parlera de "jazz créole".
    Voilà de quoi occuper une partie de votre week-end (et plus). Vous pourrez aussi suivre la première d'une série de conférences consacrées sur le site ExploreParis.Com à l'histoire de la musique noire (dimanche à 18h) et, dès aujourd'hui et jusqu'à demain soir, le Festival des Idées organisé par la Sorbonne pour son édition virtuelle. On a repéré notamment la rencontre avec l'historienne Aurélia Michel sur le racisme ordinaire (demain à 15h). 
    Mais dans ces Matins Jazz, on a aussi célébré le saxophoniste Coleman Hawkins, né le 21 novembre 1904, et la mémoire du comédien Chadwick Boseman, qui pourrait bien recevoir à titre posthume deux Oscars pour ses prestations dans "Ma Rainey's Bottom" et aussi dans le dernier film de Spike Lee.
    9 min
  • Gene Tierney, inoubliable "Laura" chez Otto Preminger
    De l'actrice hollywoodienne Gene Tierney, née le 19 novembre 1920, nous ne voulions pas ce matin vous parler du triste destin de star oubliée, de mère accablée et de femme tombée dans une violente dépression… Non, nous voulions vous faire rêver avec le mystère de Laura, le personnage qu'elle a incarné pour le film d'Otto Preminger dont son prénom est le titre et le thème principal devenu un standard de jazz… C'est le rôle qui a marqué sa carrière et a définitivement scellé son mythe. Pourtant, elle n'avait pas, dans un premier temps, voulu l'accepter :"Je pensais que ce n'était pas qu'un rôle, que c'était un portrait et que cette femme serait une femme si magnifiquement belle qu'un homme pourrait tomber amoureux de ce portrait." Le jugement était fort juste, et c'est précisément pour cette raison qu'elle a bien fait d'accepter le rôle en 1944. A partir de là, Preminger, qui l'aura jamais mieux filmée que quiconque, sera resté son réalisateur fétiche…
    A part ça, comme tous les jeudis, on parle d'art dans les Matins Jazz avec Fabien Simode, le rédacteur en chef de la revue d'art L'Œil, et avec ces gros plans sur l'expo Noir & Blanc (ainsi que son magnifique catalogue paru aux Editions de la BNF) et sur l'expo en ligne Afropolitan Comics, qui dresse un panorama enthousiasmant de la BD africaine contemporaine.
    Enfin, pour ceux qui se lèvent tôt, on écoute ce moment de grâce que nous a offert hier soir en direct sur TSFJAZZ dasn l'émission Improbox d'Ibrahim Maalouf la violoncelliste et chanteuse Nesrine.
    15 min
  • Toni Morrison, dans la bibliothèque et le cœur de Barack Obama
    "L’esclavage, il existe encore et pas seulement ses vestiges. Au départ, je ne voulais pas l’aborder, c’était trop dur. Puis je me suis dit : si eux l’ont vécu, je peux bien passer quelques années à l’écrire." Dans le documentaire "Toni Morrison - Les fantômes de l'Amérique" (Arte), l'écrivaine et éditrice africaine-américaine exprime une pensée claire et précise, un raisonnement implacable articulé autour de son livre fondateur Beloved. N'oublions que Toni Morrison, Prix Nobel de littérature, était aussi l'éditrice d'Angela Davis et du légendaire Black Book…
    Pas étonnant qu'elle soit une figure importante pour Barack Obama, qui l'a évoquée hier dans son interview sur France 2 pour la sortie du premier volume de ses mémoires Terre Promise (Ed. Fayard). Une interview riche, pleine de références culturelles, qui nous a décidés à nous plonger dans l'univers culturel du 44e président des Etats-Unis. Outre Toni Morrison, nous évoquons dans ces Matins Jazz le terrible roman Nickel Boys, de Colson Whitehead (Ed. Albin Michel) et nous nous plongeons dans la dernière playlist publiée hier par Barack Obama. Sans surprise, on y retrouve John Coltrane (il est toujours là), avec Miles Davis, Frank Sinatra et aussi, bien sûr, parce qu'elle aussi est une figure importante dans son univers mental et affectif, Aretha Franklin.br />
    Enfin, on se réjouit de la renaissance numérique du mythique disquaire Tower Records.
    15 min
  • O.J. Simpson, l'idole déchue d'une Amérique fracturée
    Le footballeur américain O.J. Simpson, aux Etats-Unis, c'est plus qu'un sportif c'est une idole qui a émergé dans les années 60. Idole déchue à la suite d'un double meurtre d'abord, puis d'une sérieuse récidive qui lui a valu une peine de trente ans de prison. Il avait pourtant été acquitté pour les meurtres de son épouse et de son ami, la couleur de sa peau ayant fait pencher la balance de son côté dans un contexte politique marqué par les violences policières. La série documentaire "O.J. Simpson - Made In America" revient en cinq épisodes sur son parcours mais retrace surtout un demi-siècle d'histoire d'une Amérique divisée.
    Dans ces Matins Jazz, on évoque aussi la publication des mémoires de Barack Obama, le livre "Allez, hop" du dessinateur William Gropper (Ed. La Table Ronde) et la série Netflix dont on cause : "The Queen's Gambit".
    9 min
  • L'incandescente Betty Davis, reine du funk
    Ces deux-là n'auront été mariés que quelques mois mais ils seront mutuellement beaucoup apporté. Betty Davis a gardé pour toujours le patronyme de Miles, qui l'avait poussée à monter ses textes pour chanter ses propres chansons quand elle, l'avait ouvert à de nouveaux horizons stylistiques. "Betty Davis - La reine du funk", c'est le titre d'un documentaire à voir sur Arte qui, bien qu'il n'évite pas le kitsch par moments, montre ce qu'a été l'incandescente Betty dès la fin des années 60 : un mélange tourmenté de pudeur et d'irrévérence, de violence et de fragilité. 
    Dans les Matins Jazz de ce lundi, on fête aussi l'anniversaire de Diana Krall, on écoute l'académicien Dany Laferrière justifier (ou pas) l'usage du "mot en n", on regarde un concentré de l'édition collector du festival Nancy Jazz Pulsations, qui s'est déroulé dans des circonstances particulières en octobre dernier et, enfin, on découvre le nouveau single du collectif anglais Kokoroko.
    16 min
  • Lovena, une B.O. signée Grégory Privat
    Bon réveil, happy jeudi, joyeux café…Et vive les croissants !Nous sommes le 12 novembre, et c’est aujourd’hui la Saint Christian !Mais nous, on va plutôt célébrer la musique d’un Grégory :Le pianiste Grégory Privat, qui vient de signer la bande-originale du court-métrage Lovéna du réalisateur Olivier Sagne...Lovéna où l’itinéraire d’une adolescente sans-papiers originaire d’Haïti qui devient Championne d’échecs de Guyane.Nous avons joint Grégory Privat à ce sujet…On va l’entendre tout au long de ces Matins Jazz.Aujourd’hui, on a aussi envie de célébrer un genre musical mal connu, souvent sous-estimé et pourtant tellement riche et passionnant : l’Easy Listening, au coeur d’un copieux dossier dans le dernier numéro de JAZZ NEWS, et notamment à un papier de Jacques Denis sur "Antonio Carlos Jobim, le boss de la bossa".Enfin, qui dit jeudi chez nous, dit Art Contemporain, avec la chronique du rédacteur en chef du magazine L’Oeil, Fabien Simode, qui nous parle cette semaine du coup d’éclat d’un collectif d’artistes allemands qui s’est invité avec fracas dans un débat qui agite depuis quelques temps le monde de l’art.
    13 min

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