Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Les "Freedom Riders", ces courageux voyageurs qui ont changé l'histoire…
    Avec leur volonté et leur courage, ces "voyageurs de la liberté" ont fait fléchir l'administration américaine. Le documentaire "Freedom Riders - Le combat pour les droits civiques" revient sur les quelques semaines de mai 1961 où cette poignée de femmes et hommes noir.e.s et blanc.he.s ont bravé les lois encore en vigueur dans ces états qui, bien qu'anticonstutionnelles, imposaient la ségrégation dans les bus. Non-violents, les Freedom Riders sont partis avec la conviction que les choses se feraient simplement parce qu'elles étaient justes. Mais le puissant Ku Klux Klan, ainsi que certains dirigeants du Deep South, en ont jugé autrement. Malgré les violences et les intimidations, malgré la passivité de la police, les activistes pacifistes se sont multipliés jusqu'à attirer l'attention des frères Kennedy au pouvoir… C'est cette histoire que nous racontent les Freedom Riders eux-mêmes, soixante ans après les fait dans ce long et passionnant documentaire à découvrir sur le site d'Arte.
    A part ça, dans les Matins Jazz de ce lundi, on lit ensemble le roman de l'académicien Dany Laferrière "Comment faire l'amour avec un Nègre sans se fatiguer" réédité par les éditions Zulma à l'occasion de son 35e anniversaire. On se penche sur la presse avec les trois pages consacrées par Télérama à l'intellectuel africain-américain James Baldwin, et sur le dossier dans lequel le magazine Tsugi nous présente la nouvelle scène du "Jazz UK".
    10 min
  • Une plongée en Caroline du Nord, avant les élections américaines
    Dans le quotidien La Croix, le journaliste Gilles Biassette propose dans sa série "Breakfast in America" une plongée passionnante dans l'Amérique divisée de cette période pré-electorale. Depuis plusieurs jours, il est en Caroline du Nord, dans une ville qui tient encore son nom du propriétaire des anciennes plantations sur laquelle est implantée. Aujourd'hui, on se penche avec lui sur les "réparations" dont la municipalité veut s'acquitter auprès de sa population africaine-américaine…
    A part ça, comme tous les jeudis, on parle d'art dans les Matins Jazz, en compagnie de Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine L'Œil qui évoque la splendeur puis l'oublie du êintre allemand Albrecht Altdorfer, on évoque aussi l'exposition de l'artiste Wu Tsang à Paris…
    Et on fête enfin un heureux anniversaire à l'élégant pianiste Bill Charlap.
    15 min
  • "Ku Klux Klan, une histoire américaine"
    C'est le plus ancien groupe terroriste des Etats-Unis. Car terroriser, c'était bien le but de cette société secrète créée en 1865 par des vétérans sudistes de la Guerre de Sécession… qui a compté jusqu'à 4 millions de membres dans les années 20. Plus de 150 ans plus tard, le Klan continue de nuire en cherchant, par tous les moyens, à assurer la "suprématie blanche"… C'est cette trajectoire que nous raconte le documentaire glaçant "Ku Klux Klan, une histoire américaine" (Arte).
    Dans les Matins Jazz, on parle aussi de choses plus joyeuses : le documentaire "Siegfried Kessler, A Love Song" qui suit dans son voilier et dans sa folie créatrice le pianiste complice d'Archie Shepp. Un autre pianiste qui vivait sur un piano, c'est Novecento, joué par Tim Roth dans le film de Giuseppe Tornatore "La légende du pianiste sur l'océan". On parle aussi des "femmes invisibles" dans le jazz, à l'occasion d'une conférence qui sera donnée aujourd'hui à La Rochelle, et des photos jazz de Roger Kasparian…
    11 min
  • Pharoah Sanders, les 80 ans d'un homme libre
    A quoi pense le saxophoniste Pharoah Sanders quand il joue? "La chose la plus importante, c’est moi même : j’essaie de jouer et de faire de mon mieux pour produire la meilleure musique, j’essaie de communiquer avec les autres musiciens. Je ne suis pas tellement un musicien technique, pas non plus un musicien intellectuel, comme d’autres. Ce que je fais, c’est m’exprimer. Figure emblématique d'un jazz libre, et librement inspiré de son mentor John Coltrane, Pharoah Sanders fête aujourd'hui ses 80 ans.
    Il est né un 13 octobre, comme le contrebassiste Ray Brown (quatorze ans plus tôt), avec qui on prend une leçon de contrebasse ce matin, et d'humilité aussi! A part ça, dans les Matins Jazz, on s'interroge sur cette différence d'enseignement de l'histoire de l'esclavage qui diffère slon les territoires français, on ausculte de près l'Amérique et les résurgences de son passé, et, les deux pieds et les deux oreilles dans le présent, on se plonge dans la programmation du festival Jazz sur Seine et de son point d'orgue ce soir, la fameuse "soirée showcases".
    10 min
  • "L'étranger ne l'est pas tant que ça" avec Simone Schwarz-Bart
    "Au fur et à mesure qu’il me fait entrer dans son histoire, c’est la mienne qui frémit. La brûlure de la Shoah me renvoie à la brûlure de l’esclavage.(…) Je sens l’alliance souterraine de nos histoires et de nos souffrances." Sur le site du Monde, on peut lire la belle interview de l'écrivaine guadeloupéenne Simone Schwarz-Bart qui poursuit, comme le fait chaque semaine une nouvelle personnalité, la phrase "Je ne serais pas arrivée là si…" La suite, c'est la rencontre avec son mari André Schwarz-Bart qui l'a conduite à voir autrement sa propre culture : "J’ai commencé à disséquer les contes, les chants, le langage créoles. A noter que des expressions familières comme « Tu m’aimes mais tu ne peux pas m’acheter » sont imprégnées de notre histoire d’esclavage. Que notre autodénigrement a des racines profondes. Je vous assure que c’est une chance d’épouser quelqu’un en dehors de sa culture et de sa communauté ! Cela vous apprend que l’étranger ne l’est pas tant que ça. Ça dessille votre regard et vous ouvre à tous les possibles."
     
    On lit la presse nationale et internationale dans les Matins Jazz de ce lundi. Après Le Monde, on lit le magazine GQ qui a rencontré l'acteur africain-américain Yahya Abdul-Mateen II avant la sortie du film Candyman, on fait un tour de la presse américaine qui s'emballe pour la série "The Good Lord Bird" dans laquelle Ethan Hawke incarne un anti-esclavagiste notoire, et enfin, on se plonge dans le hors-série de Courrier International consacré aux "Fractures de l'Amérique".
    9 min
  • Yusef Lateef, un siècle spirituel…
    "Les musiciens transmettent des choses à travers leur musique qui touchent le cœur et l’esprit. C’est pourquoi on se souvient d’elles." Aujourd'hui, les Matins Jazz honorent le jazz spirituel du saxophoniste et flûtiste Yusef Lateef, né le 9 octobre 1920.
    On fête aussi un joyeux 86e anniversaire à notre pianiste chéri Abdullah Ibrahim, on part avec le sociologue dans l'état du Mississippi Eric Doidy, auteur de Going Down South (Ed. Le mot et le reste), on découvre avec Vincent Bessières, le président du Paris Jazz Club les actions pédagogiques du festival Jazz sur Seine qui débute aujourd'hui, on se plonge dans la vie de Charlie Parker (dans le 2e épisode du 59, rue des Archives qui sera diffusé dimanche midi), et on explore les paysages du cinéma avec Eric Neuhoff, autour du livre Sur le vif…
    11 min
  • Pablo Picasso et Norman Granz, une admiration réciproque
    Picasso et le jazz, ça ne paraît pas évident d’autant que le peintre andalou déclarait qu’il n’aimait pas la musique. Pourtant, en ce moment, la Philharmonie de Paris explore jusqu’à début janvier “Les musiques de Picasso”. Cette exposition extrêmement complète et documentée propose un gros plan sur le jazz, surtout incarné dans la vie de Picasso par l’imprésario et producteur américain Norman Granz, le fondateur du label Verve et créateur des tournées Jazz at the Philharmonic. Fin collectionneur, Norman Granz avait rencontré son idole cinq ans avant sa mort pour lui acheter une œuvre, et ils étaient instantanément devenus amis, Picasso admirant l'Américain pour son engagement dans l'égalité des musiciens noirs et blancs aux Etats-Unis, mais se régalant aussi des aventures du show biz qui lui racontait le producteur… Après la mort de Picasso, en  hommage à son ami et peintre préféré, Norman Granz a créé le label Pablo.
    Dans ces Matins Jazz du jeudi où on parle d'art, donc, il y a aussi le graphiste Erwann Gauthier qui évoque "Les couleurs du jazz", et chez lui, elles sont plutôt pop (expo à voir à la Fondation des Etats-Unis à Paris). Et il y a aussi Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil, qui nous parle entre autres des stratégies ludiques des musées à travers des applications interactives…
     
    Enfin, on se souvient ce matin du saxophoniste Pepper Adams, né le 9 octobre 1930… (le gros son du "Moanin" de Charles Mingus sur "Blues & Roots", c'est lui!)
    19 min
  • La psychiatrie contre les Civils Rights ou comment étouffer la révolte
    En se plongeant dans les archives des années 1950 d'un hôpital du Michigan, le psychiatre américain Jonathan M. Metzl découvre un changement dans le diagnostic de la schizophrénie : autrefois réservée aux intellectuels et aux femmes au foyer blanches, la maladie psychiatrique se voit attribuée aux hommes noirs révoltés. La schizophrénie devient une “psychose de révolte”, caractérisée par la paranoïa et l’offensive, selon les grands psychiatres de l’époque. C'est ainsi que Malcolm X a été identifié comme "schizophrène" par le FBI… A partir de cette découverte, Jonathan M. Metzl a écritun livre très touffu pour étayer sa thèse sur l' instrumentalisation de la psychiatrie à des fins de domination sociale : un racisme institutionnel inédit. On va voir dans les Matins Jazz que cette utilisation remonte à l'époque de l'esclavage.
    On célèbre aussi le poète et penseur africain-américain Amiri Baraka (LeRoi Jones, l'auteur du livre Le peuple du blues) et le batteur Jo Jones, tous les deux nés un 7 octobre. Et enfin, on suit l'évolution des déboires du film "Mignonnes" avec la pudibonderie d'une certaine Amérique…
    11 min
  • Le sud raciste des Etats-Unis vu par la réalisatrice Chantal Akerman
    C'est un documentaire d'art, à la manière de sa regrettée réalisatrice Chantal Akerman. "Sud" (à voir sur le site Arte) qui nous emmène dans le sud raciste des Etats-Unis. Alternant les longs plans contemplatifs, les traveling bricolés en voiture, et les interviews cadrées d'habitants noirs et blancs de Jaspers, au Texas, elle nous confronte violemment à l'horreur de ce fait divers raciste survenu en 1998, lorsqu'un homme noir a été lynché par trois supémacistes blancs. Filmant un arbre au milieu de la nature, elle fait apparaître à nos esprits ces "black bodies" chantés par Billie Holiday dans "Strange Fruit". "Sud" est un film terrible et magnifique, qu'on évoque dans les Matins Jazz.
    On lit aussi la touchante et longue interview du saxophoniste Archie Shepp par son propre fils Accra pour The New York Review of Books, on découvre la musique que le batteur Xavier Desandre-Navarre a écrite pour le spectacle de danse "Akzak" et on visite l'expo "Vinyles Mania" au Musée de l'imprimerie et de la communication graphique à Lyon.
    9 min
  • Les 80 ans Steve Swallow, bassiste très électrique
    "J’ai joué de la contrebasse jusqu’à mes 30 ans. C’était un véritable plaisir (…) et me reconvertir en tant que bassiste électrique était la dernière chose au monde que j’aurais imaginée ! Jusqu’au jour où j’en ai touché une et je suis tombé amoureux de la Gibson EB-2 !" Et voilà comment la carrière de Steve Swallow a basculé, il y a 50 ans. C'est Steve Swallow qui, à l'occasion de son 80e anniversaire, nous raconte cette grande rencontre!br />
    Mais dans les Matins Jazz, on évoque aussi l'ouvrage "Rassemblez-vous en mon nom" de Maya Angelou, réédité chez Notabilia, la brève et intense collaboration de Miles Davis sur scène le 31 décembre 1987 avec Prince, et aussi cette étonnante retraite normande pour un ex Black Panther à lire dans le Monde.
    12 min

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