Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • Buddy Collette, une voix forte et douce
    Il avait créé avec le quintet du batteur Chico Hamilton un son nouveau, un "jazz de chambre" où pouvaient s'exprimer toute sa singularité et sa délicatesse. Mais le saxophoniste et flûtiste Buddy Collette n'avait rien d'éthéré, c'était un homme engagé, très actif pour la défense des musiciens africains-américains : il avait contribué à faire fusionner les syndicats de musiciens noirs et blancs, il avait aussi soutenu le chanteur lyrique et activiste Paul Robeson. A l'occasion du 10e anniversaire de sa disparition, on écoute celui qui a aussi été le prof d'Eric Dolphy et Charles Lloyd évoquer la précocité de sa vocation.
    On célèbre aussi le pianiste Erroll Garner, à l'occasion du 65e anniversaire de son légendaire "Concert by the sea", qui est entré dans la légende presque par accident, parce qu'un fan l'avait enregistré en douce…
    On découvre la vivacité du jazz sud-africain avec la compilation "New Horizons" (Afrosynth Records), on s'intéresse à ces intellectuels africains-américains qui tentent d'apporter de la nuance et de la complexité dans le discours antiraciste du moment aux Etats-Unis. Et enfin, on vous explique les enjeux fondamentaux après la disparition de la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, figure féministe et progressiste de la justice américaine.
    13 min
  • Jimi Hendrix n'aura pas connu les années 70
    Ça fait 50 ans aujourd'hui que le guitariste et chanteur Jimi Hendrix est allé rejoindre le tristement célèbre "Club des 27". C'était à Londres, le 18 septembre 1970. Depuis, le monde du jazz continue à le regarder en coin, avec des yeux où se mêlent l'admiration et le rejet. On en parle dans les Matins Jazz avec le guitariste Thomas Naïm, qui lui consacre son prochain album "Sounds Of Jimi" (sortie le 13 novembre).
    Dans ces Matins Jazz, on entend aussi Brad Mehldau jouer la musique des Beatles comme il le fera ce week-end à la Phliharmonie de Paris. Et tant qu'on est à la Villette, on en profite pour regarder de plus près la version parisienne du festival Visa pour l'Image. On évoque aussi le tremplin "Jazz Connexion" organisé pour les jeunes pousses de la Nouvelle-Aquitaine et on écoute le nouveau single du chanteur Myles Sanko, avant la sortie de son album en 2021.
    17 min
  • Wynton Marsalis rend hommage à Stanley Crouch
    Ces deux-là avaient des goûts différents en jazz, l'un tourné vers la tradition et l'autre vers son avant-garde, mais ils avaient une vision commune de son partage et de son rôle dans la société. The New York Times a salué le critique et intellectuel Stanley Crouch comme "l'homme qui avait vu dans le jazz la démocratie américaine", estimant que le mentor de Wynton Marsalis voyait cette musique comme une "métaphore des contributions durables du peuple noir à la démocratie des Etats-Unis". Ce matin, alors qu'on a appris hier soir sa disparition, le trompettiste évoque la personnalité riche et attachante de son ami, qui avait contribué à la création du Jazz at Lincoln Center.
    Mais parce qu'on est jeudi, le jour de l'art dans les Matins Jazz, on entend aussi le photographe Bruce Gilden à propos de sa manière si particulière de "sauter au visage" des gens pour capter en eux le stress et l'énergie du New York des années 70 (Bruce Gilden sera à Paris ce soir pour le vernissage de son expo "Lost and found" à la Polka Galerie - visite guidée à 19h en live sur Instagram). Et on reçoit comme chaque jeudi le rédacteur en chef du magazine d'art L'oeil, Fabien Simode qui nous parle de la FIAC et de dendrochronologie.
    12 min
  • Un manga jazz sous influence
    "Blue Giant Supreme", c'est la nouvelle série manga de Shinichi Ishizuka publiée chez Glénat qui fait suite aux dix tomes de "Blue Giant". Le même héros, jeune saxophoniste japonais qui s'exerçait sur les bords de la rivière voisine dans la première série, prend l'avion pour tenter sa chance en Europe. Sûr de son destin, il atterrit en Allemagne dans le premier volume de cette série qui devrait le conduire en France… Une série ouvertement placée sous l'ombre tutélaire de John "Blue"(Col)Trane.
    A part ça, dans ces Matins Jazz du mercredi, on prend des nouvelles de l'Amérique et ça ne va pas fort : quelques familles africaines-américaines se lancent dans l'utopie de créer une ville "sûre pour les Noirs", ça pourrait être joli mais c'est un peu triste… Et on s'intéresse aussi à cette absurde polémique autour du film français "Mignonnes" récompensé au festival de Sundance, qui, programmé sur le Netflix américain, a déclenché un tollé chez les conservateurs de tout poil. Et on parle cinéma pour de bonnes raisons avec Emmanuel Mouret, le réalisateur du film "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait".
    Enfin, on fait une balade à la Havane avec le pianiste cubain Harold-Lopez Nussa, avant de déjeuner avec lui ce midi dans Déli Express.
    9 min
  • Faut-il aimer le jazz pour appécier les bons vins?
    "Les vins que nous faisons au Domaine du Pourra (Côtes du Rhône), loin des vins technologiques élaborés par des œnologues, sont des vins de vignerons, basés sur l'improvisation. C'est une démarche qui colle à mon idée du jazz". Le vigneron Jean-Christian Mayordome, qui est aussi médecin et saxophoniste, viendra présenter ses vins bio sur la mezzanine du Duc des Lombards dans le cadre des nouveaux rendez-vous Jazz & Vins, lors des concerts d'Edouard Bineau (jeudi) et Eric Legnini (vendredi).
    A part ça, dans ces Matins Jazz du mardi, on célèbre le pianiste Bill Evans à travers sa formule de prédilection du trio et ce, à l'occasion du 40e anniversaire de sa disparition. On se réjouit de la série engagée "Woke" (pas encore montrée en France), et, à partir d'une analyse très riche à lire aujourd'hui dans Libé, on se pose cette question incongrue en France mais qui semble centrale aux Etats-Unis : "Kamala Harris est-elle vrament noire?"
    15 min
  • Henrietta Lacks, dans l'ADN de Black Lives Matter
    C'est un nom important dans l'histoire de la médecine et pourtant il a été réduit à quatre lettres : HeLa pour Henrietta Lacks, cette jeune Africaine-Américaine qui travaillait dans une plantation de tabac en Virginie, emportée à 31 ans par un cancer agressif. Ce que ni elle ni sa famille n'ont su alors, dans les années 50, c'est que des cellules lui avaient été prélevées, baptisées cellules HeLa, qui ont été fondamentales dans les recherches scientifiques sur les traitements de bien des maladies, comme Parkinson ou la polio. Ça n'est que dans les années 70 que sa famille en a été informée et seulement depuis 2013 qu'Henrietta Lacks a reçu une reconnaissance aussi symbolique que largement posthume. A l'occasion du centenaire de sa naissance, le mouvement Black Lives Matter remet son histoire sous les projecteurs.
    Dans les Matins Jazz, on écoute aussi Christiane Taubira dans l'émission "Caviar et champagne" consacrée à Charlie Parker nous expliquer la différence d'attitude entre la révolte et l'affirmation, on lit ensemble l'interview de l'écrivaine Tania de Montaigne dans Le Monde et on laisse la chanteuse et comédienne Janelle Monae nous dire en quoi le thriller horrifique "Antebellum", dans lequel elle tient le rôle principal, est un film engagé.
    9 min
  • "Everybody Loves The Sunshine" de Roy Ayers, le "godfather of neo-soul"
    Chanteur et vibraphoniste, compositeur, arrangeur, Roy Ayers a traversé les décennies du jazz et les modes, du be bop au jazz fusion en passant le West Coast. L'auteur du classique "Everybody Loves The Sunshine", sacré grand inspirateur dans les années 90 de l'acid jazz et de la neo-soul, est aussi vénéré par les artistes de hip hop, ce dont il se réjouit ce matin, où l'on célèbre son 80e anniversaire.
    Dans ces Matins Jazz, on écoute aussi Gregory Porter nous parler de son engagement et de son héritage musical, avant son interview ce midi dans Déli Express. Et, bien sûr comme tous les jeudis, on parle d'art : entre 8h et 9h, avec Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine L'Œil qui évoque la transition numérique du monde de l'art souhaitée par la ministre de la Culutre, mais aussi l'ouverture aujourd'hui au Grand Palais de la foire Art Paris. On fait la différence "entre art et culture", selon le point de vue de l'écrivaine Cécile Guilbert. Et enfin, on écoute les arbres chanter avec l'exposition "Singing Trees", qui débute aujourd'hui dans le Jardin du Palais Royal.
    18 min
  • Portrait d'une femme puissante sur Arte, la "Soul Sister" Aretha Franklin
    Fille d'un pasteur star proche de Martin Luther King, qui l'emmenait chanter du gospel dans ses tournées, Aretha Franklin devenue très jeune star à son tour , est une icône pour les femmes africaines-américaines. Cette "Natural Woman", reine autoproclamée d'un vaste royaume pas seulement musical, qui a versé la caution pour la libération de l'activiste Angela Davis, qui a chanté pour l'investiture de Barack Obama, est l'une des grandes voix de la fierté noire, au cœur d'un documentaire très réussi, "Soul Sister", à voir sur Arte, en attendant le biopic qui devrait sortir en janvier prochain.
    Dans les Matins Jazz de ce mercredi, on évoque ausi la destruction de la maison de Cab Calloway à Baltimore, on assiste à une leçon de quart de ton qu'Ibrahim Maalouf donne à son idole Wynton Marsalis, on fête les 45 ans de Michael Bublé, et on regarde le film anglais "Rocks", qui sort aujourd'hui.
    14 min
  • Au plus près de l'âme de Billie Holiday
    Conçu à partir de 200 heures d'enregistrements réalisés par une journaliste américaine qui n'a pas pu mener à bien son entreprise biographique autour de la chanteuse Billie Holiday, le documentaire "Billie" (sortie au cinéma le 30 septembre) montre la chanteuse en couleur, plus proche qu'elle ne l'a jamais été. C'est son réalisateur, James Erskine, qui nous en parle aujourd'hui, à l'occasion de la présentation de son film au Festival du Cinéma Américain de Deauville ce week-end.
    Mais dans ces Matins Jazz, nous célébrons surtout le contrebassiste Gary Peacock, dont on a appris la disparition hier. Indispensable pilier du trio de Keith Jarrett (dont il nous raconte que son premier enregistrement est sorti sous son nom), mais aussi membre de celui de Bill Evans dès les années 60, le contrebassiste nous explique entre autres qu'il n'était pas du tout voué à cette carrière…
    Enfin, on se souvient de l'inénarrable Moondog, disparu un 8 septembre. (pour écouter le "59, rue des ARchives" qui lui a été consacré l'an passé, c'est par ici)
    32 min
  • Chadwick Boseman ans la peau du trompettiste de Ma Rainey sur Netflix
    On n'est toujours pas remis de l'annonce de sa disparition prématurée fin août qu'on apprend que l'acteur africain-américain Chadwick Boseman figure au générique du film "Ma Rainey's Black Bottom" produit par Netflix. Il y joue le rôle du trompettiste de la sulfureuse chanteuse de blues (Viola Davis à l'écran) qui, en plus de vouloir monter un groupe sans elle, a des vues sur sa petite copine… Le film dirigé par George C. Wolfe, qui sortira fin novembre sur la plateforme américaine, semble prêt à entrer dans la course aux Oscars.
    A part ça, dans les Matins Jazz, on a bien sûr souhaité bien haut un joyeux anniversaire à Sonny Rollins, 90 ans aujourd'hui! On a feuilleté la BD "Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges" de Léonie Bischoff (Ed. Casterman) et on s'est fait le plaisir d'entendre parler le juvénile Michel Portal après son concert hier à Jazz à la Villette.
    10 min

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