Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • George Wein, le créateur du légendaire Newport Jazz Festival, a 95 ans!
    C'est pour éviter que ne soient dégradés les courts de tennis de la ville que le Newport Jazz Festival a traversé la rue en 1954 pour avoir lieu sur le terrain de sport d'en face, l'immense pelouse qui sert de décor au film "Jazz On The Summer's Day". Un acte fondateur dans l'histoire des festivals de jazz, celui de George Wein, qui aura 95 ans demain.
    Dans les Matins Jazz, on entend aussi la voix du dessinateur Cabu, au cœur de l'émission Rembob'INA sur LCP ce dimanche, la voix d'Audrey Hepburn, dans le doc "Audrey Hepburn, le choix de l'élégance" à voir en replay sur Arte, on écoute les débuts pas si faciles de Charlie Parker (à suivre dans l'émission 59, rue des Archives) et on se penche sur le sujet mal connu des Afro-Mexicains.
    10 min
  • Il y a 50 ans, Wight is Wight, Miles Davis…
    Le 29 août 1970, à l'heure du tea time, le trompettiste Miles Davis montait sur scène devant un public de 600 000 personnes (un fait unique dans l'histoire du jazz). C'était au sud du Royaume-Uni, lors du légendaire festival de l'Ile de Wight. Ce jour-là, il y avait les Doors, les Who, Joni Mitchell et… Miles dans une veste de cuir orange avec Gary Bartz (saxophones), Chick Corea (Fender Rhodes), Keith Jarrett (orgue), Dave Holland (basse), Jack de Johnette (batterie) et Airto Moreira (percussions). Le set aura duré le temps d'un morceau : 35 minutes d'une musique incandescente. "Call It Anything" a déclaré le trompettiste à un journaliste lui demandant le titre du morceau. Appelez ça comme vous voudrez, mais Miles, ouvert à l'air du temps, ne détonnait pas à l'affiche de cet événement plutôt hirsute!
    A part ça, dans les Matins Jazz, on continue de célébrer le centenaire de la naissance de Charlie Parker, on évoque l'icône de la musique orientale Fayrouz, qu'Emmanuel Macron a rencontrée hier, et on parle littérature avec Emmanuel Carrère qui convoque Melody Gardot dans son nouveau roman et avec la romancière africaine-américaine Yaa Gyasi qui fait la une du magazine Transfuge.
    15 min
  • A Béziers, on se souvient des esclaves naufragés sur l'île de Tromelin
    En 1761, un navire français transportant 140 marins français et 160 esclaves embarqués illégalement à Madagascar fait naufrage sur la barrière de corail dans l’Océan Indien. Ils sont environ 210, dont 80 esclaves, à regagner le rivage. Pendant deux mois, les naufragés construisent un nouveau bateau sur lequel les marins embarquent faisant la promesse de revenir chercher les esclaves. Ils attendront 15 ans sur une île pas plus grande aussi qu'un caillou. Et aussi aride… Pourtant, ils parviennent à reconstituer un semblant de société dont il reste aujourd'hui des traces sur l'Ile de Tromelin. C'est le fruit de trois expéditions archéologiques sur l'île que propose de découvrir l'exposition "Tromelin, l’île des esclaves oubliés" à la médiathèque André Malraux, à Béziers.
    Et comme on parle d'art dans les Matins Jazz le jeudi, on évoquera la vente controversée d'un dessin d'Hergé avec Fabien Simode, le rédacetur en chef du magazine d'art L'Œil, l'exposition "Man Ray et la mode" à voir en ce moment au Musée du Luxembourg (Paris), le festival de BD Formula Bula, "empêché" mais pas tout à fait annulé…
    Enfin, il est aussi question de la rentrée de la fédération Grands Formats, qui raseemble les grandes formations de jazz et musiques improvisées, ainsi que du nouveau livre d'Alain Mabanckou, qui livre son regard aiguisé sur l'Amérique d'aujourd'hui…
    13 min
  • L'artiste engagé Philip Guston déprogrammé des musées américains…
    Décidément, après ce premier "débat" entre Donald Trump et Joe Biden (fallait-il se lever en pleine nuit pour assister à ce désespérant face-à-face?), on ne comprend plus grand chose à cette Amérique qu'on aime tant… Chaque jour, dans les Matins Jazz, on vous parle de l'actualité des Etats-Unis, ce beau pays qui a vu naître et perpétuer le jazz… Et ce matin, on a encore une fois la preuve que l'Amérique perd les pédales… La preuve par quatre puisque quatre expos (trois aux States et une à Londres) de l'artiste engagé Philip Guston viennent d'être déprogrammées des musées. En cause? Ses représentations — pour mieux dénoncer la violence et la bêtiste du racisme — du Ku Klux Klan dans ses toiles et dans un contexte contemporain «profondément changé sur les questions d’imagerie raciste incendiaire et toxique dans l’art, quelle que soit la vertu ou l’intention de l’artiste». 
    A part ça, dans les Matins Jazz, on se souvient de l'indispensable (c'est aussi lui qui le dit!) batteur Buddy Rich, né un 30 septembre, on évoque le biopic "The Glorias" consacré à l'activiste féministe Gloria Steinem et bien sûr, on consacre une grande partie de la matinée au formidable "Billie", le documentaire sur Billie Holiday dont le réalisateur James Erskine sera l'invité ce midi de Déli Express (courez le voir!).
    18 min
  • Sleep tight avec un inédit du pianiste Dave Brubeck
    C'est sans aucun doute le projet le plus attachant qu'on ait écouté depuis longtemps… Et pourtant, cet album annoncé pour le 6 novembre par le label Verve a été enregistré il y a dix ans : "Lullabies", c'est le dernier enregistrement en studio du pianiste Dave Brubeck, dans un répertoire de berceuses et de chansons pour enfants. Pendant trois jours, en mars 2010, Dave Brubeck qui allait avoir 90 ans, gravait des thèmes destinés à ses petits-enfants, parmi lesquels des classiques de la chanson enfantine mais aussi cinq compositions originales. On en écoute un extrait ce matin en attendant la suite, pour faire de beaux rêves.
    Dans ces Matins Jazz, on fête aussi les 78 ans du violoniste Jean-Luc Ponty, on évoque la série documentaire "Enslaved", présentée et co-produite par l'acteur Samuel L. Jackson, sur les pas de ses ancêtres partis comme esclaves du Gabon, et enfin on se souvient avec plaisir de "Certains l'aiment chaud", à l'occasion du 10e anniversaire de la disparition de Tony Curtis.
    8 min
  • Angela Davis, une légende vivante en grand format
    Elle fait la une (et tout le contenu) du 2e numéro de l'excellente revue "Légende", la dernière aventure éditoriale du journaliste Eric Fottorino, qui explique ainsi pourquoi le choix de raconter sa vie s'est imposé à la rédaction : "Soudain, ce fut elle. A la réflexion, ça ne pouvait être qu'elle. (…) Angela Davis. Son nom claquait tel un étendard dans la conquête ensanglantée des droits civiques aux Etats-Unis". Un vibrant hommage à un destin hors normes, une vie d'engagement dont la légende a été réactivée récemment par le mouvement Black Lives Matter. En mots, les siens, mais aussi ceux de James Baldwin ou Alain Mabanckou, et en images, notamment celles du photographe africain-américain Gordon Parks. 
    Dans les Matins Jazz, on parle aussi aujourd'hui de ce documentaire "Vie et mort de Sam Cooke" à revoir sur le site d'Arte, de l'exposition "Soleil cou coupé" du photographe américain Gregory Halpern (Fondation Henri Cartier-Bresson) et du roman L'autre moitié de soi, de Brit Bennett (Ed. Autrement).
    9 min
  • Dans les coulisses de Jazz à Vienne
    C'est en allant voir Eric Clapton à Vienne dans les années 70 que le documentariste Jean-Marc Eysseric a découvert le jazz avec David Sanborn. Depuis, il est allé à toutes les éditions du festival créé par Jean-Paul Bouteiller en 1981. Avec son film "Vienne réinvente le jazz" (à voir en replay sur France 3), il montre — à travers quarante ans de passion — que le festival Jazz à Vienne a su dès le début trouver la bonne formule pour proposer du jazz de qualité au public le plus large.
    A part ça, dans les Matins Jazz, on évoque aussi la BD "Kent State - Quatre morts dans l'Ohio" de Derf Backderf (Ed. Çà & Là), l'exposition #Tujouesbienpourunefille à voir à l'Atlantique Jazz Festival de Brest, et aussi l'inauguration ce week-end de la première statue à Paris d'une femme noire…
    8 min
  • Wayne Shorter et Herbie Hancock : avoir un bon copain…
    Wayne Shorter n'arrête pas de faire des blagues et Herbie Hancock se marre… Ensemble, ils se souviennent de Miles Davis et de ces conseils qu'il a pu leur donner quand les deux musiciens faisaient partie de son deuxième quintet. Aujourd'hui, dans les Matins Jazz, on écoute le pianiste se souvenir de cette approche de sa main gauche que lui a soufflée le trompettiste… et qui a changé son jeu à jamais. Quand ces deux monstres sacrés se retrouvent, même à la faveur d'une réunion Zoom, ils retrouvent intacte la complicité qui existait déjà il y a plus d'un demi-siècle. Ça fait chaud au cœur.
    Parce que ce cœur est un peu meurtri aujourd'hui, après la disparition de Juliette Greco. Dans les Matins Jazz, on écoute sa voix, sa liberté, son insoumission… et son sourire.
    Et enfn, comme tous les jeudis, on parle d'art avec Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine L'Œil.
    12 min
  • Quatre générations de saxophonistes célèbrent les 60 ans de "Giant Steps"
    En ce jour symbolique où John Coltrane aurait fêté son 94e anniversaire, les saxophonistes Archie Shepp, Lakecia Benjamin, Shabaka Hutchings et Melissa Aldana vont se retrouver ce soir à 22h pour une rencontre virtuelle à suivre en FB Live (ou Youtube ou LinkedIn…) animée par l'historien du jazz, spécialiste de John Coltrane, Ashley Kahn. Une rencontre au sommet pour un album de géant, qui fête cette année son 60e anniversaire, et se paye le luxe d'une magnifique réédition en vinyle et CD avec de nouvelles alternate takes.
    Dans les Matins Jazz, on célèbre aussi les 85 ans du pianiste Les McCann (Happy Birthday!), le 90e anniversaire de la naissance de Ray Charles, on fait un gros plan sur la saxophoniste anglaise Nubya Garcia, on regarde de près la programmation du Festival International du Film Black de Montréal qui ouvre aujourd'hui son édition virtuelle et on se désole de constater que les réalisateurs africains-américains ont toujours du mal à percer…
    11 min
  • Le gospel transatlantique de James Baldwin par Meshell Ndegeocello
    C'est un projet né aux Etats-Unis, avec notamment la collaboration du Musée d'art moderne de Chicago ou le centre d'art de l'UCLA, qu'on peut découvrir en France dans le cadre du Festival de Marseille. La bassiste et chanteuse Meshell Ndegeocello, pour faire entendre la voix puissante de James Baldwin, propose une stimulante interprétation de son texte sur la justice américaine "La prochaine fois, le feu". Un texte plus que jamais d'actualité, qu'elle fait dire, en voix, en sons, en musique et dans cinq langues différentes, dans une création sonore à écouter en appelant ce numéro (gratuit) : 06 44 60 74 72. I y a aussi des choses à voir et à lire sur le site du Festival de Marseille…
    Dans ces Matins Jazz, on entend aussi d'autres voix africaines-américaines puissantes : celle de l'historien Abram X. Kendi, auteur du manuel militant "Comment devenir antiraciste?" (Ed. Alisio) et celle du bluesman philosophe Mighty Mo Rodgers, qui fait un "Etat du blues" dans le dernier numéro du magazine Soulbag.
    Enfin, le cadeau pour ceux qui ce sont levés tôt ce matin, c'est la version que le pianiste Adrien Brandéis a jouée hier en direct dans le studio de TSFJAZZ de son morceau "Suave". C'était dans Déli Express et il y a même un podcast de toute la session.
    15 min

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