Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • L'art du trio selon Brad Mehldau
    Le 4 septembre 1996, le pianiste Brad Mehldau, à peine 26 ans, entre en studio pour enregistrer avec le contrebassiste Larry Grenadier et le batteur Jorge Rossy le premier volume de sa série "The Art Of The Trio", qui en compte cinq à ce jour. Fidèle, Brad Mehldau? Alors qu'il a sorti cet été un album avec le quartet de ses débuts (avec Joshua Redman, Chris Mc Bride et Brian Blade), il continue en effet, au fil de ses nombreux projets, à explorer cet art du trio, avec désormais le batteur Jeff Ballard (présent dans le trio depuis 2006). Puisant dans un répertoire plus large que celui des standards de jazz, déterminant un nouvel et parfait équilibre dans cette formule, il a ouvert la voie à de nombreux musiciens qui, à leur tour, perpétuent l'art du trio.
    Dans les Matins Jazz de ce vendredi, on vous donne aussi des nouvelles d'Ibrahim Maalouf, qui vient d'enregistrer un concert "déconfiné mais confiné", sans public mais avec des élèves-musiciens, en plein air dans les Arènes de Nîmes, un concert filmé pour la plateforme QuestTV. On vous parle de la série horrifique "Lovecraft Country", diffusée sur OCS, qui nous conduit sur les pas du sulfureux H.-P. Lovecraft dans l'Amérique raciste des années 50. Et on fête l'ouverture du festival Jazz à la Villette et du festival Constellations qu'il héberge ce week-end.
    12 min
  • Black Lives Matter dans l'objectif
    Cette année, le festival de photo-reportage Visa pour l'Image est aussi visible en ligne sur son site. C'est l'occasion de découvrir les photos réalisées par la presse américaine lors des manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd. "I Can't Breathe", c'est une plongée au cœur d'un mouvement de colère qui a embrasé l'Amérique. Alors que Donald Trump a fait une visite à Kenosha sans même prononcer le nom de Jacob Blake, ces images prennent une force particulière.
    Dans les Matins Jazz, on reparle d'art, comme tous les jeudis, avec le retour de Fabien Simode, le rédacteur en chef du magazine L'Œil, qui évoque pour nous ce matin les dernières découvertes sur les circonstances de la mort de Vincent Van Gogh et qui fait avec nous un tour d'horizon des expos de la rentrée (le podcast malin pour faire son planning des expos!). On fait un tour à Londres, où le British National Museum se retourne sur son passé esclavagiste. Un tour musical à la Réunion avec la musique de l'harmoniciste Olivier Ker Ourio qui était hier soir dans Jazzlive avec le répertoire de son dernier album. Et enfin un arrêt à Copenhague, où le légendaire club Jazzhus Montmartre vient d'annoncer sa fermeture définitive.
    12 min
  • Gentlemind, la BD classe de la rentrée
    New York, années 40 : une femme se lance avec succès dans l'aventure de la presse masculine. "Gentlemind" (Ed. Dargaud), c'est le titre de l'ancien magazine de pin-up auquel elle redonne du souffle et du sens. C'est aussi le titre d'une BD enthousiasmante créée par les scénaristes espagnols Teresa Valero et Juan Diaz Canales (le scénariste de la série à succès Blacksad et des nouvelles aventures de Corto Maltese), et le dessinateur italien Antonio Lapone, au trait vintage si identifiable, dans l'élégante tradition de la ligne claire. Une plongée enthousiasmante dans l'Amérique glamour et macho, et dans les coulisses de la grande presse magazine.
    Dans les Matins Jazz de ce mercredi, on écoute aussi le nouvel album de Bettye Lavette, on fête l'anniversaire de ce grand fou de John Zorn et on partage un bon moment musical avec la famille de Gilberto Gil en concert sur le site de FranceTV.
    15 min
  • Un nouveau "Live in Berlin" d'Ella Fitzgerald
    Deux ans après sa prestation mythique en 1960 immortalisée dans l'album "Ella In Berlin - Mack The Knife", Ella Fitzgerald revenait sur scène à Berlin en trio. On ne savait pas que le producteur Norman Granz avait gardé l'enregistrement de ce concert… Retrouvées dans sa collection personnelle, ces "Lost Berlin Tapes" sortiront le 2 octobre prochain. Le lien avec le "Ella In Berlin"? C'est une version de "Mack The Knife" dans laquelle Ella imite Louis Armstrong avec tendresse. On le découvre en avant-première dans les Matins Jazz.
    On évoque aussi Chadwick Boseman, l'acteur africain-américain qui a incarné le roi T'Challa dans le film "Black Panther", dont on a appris la disparition prématurée ce week-end et à qui le président Obama a rendu hommage ainsi : "You could tell right away that he was blessed. To be young, gifted, and Black" (le titre d'un morceau de Nina Simone). Enfin, on se souvient avec Baptiste Trotignon du réalisateur jazzfan Alain Corneau, dix ans après sa mort.
    11 min
  • Le label Stax, la bande-son de la lutte pour les Droits Civiques
    Stax, c'est l'histoire d'une utopie : un frère, Jim Stewart, et une sœur, Estelle Axton ("St" et "Ax", donc) qui, en 1957, investissent un ancien garage à Memphis pour y installer un studio et un magasin de disques. Avec "Green Onions", de Booker T. and the M.G.'s, premier groupe interracial, ils signent l'un de leurs premiers gros succès. Il y en aura une longue série, avec Otis Redding, Sam & Dave ou Isaac Hayes, compositeur de génie. Associés au DJ africain-américain Al Bell, ils font de Stax le porte-voix de la lutte pour les Droits Civiques. Mais l'assassinat dans leur propre ville de Martin Luther King vient mettre fin à leur enthousiasme… En 1972, le label retrouve une énergie nouvelle avec le festival Wattstax à Los Angeles, et ces mots de Jesse Jackson, qui résonnent encore "I am somebody". Quelques années plus tard, en 1975, Stax dépose le bilan et nous laisse user sur nos platines (et sur les dancefloors) des albums de légende. C'est cette histoire que nous raconte, en images et en musique, le documentaire "Stax, le label soul légendaire", à voir sur Arte.
    A part ça, dans les derniers Matins Jazz de la saison avant la trève estivale, on fête l'anniversaire de l'organiste Rhoda Scott, on part à New York pour le festival en ligne Rise Up Brooklyn, on met dans la valise de l'été le roman-jeunesse de Timothée de Fombelle, "Alma, le vent se lève" (Ed. Gallimard Jeunesse) et on découvre le magnifique travail de l'artiste Delphine Desane à découvrir sur le site We Present.
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    13 min
  • Edouard Ferlet investit son corps dans l'expression de la musique…
    … et partage cette pratique dans un ouvrage co-signé avec Emilie Moreau, praticienne de shiatsu, intitulé "Résonance, musique et do-in" (Ed. Gérard Billaudot Editeur). Un livre qui invite les musiciens à faire confiance à leur intuition en se libérant de la théorie et la technique, qui leur propose, quel que soit leur niveau, des pratiques musicales et sensorielles pour développer une autre intelligence au service de la créativité dans l’interprétation, l’improvisation ou la composition. Comment? En s'inspirant du do-in, pratique corporelle inspirée des trajets des méridiens dans le corps, comme on le fait en acupuncture, une hygiène de vie qui permet de prévenir les douleurs, de tranquilliser l’esprit et de développer des capacités sensitives plus abouties. Edouard Ferlet nous explique dans les Matins comment il applique cette pratique à la musique.
    A part ça, on écoute un extrait du premier concert du Studio Grands Boulevards Festival, c'était hier soir avec la flûtiste Ludivine Issambourg. On lit la presse avec cet article dans Libération aujourd'hui qui analyse "La fracture raciale, miroir des inégalités" aux Etats-Unis. Et on se souvient du saxophoniste Lennie Niehaus, le compositeur attitré de Clint Eastwood, dont on vient d'apprendre la disparition.
    14 min
  • Le 2 juillet 1964, le Civil Rights Act abolit les lois Jim Crow
    Le président des États-Unis, Lyndon B. Johnson, réussit ici là où son prédécesseur J. F. Kennedy avait échoué : grâce aux majorités à la Chambre des Repésentants et au Sénat, il signe e 2 juillet 1964 le Civil Rights Act, qui rend illégale la discrimination selon la race, la religion, le sexe ou l'origine nationale dans les bâtiments publics, dont les écoles, ainsi que dans les pratiques d'embauche et le processus électoral. Un an plus tard, cette mesure sera renforcée par le Voting Rights Act qui restreint davantage encore toute entrave au droit de vote, particulièrement à l'endroit de la minorité africaine-américaine.
    Dans les Matins Jazz de ce jeudi, on fête aussi les 90 ans du pianiste Ahmad Jamal, on met deux livres (Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens paru chez Seuil et Washington Black, d'Esi Edugyan qui sort en poche chez Folio) dans la valise des vacances, on regarde le documentaire "Le jazz, une arme secrète" sur Arte.tv, et, comme chaque jeudi, on parle d'art avec le rédacteur en chef du magazine L'Œil, Fabien Simode.
    19 min
  • Vivre dans le quartier africain-américain à "Hale County, jour après jour"
    "Hale County, jour après jour", c'est une plongée poétique et politique dans un quartier africain-américain de l'Alabama. L'auteur de ce joli documentaire proposé par Arte dans le cadre de sa programmation Black Live Matters (photographe et ça se voit) est allé à la rencontre des habitants de cette petite ville du Sud où il s'est installé, et les a suivis dans chaque recoin de leur quotidien, de terrain de sport à l'église, de l'école à la cuisine. Il recueille avec déicatesse les doutes et les espoirs d'une communauté qui continue de subir une société à deux vitesses, dont la souplesse varie avec la couleur de la peau.
    A part ça, dans les Matins Jazz, on fête l'anniversaire du morceau "Take Five", enregstré un 1er juillet, on écoute Wayne Shorter nous expliquer qu'il faut vivre "sans filet" ("Without A Net", du nom de l'album qu'il sortait pour ses 80 ans - c'est notre archive de la semaine), et on met dans la valise de vos vacances l'ouvrage jeunesse "Billy Symphony" de David Périmony (Ed. de la Gouttière) et le film "La fée" à voir sur FranceTV…
    11 min
  • Stanley Clarke, un bassiste qui sait s'amuser
    Lorsque le bassiste Stanley Clarke, né le 30 juin 1951,  a vu les Rolling Stones pour la première fois à la télévision, il a trouvé que Bill Wyman avait l'air de bien s'ennuyer au fond de la scène… Pas du tout sa conception du rôle du bassiste : "En tant que bassiste, on peut vraiment s’amuser. Fonder nos groupes, écrire de la musique... Pour garder la fraîcheur, il faut toujours explorer la basse, et c’est le projet d’une vie. Il faut la voir comme un violoniste voit son instrument. C’est un travail sans fin.” A l'occasion de son 69e anniversaire, on célèbre donc ce matin le légendaire complice de Chick Corea dans Return To Forever. br />
    Mais dans les Matins Jazz, on se souvient aussi du compositeur et arrangeur Johnny Mandel ; on prend des "consultations poétiques" au Théâtre de la Ville, à Paris ; on visite le Musée de la Sacem qui fête ses deux ans ; et on met dans notre "valise des vacances" le DVD/Blue Ray du film "Judy" et l'abum inclassable de Philippe Dupuy "J'aurais voulu faire de la bande-dessinée" (Ed. Futuropolis).
    14 min
  • L'Etat du Mississippi va effacer l'emblème esclavagiste de son drapeau
    C'est tout un symbole : la Chambre des représentants et le Sénat du Mississippi ont voté hier le retrait d’un symbole confédéré sur le drapeau de cet état du sud des Etats-Unis. Le drapeau actuel, adopté en 1894, comporte l’étendard – fond rouge, croix bleue en diagonale avec de petites étoiles blanches – qui représentait les Etats du Sud, opposés à l’abolition de l’esclavage lors de la guerre de Sécession. Une commission a été désignée pour créer un nouveau drapeau qui comprendra la devise des Etats-Unis "In God We Trust" et le soumettre à l'appréciation de la population. Si le nouveau visuel ne satisafait pas les habitants du Mississippi, l'état restera sans drapeau jusqu'à un nouvel accord. C'est donc une volonté forte, soutenue par des acteurs importants de la vie locale, d'effacer la trace de l'esclavagisme, alors que le pays traverse d'importantes secousses liées à son racisme systémique.
    Dans les Matins Jazz, on fête aussi les 78 ans de Gilberto Gil et les 51 ans du pianiste Pierre Christophe, on se plonge avec délice dans l'univers visuel du graphiste américain Milton Glaser, qui vient de disparaître à 91 ans, le créateur du logo "I love New York", du "New York Magazine" et de nombreuses affiches et pochettes de disques (Aretha Franklin, Mahalia Jackson, Dionne Warwick ou Nina Simone ont pu l'inspirer…) et on glisse dans notre valise des vacances le dernier ouvrage de la journaliste et romancière Colombe Schneck, "Nuits d'été à Brooklyn" (Ed. Stock)/
    9 min

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