Les Matins Jazz

Les Matins Jazz

By Laure Albernhe et Mathieu BeaudouMusic
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Les Matins Jazz episodes

  • A Montréal, il y aura du jazz dans l'air ce week-end
    Laurent Saulnier, l'un de ses organisateurs, le précise tout de suite : ce ne sera pas la 41e édition du Festival International de Jazz de Montréal, qui aura lieu à l'été 2021. Non, c'est une sorte de festival hors-série qui se déroule ce week-end à Montréal, et partout ailleurs pour une fois. "Le jazz est dans l'air", c'est une programmation en ligne qui, entre demain et mardi prochain, permettra de découvrir les artistes canadiens en concert filmés en studo mais aussi d'explorer les trésors d'archives de 40 ans de ce festival, qualifié à juste titre de "plus grand festival de jazz du monde".
    Dans les Matins Jazz, on écoute aussi Norah Jones au micro du Jamie Cullum Show, Kurt Elling qui parle des concerts de soutien à Wayne Shorter (le prochain, c'est aujourd'hui avec Herbie Hancock sur le site SFJAZZ.org, on fête les 65 ans de Jazz Magazine (avec une cagnotte en ligne sur Kiss Kiss Bank Bank), on écoute un extrait du concert que le Django Allstars a donné hier sur la scène du Studio Grands Boulevards Festival et on découvre Yusan, le groupe qui clora ce soir la belle programmation d'un mois de festival à domicile (le vôtre).
    12 min
  • Ella Fitzgerald et Duke Ellington, quatre décennies d'amitié et d'admiration réciproque
    C'est le 25 juin 1957, que la chanteuse Ella Fitzgerald a commencé l'enregistrement du répertoire de Duke Ellington, sur une idée du patron de Verve, Norman Granz. L'album "Ella Fitzgerald Sings The Duke Ellington Songbook", pour lequel l'alter ego de Duke, Billy Strayhorn a écrit une suite inspirée de la vie d'Ella, scellait ainsi une amitié qui avait débuté dès les années 30, quand elle était la toute jeune chanteuse de l'orchestre de Chick Webb au Savoy Ballroom, à Harlem. C'était la première collaboration des deux amis, qui s'est renouvelée plusieurs fois, et notamment lors d'un concert mémorable à Juan-les-Pins, qui a donné l'album live "Ella & Duke At The Côte d'Azur".
    A part ça, comme tous les jeudis, on parle d'art dans les Matins Jazz avec l'expo "Traverser la nuit" du dessinateur Jean-Claude Götting à la galerie Huberty & Breyne (Paris), et avec notre rendez-vous hebdomadaire avec le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil, Fabien Simode.
    Enfin, comme chaque matin, on se penche sur la programmation du Studio Grands Boulevards Festival, avec Fred Nardin (hier) et le Django All Stars (ce soir).
    10 min
  • L'inflexion à gauche du parti démocrate américain
    Aujourd'hui, on écoute le producteur Francis Dreyfus — disparu il y a dix ans — parler de sa conception du jazz ("c'est pas du cha-cha-cha"), Anne Ducros parler de Francis Dreyfus ("Nos 20 ans") mais aussi le politologue Clément Viktorovitch évoquer un discours improvisé (c'est sa spécialité, les discours) avec le pianiste Emmanuel Bex (c'est dans "Portrait In Jazz"), le pianiste   Jonathan Jurion avec un extrait de son concert d'hier dans le Studio Grands Boulevards Festival, Fred Nardin qui y sera ce soir… et on fait même un point sur la primaire démocrate pour l'élection au poste de représentant au Congrès américain… C'est pointu, mais on est là pour vous faciliter les choses, entre le café du matin et le départ pour l'école!
    8 min
  • Theodore Roosevelt descend de son piédestal à New York… et Trump enrage
    C'est encore la chute d'un symbole, et cette fois-ci, ça ne se passe pas dans un état du Sud de Etats-Unis mais à New York, où la ville vient d'annoncer qu'elle allait retirer la statue du 26e président américain, Theodore "Teddy" Roosevelt. Reconnu comme un fin naturaliste, ce membre d'une famille riche en présidents américains avait eu l'honneur d'une statue équestre à son effigie à l'entrée du Museum d'Histoire Naturelle, qui devait saluer dès la fin des années 20 l'auteur d'ouvrages sur les Sciences Naturelles, omettant ses positions ouvertement racistes. La statue en question le représente à cheval, avec deux autres personnages marchant à ses côtés, un Amérindien et un Africain Américain. Alors que les Etats-Unis font enfin leur examen de conscience sur leur passé raciste, le musée lui-même a demandé à ce que soit ôtée cette statue qui "représente explicitement les Noirs et Amérindiens comme assujettis et racialement inférieurs". Le maire de la ville, Bill de Biasio, a accédé à sa demande, provoquant illico l'ire de Donald Trump sur Twitter : "Ne faites pas ça". Son tweet rageur résonne encore dans les limbres d'Internet… et l'Histoire continue d'avancer.
    Dans les Matins Jazz de ce mardi, on évoque aussi les 100 ans du "Crazy Blues" créé par la chanteuse Mamie Smith (un focus du magazine Soul Bag), le recueil "Ça m'apprendra à dire des conneries" des pensées de Boris Vian (Ed. 1001 Nuits), le cycle "L'autre histoire de l'Amérique" au cinéma Max Linder Panorama, et comme chaque jour, le programme du Studio Grands Boulevards Festival (avec Sophie Alour hier et Jonathan Jurion ce soir).
    9 min
  • Black Films Matter, une programmation pour marquer la réouverture des salles
    C'est aujourd'hui qu'en principe rouvrent toutes les écoles, mais aussi les cinémas! Et pour célébrer ce jour dignement, le MK2 Bibliothèque à Paris propose jusqu'au 7 juillet une programmation "Black Films Matter", un cycle de films sur la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec "King : de Montgomery à Memphis", le long documentaire consacré en 1970 par Sidney Lumet et Joseph Mankiewicz à Martin Luther King. Au programme également : "Blackkklansman - J’ai infiltré le Ku Klux Klan" de Spike Lee, "Free Angela" sur l'activiste Angela Davis, "La voie de la justce" ou encore l'indispensable "I am not your negro" de Raoul Peck. A voir aussi sur Arte et Netflix les programmations spéciales “Black Lives Matter”, qui regroupe un grand nombre de séries et de films qui s’attachent à raconter des expériences d’Africains-Américains.
    On parle aussi dans ces Matins Jazz du prochain film de Will Smith, dans lequel il incarnera le rôle d'un esclave dont la photo célèbre est devenue un emblème de la barbarie de l'esclavage aux Etats-Unis. On écoute en avant-première le live inédit de Thelonious Monk enregistré en 1968 à Palo Alto. On évoque la "Veillée du Théâtre de la Ville" : 48 heures de spectacles et conversations non-stop, avec un gros plan sur la pièce "Portrait de Ludmilla en Nina Simone".
    On écoute un bout du concert en FB Live d'Ibrahim Maalouf pour la Fête de la Musique, et comme chaque matin, on fait le point sur la porgrammation du Studio Grands Boulevards Festival, avec Anne Pacéo (avant le week-end) et Sophie Alour ce soir.
    11 min
  • Les 88 ans du guitariste Ernest Ranglin, trésor caché de la Jamaïque
    Il a obtenu le glorieux titre de "Patriarche de la musique jamaïcaine", lui qui en a accompagné l'évolution, du calypso au ska ou reggae avec toujours cette tonalité jazz qui le caractérise. Le guitariste Ernest Ranglin, révélé sur le tard comme leader avec un album produit par l'autre grand Jamaïcain du jazz, le pianiste Monty Alexander, est fan de Charlie Christian depuis toujours. Dès l'adolescence, il est allé s'installer à Kingston pour jouer dans les hôtels les standards de Benny Goodman. Repéré en 1964, il est invité à jouer un soir au Ronnie Scott's à Londres et y reste neuf mois! Puis il retourne à sa vie de musicien de studio avant d'enregistrer "Below The Bassline" en 1996. Ce matin, on fête avec joie ses 88 ans.
    Dans les Matins Jazz, on parle du Disquaire Day, on vous explique le sens de ce Juneteenth que les Etats-Unis célèbrent (plus ou moins) aujourd'hui, on écoute la batteuse Anne Pacéo démonter les clichés liés à son instrument avant sa participation ce soir au Studio Grands Boulevards Festival, et la trompettiste Airelle Besson converser en musique avec l'accordéoniste Lionel Suarez (c'était hier soir sur TSFJAZZ).
    9 min
  • Raoul Peck : "J'étouffe", une tribune-choc dans l'hebdo Le 1
    "La France est dans le déni, car elle refuse d’accepter d’avoir perdu sa place prédominante et son empire. (...) Ses enfants noirs, blancs, jaunes, arc-en-ciel s’agitent. Ils n’ont plus toute la vie devant eux. Ils voient bien que vous n’avez rien foutu de bien notable ces soixante dernières années, rien d’autre que gérer en pépère le patrimoine légué." Dans l'hebdomadaire Le 1, le réalisateur Raoul Peck signe une tribune faisant suite aux manifestations contre le racisme, dans laquelle la colère se mêle à la désillusion. Un texte dans lequel il livre une analyse des discriminations raciales dans notre société, qu'il lie à la violence du système capitaliste. Et un texte dans lequel il précise que son "film I Am Not Your Negro n’était pas un film sur les États-Unis", qu'il voyait bien "comment cela rassurait que cela se passe là-bas, très loin, chez les affreux Américains"… "Il faut tout reprendre à la racine, conclue-t-il. Tout mettre sur la table, pour tout reconstruire. Aucune institution ne doit y échapper. C’est le problème de chaque citoyen, de chaque institution, la presse comprise, de chaque conseil d’administration, de chaque syndicat, de chaque organisation politique, partout il faut ouvrir ce chantier car c’est à vous de résoudre ce problème, pas aux Noirs, ni aux Arabes, ni aux femmes, ni aux homosexuels, ni aux handicapés, ni aux chômeurs."
    Dans les Matins Jazz, on parle d'art aussi, bien entendu, comme tous les jeudis, avec le rédacteur en chef du magazine L'Œil. Aujourd'hui, Fabien Simode revient sur les "vitrines" dans lesquelles sont enfermés les portraits de Francis Bacon et il évoque également la délicate question de la restitution des œuvres au continent africain.
    Enfin, on écoute un extrait du Studio Grands Boulevards Festival d'hier avec Thomas Enhco et Stéphane Kerecki, et on se donne un avant-goût du concert de ce soir, avec Airelle Besson et Lionel Suarez.
    9 min
  • Empyrean Isles : "quatre joyaux étincelants, au-delà des rêves des hommes"
    “Au loin, derrière les montagnes de la Lune, au coeur de la Grande Mer de l’Est, dorment les îles divines, quatre joyaux étincelants, au-delà des rêves des hommes.” Ce sont les mots de l’autrice américaine Nora Kelly qui ont inspiré  Herbie Hancock pour son album concept Empyrean Isles, enregistré le 17 juin 1964. Le pianiste n'a alors que 24 ans et, depuis près d'un an, il fait partie de ce qui deviendra le deuxième grand quintet de Miles Davis avec l'arrivée du saxophoniste Wayne Shorter quelques mois plus tard. C'est avec la rythmique du quintet (Tony Williams à la batterie et Ron Carter à la contrebasse) qu'il enregistre son quatrième album, avec la complicité du trompettiste Freddie Hubbard . Dans cet album où il laisse pleine liberté à ses musiciens, il joue avec l’air du temps, mélangeant les sonorités du funk à venir, du jazz modal et du hard-bop. Grand classique du label Blue Note, le morceau “Cantaloupe Island”, qu'il a réenregistré plus tard avec ses Headhunters, a souvent été samplé par des musiciens de hip-hop et popularisé dans les années 90 par la vague de l'acid jazz, avec le groupe anglais Us3.
    A part ça, dans les Matins Jazz, on se remémore l'indispensable parole du "Damné de la Terre" Frantz Fanon, c'est l'archive de la semaine, dans le cadre de Nos 20 ans.
    Et comme chaque matin, on explore la programmation d'hier (Leila Martial) et d'aujourd'hui (Thomas Enhco) dans le Studio Grands Boulevards Festival.
    8 min
  • Tom Harrell : "Quand on joue de la musique, on se guérit soi-même.“
    Tom Harrell, né le 16 juin 1946, est un musicien à part dans l'univers du jazz : admiré par ses pairs, aimé de son public, le trompettiste qui a joué chez Stan Kenton ou Horace Silver avant de se lancer comme leader il y a trois décennies, jouit d'un respect dû sans aucun doute à son talent mais aussi à sa fragilité. Atteint de schizophrénie paranoïde, il ressent le jazz comme une thérapie qui l'aide à vivre : "J’essaie d’insuffler de la joie et de l’espoir dans ma musique.. Mais la musique est définitivement liée à la santé. C’est une façon de se soigner. Quand on joue de la musique, on se guérit soi-même.“
    Dans ces Matins Jazz, on évoque aussi le documentaire "Inside Scofield", en cours de réalisation et en recherche de fonds, et, à partir d'un imposant dossier proposé par de France TV Outre-Mer sur la "triple discrimination des femmes, noires et esclaves", on interroge l'histoire pour mieux comprendre les débats sur le racisme qui agitent notre société.
    Enfin, comme chaque matin, on scrute la programmation du Studio Grands Boulevards Festival, avec Samy Thiébault et son projet "Caribbean Stories" hier et le Baa Box Trio de la "vocaliste multi-timbrée" Leïla Martial.
    6 min
  • Erroll Garner et Jaki Byard, nés un 15 juin
    C'était Jaki Byard l'aîné d'un an d'Erroll Garner. Nés respectivement en 1922 et 1923, les deux pianistes ont beaucoup de points communs et aussi pas mal de différences. Si Erroll Garner, enfant prodige, a marqué l'histoire du jazz par son génie et sa singularité, Jaki Byard s'est surtout illustré cet comme un brillant pédagogue, qui a enseigné à Keith Jarrett, Chick Corea ou Fred Hersch. C'est Pierre Christophe, passionné depuis l'adlescence apr Erroll Garner et qui a suivi l'enseignement de Jaki Byard, qui nous parle d'eux dans les Matins Jazz.
    Das Matins Jazz où on évoque aussi au sujet de son documentaire "Le 13e" (Netflix) la réalisatrice Ava DuVernay, qui vient d'intégrer l'Académie des Oscars. On lit une interview new yorkaise du contrebassiste Reggie Workman, qui lui aussi, à plus de quatre vingts ans, se dit "saoulé par les réunions Zoom"!
    Enfin, comme chaque jour, on écoute la programmation du Studio Grands Boulevards Festival, avec les saxophonistes Laurent Bardainne (c'était vendredi) et Samy Thiébault (c'est ce soir).
    10 min

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