En inbound marketing et marketing B2B, la question du lead est centrale. Mais de 2023 a apporté encore son lot de complexité. Les médias sociaux deviennent de plus en plus difficiles à aborder. De plus, les audiences sont plus difficiles à capter du fait de l’avalanche de « contenus » et surtout de bruit. Cerise sur le gâteau, une sortie de Covid compliquée et aggravée par une série de crises apocalyptiques pèse sur l’économie. C’est, dans beaucoup de domaines, la panique à bord. Et comme souvent, quand on panique, on en oublie les fondamentaux. Le 16 novembre de 10h à 12h00 , je participerai à un événement en ligne avec Frédéric Canevet, Fabrice Frossard Patrice Laubignat et Fathi Sehla (qui organise ce débat) et j’aurai l’occasion de rappeler ces fondamentaux.
Lead generation en 2023 : quelle stratégie pour un inbound marketing efficace ?
Pour vous inscrire, c’est sur LinkedIn
On entend ici et là sur le marché, des acteurs du contenu se plaindre de la moindre qualité de l’inbound marketing. Selon Frédéric Canevet, elle serait même en chute libre. Il y a plusieurs explications à cela, qui vont à mon avis au-delà de la simple saturation de l’espace en contenus.
Attrait de la nouveauté en inbound marketing
Pour commencer, l’attrait de la nouveauté est moindre, l’inbound marketing est en effet connu désormais, il est bien rentré dans les mœurs.
Le content marketing est devenu une discipline de masse dans les entreprises, et de fait, tout le monde ou presque en fait (plus ou moins bien), ce qui sature le paysage Internet de contenus…
Contenus dont la plupart sont copiés les uns sur les autres dans une logique « SEO » de pur référencement. En d’autres termes, les marques écrivent pour Google et non pour des personnes, et cela ne fonctionne pas.
En conclusion, l’espace est véritablement saturé, ce qui explique aussi pourquoi les webinaires marchent moins : quand il y a trop d’événements, cela provoque la lassitude.
D’autant plus que les professionnels ont été sevrés d’événements physiques pendant deux ans et que la volonté de se rattraper est clairement palpable.
Des explications trop parcellaires
Toutefois, je trouve que ces explications sont trop parcellaires. Avant tout, on a vendu l’inbound marketing comme une panacée, ce qu’il n’est pas du tout.
L’inbound marketing est applicable à une certaine forme de vente en B2B, mais pas à toutes.
De même aujourd’hui, on essaie d’appliquer les méthodes ABM (en les comprenant plus ou moins bien) à peu près à tout et n’importe quoi, mais cela n’est pas approprié non plus. Bien au-delà de la saturation du contenu, se pose la question de l’objectif qu’on désire atteindre.
Une question qui suscite encore trop de panique chez les clients malgré son caractère apparemment évident. Bien entendu, quand on ne sait pas ce que l’on cherche, on ne le trouve jamais.
À tout cela, on pourrait ajouter la fameuse démonstration de Jean-François Messier sur le fait que l’inbound marketing est en fait de l’outbou...