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Or


Les baisers de Paulette réveilleraient un mort ! Son voisin du 6eme étage ne l'entend pas de cette oreille...
La vie des maladies orphelines reléguées dans une pension anglaise.
Max Obione avec pudeur, sensibilité et noirceur évoque ces maladies dites orphelines, rares également. On constate encore le manque de recherche active pour traiter ces affections très invalidantes. Ce qui n'exclut pas l'empathie grâce à l'émotion qu'apporte la lecture sensible de Jeanne Desaubry.
Panne d’électricité générale dans le métro, sous la Seine, dans le compartiment à l’arrêt, seulement deux passagers, ils essaient de se rassurer…
Le combat épique entre Jésus, le Dieu du missionnaire, et Wangu, l’esprit des ancêtres, dans un village du Bénin.
Obione nous emmène en Afrique au temps où les Pères Blancs évangélisaient les « indigènes ». Une histoire dans laquelle un dieu vaudou résiste aux prétentions de Perjo, le missionnaire, tandis que les hyènes rigolent.
Durant le pont du Quinze août, un tueur appelé au chevet de sa mère mourante prend des dispositions pour augmenter la statistique de mortalité caniculaire.
Il fait chier son serin. Il ne tient pas en place, il sautille comme un con, tombe de son perchoir, se couche sur le côté, se redresse puis saute encore, on dirait qu'il va crever aussi, il me donne chaud en plus. Il a chaud pardi. Comme tout le monde dans Mont-Mesly casbah, fichue cité de mon enfance, aux murs isolés avec du papier de chiotte. En plus, des fois, tu as le son quand les Benameur, une fois bien bourrés le jour du RSA, se cognent dessus ou que Miss Nadia au sixième gauche chante Ramona durant la montée vers son pied.
La carrière criminelle naissante d'un fétichiste fasciné par les genoux de l'épicière.
Un gigolo ayant reçu un coup sur la tête ne peut revenir à la réalité...
BRAS SERLA FA RINEDUN CULMAG NIFIQUE A BOUCHE AUNE ANT — Si y croit qu'on a que ça à foutre ! dit l'un des flics.
Serge Cazenave développe toute sa palette de lecteur dans cette nouvelle policière qui se déroule en pays niçois.
Je les vois par la fente de mes paupières presque closes.
C'est à ce moment-là, dans un souffle imperceptible, un bruit de battement d'ailes de papillon… :
— Caduta massi…
— J'ai pas rêvé, il a dit quelque chose ?
— Non, rien !
— Caduta massi…
— Caduta massi, caduta massi, c'est ça ? Monsieur, monsieur, « caduta massi… »…vous avez bien dit ça ? « Caduta Massi ».
— Votre inconnu a pris une pierre en pleine tête, c'est ça qu'il essaie de vous dire.
— Une caillasse ? Du charabia, oui !
Une femme battue attend le retour de son mari alcoolique qui n'a pas bu ce soir-là.
Obione se coule souvent dans la peau de personnage féminin, il décrit des situations comme s'il les avait vécues lui-même, ce qui intérroge sur le genre réel de ce bougre d'auteur. Sauf, que sa qualité d'auteur l'autorise à explorer tous les travers de la société maritale. Ouf ! Au cas présent, le monologue de cette femme vicitime de violences conjugales est d'un réalisme frappant, quant à la chute, du grand art de nouvelliste !
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