durée : 00:02:21 - Bordeaux a regorgé de chapeliers. Pour hommes et femmes. Cité par Hubert Bonin dans son magnifique livre tout frais « Bordeaux Grand Port industriel au XIX° siècle », l’Almanach général de 1851 recense 87 « fabricants de chapeaux ». La chapellerie entre alors dans l’ère de la machine. Il faut des chaudières pour les étuves, pour chauffer les fers qui donnent la forme aux chapeaux. L’usine de M. Toscan, au Bouscat est pionnière. Une « machine consiste en un cône creux et percé de trous, sur lequel le poil est attiré à l’aide du vide créé par un ventilateur tournant à grande vitesse. Le poil se précipite sur le cône et tournant sur lui même, forme le chapeau ». L’entreprise Toscan est dotée de batteuses, bastisseuses, fouleuses et machine à vapeur de 15 cv…Dans les années 50\-70 du XIX° siècle on relève au moins dix ateliers bordelais qui se dotent d’une machine à vapeur. Par exemple chez Quantin, 43 rue Judaïque ou chez Veuve Noelle Wathar, 33 rue Porte Dijeaux, spécialiste de la mise en forme des chapeaux de paille. Mais rue de la Taupe, dans le faubourg Saint Seurin, c’est un record : entre 1853 et 1863, on installera au moins quatre nouvelles machines chez Lespinasse, Guillemon, Bret, Laffargue, ou Guinot fils…Mais il y avait aussi jusque dans les années 30 du XX° siècle, des modistes en chambre, parfois modiste plumassière…L’une d’elle s’appelait Marguerite Rachel. Pour en savoir plus, vous pouvez [commander le livre d'Hubert Bonin](https://www.mollat.com/livres/1211261/hubert-bonin-bordeaux-grand-port-industriel-au-xixe-siecle-des-annees-1800-aux-annees-1880) et c[onsulter son site](http://www.hubertbonin.com/).